Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est
incorporé au bureau des Affaire intergouvernementales de la Maison
Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet
dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires
hispaniques, les groupes indiens et les legislateurs des états dans les
affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène,les
questions du travail, ou du milieu ambiant ».
Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est
abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable
collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été
dernier.
EL GAO YA HABIA PUESTO EL DEDO EN LA LLAGA
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une
« organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir
« les droits de l'homme et la transition démocratique » à Cuba.
Sixto, un cubain de Miami résidant à
.Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les
membres connus de la mafia cubanoaméricaine.
RSF possède en Floride des liens
étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme
terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme
contre Cuba.
« Rien jusqu'ici ne met en relation le
Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué
ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la
AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de
Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres,
ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »
Cependant, une enquête du General
Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement
fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note
que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la
Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.
Un nombre important des organisations
parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette
fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c'est-à-dire la
quasi-totalité des 65,4 millions du budger Chuba de la USAID examiné
par le GAO a été attribué « en réponse à des propositions non
sollcitées » sans justification légale, révélait le rapport.
Parmi les grands bénéficiaires de
cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom
Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et
2005.
Comme si cela n'était pas suffisant,
la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for
Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux
autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard
maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en
Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte
bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTA DEL GRUPO ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a
été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de
Libération National de Cuba (FLNC).
Calzon devint à être directeur
exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa
création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald
reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités
criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à
l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une
organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut
400 mil dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.
Ménard a connu Calzon à ce moment là
par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord
américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et calzon se présentèrent en public ensemble, avec
une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec
les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznardans
l'Union Européenne.
En mai, Calzon mit la main sur 5 des
34 millions que Bush avait assigné pour la bonne marche de son plan
d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une
part du gâteau.. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de
l'hebdomadaire du Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le
chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la
CIA.
Pendant ce temps là il développait en
France des campagnes médiatique qui montraient aux secteurs
progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires
des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta
silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la
page web rebelion.com et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été
censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays
d'Europe.
Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard
a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante
campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes
grandes fortunes qui le soutiennent.
Néanmoins à Miami, il apparaît que la
cas Sixto- Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de
nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres
scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis50 ans
par le gouvernement de Washington.
J.G.Allard (Granma)Nicolas Maury