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Madame Eliane Assassi attire l’attention de Monsieur le
ministre de l’éducation nationale sur la situation particulière dans
laquelle se trouve le lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny.
En effet, selon le projet de Dotation Horaire Globale
pour la rentrée 2008-2009, il est prévu de supprimer entre 10 et 12
postes sur 65, de réduire les horaires, d’augmenter les heures
supplémentaires d’enseignement obligatoire, de fermer des sections,
d’augmenter les effectifs en classe et, de faire passer le bac
professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement.
La communauté éducative a tout lieu de s’inquiéter d’un
tel projet qui plus est s’agissant en l’occurrence d’un lycée classé
« prévention violence ».
Il faut savoir que cette politique de rigueur touche
tout le pays. Pour ce qui est du département de la Seine-Saint-Denis
par exemple, on estime aujourd’hui à 240 le nombre de postes qui
seraient supprimés dans les lycées lors de la prochaine rentrée
scolaire.
Elle note, à cet égard, que la mobilisation des
enseignants et des lycéens s’accélère au plan départemental comme au
plan national pour dénoncer cette précarisation des conditions de
travail du monde éducatif aux conséquences catastrophiques pour les
élèves qui ne peut conduire qu’à l’aggravation de l’échec scolaire.
Elle tient à préciser que, s’agissant particulièrement
des jeunes de la Seine-Saint-Denis, les besoins d’éducation,
d’apprentissage et de formation - sans nul doute plus aigus qu’ailleurs
avec 6000 enfants en « errance » selon la DDASS - sont immenses et
représentent un axe prioritaire pour la réussite de cette jeunesse en
quête d’avenir.
Très inquiète face à une telle situation, elle lui
demande par conséquent de revenir sur les choix comptables qu’il
applique dans l’éducation nationale afin qu’il n’y ait à la prochaine
rentrée scolaire aucune suppression de postes, ni au lycée Alfred
Costes de Bobigny ni ailleurs dans le pays.
Question écrite publiée au Journal Officiel du 27 mars 2008. |