Le sort des 371 salariés rescapés en suspens à New York
Créée sur les bords de la Scarpe, pour produire du nylon, l’usine NORSYNTEX compta
1 350 salariés quand elle fut reprise par RHONE-POULENC alors nationalisé.
Reprivatisé, puis cédé aux italiens de NYLSTAR , le site fut dépecé puis racheté par RHODIA.
A chaque transfert une partie de ses effectifs fut liquidée.
RHODIA retirant ses billes, NYLSTAR se
retrouva l’an dernier avec 77 millions d’€ de dettes, au bord de la
faillite. Il reste alors sur le site de Blangy. 316 salariés, plus les
55 de l’usine annexe LAMATO.
Au bout d’un an de tractations, faute
d’industriel pour relancer la production, c’est une banque américaine,
la BEAR STEARNS, qui reprenait les dépouilles de NYLSTAR : soit le
capital et l’usine de Blangy plus une usine polonaise. STILON SA.
Le tout se faisant en créant une filiale italienne: MERYL FIBER GROUP .
Tout semble s’arranger, quand le 16 mars 2008,
la puissante BEAR STEARNS, prise dans la tourmente financière des
Etats-Unis,se trouve à son tour au bord de la faillite. Elle est alors
rachetée par la puissante JP MORGAN CHASE BANK, au prix de 2 dollars l’action (qui valait encore 130 dollars en octobre 2007)
Voilà pourquoi l’avenir des 371 salariés de
l’usine de Blangy et ceux de leurs camarades polonais, passés de la
coupe de NORSYNTEX à celles de RHÔNE-POULENC puis de RHODIA, puis de
NYLSTAR puis de MRYL FIBER GROUP et de BEAR STEARNS dépend aujourd’hui des caprices des actionnaires de la banque JP MORGAN, qui peuvent du jour au lendemain tout liquider.
Ainsi va le monde capitaliste, au nom de la loi sacro-sainte du marché, prônée par la droite et le parti socialiste.
Ajoutons que ceux des 15 500 salariés de la BEAR STEARNS, qui avaient, à partir d’actions de leur propre banque, constitué leur plan de retraite, ont vu celle-ci s’effondrer en quelques heures. Ils portent plainte sans grand espoir de récupérer leur placement .
Voilà ce que nous prépare le gouvernement qui
veut progressivement détruire notre système de retraite par répartition
au profit des placements privés.
Les
lycées ne reçoivent plus assez de financement pour faire fonctionner
les options si chères à nos élèves et garantes d'une culture gratuite
pour eux, principe de base de l'enseignement public, je le rappelle. Résultat concret:au lycée Bellevue, Albiplus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de
Grec plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues europennes. Ce
lycée a d'excellents résultats, et que ces options n'y sont pas pour
rien, car elles remportent un franc succès auprès des élèves, qui
s'impliquent au travers d'elles dans divers projets, et ellescontribuent à leur épanouissement personnel.
La vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe lors de la venue des inspecteurs académiques etrégionaux, pour féliciter justement le dynamisme de l'établissement...alorsqu'en parallèle, le
rectorat, représentant du ministre, tronque les budgets....ce qui empêchera les élèves de poursuivre les options.
Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage desinspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie sur leur passage.
Le PCF sera présent à la manifestation des lycéens à Paris le mardi 1 avril. Le rendez-vous des militants d’Ile de France, notamment en vue de la diffusion du tract est : 14h15, M° Luxembourg.
Le mouvement des jeunes communistes sera également présent sur la manifestation.
En décidant de ne pas renouveler un fonctionnaire
sur deux, le gouvernement fait un choix concret : celui de réduire
drastiquement dans notre pays le nombre d’infirmières, de gardiens de
la paix, de juges, … et d’enseignants.
L’école est la première touchée : avec près de 100.000
enseignants en moins depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres
programmés d’ici 2012, le plan d’austérité éducative du ministre Darcos
est un vrai danger public. Le PCF apporte tout son soutien aux
enseignants, parents et aux élèves qui manifestent leur colère partout
en France.
Le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés plus instruits !
L’information, le savoir, la connaissance n’ont jamais
joué un aussi grand rôle qu’ajourd’hui. Inventions et découvertes se
multiplient. Pour les poursuivre, les maîtriser, pour que leurs
applications profitent à tous, qu’elles permettent une nouvelle
croissance respectueuse des hommes comme de l’environnement, nous
n’avons donc jamais eu autant besoin d’hommes et de femmes accédant au
plus au niveau de culture.
C’est aussi une question citoyenne et démocratique : un
haut niveau de formation développe l’esprit critique, utile pour penser
l’avenir, agir ensemble, apprendre des autres et au besoin se défendre
face à toutes les dominations, à commencer par celle idéologique
exercée par les médias dominants.
Ne pas accroître les inégalités, mais les combattre !
Chacun le sait, l’école est face à de réelles
difficultés pour faire réussir tous les élèves. Mais alors qu’un effort
sans précédent devrait être accompli dans ce domaine, le gouvernement
multiplie les coups contre notre système éducatif.
Alors
que la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout quand les
parents n’ont pas fait d’études longues et ne peuvent pas « préparer le
terrain » pour le CP, des menaces pèsent sur l’avenir de l’école
maternelle avec le risque de renvoyer vers des crèches, des gardes
privées…
Alors
que 15% d’élèves au niveau national sortent de l’école élémentaire avec
un niveau très faible, le ministre Darcos supprime pour tous 2h
d’enseignement par semaine pour les réserver aux 15% d’élèves les plus
en difficulté quand chacun sait que dans les écoles « défavorisées »,
ce sont 80% des élèves qui auraient besoin de ces 2h contre 2% dans les
quartiers privilégiés. Encore plus d’injustice !
Alors
qu’il faudrait penser des programmes de notre temps, la réforme des
programmes baisse l’objectif du « niveau minimum » : se contenter de
« mémoriser » et d’être dociles pour les uns qui seraient condamnés à
être des « exécutants » de l’économie capitaliste ; développer les
capacités de réflexion pour les autres mais en les payant au rabais
sans reconnaître leur qualification. Voila la « priorité » pour
l’éducation du Président Sarkozy : priorité au service du profit des
actionnaires, pas du développement de la société.
Alors
que l’école a besoin d’enseignants parfaitement formés, tant dans leur
discipline que sur la pédagogie, l’Etat liquide la formation
d’enseignants au lieu de l’améliorer. Absurde : les profs sont poussés
à enseigner des disciplines pour lesquels ils n’ont pas été formé. On
les surcharge d’heures supplémentaires au détriment du travail
pédagogique d’équipe au sein des établissements.
Alors
que, naissances oblige, les effectifs grimpent en primaire et bientôt
en secondaire, le gouvernement supprime les postes par milliers, créant
des classes surchargées, réduisant les possibilités de choix de
filières et poussant vers la sortie du système scolaire les redoublants
qui ne trouveront plus place dans les établissements.
Riposter de suite : défendre et proposer
Ne nous laissons pas diviser : quelle que soit son
origine sociale, chaque jeune a droit un haut niveau de culture commune
dans une scolarité unique, avant de s’orienter. Tous les élèves peuvent
apprendre et l’échec scolaire peut être vaincu.
Le PCF propose un plan de lutte contre les inégalités scolaires (voir ci-contre nos propositions) !
Dans les Villes, dans les Conseils Généraux, les élus
communistes qui viennent d’accéder à des majorités, vont favoriser les
aides aux familles, l’éducation, la culture et le sport. Mais seul
l’État peut et doit assurer l’égalité de tous sur l’ensemble du pays.
Les moyens d’un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut
s’attaquer aux profits du grand patronat et de la finance.
Dans les luttes en cours et les manifestations
prévues, les communistes vont agir avec tous ceux qui souhaitent
empêcher ces injustices. C’est possible en s’unissant, personnels,
parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des
contre-projets pour l’avenir de l’école, en prouvant que d’autres choix
sont possibles.
Les
tribunes du Stade de France ont été souillées par la banderole raciste
déployée par quelques supporters du PSG. Cette banderole foule aux
pieds les valeurs de tolérance et de solidarité portées par notre
ville. Malheureusement, cette triste affaire s’ajoute à d’autres. La
tribune de Boulogne est bien trop souvent le lieu d’actes xénophobes.
A présent, la coupe est pleine. Assez d’ignominie !
Paris, ville lumière, n’a pas vocation à être ternie par de tels
messages de haine. Il est temps de déployer les grands moyens pour
faire le ménage et empêcher que de tels actes se reproduisent. Les
interdictions de stade ne suffisent plus. Je me réjouis que le parquet
de Bobigny ait ouvert une enquête préliminaire pour provocation à la
haine et à la violence. Je souhaite que les auteurs de cette sinistre
banderole soient identifiés et qu’ils soient punis à hauteur de ce
qu’ils méritent.
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris
Malgré l’hostilité des soutiens inconditionnels à Israël venus pour ....
L’action unitaire : (AFPS - CCFD - le Figuier - Gentilly à Gauche Autrement - PCF - LCR) En présence de Patricia tordjman Maire de Gentilly - de Jean Claude Lefort député honoraire - M Sbeih Sbeih responsable de la GUPS - le soutien, malgré son absence, de Laurence Cohen conseillère régionale.
La commémoration de la journées de la terre, de solidarité avec le peuple palestinien, c’est tenue sans incident en présence de plus de 60 personnes le 29 mars 2008 à gentilly (94).
De : Marco Gentilly lundi 31 mars 2008 site BELLACIAO
Réduction des moyens au lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny pour la rentrée 2008
Par Eliane Assassi - 26 Mars 2008
Madame Eliane Assassi attire l’attention de Monsieur le
ministre de l’éducation nationale sur la situation particulière dans
laquelle se trouve le lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny.
En effet, selon le projet de Dotation Horaire Globale
pour la rentrée 2008-2009, il est prévu de supprimer entre 10 et 12
postes sur 65, de réduire les horaires, d’augmenter les heures
supplémentaires d’enseignement obligatoire, de fermer des sections,
d’augmenter les effectifs en classe et, de faire passer le bac
professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement.
La communauté éducative a tout lieu de s’inquiéter d’un
tel projet qui plus est s’agissant en l’occurrence d’un lycée classé
« prévention violence ».
Il faut savoir que cette politique de rigueur touche
tout le pays. Pour ce qui est du département de la Seine-Saint-Denis
par exemple, on estime aujourd’hui à 240 le nombre de postes qui
seraient supprimés dans les lycées lors de la prochaine rentrée
scolaire.
Elle note, à cet égard, que la mobilisation des
enseignants et des lycéens s’accélère au plan départemental comme au
plan national pour dénoncer cette précarisation des conditions de
travail du monde éducatif aux conséquences catastrophiques pour les
élèves qui ne peut conduire qu’à l’aggravation de l’échec scolaire.
Elle tient à préciser que, s’agissant particulièrement
des jeunes de la Seine-Saint-Denis, les besoins d’éducation,
d’apprentissage et de formation - sans nul doute plus aigus qu’ailleurs
avec 6000 enfants en « errance » selon la DDASS - sont immenses et
représentent un axe prioritaire pour la réussite de cette jeunesse en
quête d’avenir.
Très inquiète face à une telle situation, elle lui
demande par conséquent de revenir sur les choix comptables qu’il
applique dans l’éducation nationale afin qu’il n’y ait à la prochaine
rentrée scolaire aucune suppression de postes, ni au lycée Alfred
Costes de Bobigny ni ailleurs dans le pays.
Question écrite publiée au Journal Officiel du 27 mars 2008.
Les manifestations à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et
de l’Unef pour l’avenir des retraites ont réuni samedi 80 000 personnes
dans 115 rassemblements et manifestations, partout en France.
“C’est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le
débat soit public dans le pays”, a indiqué à la presse le secrétaire
général de la CGT en tête de la manifestation parisienne. A Paris,
entre Nation et Bastille on a compté 13 000 participants au cortège.
On a enregistré des participations très significatives dans
certaines villes comme Bordeaux (2000), Clermont-Ferrand (800),
Chalon-sur-Saône (1000), Brest (1500), Rennes (2000), Orléans (1250),
Montpellier (1000), Nîmes (1000), Limoges (2000), Tarbes (900), Lille
(1500), Caen (1000), Le Mans (6000), Marseille (10000), Toulon (1000),
Saint-Etienne (1200), Roanne (800), Lyon (5000). Lire la suite -
La BaFin est l’autorité allemande des marchés financiers.
« La crise financière mondiale pourrait coûter jusqu’à
600 milliards de dollars (380 milliards d’euros) aux banques et autres
institutions financières du monde entier, selon un rapport interne de
la BaFin cité par le magazine allemand Der Spiegel.
Le bilan évoqué par l’autorité allemande des marchés
financiers, dont l’hebdomadaire se fait l’écho dans un article
communiqué ce week-end avant sa parution lundi 31 mars, constitue le
plus noir des scénarios envisagés pour les pertes liées aux turbulences
des marchés, elles-mêmes provoquées par la crise des crédits
immobiliers à risque aux États-Unis, les “subprimes”.
“Sur la base des informations dont nous disposons et de
la situation actuelle du marché, nous pensons qu’un chiffre de 430
milliards de dollars (270 milliards d’euros) est plus probable”, ajoute
le rapport de 16 pages de la BaFin, cité par le Spiegel.
L’autorité a calculé que les banques avaient déjà
dévoilé environ 295 milliards de dollars de pertes, dont 10% environ
reviennent à des établissements allemands, poursuit le magazine.
Par extrapolation, les banques allemandes pourraient
accuser en tout 60 milliards de dollars de pertes dans le scénario
catastrophe de la BaFin, et 43 milliards de dollars dans une hypothèse
plus favorable.
Selon le Spiegel, l’autorité évoque aussi un
risque de voir la crise financière se propager au-delà du secteur
bancaire pour gagner les hedge funds, les assureurs, les fonds de
pension et même certaines entreprises extérieures au monde de la
finance.
Une porte-parole de la BaFin a refusé de commenter l’article du Spiegel,
mais indiqué que l’autorité avait préparé un document de discussion en
prévision de la réunion des régulateurs du secteur financier et
banquiers centraux qui s’est achevée à Rome samedi.
Le chiffre de l’ordre de 300 milliards de dollars pour
les pertes publiées jusqu’ici a été établi à partir des sources
disponibles publiquement, a-t-elle ajouté. »
Jonathan Gould, version française Gilles Guillaume.
ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA
Collectif Unitaire 37 de Soutien à Mumia Abu-Jamal
www.mumiabujamal.net
Communiqué de presse
La Cour d’Appel Fédérale de 3ème circuit (Philadelphie –
Pennsylvanie - USA) vient de rendre son jugement : le procès de 1982 à
l’issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort était entaché de
racisme. La Cour reconnaît ainsi que les droits constitutionnels de
l’accusé n’ont pas été respectés. De ce fait, elle annule sa
condamnation à mort mais confirme sa culpabilité.
Les
juges, par deux voix contre une, se prononcent pour un autre procès
avec constitution d’un jury qui devra à nouveau statuer sur la
sentence. Contrairement à ce qu’annonce de nombreuses dépêches de
presse, Mumia Abu-Jamal n’est toutefois pas définitivement à l’abri
d’une nouvelle condamnation à mort, ni d’un enfermement à vie. Et dans
l’attente, il ne quittera pas le couloir de la mort !
L’avocat de Mumia Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan, nous a déclaré
que cette décision était une demi-victoire qu’il fallait, par la
mobilisation internationale, transformer en victoire en rendant justice
et liberté à son client.
Dans cette situation, le Collectif Unitaire 37 appellent au soutien
dans toute la France, et ce sous toutes les formes, notamment par
l’envoi immédiat de messages à l’Ambassade des Etats-Unis : 2 avenue
Gabriel - 75008 Paris / e-mail : webmaster@amb-usa.fr
Vous pouvez achetez aussi le livre de Claude Guillaumaud Pujol :
Mumia Abu Jamal. Un homme libre dans le couloir de la mort. 12€. Les
droits d’auteure vont à la défense de Mumia
Contacts : Claude GUILLAUMAUD-PUJOL 06 81 77 54 34
MRAP : 43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL abujamal@free.fr
Tout
va bien pour la SNCF. En 2007, elle a réalisé 1 milliard d'euros de
bénéfices, soit trois fois plus qu'en 2006. Du coup, elle va verser à
l’État, son actionnaire, un dividende (le premier de son histoire) de
131 millions d'euros.
Pour
apaiser les syndicats de cheminots toujours invités à se serrer la
ceinture, la direction a précisé que l'Etat réinvestirait 50 millions
d'euros dans le développement ferroviaire. A suivre.
La
Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français tient à
exprimer son soutien aux salariés de Kléber Toul à l’heure où, selon la
presse régionale (ER 28/03/08), quarante d’entre eux sont visés par une
plainte déposée par les trois cadres qui avaient été retenus dans
l’usine entre le 14 et le 17 février derniers.
Cette
action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés qui sont
tous les victimes des décisions patronales du groupe Michelin. En
faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques uns, la
partie adverse tente d’intimider et de désarmer tout le collectif de
travail, celles et ceux qu’on appelle à Toul « les Kléber ».
Le PCF s’associe aux responsables CGT qui demandent :
Aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul,
__jeudi 3 et vendredi 4 avril,
__
pour témoigner dans le calme « solidarité et sympathie » à leurs
camarades qui seront alors entendus par les policiers, mais aussi pour
dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au
chômage et à la misère.
La
Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français tient à
exprimer son soutien aux salariés de Kléber Toul à l’heure où, selon la
presse régionale (ER 28/03/08), quarante d’entre eux sont visés par une
plainte déposée par les trois cadres qui avaient été retenus dans
l’usine entre le 14 et le 17 février derniers.
Cette
action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés qui sont
tous les victimes des décisions patronales du groupe Michelin. En
faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques uns, la
partie adverse tente d’intimider et de désarmer tout le collectif de
travail, celles et ceux qu’on appelle à Toul « les Kléber ».
Le PCF s’associe aux responsables CGT qui demandent :
Aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul,
__jeudi 3 et vendredi 4 avril,
__
pour témoigner dans le calme « solidarité et sympathie » à leurs
camarades qui seront alors entendus par les policiers, mais aussi pour
dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au
chômage et à la misère.
Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos
constituent un recul pédagogique
Par Brigitte Gonthier-Maurin - 27 Mars
2008
Le 26 mars, les sénateurs de la commission des Affaires
culturelles ont auditionné le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos,
sur les nouveaux programmes du primaire.
Une fois encore la méthode choisie par le ministre pose question.
Comment en effet penser les programmes pour la réussite des enfants pour demain
sans qu’ait été menée une véritable évaluation scientifique des bienfaits ou
méfaits des précédents programmes ? Les derniers programmes datent seulement de
2002, c’est dire qu’on a à peine le recul de leur application sur une génération
d’élèves.
Sur le fond, le ministre veut recentrer les programmes sur « les
fondamentaux » : français et mathématiques. Ce sont, il est vrai, des éléments
importants. Mais ce retour aux fondamentaux ne doit pas se résumer à la notion
d’empilement des connaissances, balayant ce qui fondaient les programmes de
2002, à savoir l’éveil, l’épanouissement, et surtout la quête du sens dans
l’acquisition des savoirs et des connaissances. Nous avons besoin des deux car
un simple retour aux « méthodes anciennes » ne répondra pas aux exigences
historiquement nouvelles qui se posent à nous : celle d’une posture
d’appropriation réfléchie des savoirs rendue indispensable par le développement
de notre société.
Même scepticisme pour les deux heures du samedi réinvesties sous
forme d’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Dans les écoles où il y a
beaucoup d’élèves en difficulté, ces deux heures seront largement insuffisantes.
A l’inverse, dans les écoles où peu d’élèves sont en difficulté, on peut faire
beaucoup avec deux heures. Il n’y a pas d’égalité entre une Zep à Gennevilliers
et une école à Neuilly. Ce qui signifie donc un renforcement des inégalités.
Enfin, les nouveaux programmes réévaluent la grande section de
maternelle en introduisant des connaissances et des exigences scolaires. On peut
même parler de pré lecture et de pré calcul. Pour autant, le ministre, interrogé
sur ce point lors de son audition, n’a pas indiqué qu’il répondrait
favorablement à la proposition d’Alain Bentolila d’une scolarisation obligatoire
dès 3 ans. Ce qui équivaut à prendre le risque d’une accentuation des
inégalités.
Autant d’interrogations qui n’ont pas semblé émouvoir le
ministre.
Plus
de 10 000 lycéens ont manifesté hier à Paris, Lyon et Marseille pour
protester contre les 11 200 suppressions de postes prévues dans
l’éducation nationale à la rentrée prochaine. « Ces suppressions
affectent principalement les lycées des banlieues qui, précisément,
auraient le plus besoin d’effectifs », a déclaré Hannah Boisson,
porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne
(FIDL). De son côté, Léo Moreau, vice-président de l’Union nationale
lycéenne (UNL), estime que l’ampleur de la mobilisation a « franchi un
cran ». Les deux syndicats appellent à de nouvelles manifestations
mardi prochain.
Depuis
vingt ans, alors que de lourds sacrifices ont été imposés aux salariés,
aucun effort supplémentaire n’a été demandé aux entreprises pour
financer le système de retraite. Un point tabou dans le discours du
gouvernement.
Pour imposer ses vues, Xavier Bertrand joue volontiers
les professeurs, usant d’un raisonnement en apparence implacable.
« Vous avez trois leviers sur les retraites, explique le ministre du
Travail. Soit vous acceptez de toucher moins de pension de retraite, et
personne n’en veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne
fait pas de bien au pouvoir d’achat. Soit, si on vit plus longtemps, il
faut accepter de cotiser un peu plus longtemps. C’était la logique de
2003, et c’est la logique de tous les pays européens. »
Si bien huilée soit-elle, la rhétorique ministérielle n’en pèche pas
moins par des contrevérités et des « oublis ». D’abord parce que,
l’expérience l’a montré, l’allongement de la durée de cotisation n’a
pas conduit à « travailler plus longtemps », les employeurs continuant
d’exclure à tour de bras les travailleurs âgés. Pas plus que cela n’a
évité de « toucher moins ». Au contraire : le niveau des pensions a
baissé, un grand nombre de salariés n’étant pas en mesure de remplir
les conditions pour une retraite à taux plein. En vérité, jusqu’ici,
c’est le montant des retraites qui a été utilisé, sans le dire, par les
gouvernements successifs comme variable d’ajustement pour viser
l’équilibre financier des régimes. Sans résultat sur le déficit, qui a
continué de se creuser, mais avec de lourdes conséquences sociales pour
les retraités… Selon la CGT, citant une étude de l’OCDE, « c’est la
France qui est allée le plus loin dans les sacrifices demandés aux
salariés ». La retraite moyenne représentant 48 % du salaire moyen dans
l’Hexagone, contre 57,5 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE.
En revanche, ajoute le syndicat, « aucun effort supplémentaire n’a
été demandé aux entreprises depuis plus de vingt ans pour payer les
retraites à leurs anciens salariés ». Cette donnée est la grande
absente du discours gouvernemental. Les entreprises portent pourtant,
par leur gestion restrictive de l’emploi, leur pression permanente sur
le « coût du travail », et donc les salaires, une lourde responsabilité
dans les difficultés financières des régimes de retraite. Rappelons que
1 % de la masse salariale équivaut à 2,5 milliards d’euros de
cotisations sociales. La politique de l’emploi constitue bien la
première clé pour répondre aux besoins de financement croissants du
système de retraite : « 4 millions d’emplois supplémentaires
apporteraient la moitié des besoins de financement, via les
cotisations. C’est à peu près le nombre de salariés disponibles
aujourd’hui pour un vrai emploi », note la CGT dans un mémorandum remis
hier à Xavier Bertrand. Les chiffres officiels du chômage ne reflétant
pas, de beaucoup, la réalité du sous-emploi.
Tirer les conclusions de ce constat impliquerait de remettre en
question toutes les politiques publiques visant la baisse du « coût du
travail », menées à coups de généreux allégements de cotisations sur
les bas salaires. Mais les entreprises pourraient aussi être
responsabilisées en modulant leur contribution à la Sécu de façon à
pénaliser celles qui licencient et recourent à de la main-d’oeuvre
précaire, et favoriser celles qui, à l’inverse, développent l’emploi
qualifié et bien rémunéré. Pour l’heure, le gouvernement, s’appuyant
sur des excédents de l’assurance chômage, se contente d’envisager un
transfert de cotisations UNEDIC sur la retraite. Mesure soutenue par la
CFDT, mais contestée par la CGT, qui rappelle qu’un chômeur sur deux
n’est pas indemnisé.
Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, avancent d’autres pistes de
financement, aujourd’hui rejetées par le gouvernement : élargissement
de l’assiette des cotisations à une série de « niches » actuellement
exonérées, telles les stock-options, l’intéressement et la
participation. Un rapport de la Cour des comptes a évalué à quelque 25
milliards d’euros le bénéfice d’une taxe qui s’appliquerait à
l’ensemble des éléments de rémunération exonérés. Le déficit du régime
général de retraite avoisine les 5 milliards… La CFDT, quant à elle,
choisit de plaider pour la généralisation de « l’épargne collective »,
afin de la rendre accessible aux salariés des PME. Alors que la CGT met
en garde contre « les illusions » de produits d’épargne, « très coûteux
pour un rendement aléatoire ».
A l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires à manifester pour défendre “l'avenir des retraites” a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris et dans toute la France.
La manifestation parisienne, entre la Place de la Nation et Bastille, a réuni 10 000 à 15 000 personnes selon la CGT. En tête de cortège une banderole demandait “Stop à la casse des retraites”. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a prévenu que ces manifestations n'étaient qu'un “début”. “C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays”, a-t-il insisté. Alors que le ministre du travail ne propose aux syndicats qu'une concertation, ceux-ci revendiquent une “vraie négociation”. Pour le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, il s'agissait également “que l'on n'escamote pas le débat” face à “la mécanique implacable” défendue par le gouvernement aboutissant “à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps”.
Des manifestations ont eu lieu en régions. Plusieurs milliers
de personnes ont répondu à l'appel des syndicats à Lyon (entre 2000 et
5000) et Marseille (entre 1500 et 10 000). Ils étaient également des
centaines à manifester à Toulouse (entre 900 et 3 000), Bordeaux (entre
1 000 personnes et 1 500), Lille (entre 900 et 1 500), Rennes (entre
600 et 1 500), et dans de nombreuses autres villes françaises
(Strasbourg, Rouen, Nantes, Saint-Brieuc, Angers, Brest, Le Havre,
Tours, La Rochelle, Angoulême, Roanne, Clermont-Ferrand, Grenoble).
Une intersyndicale se réunira lundi pour confronter les revendications et tenter d'établir une plate-forme commune afin de “faire bloc” devant le gouvernement, selon l'expression du président de la CFTC, Jacques Voisin.
Le Parti communiste français soutient ce mouvement. De
nombreux militants et élus communistes étaient présents à ces
manifestations.
Extrême droite . Face aux nostalgiques de l’Algérie française, quatre-vingts contre-manifestants ont dénoncé la réhabilitation
de l’organisation criminelle.
La
France marche sur la tête. Voilà la réflexion qui venait à l’esprit de
tout démocrate et républicain à la vue de la scène ahurissante de
mercredi soir, place Charles-de-Gaulle, à Paris. Au prétexte d’honorer
la mémoire des victimes de la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars
1962, une quarantaine d’anciens membres de l’OAS et autres nostalgiques
de l’Algérie française, sous la protection des forces de l’ordre,
traversent la place de l’Étoile pour raviver la flamme du souvenir sous
l’Arc de triomphe et brandir leurs étendards face à la tombe du Soldat
inconnu. La cérémonie constitue, dans l’esprit de ses organisateurs,
d’anciens factieux regroupés au sein de l’Adimad-OAS et de
l’association Souvenir du 26 mars, un pas de plus dans la
réhabilitation de l’organisation criminelle. La preuve ? La présence,
dans ce rassemblement, auquel les autorités ont donné leur feu vert,
d’Armand Belvisi, compagnon de Jean-Bastien-Thiry, organisateur des
deux attentats manqués contre le général de Gaulle. L’ancien
terroriste, militant d’extrême droite, qui ne manque aucune occasion de
clamer qu’il « ne regrette rien », s’offre le luxe de venir narguer les
quatre-vingts contre-manifestants venus protester contre la présence,
dans ce lieu symbolique de la République, de ceux qui retournèrent,
hier, les armes contre elle.
Dans une ambiance tendue, les participants à ce
« contre-rassemblement républicain » (1) exposent les raisons de leur
colère, souvent interrompus par les invectives du camp adverse. « Le
symbole que constitue la flamme du souvenir en hommage aux anonymes
morts pour la France a été souillé par la présence de l’oriflamme d’une
association qui regroupe d’anciens traîtres à la République. Il y a là
une inversion totale des valeurs fondatrices de la nation », s’indigne
Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’un des six inspecteurs des centres
sociaux éducatifs exécutés le 15 mars 1962 par un commando Delta de
l’OAS. Jean-François Gavoury, président de l’Association pour la
mémoire des victimes de l’OAS à l’origine du contre-rassemblement, fils
du commissaire central d’Alger, Roger Gavoury, assassiné par l’OAS en
1961, fustige une « dérive insupportable des institutions de la
République ».
Argument repris par Ian Brossat, président du groupe communiste au
Conseil de Paris. « Autoriser un tel rassemblement est une nette
provocation de la part de Nicolas Sarkozy », insiste le jeune élu. Une
« provocation » qui s’inscrit dans un mouvement de fond, analysent
Jean-Pierre Gonon, de France-Algérie, et Fatima Besnaci Lancou, de
l’association Harkis et droits de l’homme, rappelant le scandaleux
article 13 de la loi du 23 février 2005, qui ouvre le droit à
l’indemnisation des anciens criminels de l’OAS. Les opposants à ce
mouvement de réhabilitation craignent une promesse de campagne de
Nicolas Sarkozy, qui s’était engagé à reconnaître la qualité de « morts
pour la France » aux victimes du 26 mars 1962. « Si ce pas devait être
franchi, ce serait la fin des valeurs attachées à la qualité de "mort
pour la France." Je me verrais alors dans l’obligation d’engager une
procédure pour que cette qualité soit ôtée à mon père », prévient
Jean-François Gavoury. Dans la foule, Hakim, étudiant, observe, ébahi,
les nostalgiques de la colonisation. « Sarkozy dit vouloir tourner la
page de cette histoire. Mais en glorifiant le passé colonial et en
réhabilitant l’OAS, il fait le contraire d’un travail de mémoire
apaisée », commente le jeune homme. Le groupe d’anciens activistes de
l’OAS se scinde en deux. Les uns se glissent dans un autre cortège
d’anciens combattants venus raviver la flamme. Les autres se rendent à
la messe donnée à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
(1) On notait la présence de représentants de l’Anpromevo, de
l’Association des amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs
compagnons, de la LDH, du MRAP, du Collectif anticolonial, de l’AFASPA,
de l’ARAC, de France-Algérie, de Harkis et droits de l, du Comité
vérité et justice pour Charonne, de l’association Au nom de la mémoire,
du groupe communiste au Conseil de Paris, etc.
Protection
sociale . Le gouvernement entame une concertation dont il a fixé par
avance l’issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation. Le
bilan de la loi Fillon appelle d’autres mesures.
C’est parti et, disons-le, plutôt mal parti. Le
« rendez-vous retraite » a démarré hier par une journée marathon de
rencontres avec les « partenaires sociaux » au ministère du Travail.
Grand ordonnateur de l’événement, Xavier Bertrand soigne les
apparences. Son discours lisse, pétri de bonnes intentions et de
fausses évidences, ne cache pas l’essentiel : d’emblée, le gouvernement
a fixé des règles du jeu qui augurent mal de la suite. À l’en croire,
il s’agirait seulement, en 2008, de confirmer et d’amplifier la réforme
de 2003, en allongeant la durée de cotisation à 41 ans. Du coup, selon
M. Bertrand, le sujet ne mérite qu’une « concertation », en aucun cas
une véritable négociation. Les syndicats risquent donc de n’être
convoqués, rue de Grenelle, « que pour la photographie », remarque le
secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. De son côté, le chef du
gouvernement a prévenu, il envisage déjà de faire passer son projet par
voie « réglementaire », autrement dit en zappant le débat et le vote du
Parlement. Le gouvernement semble avoir le souci de laisser le moins
d’espace possible à la confrontation des points de vue.
Il est vrai que, depuis 2003, la réforme Fillon a subi l’épreuve du
réel. Et le bilan n’est pas à son avantage. La « sauvegarde » du
système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l’allongement
de la durée d’activité et supposait donc un allongement sans fin de la
durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008
suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite.
En vérité, le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites
(COR) le constate : le taux d’activité n’a pas augmenté. Signe le plus
flagrant de l’échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À
l’heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été
évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions,
l’augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux
plein n’a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle
impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà
incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et
voués à de basses retraites.
Rien d’étonnant, dès lors, si la perspective d’un passage aux 41 ans
est aujourd’hui récusée par l’ensemble des syndicats, la CFDT incluse,
qui en avait pourtant acté le principe en approuvant la loi Fillon. Une
telle mesure paraît, en outre, d’autant moins défendable que les
négociations sur la pénibilité du travail ont échoué : le patronat fait
toujours obstacle à la mise en place d’un véritable droit au départ
anticipé pour les salariés usés avant l’heure, dont l’espérance de vie
en retraite est ainsi diminuée. Passer aux 41 ans reviendrait ainsi à
aggraver une inégalité criante devant la retraite.
l’érosion constante du niveau
des pensions
Deuxième aspect de l’échec des réformes, qui, après avoir été
longtemps dissimulé, saute maintenant à la figure : l’érosion constante
du niveau des pensions, fortement dénoncée par les retraités eux-mêmes
lors de récentes manifestations. Deux dispositions, introduites par
Balladur en 1993, reprises par Fillon, en sont à l’origine : le calcul
de la pension à partir des 25 meilleures années de salaire de la
carrière, au lieu des 10 meilleures précédemment ; et l’actualisation
de ce salaire annuel moyen, lors de la liquidation de la retraite, en
fonction de l’inflation, au lieu de l’évolution de l’ensemble des
salaires. Enfin, les pensions elles-mêmes sont revalorisées selon les
prix et non les salaires. Résultat : une chute du « taux de
remplacement », référence clé en matière de retraite mesurant le
montant de la pension par rapport au dernier salaire (selon la COR, il
a « diminué d’environ 10 points entre les générations 1938 et 1985 »).
Les syndicats et la Caisse nationale d’assurance vieillesse
réclament une correction du système, par un retour vers l’indexation
sur les salaires, en soulignant qu’il en va de la crédibilité du régime
par répartition. En particulier au sein des jeunes générations, qui,
selon les enquêtes d’opinion, se montrent de plus en plus sensibles aux
sirènes de la capitalisation. Le gouvernement se contente, pour le
moment, de proposer une modification à la marge, portant sur le
calendrier de la revalorisation des pensions. Pour la CGT, il s’agit de
viser un taux de remplacement de 75 % et, en tout état de cause, une
retraite égale au moins au SMIC.
Le MEDEF, pour sa part, aborde les discussions avec une idée fixe :
reculer à 62, voire 63 ans, l’âge ouvrant droit au départ. Le
gouvernement feint de s’y opposer tout en s’employant à rendre, dans
les faits, ce droit de plus en plus virtuel en augmentant la durée de
cotisation…
En dépit des intentions gouvernementales, l’issue de ce rendez-vous
n’est pas jouée d’avance. Beaucoup dépendra de la capacité des
syndicats et de l’opposition de gauche à imposer un débat franc, à
libérer la question des retraites du carcan où certains veulent la
maintenir, en prétendant que le salut économique du système est
suspendu aux sacrifices des seuls salariés (voir page 4). En organisant
une première journée de mobilisation, samedi, marquée par des
manifestations à Paris et en province, la CGT, la FSU et Solidaires
espèrent marquer de premiers points en ce sens.
A l’initiative des Directeurs de Bibliothèques
Universitaires (ADBU), le projet LibQUAL+ fait la Une de plusieurs
sites universitaires.
Il s’agit très trivialement d’un questionnaire d’évaluation, sur la
qualité du service et du fonctionnement des Bibliothèques
Universitaires. Ce qui est remarquable, par contre, c’est qu’il fait
l’objet, parfois, de loteries dotées de récompenses très « mode » !
Cette mascarade d’évaluation du Service Public
se fait sous forme de jeux concours : là le lot est un i-pod, ici un
MP3 à gagner, ailleurs une aimable animation compare les responsables
locaux de la bibliothèque avec un acteur glamour.
A ce jour, 12 établissements sont ou seront à leur demande concernés
par ce projet : (Paris 5, Paris 3, Paris 6, Paris 11, Paris 12, Lyon 1,
SCD Brest, SICD Strasbourg, Angers, Tours, Toulouse 1 et EPFL Lausanne).
Pour la FERC Sup-CGT, l’évaluation du Service Public ne peut pas
être un jeu et doit au contraire être menée avec le plus grand sérieux.
Il en va de la crédibilité des missions que nous sommes fiers de
remplir pour notre jeunesse : une Formation supérieure, une Recherche
et une Information scientifique et technique de haut niveau, pour le
plus grand nombre.
Les surfers du Net, si sympathiques soient-ils, ne nous paraissent
pas les plus indiqués pour entourer cette enquête de toutes les
garanties nécessaires, d’autant que ses résultats seront dépouillés aux
Etats-Unis !!!
Scandale encore dans cette « chasse à l’homme » lancée par la plus
grande université parisienne, sur internet ! En effet, pour retrouver
ses anciens Doctorants (souci tout à fait respectable), elle a choisi
de récompenser ses meilleurs limiers en leur versant des sommes
d’argent relativement alléchantes pour être incitatives…
A l’époque de la rigueur budgétaire, où le pouvoir d’achat des
personnels n’est pas réévalué et où les établissements sont sommés de
trouver des financements à l’extérieur, il est tout à fait choquant que
de telles opérations soient montées et financées au détriment des
réponses aux vrais besoins des étudiants et des personnels.
La FERC Sup-CGT condamne la forme et le fond de ces pratiques et
refuse que l’Université française soit ramenée à cette dimension de
champs de foire.
Elle demande solennellement aux Présidents d’Université de cesser cette utilisation honteuse de leurs sites.