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ESSENCE: Ceux qui paient - Ceux qui profitent !Par domik27 :: 31/05/2008 à 21:31
Par PCF Dunkerque-Est le samedi 31 mai 2008, 12:31 - Lien permanent
Depuis quelques jours, le prix de l'essence à la pompe vient de passer les 1,50 €. Dans le budget des ménages qui ont pourtant modifié leurs habitudes et notamment réduit le kilométrage parcouru, la part des dépenses en carburant atteint des niveaux inégalés. Ce sont d'abord les plus modestes qui sont touchés, mais aussi ceux qui, faute de transports publics suffisants, sont contraints d'utiliser l'automobile, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail, ou pour en chercher... Au-delà, c'est toute l'économie qui est menacée, notamment les pêcheurs et les agriculteurs déjà fragilisés.
La faute à qui ? Bien sûr, la raréfaction du pétrole et des énergies fossiles est une des causes de ces augmentations. Mais la brutalité de la crise actuelle que nous vivons est à rechercher ailleurs : ● dans la course aux profits des compagnies pétrolières. Depuis 2004, Total réalise chaque année un volume de bénéfices équivalent au tiers du total des dépenses de carburant en France : des profits fabuleux directement prélevés sur le pouvoir d'achat des consommateurs et qui, loin d'être investis dans la prospection, le raffinage, la recherche, ou dans les énergies alternatives, alimentent la voracité des actionnaires (+20% de dividendes par an chez Total) ; ● dans la folie des marchés qui, spéculant sur le prix du baril comme on joue aux courses, amplifient de manière dramatique l'envolée des cours ; ● dans la politique étrangère des Etats-Unis qui, pour s'accaparer les ressources pétrolières du Moyen Orient, mène depuis six ans une guerre qui aura coûté 3.000 milliards de dollars et rendus service aux spéculateurs ; ● du côté de l'État, qui perçoit une manne colossale de plus de 30 milliards d'euros, soit 10% de ses recettes fiscales avec deux taxes sur les seuls carburants particulièrement inégalitaire (TVA et TIPP). Au total, ces taxes représentent près des 2/3 du prix d'un litre à la pompe. Sarkozy, si prompt à dilapider 15 milliards d'argent public en exonération fiscales pour les plus riches ne fait rien pour le pouvoir d'achat du plus grand nombre. Tout de suite ! Alors qu'il est chaque jour plus difficile de faire face aux dépenses de la vie quotidienne, pour se nourrir, se loger, se déplacer, le racket sur l'essence doit cesser. Il est possible d'agir tout de suite pour plus de pouvoir d'achat et plus de justice. C'est ce que propose le Parti Communiste Français : ● En instaurant un prix maximum à la pompe, notamment pour le fioul ; ● En décidant la diminution de 5% de la TIPP sur l'essence et le gel de celle sur le Gazole ; ● En adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics ; ● En finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières. Préparer l'avenir Mais pour sortir durablement de cette impasse, il faut surtout un autre mode de développement, une autre logique que celle imposée par le capitalisme : un productivisme rapace et aveugle qui pille les ressources énergétiques et la planète. A ce rythme, il n'y aura plus de pétrole d'ici quelques décennies, c'est à dire demain. Les énergies fossiles sont limitées et productrices de gaz à effet de serre. Il ne faut pas en rester aux beaux discours du Grenelle mais vraiment passer aux actes. L'argent est là, il n'y en a jamais eu autant. Le Parti Communiste Français propose : ● Abonder un fond de recherche pour les développer les énergies renouvelables financé notamment sur les profits ; ● Garantir durablement le droit à la mobilité par une politique d'investissement massive dans les transports publics et une politique tarifaire accessible ainsi que le ferroutage ; ● Constituer à partir d'EDF et GDF un pôle public de l'énergie ayant vocation à être élargi pour fonder un véritable service public européen de l'énergie ; ● Organiser une Conférence mondiale sur l'énergie pour une gestion commune et « hors-marché » des ressources énergétiques et leur partage équitable ; Voilà quelques propositions que la France devrait porter pendant la présidence de l'Union Européenne au lieu de continuer à livrer l'énergie aux intérêts privés. Les communistes sont et seront de toutes les mobilisations pour faire échec à ces politiques et construire des alternatives. Annulation du mariage / virginité : Marie-George Buffet appelle Rachida Dati à se resaisirPar domik27 :: 31/05/2008 à 21:11
Par : Bureau de presse
Rachida
Dati a estimé vendredi que l’annulation par la justice du mariage d’une
jeune femme qui avait menti sur sa virginité était « aussi un moyen de
protéger la personne ».
Mis en ligne : 31 mai Ces propos sont une monstruosité juridique et une indignité de la part de la Garde des sceaux. Déclarer que la virginité peut être la qualité substancielle d’une femme revient à ramener le mariage à un vulgaire contrat. C’est considérer le corps de la femme comme une marchandise, et donc la transformer en propriété de l’homme. C’est un retour en arrière de plus de deux siècles, où la femme objet est la propriété de l’homme. En outre, la Garde des sceaux fait preuve d’une indignité extrêmement choquante. La République est là pour protéger ses valeurs en vertu desquelles, le corps ne peut être considérer comme une marchandise. C’est la libre disposition de son corps qui est ainsi remis en cause par une représentante de la République : c’est extrêmement grave. Toute logique communautariste devrait être étrangère à la justice française, et Mme Dati aurait du demander au parquet de faire appel de cette décision, plutôt que de justifier l’injustifiable. Il est encore temps pour Mme Dati de se resaisir et de jouer son rôle de Ministre de la République. Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF Paris, le 30 mai 2008. SENAT : groupe communiste ( Le service public de la télévision,déstabilisé,n’a plus de visibilité sur ses ressources .Par domik27 :: 31/05/2008 à 21:00
Mariage annulé / Lille : Le PCF dénonce une décision scandaleusePar domik27 :: 30/05/2008 à 21:29
Le Tribunal de Grande Instance de Lille a annulé un mariage en justifiant pour « erreur sur les qualités essentielles du conjoint » car l’épouse avait menti sur sa virginité. Cette décision est absolument scandaleuse. Elle va à l’encontre droit des femmes, à leur intimité et à la libre disposition de leur corps. Le fait de cautionner ainsi des comportements qui portent atteinte aux engagements de la France en matière de non discrimination entre les sexes, ainsi qu’à la liberté sexuelle est inadmissible et révoltant. Les déclarations récentes du Ministre de l’Education sur la possibilité de non mixité « à la piscine ou dans les cours d’éducation sexuelle » montrent que le gouvernement ouvre lui-même la porte à toutes les régressions et tous les comportements patriarcaux. Une politique aussi moyen-âgeuse, qui infériorise les femmes, tire l’ensemble de la société vers le bas. Face à ces dangereuses dérives, le PCF appelle toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société d’égalité et de justice à se mobiliser pour faire reculer cette offensive d’une droite rétrograde et machiste. Parti communiste français Les patrons du CAC s'éclatentPar domik27 :: 30/05/2008 à 5:09
Tollé après un mariage annulé pour défaut de "virginité"Par domik27 :: 30/05/2008 à 5:01
35 heures : le démontage en règlePar domik27 :: 30/05/2008 à 4:54
Tract - Constitution : Attention, cette réforme peut en cacher bien d’autres !Par domik27 :: 30/05/2008 à 4:47
Par : Communication
Mis en ligne : 29 mai Une réforme dans le dos des citoyennes et des citoyensLa Constitution organise l’exercice du pouvoir. Elle est pour cette raison le fondement de notre pacte républicain. Toute modification importante doit être soumise au débat et au vote des citoyens par référendum, comme le Général de Gaulle l’avait fait en 1962. Sarkosy, lui, veut faire voter sa réforme à la sauvette par le Parlement, avant l’été : c’est inacceptable.
À télécharger
Un énorme piègeCe que veut Sarkozy, c’est encore plus de pouvoirs : son coup de force sur les OGM le montre bien. Il a déjà complètement effacé le rôle du premier ministre pour devenir lui-même le chef de l’exécutif. Il est aussi celui du parti majoritaire. Il veut aller encore plus loin et s’exprimer directement devant le Parlement, qu’il a le droit de dissoudre. Même le Président des Etats- Unis n’a pas un pouvoir aussi exorbitant. La droite dit que cette réforme donne plus de pouvoirs au Parlement parce qu’il aurait en échange la maîtrise de la moitié de son ordre du jour : c’est faux ! Elle ne donne aucun pouvoir réel nouveau au Parlement dans des domaines essentiels (budget, Europe, international, militaire). Et les modifications de « fonctionnement » sont un leurre : elles ont surtout pour effet d’accentuer le bipartisme et de limiter le droit de parole des parlementaires. Avec cette réforme, Sarkozy aura les mains encore plus libre pour faire passer tous ses mauvais coups. C’est très dangereux pour la démocratie. Des avancées sont-elles possibles dans le débat au Parlement ?Aucune. Certains le disent à gauche. Mais c’est illusoire : la droite et le gouvernement sont arc-boutés contre tout véritable progrès démocratique. Toute proposition dans ce sens a été rejetée à l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi, Marie-George Buffet s’est adressée aux parlementaires socialistes : « Je veux les appeler à ne pas voter une réforme institutionnelle qui ne pourra qu’accroître encore davantage les déséquilibres de nos institutions en faveur du président de la République. Je veux les appeler à ne pas céder aux sirènes d’un compromis qui n’en est pas un. Je veux les appeler à ne pas prendre la responsabilité d’un accord politique avec la droite qui serait lourd de conséquences pour la gauche et toutes les idées de progrès. » Il est encore temps. En votant « non » au Congrès, le 7 juillet prochain, la gauche est assez nombreuse pour faire échouer le plan de Sarkozy. Une nouvelle RépubliqueAu lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d’un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l’intérêt de tous, et non de quelques uns. ● Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et ses pouvoirs ✗ Élections à la proportionnelle ● Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels d’intervention directe ✗ Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des ● Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises ✗ élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions représentatives du
personnel ; Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui ! Ecole et internet : réaction de Jérome Relinger suite à la remise du rapport « E-educ »Par domik27 :: 30/05/2008 à 4:37
Mis en ligne : 29 mai
La
mission d’étude « e-Educ » sur les Technologies de l’information et de
la communication pour l’enseignement (TICE) présidée par Jean Mounet a
remis son rapport au ministre de l’Éducation nationale le 21 mai 2008.
S’il y a un domaine où le choix du Logiciel Libre prend une dimension exemplaire, et où la prescription publique en faveur de l’Open Source a valeur d’engagement vis à vis des générations montantes, c’est bien l’Éducation Nationale. L’école du 21e siècle n’est pas celle du papier et du crayon : l’ordinateur est omniprésent dans la société. Il en résulte un défi et une ambition pour l’école, à savoir réussir l’intégration des TIC, dans toutes leurs dimensions. Dans le système éducatif, les TIC sont plurielles : instrument pour la pédagogie, outil de travail personnel et collectif pour les enseignants et les élèves, point d’appui pour la modernisation de l’administration, outil de l’enseignement à distance, facteur d’évolution des disciplines, dans leurs contenus et leurs méthodes, par exemple dans les enseignements techniques et professionnels, élément de la culture générale scolaire scientifique et technique. Cette transversalité plaide pour des socles de mutualisation rassemblant sur une même plate forme des outils complémentaires et transverses. C’est la définition même des ENT. Nous constatons que malgré de réels efforts d’équipement (supportés en large partie par les collectivités locales), la France obtient un classement moyen dans les comparaisons internationales. Des disparités fortes existent entre les niveaux d’enseignement, avec notamment un retard préoccupant du primaire, et entre les régions. Surtout, les contenus et les usages pédagogiques ne seraient pas aux niveaux de qualité et d’exigence observés dans les pays qui obtiennent les meilleurs résultats. L’une des pistes de l’amélioration de ces usages n’est-elle pas justement le développement mutualisé de socles ENT Libres, et librement redistribuables d’une Région à une autre, d’un rectorat à un autre, d’une académie à une autre, d’un établissement à un autre ? Or pour l’instant le gouvernement prend systématiquement les mauvaises directions, avec pour seule stratégie la distribution de l’argent public aux transnationales du loisir et de la cultures, aux éditeurs de logiciels propriétaires hégémoniques et au mastondontes cablo-opérateurs. 1- Haut et très haut débits : l’Etat ne met pas un euro.* Pire, il ne pilote rien. Pour la première fois, un grand réseau stratégique se déploie sans vision partagée, ni stratégie publique. Or, le marché ne peut pas tout : face au surinvestissement dans les zones denses, et à l’abandon des zones blanches, il faut additionner l’investissement privé et l’initiative publique pour aller vers la couverture numérique universelle. La loi de modernisation de l’économie, si elle crée des règles utiles, ne donne pas l’impulsion nécessaire. 2- L’impasse et les illusions de la loi Albanel (HADOPI) en préparation. Une nouvelle fois, 3 ans après la loi DADVSI, le gouvernement s’égare dans la voie répressive, instituant en priorité la « chasse au pirate ». Internet n’est pas hors du droit, mais le recours à des lois archaïques bien éloignées d’un réel consensus ne rend service à personne, ni aux artistes, ni aux producteurs, ni aux internautes. Pourtant, les nouveaux financements de la création sont à construire, ils sont à portée (notre proposition de plate forme numérique Signez : "Téléchargement illégal / L’appel de SVM contre la future loi Hadopi" 3- La société de surveillance généralisée pour des citoyens traçables. Passeports biométriques et fichiers échappant au contrôle de la CNIL, tentation de filtrage, fichage des élèves, surenchère sécuritaire, sont devenus le quotidien d’un pouvoir anxiogène. 4- La fracture culturelle et sociale s’est installée dans la société numérique Une famille française sur deux n’a pas d’accès au net. Internet pour tous reste un mirage. De l’école aux lycées, les collectivités locales sont conduites à se substituer à l’absence durable de l’Etat, pour répondre à l’exigence d’égalité. 5- Le sous-investissement français a été signalé par un rapport récent…du secrétariat d’Etat à l’évaluation des politiques publiques. L’investissement des entreprises françaises dans les TIC est de 50% moins élevé que dans les pays européens en tête du peloton. Aucune mesure nationale crédible n’est venue apporter un soutien à ces investissements stratégiques. Jérome Relinger
Prix de l’essence et racket pétrolierPar domik27 :: 30/05/2008 à 4:27
Mis en ligne : 29 mai Ceux qui se lèvent tôt prennent souvent leur voiture. Ils paieront leur essence de plus en plus cher et « ça ne va pas s’arranger » leur a promis Sarkozy. Tout juste a-t-il consenti un fonds d’aide (encore faut-il voir à l’usage) à ceux qui sont les plus plongés dans la misère. Pour les autres, 85% des Français, ils paieront plein pot l’augmentation du baril de brut mais aussi les profits faramineux des compagnies pétrolières, les bénéfices des fonds spéculatifs qui jouent les carburants à la hausse et l’envolée de la TVA ou de la taxe sur les produits pétroliers. Le gaz a déjà augmenté de 9,5% cette année et il pourrait encore croître, afin de combler les appétits des actionnaires qui s’apprêtent à faire main basse sur GDF. Paradoxalement, ne pas avoir de pétrole peut rapporter gros et pas seulement des idées à cette petite minorité qui, un jour, préfère miser sur le blé, le mois plus tard les carburants, hier les métaux, demain - qui sait - l’eau. La moindre pénurie, une récolte médiocre, un brin de famine deviennent des aubaines pour ces fonds prédateurs. C’est la règle du marché libre, de ce libéralisme auquel hélas quelques ténors de gauche trouvent toutes les vertus. Ces financiers ont des alliés de poids. Grâce au bouclier fiscal qui a exonéré les gros héritages, réduit leurs impôts et allégé les cotisations patronales, les habitués de Wall Street ou de notre Bourse ont trouvé des ressources supplémentaires pour aggraver les spéculations. Ces capitaux jouent contre la consommation qu’ils étranglent, le pouvoir d’achat qu’ils compriment, les salaires qu’ils bloquent. Aussi surprenant qu’il semble, les émeutes de la faim qui courent l’Afrique et la révolte qui gagnent les côtes européennes après avoir mobilisé tous les ports français ont la même origine et les mêmes auteurs : cette mondialisation capitaliste que trop de forces politiques regardent comme les vaches voient passer les trains. Pire encore, ce racket pétrolier a été voulu et même planifié par les ministres européens des Finances qui réunis en septembre 2005 à Manchester avaient déjà répudié les mesures qui empêchent « l’ajustement nécessaire » des pays consommateurs au pétrole cher. Et les choix énergétiques et de transports, adoptés à Lisbonne par l’Union européenne ou décidés à Paris, vont à l’encontre de l’intérêt commun et des besoins publics. Le fret ferroviaire est délaissé par la SNCF qui a laissé le champ libre aux opérateurs privés. Les transports en commun sont de plus en plus soumis à des règles de l’offre et de la demande qui en augmentent furieusement les coûts et en limitent l’essor. Le pouvoir sarkozyste choisit de limiter la dépense publique en n’investissant qu’au compte gouttes pour mieux emballer ses cadeaux à ses soutiens du CAC 40. Sarkozy avait promis aux pêcheurs qu’il les sortirait de la mouise comme il l’avait garanti aux ouvriers d’Arcelor-Mittal... Mais les seules promesses dont il se souvient sont celles qui pressurent le monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs. Et celles faites à ses amis, les riches. site du P.C.F LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION DES FONCTIONNAIRESPar domik27 :: 29/05/2008 à 4:43
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 28 mai 2008, 23:33 - Média - Propagande - Lien permanent La campagne de diffamation des fonctionnaires a commencé il y a environ 20 ans. Buts : Moyens : Deuxième étape : DIFFAMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE et INTRODUCTION DES “SERVICES PUBLICS” Supports de deux sortes Nous avons tous marché dans la combine, si bien que : Nous tous, Messieurs et Mesdames (ou “Mesdames et Messieurs”, pour ceux qui ont voté Ségolène), que nous soyons fonctionnaires - et usagers d’autres fonctionnaires - ou pas, que nous ayons voté UMPS ou pas, nous allons devoir payer éducation + santé + justice, qui étaient, depuis 60 ans, payés avec nos impôts. Nous payerons, cependant, autant d’impôts que d’habitude (si pas davantage), cependant. Nous ne seront pas protégés de la violence, qui ne peut que se développer dans ces conditions. Nous verrons partir à la guerre, se faire tuer et irradier, notre jeunesse (devenue inculte et pauvre), afin, non pas de défendre notre pays contre une invasion quelconque, mais afin de conquérir de nouvelles richesses pour les déjà très riches, de France ou d’ailleurs. Troupeau Français, peut-être est-il temps de s’apercevoir que la cape portée par celui qui se fait passer pour ton “Bon Pasteur”, celui qui te ramène à l’étable le soir, et t’endort devant la télé, est en réalité la cape du diable du Moyen-âge? Il est rusé, le Malin, et il n’y a pas de honte à se faire avoir. En revanche, une fois qu’on l’a reconnu, il y en aurait à lui vendre son âme. Aux Impôts, Woerth envoie les policiers lever les piquetsPar domik27 :: 28/05/2008 à 21:47
Trésor public . Les forces de l’ordre sont intervenues hier pour écarter les grévistes, qui craignent pour l’avenir de la fonction publique. « Le ministre utilise la notion d’entrave au droit de circulation pour nous mettre la pression », dénonçait hier Vincent Drezet du Snui (Syndicat national unifié des impôts). Hier dans la matinée, la police est intervenue devant plusieurs hôtels des impôts à Paris, notamment dans les 12e, 15e et 17e arrondissements, pour « empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir à l’écart ». En province, les forces de l’ordre sont également intervenues dans l’après-midi pour lever les piquets des centres d’Avignon et de Carpentras. Dans ces sites, touchés depuis le 15 mai par un mouvements social, l’évacuation s’est plutôt passée dans le calme. « La police nous a demandé de dégager les entrées et de laisser le public et les agents non grévistes rentrer dans l’hôtel des impôts. Sur la plupart des sites, les grévistes ont décidé de se réunir un peu plus loin », témoigne Philippe Craste (CGT). Le ministère du Budget se justifiait hier dans un communiqué : « Éric Woerth considère que, dans le respect du droit de grève, le service public fiscal doit toujours être en mesure d’accueillir et de renseigner les usagers, en particulier dans cette période de remise des déclarations d’impôts. » Toujours selon le ministère, une dizaine de sites sont concernés sur 800 centres des impôts. « Ce type de mouvement est plutôt rare chez nous, nous n’avions pas mené de telle action depuis 2000 », explique Vincent Drezet, qui témoigne de l’exemplarité du mouvement. « La grève s’est déroulée sans la moindre agressivité entre grévistes et non-grévistes. Au contraire, beaucoup de collègues, qui étaient en demande d’informations et d’explications, ont fini par nous rejoindre. Le ministère va encore dire qu’il s’agit uniquement d’une poignée d’excités qui empêchent les autres de travailler. Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas », affirme le syndicaliste du Snui. Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor. « Cette opération entre dans le cadre d’une politique massive de suppressions d’emplois et provoquera une perte de qualité et de technicité du travail des agents », explique Philippe Craste. Selon un tract diffusé par la CGT, le Snui et la CFDT, la fusion Impôts-Trésor doit aboutir à la suppression de plus de 13 000 postes entre 2000 et 2008. Le ministre du Budget, Éric Woerth, évalue de son côté à 5 000 le nombre de suppressions de postes liées à la fusion. Au-delà, les syndicats remettent en cause la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce dernier implique qu’un fonctionnaire puisse être mis en retraite ou en disponibilité d’office, en cas de restructuration. Vincent Drezet anticipe la litanie antifonctionnaires que ne manquera pas d’entonner le ministère. « Ils vont encore nous décrire comme des privilégiés, alors que nous demandons avant tout un débat public ! Certes, nos conditions de vie au travail nous préoccupent. Mais la principale question est le changement profond de nature du service public qu’implique la RGPP. » Cette mesure implique notamment l’augmentation du nombre de personnels contractuels et la mise en place de rémunérations aux mérites. « Imaginez qu’on évalue les contrôles fiscaux au rendement… », lâche Vincent Drezet. Pour Philippe Craste, « ce système, uniquement basé sur la rentabilité, va demander aux agents d’adopter une polyvalence élargie, au détriment de l’accueil du public ». Mehdi Fikri l' Huma du 27 / 05 / 08 EADS : Noël Forgeard placé en garde à vuePar domik27 :: 28/05/2008 à 21:31
« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »Par domik27 :: 28/05/2008 à 21:09
« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »Daniel Steinmetz, élu du SNTRS CGT au conseil d’administration du CNRS, revient sur les motifs de discorde entre les chercheurs et le gouvernement. Pourquoi avez-vous quitté le conseil d’administration du CNRS jeudi dernier ? Daniel Steinmetz. Le - SNTRS CGT et les autres syndicats représentés au conseil d’administration ont voulu montrer, par un acte solennel et inhabituel, à la fois l’inquiétude des personnels et leur colère. Une inquiétude sur l’avenir de notre institution, dont la ministre (Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche - NDLR) a expliqué qu’il serait restructuré, ce qui préfigure, selon nous, son démantèlement. Et de la colère, parce que ce qui devait être un processus de concertation tourne à la mascarade et prend le contre-pied des recommandations votées par le Conseil scientifique. Que craignez-vous quant à l’avenir du CNRS ? Daniel Steinmetz. Le CNRS est aujourd’hui en France le pivot de la recherche fondamentale. Il est pluridisciplinaire et développe des programmes avec des organismes spécialisés qui font de la recherche appliquée, tels l’INRA pour l’agronomie, l’INSERM pour la santé humaine et l’INRIA pour l’informatique. Ce que nous propose le gouvernement, c’est de le restructurer en instituts qui répondront à des disciplines précises mais dans lesquels la pluridisciplinarité sera plus difficile à mener. Actuellement, 23 % des effectifs du CNRS travaillent dans les sciences de la vie. Le gouvernement nous dit qu’ils ont vocation à travailler avec l’INRA et l’INSERM, sous le pilotage de l’INSERM. Nous sommes inquiets, car cette réforme exprime la volonté de faire piloter la recherche fondamentale par l’innovation et le monde industriel. Parallèlement, la question des statuts des personnels demeure entière. Nous assistons depuis plusieurs années à une très forte montée de la précarité des personnels qualifiés. Outre 25 000 titulaires, le CNRS compte aujourd’hui 6 500 postes équivalents temps plein précaires qui concernent plus de 15 000 personnes. Dans certains labos, 30 % à 40 % du personnel est précaire ! La liberté de définir vos sujets de recherche est-elle entamée ? Daniel Steinmetz. Il ne faut pas que les applications gouvernent la recherche fondamentale, ni que cela devienne un modèle. La recherche fondamentale doit être pérennisée et garder une autonomie. Nous ne disons pas que le pouvoir politique n’a pas vocation à fixer de grandes orientations, sur les sujets qui le préoccupent tels que le développement durable, l’énergie, les problèmes de société, etc. Mais dans le cadre de ces grandes orientations, il faut absolument laisser aux scientifiques la capacité de développer leur travail comme ils l’entendent, afin qu’ils aient le temps de développer des outils, des méthodes et de définir les axes de travail qu’il jugent importants. Le risque, avec cette réforme, est que lorsqu’un programme de recherche ne répond pas aux priorités édictées par l’Agence nationale de la recherche (ANR), il ne trouve pas les moyens de se financer auprès d’elle. Le gouvernement rétorque que 30 % des crédits de l’ANR sont consacrées à ce type de programmes. Mais c’est insuffisant. Soit on augmente le financement des programmes « blancs », soit - et c’est notre préférence - on donne aux labos des crédits dits de base pour leur permettre de fonctionner pendant leur contrat. Aujourd’hui, de petits labos sont à l’agonie, leurs équipes se délitent, et leurs savoirs, accumulés depuis de nombreuses années, se perdent. Quelle influence cette réforme risque-t-elle d’avoir sur les universités ? Daniel Steinmetz. Une influence majeure… Il est question de restructurer la recherche autour de 10 ou 15 pôles universitaires qui auront la capacité d’avoir une visibilité internationale. Les autres devront se spécialiser. À Paris, trois pôles sortiront du lot. Il n’en restera donc que sept ou douze pour la province. Plusieurs universités vont donc devoir encaisser le redéploiement d’un certain nombre de thématiques et se spécialiser. La faculté de Limoges devra se recentrer encore plus sur les céramiques et celle de La Rochelle sur le développement durable. Nous assistons à une reconcentration des moyens au niveau national. Entretien réalisé par Cyrille Poy l' Huma du 27 / 05 / 08 Dessin de Bar (Barros).Par domik27 :: 28/05/2008 à 18:58
Le combat élémentaire des écoles maternellesPar domik27 :: 28/05/2008 à 4:59
Éducation . Une école maternelle près de Nantes se mobilise contre les réformes Darcos des programmes et du temps scolaire. Sainte-Luce (Loire-Atlantique), envoyé spécial. Ils étaient près de 15 000 à Nantes, samedi, lors de la manifestation de l’éducation, malgré une pluie incessante. Si les 270 suppressions de postes diagnostiqués en Loire-Atlantique restent le point de crispation, la réforme Darcos des programmes et de l’aménagement de la semaine de classe fédère de plus en plus d’opposants. Notamment dans les sections de maternelle, comme c’est le cas à l’école des Pommes de pin, à Sainte-Luce, dans la banlieue nantaise. Au coeur d’une cité scolaire de neuf cents élèves, les Pommes de pin ont rejoint le mouvement avec la grève du 15 mai. « Après une simple réunion d’information organisée par les enseignants a été décidée une occupation administrative », raconte Éric Le Foll, responsable de la FCPE. Autrement dit, une grève par roulement pendant laquelle une enseignante accueille les enfants, les parents occupant les autres classes. « Les nouveaux programmes vont à l’encontre de ceux mis en place par François Fillon lui-même en 2002 et issus de la synthèse des réflexions de pédagogues. Ces programmes devaient être évalués en 2007, cela n’a pas été fait. Les nouveaux manuels sont arrivés avant même que les enseignants soient consultés », explique Catherine Balliau, parent d’élève et professeure dans un lycée. Au centre des préoccupations, le changement radical de cap qui plaçait jusqu’à présent l’enfant au centre du dispositif. « La dimension psychoaffective de l’enfant est complètement niée, comme dans l’ancien temps. L’objectif de la maternelle sera désormais de le préparer à devenir un élève. Les petites et moyennes sections sont vidées de leur substance. Elles vont devenir des garderies et la grande section un CP. C’est une remise en cause de la scolarité avant trois ans, voire au-delà », résume Sylvie Godard, enseignante en moyenne et grande sections. « Le question du Vivre ensemble qui était l’un des cinq principes de notre enseignement a disparu de nos textes de référence au profit du Devenir élève », confirme Salomé Jourdan, en charge des toute petite et petite sections et aussi directrice de l’établissement. Les nouveaux emplois du temps suscitent également beaucoup d’inquiétude, particulièrement pour les enfants en difficulté. « On parle, pour eux, de stage pendant les vacances scolaires alors qu’ils ont plus que les autres besoin de se reposer. On va encore plus les stigmatiser. Certains parents apprécient qu’on s’occupe enfin des enfants en difficulté. Mais quand ils ont toutes les informations en main, ils deviennent solidaires du mouvement », souligne Éric Le Foll. A Sainte-Luce, l’heure n’est pas à baisser les bras. Ludovic Tomas l' Huma du 27 / 05 / 08 Deux articles de journaux à un mois d’intervalle : vers l’explosion sociale.Par domik27 :: 28/05/2008 à 4:44
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 27 mai 2008, 21:56 - Economie-Fiscalité - Lien permanent Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58 % en 2007 ! Pour la première fois, L’Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les jetons de présence dans les autres grands conseils d’administration. En bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40 patrons : 161 millions d’euros en 2007, contre 102 millions d’euros en 2006. Le gain moyen par tête atteint 4 millions d’euros et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options. Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions d’euros, et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions d’euros. Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie désespérément stable et au pouvoir d’achat en berne. Les patrons eux-mêmes risquent bien d’être embarrassés. A commencer par le premier d’entre eux, Laurence Parisot, qui à chaque excès prêche « la modération ». Trouble également probable chez les politiques de tous bords, condamnés à empiler les lois pour encadrer les salaires des patrons, apparemment sans succès. http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-revenus-des-patrons-du-cac-40-ont-bondi-de-58-pourcent-en-2007_154028.html « L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l’un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril 2008, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin. Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s’accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s’éloignent de ce seuil et "s’enfoncent" dans la précarité. Même l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s’est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient seulement 1,47 million. » http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/l-emploi-protege-de-moins-en-moins-contre-la-pauvrete_1039677_3224.html#ens_id=1017092 Visite du ministre Roselyne Bachelot au CHROPar domik27 :: 28/05/2008 à 4:33
Par Michel Ricoud le mardi 27 mai 2008, 18:05 - Thème : Services publics - Lien permanent Ce
lundi 26 mai 2008, Madame Roselyne BACHELOT – NARQUIN, Ministre de la
Santé, de la Jeunesse et des Sports, était présente au CHRO de la
Source. Les chercheurs reprennent la ruePar domik27 :: 27/05/2008 à 21:44
Recherche . Quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche, les blouses blanches vont à nouveau battre le pavé aujourd’hui. Cette fois pour défendre leur indépendance face aux réformes Sarkozy. « Un système malade », « balkanisé », qui pousse hors de nos frontières « des générations entières de jeunes chercheurs » et attire en sens inverse « si peu de brillants esprits étrangers (…), découragés par l’environnement et la rémunération qu’ils retrouvent ». Voilà le terrible « diagnostic » dressé, le 28 janvier dernier, par Nicolas Sarkozy, sur l’état de la recherche française. L’occasion, pourtant, ne se prêtait pas à un si sévère constat : il s’agissait, pour le chef de l’État, de célébrer le prix Nobel de physique décerné au professeur Albert Fert. Derrière les congratulations de rigueur, c’est alors toute une vision de la recherche qu’expose Nicolas Sarkozy. Une vision utilitariste, concurrentielle, qui a fait bondir les principaux intéressés, quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche (SLR) et la démission, le 9 mars 2004, de plus de 2 000 directeurs d’unité pour protester contre les suppressions de postes et le manque de moyens. Mainmise du politique Depuis cette lutte, qui avait abouti à des états généraux de la recherche, à Grenoble, et au vote d’une loi d’orientation et de programmation en 2005, des craintes nouvelles sont nées. Et la mobilisation a repris. Demain, à l’appel de cinq organisations (SLR, SLU, SNCS, SNESup et SNTRS CGT), des « Marches de tous les savoirs », aussi appelées « Academic Prides », sont ainsi organisées dans neuf villes de France (lire encadré ci-dessous). À Paris, les manifestants se dirigeront vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’où ils repartiront « à reculons » vers Jussieu, pour symboliser la régression des politiques actuelles. Dernier exemple en date de cette régression : la réforme du CNRS, détaillée la semaine dernière dans le Monde par Valérie Pécresse, à la veille d’une réunion du conseil d’administration… censée justement poursuivre la discussion. La provocation n’a guère été goûtée par les élus du personnel (lire notre entretien avec Daniel Steinmetz, du SNTRS CGT) qui ont quitté la réunion, jeudi dernier, pendant que 150 chercheurs manifestaient devant le siège de l’organisme. Derrière l’annonce pour le moins cavalière, c’est surtout le fond qui inquiète. Réorganisé en instituts, dont les directeurs seront nommés par le ministère, le CNRS sera placé de fait sous la tutelle de l’Agence nationale de la recherche, structure chargée de distribuer les financements. Le CNRS se voit par ailleurs déchargé des sciences de la vie et de l’informatique. « Il s’agit du prélude d’un morcellement qui sera fatal à l’organisme », prédisent les syndicats. « D’autant que cette réforme ne constitue qu’un élément d’un bouleversement plus général, en marche depuis plusieurs années, et qui s’est violemment aggravé ces derniers mois, analyse Isabelle This-Saint-Jean, professeur d’économie à Paris-XIII et membre du conseil d’administration de Sauvons la recherche. Un bouleversement qui voit aujourd’hui le pouvoir politique revendiquer la haute main sur le contenu même de la recherche française. « C’est bien au Parlement, au gouvernement, et particulièrement au ministère en charge de la recherche qu’il appartient d’attribuer l’argent public et de fixer les orientations stratégiques », avait prévenu Nicolas Sarkozy, le 28 janvier. Et cela au profit de la recherche dite appliquée, c’est-à-dire - les budgets n’étant pas extensibles - au détriment de la recherche fondamentale. Pourtant, rappelle Bertrand Monthubert, président de SLR, « les grandes avancées scientifiques sont le plus souvent le fait du hasard. Même l’histoire récente le montre. Ainsi, le prix Nobel Albert Fert ne pouvait imaginer au début de ses travaux les applications qu’auraient ceux-ci plusieurs décennies plus tard… ». « Le gouvernement tente d’ouvrir un nouveau front avec le CNRS pour détourner l’attention de son échec à faire appliquer la loi LRU » (sur l’autonomie des universités - NDLR), estime de son côté Jean Fabbri, secrétaire général du SNESup : « Dans les universités, la résistance est réelle contre cette réforme, les consultations des personnels le montrent bien. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si le président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, fervent défenseur de la loi, a été aussi sèchement battu aux dernières élections. » Les statuts en point de mire Dialogue au point mort, indépendance battue en brèche, hausse des budgets en trompe-l’oeil, mise en concurrence accrue… Les raisons de la colère des chercheurs se multiplient. Et ce n’est peut-être pas terminé. « La prochaine étape, anticipe Isabelle This-Saint-Jean, c’est la réforme des statuts des personnels. Avec pour objectif la multiplication des contrats précaires. » Une commission travaille actuellement sur le sujet et devrait rendre ses conclusions d’ici l’été. Mais les chercheurs sont prêts : « Après les rassemblements d’aujourd’hui, d’autres initiatives sont déjà prévues, dans des formes à déterminer », prévient Bertrand Monthubert. Après les enseignants, les chercheurs semblent prêts à reprendre le flambeau de la contestation. Alexandre Fache l' Huma du 27 / 05 / 08 Intéressement : le mythe de la participationPar domik27 :: 27/05/2008 à 21:21
POUVOIR D’ACHAT. Pas question d’augmenter les salaires, mais de nouvelles exonérations aux entreprises : Nicolas Sarkozy ressort les vieilles recettes. Après l’échec des heures supplémentaires défiscalisées, sans impact sur le pouvoir d’achat des Français, Nicolas Sarkozy peine, sur ce sujet, à convaincre. Dans l’espoir de « rebondir », il a annoncé, hier, lors d’un déplacement dans une entreprise de l’Oise, son souhait de voir doublées en quatre ans les sommes versées aux salariés au titre de l’intéressement aux bénéfices de l’entreprise. Le chef de l’État a également affirmé que la participation pourrait être débloquée « tout de suite ». Un dispositif dont l’objectif est de tempérer le mécontentement qui gronde, dans le pays, face à la « modération salariale » exigée par Bruxelles et le patronat français au nom de la lutte contre l’inflation. En 2005, les 4,2 millions de salariés français qui ont bénéficié d’une prime d’intéressement sur les bénéfices ont touché 6 milliards d’euros. Et près de 7 milliards dont été versés au titre de la participation dans les entreprises de plus de 50 salariés. Pour inciter les PME à développer ce type de rémunération, le président de la République a promis aux entreprises « un crédit d’impôt de 20% » pour « chaque centime d’euro d’intéressement ». Ce énième allégement fiscal, a-t-il toutefois précisé, concernera « les entreprises qui n’avaient pas d’accord jusqu’à présent ». Il sera versé « pendant les trois ans de l’accord ». « Pour les entreprises qui ont déjà un accord, nous allons les inciter à les renégocier pour les rendre plus avantageux. Ainsi, chaque entreprise qui, par un nouvel accord, versera plus à ses salariés que précédemment, bénéficiera d’un crédit d’impôt de 20% sur le surplus d’intéressement distribué, et ce pendant les trois ans de son accord », a-t-il ajouté. Confiés conjointement aux ministres Christine Lagarde (Économie), Xavier Bertrand (Travail) et Laurent Wauquier (Emploi), le projet de loi sur la participation et l’intéressement doit être présenté en Conseil des ministres avant l’été pour un vote au Parlement « au plus tard à l’automne ». Une « amélioration » du pouvoir d’achat en trompe-l’oeilFaire profiter les salariés des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, l’idée peut paraître juste. Mais cette mesure pose « un problème de fond » car « elle substitue au salaire principal, qui ouvre le droit de protection sociale et de retraites et qui est relativement stable, des formes variables de rémunération », critique Jean-Christophe Le Duigou,secrétaire confédéral de la CGT. S’inscrivant dans une démarche idéologique empruntée au général de Gaulle, cette réforme vise également, et peut-être avant tout, à rendre plus dociles les salariés en les intégrant aux objectifs de rentabilité des entreprises. « Je souscris à cette vision non pas antagoniste mais réconciliée, harmonieuse et efficace du lien entre le travail et le capital », a affirmé hier Nicolas Sarkozy à l’appui de ses propositions. Le chef de l’État a également annoncé une revalorisation du SMIC… au 1er janvier 2010. À ce titre, une commission d’experts, encore une, sera chargée « de faire des propositions en fonction de la croissance économique tous les ans ». En renvoyant à 2010 l’éventualité d’une hausse hors inflation du salaire minimum, le président de la République écarte implicitement toute augmentation immédiate des salaires. Enfin, il tente de lier évolution du salaire minimum et conjoncture économique, un subterfuge dont l’objectif est de couper court à tout débat politique sur la répartition des richesses. Un comble quand on sait que le SMIC concerne sept Français sur dix. Clotilde Mathieu |
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