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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Droit . La parution de deux décrets autorisant
l’inscription sur le livret de famille de foetus mort-nés inquiète les
organisations féministes.
Une parution discrète qui va faire du bruit. Vendredi
dernier, deux décrets ont été publiés au Journal officiel, autorisant
les parents de foetus mort-nés à les inscrire à l’état civil, sans
délais minimal de gestation, et, nouveauté, à les mentionner, avec leur
prénom, dans le livret de famille. Ces textes réglementaires permettent
donc de déclarer une mort anténatale, quel que soit le niveau de
développement de l’embryon ou du foetus. Officiellement, il s’agit
d’accompagner le deuil des quelque 5 000 couples qui perdent, chaque
année, un futur enfant. Mais pour beaucoup cette publication en
catimini est un pas de plus vers la reconnaissance juridique des foetus.
Décision controversée
L’affaire remonte à 2005. À l’époque, trois couples saisissent en
même temps la cour d’appel de Nîmes (Gard) pour obtenir une
« déclaration d’enfant sans vie ». Le rejet de leurs demandes est alors
motivé par une circulaire ministérielle parue en 2001 conforme aux
recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci
préconise que la reconnaissance de la mort ne puisse se faire qu’à
partir de vingt-deux semaines de gestation et à condition que le foetus
pèse au moins 500 grammes. Seulement voilà : en février dernier, la
Cour de cassation annulera la décision de la cour d’appel de Nîmes et
donnera raison aux plaignants. À la surprise générale. Argument
principal : l’article de référence du Code civil, datant de 1993, ne
fait pas mention de ces dispositions…
Menace sur le droit à l’avortement
Les deux décrets entérinent maintenant cette décision controversée.
Provoquant - un peu plus - l’inquiétude des associations féministes qui
dénoncent le flou entretenu entre les statuts d’embryon, de foetus et
d’enfant. Pour Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Mouvement
français pour le planning familial, ces décrets sont tout bonnement
« catastrophiques ». « Ils érigent des projets d’enfants en
personnalité, y compris dans les délais légaux de l’interruption
volontaire de grossesse (IVG) », souligne-t-elle. L’association
reproche, par ailleurs, à ces textes de faire de la souffrance une
norme. « Cette décision permet d’entériner le statut de victimes des
couples ayant perdu un embryon ou un foetus, et par là même, de montrer
du doigt ceux qui choisissent l’IVG ou qui ne souhaitent pas afficher
leur souffrance par un biais légal. »
Au-delà des considérations éthiques, les associations tirent la
sonnette d’alarme et insistent sur le danger que ces textes font courir
au droit à l’avortement. Marie-Pierre Martinet souligne ainsi le rôle
des associations proches des mouvements « pro-vie », qui ont appuyé les
familles lors du pourvoi en cassation. Pour Sabine Salmon, présidente
de l’association Femmes solidaires, c’est encore plus clair : « Sous
couvert d’apaiser la peine des familles, ces décrets ouvrent la porte à
la remise en cause de l’IVG. »
Alice Cloiseau
l' Huma du 26 / 08 / 08
Audition Morin / Kouchner : le gouvernement ne peut se contenter d'approximations
L’audition
ce jour à l’Assemblée nationale des Ministres des Affaires étrangères
et de la Défense sur la situation en Afghanistan éclaire de manière
saisissante et très préoccupante l’embarras d’un Gouvernement qui, à
l’évidence, ne sait pas dans quelle direction aller.
Outre le désaccord public entre Hervé Morin et Bernard
Kouchner sur l’emploi du mot « guerre », cette audition n’apporte
aucune réponse claire aux questions que tout le monde aujourd’hui se
pose : quelle évaluation précise de la situation ?
Suite de l'article

C'est
avec une tres grande tristesse et émotion que nous
aprenons le décès de notre camarade et ami Guy
Ducoloné,
ce lundi 25 aout , à l'age de 88 ans.
Les
Obsèques de Guy Ducoloné se dérouleront
le
Lundi 1er Septembre 2008 à 15 heures
au
cimetière communal d'Issy les Moulineaux
( rue de l'égalité)
Voici
la première réaction de Lysiane Alezard, conseillère
municipale et régionale:
"Guy
Ducoloné vient de nous quitter à l'âge
de 88 ans. J'ai eu l'honneur de bien le connaître depuis
près de 20 ans. Je pleure un ami et un grand homme,
une personnalité à l'engagement total. Sa foi
dans l'idéal communiste ne l'a jamais quitté,
car il ne supportait pas l'injustice, celle qui l'avait tragiquement
marqué dans la déportation mais celle aussi
qu'il a combattu pendant des décennies comme élu
de tout premier plan, tant à Issy que dans les Hauts-de-Seine
et à l'Assemblée nationale.Très
émue par sa disparition, j'y reviendrai dans un prochain
message."
et
celle de Marie George Buffet , secretaire nationale du PCF:
"C’est
avec beaucoup de tristesse que nous venons d’apprendre
la disparition de Guy Ducoloné.
Guy
est parti avec ce courage et cette volonté que nous
lui connaissions bien. Avec cet engagement qui fut le fil
conducteur de sa vie. Un engagement qui depuis son adhésion
aux Jeunes communistes et à notre parti avant la guerre
ne s’est pas démenti. Un engagement qu’il
partageait et ressourçait dans celui de Madeleine,
son amour parti trop tôt.
Un engagement qui le fit entrer en résistance contre
l’occupant nazi et le vit affronter l’horreur
des camps. Un engagement au service de la paix qui lui valut
de retourner dans les geôles françaises après
le procès des pigeons dans les années 50. Un
engagement qu’il déploya sans cesse dans sa chère
ville d’Issy-les-Moulineaux dont il fut un élu
local toujours disponible. Un engagement qui en fit un dirigeant
national de notre parti et un député communiste,
vice président de l’Assemblée nationale,
respecté et admiré de tous. Un engagement qui
avec son association « Buchenwald Dora » lui fit
parcourir les écoles pour dire aux jeunes l’horreur
du nazisme et l’honneur de la résistance. Un
engagement qu’il ne concevait pas sans l’existence
de son « Huma » qu’il a tenu à avoir
jusqu’au dernier jour. Un homme engagé et amoureux
de la vie, Guy savait nous faire rire et nous redonner confiance.
Un hommage au niveau des services qu’il a rendus à
la France et aux hommes et aux femmes de progrès lui
sera rendu dans quelques jours. Aujourd’hui, mon cœur
est triste et nous assurons son fils Daniel de notre fraternité
et de toute notre amitié."
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Tout
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Sur l' agenda des communistes d' Issy :
Par Régis TRILLES le lundi 25 août 2008, 21:28 - France d'après
- Lien permanent
Avant
l’université d’été, la présidente de l’organisation patronale annonce
mettre « toutes ses espérances » dans le libéralisme. Mot d’ordre cette année du patronat : "voir grand"…
La
patronne des patrons fait sa rentrée avec une interview parue hier dans
le Journal du dimanche, à la veille de l’université d’été du MEDEF. Du
27 au 29 août, les capitaines de l’économie et leurs moussaillons
seront réunis à l’École polytechnique, à Palaiseau (Essonne). Cette
année, le mot d’ordre de la grande messe patronale est « Think Big » (voir en grand).
Une gageure quand la
France vient de connaître son premier trimestre de croissance négative
depuis près de six ans. Parisot, en grande pro du slalom rhétorique, se
charge donc de tacler les fâcheux qui parlent récession. « Il
ne faut verser ni dans le déni des difficultés ni dans le
catastrophisme : la France navigue par vent contraire. C’est une
croissance ralentie mais je ne parlerai pas de récession », affirme t- elle dans cette interview intitulée « Gare à l’étatisme ».
Autre exemple de « ni ni » : « (J’attends
du gouvernement) qu’il ne nuise pas aux entreprises dont dépend la
création des richesses productives. Je ne crois ni à des mesures de
relance ni à un plan de rigueur, mais à une politique de croissance. » Autrement dit : « Il doit redonner de l’air à l’économie française, en baissant les impôts et les charges. » Bref, que du classique.
Plus loin, la chef du MEDEF distribue bons et mauvais points. « La
souplesse retrouvée sur les heures supplémentaires est formidable,
comme la réforme des ports, et plus encore celle des universités. »
À l’inverse, elle pointe du doigt « l’augmentation des prélèvements obligatoires » ou encore « l’augmentation des cotisations retraites (annoncée par Fillon fin juillet) ». Elle remet par ailleurs le couvert pour espérer « la fin de la taxe professionnelle »,
ce qui priverait les collectivités territoriales de précieuses recettes
pour faire face aux dépenses que leur impose la décentralisation.
Enfin, elle se dit « très réservée
» sur l’éventuelle prise en charge par les entreprises de la prime de
transport (pour les trajets domicile-travail) alors que les partenaires
sociaux doivent faire part, avant le 15 septembre, de leurs
propositions.
Des propos auxquels a réagi hier Jacques Voisin, président de la CFTC. « On voit bien où elle veut en venir, a-til déclaré à l’AFP. Elle renvoie le dossier gentiment à l’État et ne veut pas prendre sa responsabilité en la matière. »
Décès de Guy Ducoloné : Réaction de Marie-George Buffet
C’est avec beaucoup de tristesse que nous venons d’apprendre la disparition de Guy Ducoloné.
Guy est parti avec ce courage et cette volonté que nous
lui connaissions bien. Avec cet engagement qui fut le fil conducteur de
sa vie. Un engagement qui depuis son adhésion aux Jeunes communistes et
à notre parti avant la guerre ne s’est pas démenti. Un engagement qu’il
partageait et ressourçait dans celui de Madeleine, son amour parti trop
tôt.
Un
engagement qui le fit entrer en résistance contre l’occupant nazi et le
vit affronter l’horreur des camps. Un engagement au service de la paix
qui lui valut de retourner dans les geôles françaises après le procès
des pigeons dans les années 50. Un engagement qu’il déploya sans cesse
dans sa chère ville d’Issy-les-Moulineaux dont il fut un élu local
toujours disponible. Un engagement qui en fit un dirigeant national de
notre parti et un député communiste, vice président de l’Assemblée
nationale, respecté et admiré de tous. Un engagement qui avec son
association « Buchenwald Dora » lui fit parcourir les écoles pour dire
aux jeunes l’horreur du nazisme et l’honneur de la résistance. Un
engagement qu’il ne concevait pas sans l’existence de son « Huma »
qu’il a tenu à avoir jusqu’au dernier jour.
Un homme engagé et amoureux de la vie, Guy savait nous faire rire et
nous redonner confiance.
Un hommage au niveau des services qu’il a rendus à la
France et aux hommes et aux femmes de progrès lui sera rendu dans
quelques jours.
Aujourd’hui, mon cœur est triste et nous assurons son fils Daniel de
notre fraternité et de toute notre amitié.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.
Paris, le 25 août 2008.

La 14e journée pour le droit aux vacances organisée
par les communistes de l’Oise a dépassé les espérances de ses
organisateurs et des participants : les 1200 personnes venues de 30
communes de l’Oise dans 22 cars (un record) ont en effet bénéficié du
soleil toute la journée.
Le nouveau maire communiste de Dieppe, Sébastien Jumel, et d’autres
militants et élus de Dieppe ont souhaité la bienvenue aux participants
à leur arrivée, autour d’un pot de l’amitié, et créé les meilleures
conditions d’une belle journée dans la plus ancienne station balnéaire
française : outre les plaisirs de la plage, nombre ont ainsi profité
des entrées à tarif réduit au Château-Musée ou à la Cité de la Mer
offertes par la municipalité.
Le bonheur s’affichait sur les visages des enfants
comme des adultes et beaucoup confirmaient que c’était « leur seule
sortie de l’été ».
Salariés pauvres, travailleurs précaires ou au chômage, retraités
modestes, tous disaient que « partir en vacances était devenu un luxe
inaccessible », que « la vie devient impossible avec tout ce qui
augmente » et plusieurs centaines de personnes ont signé bien
volontiers la pétition adressée au Président de la République « pour
l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations » tant la
question du pouvoir d’achat est devenue la question N°1.
Une manifestation nationale est prévue par le PCF à l’automne pour porter toutes les pétitions recueillies à l’Elysée.
Dans les discussions, beaucoup ont dit qu’ils
appréciaient que le parti communiste prenne de telles initiatives,
comme ces journées à la mer ou les ventes de fruits et légumes à prix
coûtant avec les petits producteurs, répondant concrètement à leurs
préoccupations et plusieurs ont décidé à cette occasion d’adhérer au
PCF.
Une partie des estivants d’un jour s’est donnée aussi
rendez-vous à la Fête de l’Humanité – parfois pour la première fois- ,
dans 3 semaines, où d’autres cars amèneront aussi plusieurs centaines
de personnes de l’Oise, au plus grand rassemblement populaire et
politique de la rentrée.
Thierry AURY
Secrétaire départemental PCF OISE
06 71 72 86 86
De : AURY Thierry
dimanche 24 août 2008
site Bellaciao
service public . Après l’annonce du changement de
statut de l’établissement, cinq syndicats prévoient une journée
d’action à la rentrée.
Ce sera l’un des dossiers chauds de la rentrée
sociale : le lancement de la privatisation de La Poste. Son président,
Jean-Paul Bailly, a en effet annoncé début juillet qu’il présenterait
dès la rentrée un projet de changement de statut de l’entreprise. Tout
en faisant mine d’en être à l’étape de la simple « réflexion », le
président a livré les grandes lignes d’un projet déjà bien ficelé. Dès
2009, le gouvernement veut transformer La Poste, actuellement
établissement public, en société anonyme, dont le capital sera ouvert à
hauteur de 10 % à 20 %. En 2009 doit aussi commencer la transposition
en droit français de la directive européenne de février dernier, qui
impose la libéralisation totale du courrier au 1er janvier 2011. Le
gouvernement compte profiter de cette concomitance pour présenter la
privatisation de La Poste comme l’oeuvre de « Bruxelles ». En réalité,
la directive n’impose pas de changement de statut des opérateurs
postaux en Europe.
En attendant, le président de La Poste a déployé sa « com » pour
tenter de rassurer les salariés et les usagers. Dans un message
téléphonique, il a expliqué au personnel (280 000 fonctionnaires et
contractuels) que cette « évolution » est « indispensable », et qu’il
est « erroné » de « parler de privatisation » car, selon lui, la
mission de service public de La Poste empêche l’État de descendre en
dessous de 50 % du capital. Il a même garanti que l’État en
conserverait 80 %. Un argumentaire poussif : « À France Télécom comme à
Gaz de France, toutes les garanties ont volé en éclats », a réagi la
CGT de La Poste. Hervé Novelli, secrétaire d’État au commerce, a
d’ailleurs justifié cette méfiance en affirmant sans détour que
l’objectif est de « faire de La Poste une entreprise comme les autres,
comme on l’a fait dans les années quatre-vingt-dix pour Renault, France
Télécom, EDF ».
Côté syndical, la riposte se prépare face à une privatisation aux
effets prévisibles : suppressions massives d’emplois, baisse de la
qualité du service et du nombre d’implantations de La Poste,
augmentation des tarifs. « S’il y a ouverture du capital, on passe dans
une logique de rentabilité et c’est la fin du service public », résume
SUD-PTT. Cinq syndicats de La Poste (CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC) se
rencontrent le 2 septembre pour décider d’une journée nationale
d’action. Cet été, la CGT a déjà recueilli 40 000 signatures sur une
pétition contre la privatisation, qu’elle doit remettre aujourd’hui aux
directions régionales de La Poste. L’appel « Touche pas à La Poste »
lancé par SUD-PTT a été signé par 10 000 personnes, tandis que FO
communication a appelé à la création d’un comité national pour
l’organisation d’un référendum sur la Poste, « noyau dur du service
public ».
Fanny Doumayrou
l' Huma du 21 / 08 / 08

Tract : France alignée, France en danger - Retrait des troupes en Afghanistan
Dix soldats français tués dans des combats avec les taliban.
Des morts, des souffrances, un drame qui viennent
rappeler que notre pays est en guerre, en Afghanistan, et que la guerre
tue. Mais pourquoi ? Et dans l’intérêt de qui ?
55 % des Français pour un retrait de nos soldats
Suite de l'article
Fruits et légumes . Les grandes surfaces font la pluie
et le beau temps dans la tomate. Reportage chez un producteur qui
participe aujourd’hui à la vente organisée par le Modef et le PCF.
Berre-l’Étang,
correspondant régional.
Installée dans la plaine irriguée par l’Arc, entre Marseille et
Aix-en-Provence, la famille Roche cultive la tomate - la pomme d’amour,
comme on l’appelle ici - depuis trois générations. Est-ce la dernière à
le faire ? « J’ai deux filles et je ne leur transmettrai rien, je
préfère qu’elles fassent autre chose, infirmière à l’hôpital comme ma
femme dont le salaire nous permet de tenir le coup », répond Daniel
Roche, tout en nous faisant visiter, non sans fierté, l’exploitation
familiale qu’il dirige avec son frère. Durs au mal, les Roche bossent
toute l’année dans leurs trois hectares de serres exclusivement
consacrées à la culture de la tomate et font appel, bon an mal an,
durant la pleine saison d’été à une quinzaine de saisonniers.
la platitude
du portefeuille
Particulièrement spectaculaire est la serre où a été mis en place,
pour bien maîtriser la croissance tentaculaire des plants, un nouveau
système hollandais de palissage par fils qui donne à ce vaste champ de
tomates des allures d’atelier textile. Il en sort, pendant huit mois de
l’année, avec un pic de production en juillet, quelque quarante kilos
au mètre carré de la variété émotion. Le travail « n’est en rien
automatisé, autant pour la taille que pour la récolte », explique
Daniel Roche qui, interviewé voilà vingt ans par le journal la Terre,
se montrait très enthousiaste quant à cette modernisation lui
permettant « de compenser la baisse tendancielle du cours de la tomate
par une augmentation du rendement ». Le goût ? À chacun d’en juger,
notamment à tous ceux qui feront aujourd’hui leur marché « au juste
prix », à Paris et dans des dizaines de communes d’Île-de-France, pour
lequel Daniel Roche devait fournir une partie des tomates. C’est la
platitude du portefeuille du paysan autant que celui du consommateur
qui inspirerait plutôt de la tristesse et de l’amertume alors que la
saison de la tomate bat son plein.
0,38 euro le kilo : c’est en effet le prix payé, en moyenne, par la
grande distribution la semaine dernière pour les tomates de Daniel
Roche, mise en vente à quinze kilomètres seulement de Berre-l’Étang,
dans une grande surface alimentaire, à 1,7 euro le kilo.
on est au bout
du rouleau
Daniel Roche fait partie d’une « OP », une organisation de
producteurs dont le commercial traite directement et quotidiennement
avec les directeurs régionaux de ces grandes surfaces. « Ce sont de
vraies discussions de marchands de tapis qui font que le cours de la
tomate peut varier du matin au soir. Nous subissons en fait la loi de
l’offre et de la demande. Or l’offre est colossale et pas seulement en
France. Le marché s’est mondialisé et, par exemple, en fin de saison
nous sommes mis en concurrence avec la tomate de Pologne, de Belgique
et de Hollande. La grande distribution profite à fond d’un système
qu’elle n’a pas créé. Le résultat, c’est quand même qu’elle nous
tue ! » Outre les prix systématiquement tirés vers le bas, ce que le
paysan reproche aux hypers, c’est un manque de respect vis-à-vis du
produit et de son travail : « C’est parce qu’ils payent aussi peu
qu’ils se permettent de présenter mes tomates n’importe comment et d’en
jeter. Il y a du gaspillage alors que beaucoup de gens ne peuvent plus
acheter de fruits et légumes, c’est honteux ! »
Depuis une dizaine d’années les surfaces cultivées en pommes d’amour
se réduisent comme peau de chagrin et le nombre de producteurs de
fruits et légumes dans cette campagne marseillaise a diminué d’un
quart. « Et dans toutes les Bouches-du-Rhône, il ne subsiste que 2 000
exploitations familiales environ », souligne Daniel Roche, qui est
entré à son tour dans une spirale infernale : « Le prix moyen qui nous
est payé est en baisse depuis dix ans alors que les coûts de
production, notamment le prix du fuel pour chauffer nos serres et le
prix des produits phytosanitaires, ont explosé. Actuellement, je vends
à perte ma production, donc je ne suis plus en capacité de moderniser
mes installations afin de faire face à la concurrence. »
Le producteur de tomates en a connu des vertes et des pas mûres et
s’en est toujours sorti en accroissant ses rendements. Mais là, « on
est au bout du rouleau », dit-il, et « la loi de modernisation
économique qui est un pont d’or pour la grande distribution,
contrairement à ce que Sarkozy avait promis, va finir par nous achever.
Et cela peut aller très vite ! ». À moins que la filière tomate, qui a
connu de gros pépins financiers, retrouve des couleurs grâce à une
revitalisation du commerce de détail, mais la France n’en prend pas le
chemin. Quant à une commercialisation alternative, vente directe chez
le producteur et autres marchés paysans, Daniel Roche n’y croit qu’à
demi, espérant plutôt en un « changement radical » de la politique
agricole au plan européen qui réorganiserait la production avant de
renouer avec la préférence communautaire. En attendant, ce
quinquagénaire encore dynamique, dont l’obsession est de « s’endetter
le moins possible », songe déjà à sa retraite. Non pas celle que
préconisait Voltaire - « il faut savoir cultiver son jardin » - mais
plutôt celle d’un paysan qui, après trente-cinq ans de boulot harassant
et de moins en moins lucratif, tient au moins à ne pas y laisser la
peau.
Philippe Jérôme
l' Huma du 21 / 08 / 08
« L'Otan n'a plus lieu d'être » déclare Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix

En annonçant la réintégration de la France dans
le commandement militaire de l'Otan, Nicolas Sarkozy donne un gage de
plus à son ami George Bush, suprême va-t'en-guerre de la Planète. Après
l'annonce de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan pour
voler au secours des USA en grandes difficultés, cette annonce très
personnelle se fait encore une fois sans avis de la représentation
nationale.
L'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République ne
lui donne pas tous les droits ! « En privilégiant le dernier vestige de
la guerre froide, non seulement il s'inscrit dans le rétroviseur de
l'Histoire, mais il expose notre pays aux actions de groupes
terroristes qui trouvent dans la politique agressive de George Bush les
meilleurs arguments de leur développement au détriment des populations
qu'ils terrorisent » analyse Pierre Villard co-président du Mouvement
de la Paix.
La France hors du commandement de l'Otan dispose
d'une liberté de ton qui lui a permis notamment de s'opposer à
l'aventure Etats-unienne en Irak. Elle pourrait mieux et plus en user
pour ouvrir une nouvelle ère des relations internationales, celle de
l'après Empire qui est en train de s'écrire et dont elle risque d'être
écartée. Intégrer l'Otan sans la moindre contrepartie tient de
l'imbécile allégeance idéologique mais brade d'un seul coup l'intérêt
de la France, de l'Europe et de la paix du monde.
Ce retour dans les structures militaires de l'Otan s'accompagnera
inévitablement de crédits militaires supplémentaires. « Les caisses de
l'Etat ne sont pas vides pour tout le monde » remarque Pierre Villard.
Au moment où le gouvernement justifie des réductions drastiques des
dépenses de l'Etat, les richesses de notre pays continuent d'être
dilapidées pour les préparatifs de guerre (nouveaux missiles, nouveaux
sous-marins, renfort en Afghanistan, …)
« En préparant la guerre, on finit par la faire. C'est très grave »
s'inquiète le dirigeant pacifiste qui considère que « l'Otan n'a plus
lieu d'être. Dans notre monde globalisé où la sécurité des uns passe
par la sécurité des autres, il reviendrait à la France de tout mettre
en œuvre pour promouvoir les outils multilatéraux de sécurité, sous
l'égide de l'Onu ».
Nicolas Maury
Lancé par le président Hugo Chavez au mois
d'avril, le processus de nationalisation des filiales locales des
cimentiers étrangers présents au Venezuela a abouti, lundi 18 août,
avec la signature d'un accord plaçant sous le contrôle de l'Etat
vénézuélien la majeure partie de la production cimentière étrangère

En vertu de cet accord, Caracas versera 267
millions de dollars (181 millions d'euros) à Lafarge pour acquérir 89 %
de sa filiale, le groupe français conservant 5 %. Le solde, soit 6 %,
reste en Bourse.
Le gouvernement vénézuélien s'est également mis d'accord avec le
suisse Holcim, qui cède 85 % de sa filiale pour 552 millions de dollars
(377 millions d'euros) et en conservera 15 %. Aucun accord n'a en
revanche pu être trouvé avec le cimentier mexicain Cemex, qui se
trouvera donc exproprié, a annoncé lundi soir à la presse le ministre
de l'énergie et du pétrole, Rafael Ramirez. Dans la foulée de cette
déclaration, des officiels accompagnés par des hommes de la garde
nationale ont pris position dans plusieurs usines du géant mexicain,
alors qu'un décret de Hugo Chavez officialisant l'expropriation était
attendu mardi. Selon des sources proches du dossier, Cemex aurait
réclamé une compensation jugée trop importante par le Venezuela.
Début avril, Caracas avait annoncé qu'il
entendait prendre le contrôle d'au moins 60 % des cimentiers du pays.
Cemex assure à lui seul 50 % de la production de ciment au Venezuela,
Lafarge et Holcim en assurant à eux deux le reste.
Après la nationalisation, ces derniers mois, des groupes de
télécommunication, d'électricité et de pétrole, le président Chavez a
qualifié cette nouvelle offensive contre la présence d'entreprises
étrangères sur le sol vénézuélien de “nouveau pas vers le socialisme”.
Nicolas Maury

Le 7 août, avant même de lancer
son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il
allait disposer d’une aide américaine sur le terrain. Notamment lors du
bombardement de Tskhinvali, la capitale de cette province autonome. Des
conseillers US en poste dans l’armée géorgienne ont réglé les tirs des
lance-roquettes multiples Grad, ces modernes "orgues de Staline" dont
on a pu apercevoir les salves en traînées lumineuses, la nuit, sur les
écrans de télévision.

A Paris, les analystes de la Direction du renseignement militaire sont formels : des officiers américains ont "mis la main à la pâte".
Et à l’état-major des armées comme à l’Elysée ou au Quai d’Orsay, si on
en parle toujours à mots couverts, le doute n’est pas permis.
Washington savait ce que mijotait le chef géorgien et n’a rien fait
pour l’en dissuader.
.../... Toujours selon les informations recueillies à
Paris par la Direction du renseignement militaire, Condi Rice, en
visite à Tbilissi le 15 août, s’est engagé à remplacer les armements
perdus par les Géorgiens et à leur en offrir de nouveaux.
Comme la somme dépassera les 25 millions de dollars, il
faudra obtenir un vote favorable du Congrès et conclure un contrat
d’Etat à Etat .../...
« Provoquer ainsi Moscou dans son arrière-cour du Caucase était une belle connerie, ricane un conseiller du gouvernement. Mais Saakachvili n’est pas seul à l’avoir commise ».
Extraits de l’article "Des officiers US ont combattu en Géorgie" paru dans le Canard Enchaîné du 20/08/08
De : Le Canard Enchaîné
jeudi 21 août 2008site Bellaciao

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 août
Dix soldats français tués dans des combats avec les taliban.
Vingt et un blessés. La guerre n’est pas une abstraction. Pour les
familles et les proches de ces soldats, jeunes pour la plupart, c’est
l’irruption dans la vie quotidienne du deuil et de la souffrance. Du
désarroi peut-être. La mort d’un soldat n’est pas un accident. On
entend désormais parler le plus souvent de missions de maintien de la
paix, d’assistance aux populations. Ces morts viennent rappeler que
notre pas est en guerre, en Afghanistan et que la guerre tue.
Sarkozy se dit résolu « à poursuivre la lutte contre le
terrorisme » et que « la cause est juste, c’est l’honneur de la France
et de ses armées que de la défendre ». Est-ce le cas ? Les taliban,
chassés du pouvoir en 2001, veulent le reconquérir et mènent pour cela
une lutte sans relâche. Mais malgré sept ans de guerre et 70 000
soldats sur place, ni les forces de l’OTAN ni les forces directement
sous commandement américain ne sont parvenues à les contenir, en
s’enlisant dans ce qu’il faut appeler une sale guerre.
Les taliban semblent au contraire plus forts que
jamais. Les politiques de développement et de reconstruction en
revanche sont toujours balbutiantes, les sommes versées disparaissent
dans les réseaux multiples de la corruption, le trafic de l’opium est
florissant qui profite aussi bien aux taliban qu’aux seigneurs de la
guerre ou aux chefs de clan. Le pouvoir vient d’adopter une nouvelle
Constitution approuvée par l’occident qui définit l’Etat afghan comme
un État islamique fondé sur la loi coranique, c’est à dire la charia.
Et ce serait ce pouvoir qui aurait à coeur de conduire la marche du
pays vers la démocratie ?
Les USA comme Sarkozy justifient la guerre afghane par
la lutte contre le terrorisme. Il n’en est rien sur le terrain en
termes militaires comme il n’en est rien dans le monde en termes
politiques. Le terrorisme ne naît pas forcément du désordre du monde
mais il s’en repaît.
« La présence à long terme des troupes françaises à cet
endroit du monde ne me semble pas décisive » disait Sarkozy le 26 avril
2007. Ils s’inscrivaient dans la continuité des distances prises par
Chirac vis à vis des intérêts américains dans cette région du monde et
de ce qui était devenu selon l’expression convenue un bourbier. Mais le
3 avril dernier, il annonçait à Bucarest au sommet de l’OTAN l’envoi de
800 soldats français en Afghanistan en plus des 2200 qui y étaient
déjà. Une décision régalienne prise sans vote du Parlement, les députés
étant simplement autorisés à s’exprimer selon le vieux principe « Cause
toujours, tu m’intéresses ».
Dans le même élan, la France revenait dans le
commandement intégré de l’OTAN et signait de fait son alignement sur la
stratégie géopolitique de l’administration Bush. Le monde en ces jours
d’août devient inquiétant. A la crise économique s’ajoute la tension
dans le Caucase et comme un retour à un climat de guerre froide. Le
chaos afghan vient rappeler que dans cette partie du monde, comme un
domino entre les puissances nucléaires que sont la Chine, l’Inde, le
Pakistan, la Russie, dans ce maillon entre les champs de pétrole et les
terminaux pétroliers, une autre partie se joue, orchestrée par les USA
et l’OTAN.
Elle n’a rien à voir avec l’établissement de la
démocratie mais a pour enjeu le contrôle du monde. L’OTAN qui fut
pendant la guerre froide l’organisation militaire faisant face à l’URSS
au nom de l’équilibre entre les superpuissances est maintenant le bras
armé, partout dans le monde, de la superpuissance américaine. La France
n’a rien à y gagner. Elle y perd, tragiquement.
site P.C.F
Par philippe tixier le jeudi 21 août 2008, 00:53 - poli-tic
- Lien permanent
Au
Texas (in USA), les responsables de l'enseignement du district HARROLD
vont autoriser, par une formation que l'on n'ose appeler pédagogique,
leurs enseignants à venir en cours armés !
En France on en est à la baffe pédagogique, eux en sont déjà à la balle pédagogique !
Ils sont trop fort, pas étonnant que le "premier d'entre nous" veuille à tous prix nous rapprocher d'eux !
La décision prise à l’unanimité par les membres du conseil scolaire
de Harrold, au Texas, le 15 août dernier, est sans précédent aux
Etats-Unis. Les enseignants du district scolaire de Harrold seront
autorisés, dès la rentrée, à se rendre en classe armés.
Source ELLE : http://www.elle.fr/elle/societe/news/des-enseignants-armes-au-texas/(gid)/695486
Page 8 du Canard enchaîné 20/08/2008
A l'heure où nos chères têtes blondes (humour ! car il y a aussi en
France des têtes brunes, châtain, rousses, ..., que sais je encore ! )
rentrent en avance dans nos lycées, histoire d'être en forme dés la
rentrée de septembre, on mesure combien notre système éducatif est par
trop organisé et efficace, il est donc urgent de le déstabiliser et
même le réduire à peau de chagrin, afin d'être au niveau des autres et
singulièrement celui des USA !
Darkosy peut être fier de lui il y contribue grandement, on se souviendra de lui comme d'un allègre qui aura réussi !
Selon de député communiste (premier secrétaire du Parti communiste de
Crimée) la constitution de la République Autonome de Crimée permet de
bloquer l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine
Leonid Gratch rapporte que la constitution de la République Autonome de
Crimée peut bloquer " toutes les décisions de politique étrangère de
l'Ukraine" en effet, "elles doivent être approuvées par le parlement de
Crimée et son gouvernement". Ainsi en cas d'adhésion de l'Ukraine à
l'OTAN la Crimée peut mettre son veto conformément à sa constitution.
Deux millions de personnes vivant en
Crimée ont demander le maintient de la flotte russe de la mer noire à
Sebastopol et un million pour obtenir un référendum sur l'adhésion à
l'OTAN. La population de Crimée ont protesté contre les exercices de
l'OTAN de Sea Breeeze. Kiev ne cache pas sa volonté de supprimer
l'autonomie de la Crimée, mais "elle n'est pas desireuse de combler la
péninsule de casques bleus".
Pour Leonid Gratch, le gouvernement
ukrainien tente de saper les bases constitutionnelles de la Crimée en
jouant sur le nationalisme des Tatars de Crimée, en effet Iouchtchenko
a mis en place une autonomie ethnique informel au sein de la RA de
Crimée et notamment des escadrons prêt à toute minute pour agir en
Crimée.
(traduction Nicolas Maury)

Mardi
12 août, le comité National des privés d’emploi Cgt, le comité des
privés d’emploi Cgt Ile de France, La Cgt ANPE, l’ANCAV (Association
Nationale de coordination des activités vacances), l’Union Locale de
Paris 4èm, ont réaffirmés le droit aux vacances ; au total une
vingtaine de camarades qui ont été discuté avec les « Paris plagistes
», distribuer des tracts.
Etaient présents, la presse écrite et la radio pour diffuser notre action et les revendications communes de la Cgt.
En 1936 les Français ont vu leurs vies changées grâce à
l’obtention des congés payés, sont alors partis en grand nombre, des
salariés avec leur famille qui ne connaissaient pas ce que le mot
vacances voulait dire et ils ont découvert des horizons inconnus, à
commencer par la mer.

En 2008, plus d’un Français sur deux ne part pas en
vacances un triste constat, qui reflète la réalité en opposition avec
les discours du travailler plus et du recul de société que nous
subissons.

Ce droit aux vacances ne peut et ne doit être remis en
cause par l’abaissement généralisé des salaires et l’appauvrissement du
pouvoir d’achat.
La paupérisation sociale, salariés pauvres, salariés
précaires, l’exclusion pratiquée envers les chômeurs, est un déni de ce
droit, mais plus encore c’est un recul sociétal inadmissible, comment
justifier que des familles entières en particulier leurs enfants
n’aient plus la possibilité de partir en vacances.
C’est pourquoi, la Cgt chômeur réaffirme l’exigence des
dix droits. Droit au travail de qualité et correctement rémunéré en
CDI, au droit à des moyens décents pour vivre Des exigences
contributives à la réalisation du droit aux vacances de qualité pour
tous.

Partir en vacances n’est pas un luxe, pas plus qu’une
faveur mais bien un droit issu de luttes menées par nos anciens qui
alors, faisaient face, aux mêmes réactionnaires qui aujourd’hui
s’opposent à l’émancipation de tous les salariés et de leurs familles
en aggravant leurs conditions de vie, de travail par la précarisation
et le chômage. La plage ce n’est pas que les quais de la Seine, mais
bien les bords de mer, un bien commun à l’usage de tous.
De : CGT
mercredi 20 août 2008site Bellaciao
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