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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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ALPES-MARITIMES . Un ancien membre des commandos delta de l’OAS figure sur la liste UMP conduite par le maire de Cagnes-sur-Mer.
Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire
du général de Gaulle en inaugurant l’historial qui lui est dédié, aux
Invalides. Dans les rangs de l’UMP, pourtant, certains ne
s’embarrassent guère de cet héritage politique susceptible de faire
obstacle à la digestion de l’extrême droite, singulièrement celle qui
entretient la nostalgie de l’OAS. Ainsi le maire UMP de Cagnes-sur-Mer,
Louis Nègre, affiche-t-il comme en 2001, sur la liste qu’il conduit aux
municipales, le nom d’un certain Gabriel Anglade. Classé par les
historiens parmi les « contre-terroristes » chargés d’assassiner
clandestinement des membres supposés du FLN durant la guerre d’Algérie,
il rejoint, après l’échec du putsch du 21 avril 1961, l’officier
parachutiste déserteur Roger Degueldre, créateur et chef des «
commandos delta » de l’OAS, ces équipes de tueurs qui semèrent le sang
et la terreur à partir de l’été 1961. Affecté à l’un d’entre eux, celui
que l’on surnommait « Gaby l’argenté » prit part à plusieurs attentats
(1).
Le 15 mars 1962, avec Degueldre et Joseph Rizza, il participa à
l’assassinat de six fonctionnaires de l’éducation nationale,
responsables des Centre sociaux éducatifs fondés par Germaine Tillon :
Max Marchand, Marcel Basset, Salah Henri Ould Aoudia, Ali Hammoutene,
Robert
Eymard et l’écrivain Mouloud Feraoun. « Anglade déclencha le tir
contre l’écrivain algérien Mouloud Feraoun », écrit l’historien
Alexander Harrison (2). Anglade ne renie d’ailleurs pas ce passé. Les
deltas, explique-t-il, étaient des « citoyens ordinaires prêts à mourir
pour une cause, le maintien de l’Algérie française » (3).
De ce passé criminel, il n’eut jamais à rendre de comptes devant la
justice. Comme ceux d’anciens militants de l’OAS, le nom de ce proche
de Jacques Médecin réapparaît à la fin des années soixante-dix dans la
rubrique du droit commun, notamment au moment de l’affaire du fameux
casse de Nice (4). À soixante-treize ans, président de la Maison des
pieds-noirs de Cagnes et adjoint au maire en charge des rapatriés, il
continue d’entretenir la nostalgie de son sinistre passé et du temps
béni des colonies. À l’origine d’un rassemblement pour exalter «
l’oeuvre positive » de la colonisation, le 20 mai 2006, Anglade avait
reçu, pour son initiative, la visite et l’appui de Christian Estrosi,
alors ministre de l’Aménagement du territoire. « Le temps des excuses
est fini », avait lancé le ministre, entre les stands arborant des pins
de l’OAS ou du général Salan, et ceux proposant une abondante
littérature sur « l’oeuvre maléfique de De Gaulle » (5). Contactés par
l’Humanité sur la présence de Gabriel Anglade sur la liste UMP, le
maire de Cagnes-sur-Mer, n’a pas donné suite. Ils n’est « pas joignable
». L’une de ses colistières UMP, Corinne Guidon Pietrowski, estime que
le passé d’Anglade relève de « vieilles histoires de guerre » et qu’il
faut « tourner la page ».
Alerté par une missive adressée à une douzaine d’élus par
Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’un des six inspecteurs de
l’Éducation nationale assassinés le 15 mars 1962, le communiste Michel
Santinelli, tête de liste de la gauche, se dit « abasourdi ». « Je le
savais proche de l’extrême droite, mais, comme la plupart des Cagnois,
j’ignorais tout de son passé. Je suis outré », affirme-t-il. Pour lui,
pas de doute. Le lien est direct entre la sinistre biographie de ce
conseiller municipal et « la stratégie de Louis Nègre pour séduire
l’électorat du FN ».
(1) Voir la notice établie par Jean-Philippe Ould Aoudia dans la
Bataille de Marignane, la République, aujourd’hui, face à l’OAS,
préface de Pierre Joxe,
Ed. Tirésias, 2006, p. 76.
(2) Challenging de Gaulle. The OAS and the contre-révolution in Algeria,
Alexander Harrison, Éd. Praeger,
New York, 1989.
(3) Cité par Anne-Marie Duranton Crabol, le temps de l’OAS, Éd. Complexes, 1995, p. 130.
(4) Rémi Kauffer, OAS, histoire d’une organisation secrète, Fayard, 1986.
pp 310 et 352.
(5) « Pieds-noirs ou la culture
du souvenir d’un là-bas perdu »,
Nice Matin, 21 mai 2006.
Lucie Martin
l' Huma du 28 / 02 / 08
DROITE
. En campagne à Bagneux et Malakoff (Hauts-de-Seine), le secrétaire
général de l’UMP a donné ses consignes de vote pour la
Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF.
Patrick
Devedjian poursuit la croisade qu’il a entamée dès sa jeunesse dans les
mouvements d’extrême droite : « Le communisme est un archaïsme, un
canard à qui on a coupé la tête et qui continue à courir. » Et le
secrétaire général de l’UMP continue, quant à lui, de courir derrière
le « canard sans tête ». Dimanche, il était à Malakoff et à Bagneux,
deux villes administrées par les communistes dans le département des
Hauts-de-Seine où il a succédé à Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy à la
présidence du conseil général.
Patrick Devedjian,
venu apporter son soutien aux candidats des listes de l’UMP, met les
points sur les « i » de son anticommunisme. « C’est normal qu’il y ait
des villes de gauche, affirme-t-il. Mais je fais la différence entre le
PCF et le PS. Ce dernier est un parti démocratique. En
Seine-Saint-Denis, si la droite n’est pas en mesure de le faire, je
souhaite que ce soit le PS qui gagne. » On peut difficilement donner
consigne de vote plus claire.
En Seine-Saint-Denis en
effet,
le Parti socialiste, sous l’impulsion du député Claude Bartolone, part
à l’assaut du conseil général et de plusieurs municipalités dirigées
par des maires communistes. Sous le prétexte de « faire entrer la
Seine-Saint-Denis dans le XXIe siècle », c’est une véritable campagne,
avec un fort appui médiatique (voir l’Humanité du samedi 23 février),
qui est menée contre la gestion de ce département populaire
d’Île-de-France. Une gestion à laquelle pourtant le Parti socialiste a
toujours été associé. Le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, qui
a ravi la municipalité aux communistes en 2001, s’en vante
ouvertement : « C’est parce qu’il y a eu Pantin en 2001 qu’il y a
aujourd’hui La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte, Aubervilliers ou
Villetaneuse », affirme-t-il, énumérant des villes où le PS présente
des listes de division.
Responsable aux élections
à la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, Yannick Trigance ne
souhaite pas commenter les propos du secrétaire général de l’UMP.
« Nous n’avons pas besoin du renfort de M. Devedjian, affirme-t-il.
Notre adversaire c’est la droite et, dès le soir du premier tour, nous
appellerons partout la gauche à se rassembler. » Il n’empêche que « la
droite joue le PS contre le PC », s’indigne Gilles Garnier,
vice-président communiste du conseil général. L’élu communiste note
dans les propos du secrétaire général de l’UMP, affirmant que le Parti
communiste n’est pas un parti démocratique, la « volonté d’éradiquer le
PCF. La même qu’on a perçu dans les propos de Rama Yade accusant les
communistes de racisme ». « Je retrouve malheureusement cette violence
dans certains propos de Claude Bartolone ou de Bertrand Kern contre les
communistes
en Seine-Saint-Denis », précise Gilles Garnier. « En tout cas, Patrick
Devedjian ne se trompe pas d’ennemi », note l’élu communiste. Il y voit
« la grande imperméabilité de la gestion communiste face aux projets de
la droite ». Patrick Devedjian illustre par ses propos que la seule
façon de battre la droite en Seine-Saint-Denis est de confirmer la
présidence communiste du conseil général.
Olivier Mayer l' Huma du 28 / 02 / 08
19
millions d’euros dixit France Inter , somme qui corresponderait aux
amendes et redressements fiscaux ! Rien que ça . Prise en charge
généreuse qui risque sans rire de faire des émules a ces techniques
libérales de détournement de fonds !
Allez y comme ça , patron de pacotilles, mauvais
magouilleurs et grands fauves de l’économie libérale. Comment le peuple
français va t il recevoir cette information. Comment les chomeurs en
fin de droit vont ils accepter cette information, comment les
intermittents vont ils recevoir cette info etc etc etc …..
site BELLACIAO
UIMM ReSCANDALE -Un des Hauts Cadres UNEDIC Impliqué !

UIMM , vous vous en souvenez, des millions d’Euros détournés des comptabilités patronales! Nos généreux patrons du MEDEF
ont accordés des versements et acceptés des prises en charge de toutes
les amendes ou autres ré-impositions fiscales et qui seront infligées à
leur désormais démissioné , parti de son ancien poste de secrétaire de
l’UIMM. Cet ancien négociateur qui a été remplacé par un haut responsable du MEDEF.
C’est ce responsable du MEDEF qui aurait négocié ces accords, dans un article de Marianne il est précisé que ce Haut cadre du MEDEF est aussi actuellement un des principaux gestionnaires de l’UNEDIC.
Comme patron d’une assurance chomage, accorder et dans
le fond continuer de détourner des sommes de ces caisses appartenant
virtuellement a cette entité UIMM à caractère "mafieux"
pour couvrir les errances et les magouilles de certains de nos grands
entrepreneurs, en voilà une drole d’idée de solidarité. L’assurance
d’une somme de 1.5 millions d’euros aurait été accordée pour le départ
de cet arrogant et grand donneur de leçon .
Les enquèteurs finiront ils par connaitre les
bénéficiaires de ces sommes d’argent détournées des comptabilités des
entreprises gérées par des adhérents et militants du MEDEF,
des comptabilités si souvent accessibles aux ouvriers, salariés et
employés. Surtout quand les plans sociaux sont organisés par des Hauts
responsables de l’UNEDIC!
DU SAC PARISOT et vos cadres assureurs de magouilles , celle qui est incapable de faire le Ménage dans sa propre boutique, de ces affaires de familles pas très clairs !
Pour plus de détail une lecture approfondie de l’article sur cet hebdomadaire en vogue a la vague. Merci à eux sur ce coup !
De : Skapad
vendredi 29 février 2008site BELLACIAO
Par philippe tixier le mercredi 27 février 2008, 12:51 - poli-tic
Discours sur l'école de Sarkozy (15/2/2008)
Toutes ces disciplines, je veux dire orthographe, grammaire, seront remises à l'honneur.
Sans parler de la pratique du texto, du langage texto, ..., je suis terrifié quand j'en reçois un,
..., si on laisse faire, dans quelques années, bon, on aura du mal à se comprendre, ...
voir et entendre sur :
http://www.lepost.fr/article/2008/02/15/1099146_sarkozy-terrife-par-les-sms-mal-rediges.html?xtor=RSS-30
Quelques jours après, il donnait un brillant exemple de son français, en insultant de :
pauvre con une personne plus agée que lui ! (salon de l'agriculture 2008)
Mauvais français, irrespect de l'age, ..., de quoi parle-t-on ?
http://www.youtube.com/watch?v=jsogAoIPpyE
Le contraste de Sarkozy s'appelle la rupture !
Mai 2008, 40 ans déjà !

Commission « Pour la nouvelle télévision publique »
Déclaration de Jack Ralite et d’Ivan Renar
Sénateurs de Seine Saint-Denis et du Nord
A l’occasion de la première réunion de la commission le 27/02/08
Ne plus voir l’esprit des affaires s’imposer aux affaires de l’esprit
La télévision est la première des pratiques culturelles
contemporaines, la quasi-totalité des Français (98,5 %) la regarde.
Chacun d’entre eux passe, en moyenne, quotidiennement trois heures
trente-neuf devant le petit écran. On évalue à cent mille heures le
temps consacré à la télévision pendant la vie. C’est un espace
incontournable, un outil extraordinaire dont la dimension populaire est
exceptionnelle. C’est le principal lien social. Sa belle histoire
tourmentée le montre.
Réfléchir à son avenir, lui donner, lui assurer un
futur à la hauteur de la place qu’elle a prise dans la société et
l’ensemble des pratiques quotidiennes des citoyens, est une tâche
essentielle. Aucun responsable politique ne peut s’y dérober. Elle doit
s’accomplir en fidélité avec un certain nombre de principes :
indépendance, démocratie, pluralisme, création…
Un travail transversal.
Ce travail doit prendre en compte l’ensemble des
télévisions. Il est nécessairement transversal et doit considérer aussi
bien le domaine privé que le domaine public. Ne pas le faire serait
prendre le risque de créer « un coin public » qui, si parfait soit-il,
ne serait pas garanti. Face aux pratiques marchandes sans rivages du
secteur privé, il serait fragilisé. Le secteur public de la télévision
a 35 % d’audience et la seule chaîne privée TF1 28 %. Les chaînes de la
TNT ont vu, en 3 ans, leur audience atteindre les 25 %. Le satellite
connaît le même engouement. Ainsi la télévision aujourd’hui, c’est le
secteur public plus le secteur privé animé par des groupes puissants
comme Bouygues, Vivendi, Lagardère, Bolloré, RTL et France Télécom. La
mise à jour et en œuvre d’une responsabilité publique nationale et
sociale valable pour l’ensemble des télévisions, y compris les
associatives non lucratives, est nécessaire, notamment en matière de
contenus.
Six défis fondamentaux
Penser et construire cette télévision à venir est
également nécessaire car elle est confrontée à des défis nombreux et
fondamentaux dont il faut se saisir sous peine d’avoir des « retards
d’avenir », d’être « inaccomplis ».
D’abord celui de la diversité et du pluralisme qui
concernent les idées, les expressions, les esthétiques, la liberté de
création et de recherche et l’information. Cette diversité est un bien
meilleur critère que la subjective qualité, et répond plus profondément
à la création et aux responsabilités éducatives de transmission du
savoir, de découverte et d’ouverture à l’autre. Ce défi de la diversité
est une offre au défi de la diversité des publics qui n’est jamais une
mise en moyenne que fabriquent l’audimat, la mise en conccurence ( la
pluralité des chaînes n’est pas le pluralisme) et les sondages. Il ne
faudrait pas qu’à l’affairisme conformiste de la publicité succède un
conformisme d’Etat. L’audience par exemple, est un fait et pas une
réglementation.
Ensuite le défi d’indépendance. Au nom d’une
hypothétique libération des pratiques sauvages du marché publicitaire
il ne faudrait pas permettre une instrumentalisation de l’audiovisuel
par le pouvoir. L’autonomie de la télévision publique et de ses
fonctions centrales, l’information et la culture doivent être
garanties. Il en va de la dignité et du respect du service public, de
ses personnels et de ses publics. Le nouveau service public de
l’audiovisuel aura d’autant plus un rôle moteur dans la démocratie
qu’il sera une nouvelle part des moyens du peuple à disposer de
lui-même. Il s’agit là d’un rendez-vous capital de culture et de
liberté.
Puis le défi de l’investissement dans les contenus,
donc de leur production industrielle et artisanale, à laquelle doivent
participer plus les sociétés publiques de l’audiovisuel et la
production notamment indépendante. Ce défi, aujourd’hui, n’est pas
suffisamment assumé dans notre pays.
Encore, le défi de protéger les œuvres, leurs auteurs
et leurs interprètes par une réglementation rigoureuse et respectée. Le
parlement avait unanimement, à l’automne 2006, défini l’œuvre
audiovisuelle. Un décret devait en préciser l’application, après
atermoiements il a été différé et aujourd’hui « oublié » au grand
plaisir des chaînes privées qui l’avait combattu.
Toujours, le défi des nouvelles technologies (TNT,
téléphonie et internet) qui ouvrent de nombreuses perspectives sur tous
les plans à la condition de ne pas être assimilées à la fatalité dont
les promoteurs s’arrogent le monopole du « principe de réalité ».
Enfin, les défis internationaux qui commandent de
coopérer et de produire à l’échelle européenne face à la production
d’hollywood même si elle a des qualités. Les services publics européens
ont, en commun, un travail à faire dans ce sens.
Le décisif service public
Le secteur public rénové et renforcé jouera un rôle
moteur dans la prise en compte de ces défis fondamentaux. Cela implique
une réhabilitation et une extension de la notion de service public. Par
exemple, il faut sortir du nouvel « esprit des lois » (la conccurence
libre et non faussée) de plus en plus utilisé comme moyen de trancher
entre des lobbies opposés. Cela lui fait perdre largement son
effectivité annoncée, alors même que les pratiques sociales
s’organisent selon des paramètres extra-légaux. Au contraire, la
pertinence juridique devra animer le nouveau statut de la télévision
publique française (pôle public de l’audiovisuel, missions de service
public, exigence spécifique en matière de pluralisme, pluralisme
interne au pôle public, règles d’intérêt général, statut des
personnels, rapports avec les opérateurs privés). Ainsi seront
notamment créés, encouragés et stimulés les rapports entre ceux qui
font la télévision et ceux qui la regardent. L’importante question du
lien entre le « je » et le « nous » trouvera là une de ses
articulations.
Un financement garanti et perennisé par la loi
Le financement de la télévision doit prendre en compte
toutes ces données sans adopter la philosophie du « donnant-donnant ».
Aujourd’hui le privé va recevoir tout ou partie de la publicité du
secteur public. Les taxes sur la publicité sont une réponse partielle
et démocratique à cet état de fait. Si l’on se souvient que les
fréquences pour les chaînes privées sont gratuites et que depuis deux
ans particulièrement, de nombreux cadeaux ont été faits aux groupes
possédant ces chaînes on ne peut pas dire, loin de là, que le secteur
privé soit malmené ! Le financement doit être garanti et pérennisé par
la loi au niveau évalué par les acteurs de la télévision publique, soit
1,2 milliard au minimum et en n’oubliant pas qu’il y avait déjà un
sous-financement. Il se déploiera entre diverses mesures : réduction
significative de la publicité sur le secteur public ; augmentation de
la redevance modulée selon les revenus et élargissement de son
assiette ; rétablissement du principe des subventions publiques ;
taxation des opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès, et taxation
de la publicité sur les chaînes privées.
Un « conseil d’avenir »
Tel est, silhouetté, le contenu du travail et des
propositions que nous serons amenés à faire tout au long de nos
travaux, auxquels nous entendons participer pleinement avec exigence
pour promouvoir à travers la télévision, et singulièrement la
télévision publique, les biens de l’humanité que sont les productions
de l’esprit, de la création, de la culture, de l’éducation et de
l’information. Il s’agit d’un bien commun aux hommes et aux femmes qui
ne s’accomodent pas de voir l’esprit des affaires s’imposer aux
affaires de l’esprit. La croissance exponentielle de cette belle
invention humaine qu’est la télévision veut sortir d’une pratique
quasi-généralisée relevant de la consommation et d’une insatiable
mercantilisation.
Nous avons conscience de porter un regard différent de
celui de Monsieur le Président de la République. En déclarant « il n’y
aura plus de publicité sur la télévision publique », le Président a
choisi le terrain du marché où l’on ne traite que de choses et de
lobbies et qui a déjà commencé à mutiler le service public. Nous sommes
dans un séïsme qui rappelle celui de la privatisation de TF1. Nous
préférons changer de terrain et déplacer les lignes : passer du service
public à toute la télé, de la logique de diffusion à la logique de
production, de l’audimat intolérant à l’audience du pluralisme, de la
création et de l’information.
Pour assurer ce travail avec vous, nous avons pris le
soin de constituer un « conseil d’avenir » composé de femmes et
d’hommes qui, à l’évidence, sont absents de notre configuration :
créateurs, artistes, techniciens, journalistes, syndicalistes du
service public, téléspectateurs et chercheurs qui se réuniront
régulièrement pour contribuer à des solutions effectives et
démocratiques. Ces femmes et ces hommes, auxquels s’ajouteront des
représentants des métiers (nous ne disons pas des corporations) de la
télévision, sont divers à la manière dont l’historien Braudel parle de
la constante et historique diversité française, des « Frances
différentes qui ont été cousues ensemble ». Sans doute ont-ils
cependant un vrai point commun, c’est de ne pas partager la
recommandation du rapport Jouyet-Lévy, L’Economie de l’immatériel, « de
traiter économiquement le capital humain ».
Vers des Etats Généraux de l’Audiovisuel
Vous savez qu’avec de nombreux artistes, Jack Ralite avait, en 1987, créé les Etats Généraux de la Culture.
Ils n’ont pas éteint les feux et, habités par la
démarche d’Henri Michaux, « La pensée avant d’être œuvre est trajet »,
ils vont travailler, vers une journée de mai consacrée à l’audiovisuel.
En parallèle de l’autoroute qu’est notre commission, ils iront de
l’avant par des venelles, des sentiers de la création qui utiliseront
un blog qui fonctionnera d’ici peu, ainsi que des assemblées de
télespectateurs que nous organiserons dans plusieurs communes.
Paris, le 26 février 2008
De : Jack Ralite et d’Ivan Renar
jeudi 28 février 2008
site BELLACIAO
A 16 H Madame Bekay est enfin
ressortie libre de la Cité Judicaire où elle comparaissait devant le
Juge de la Liberté et de la Détention. Le procureur a différé sa
comparution au 17 avril prochain à 16 H, en attendant elle devra se
présenter régulièrement au commissariat le plus proche de chez elle.
http://sans-patrie.blog4ever.com/blog/lirarticle-146716-667545.html
Après plusieurs semaines en rétention, un bébé en
piteux état, trimballé de cellule en commissariat et tribunaux, mme
Bekay n’a finalement pas été poursuivie pour son refus d’embarquer, ce
qui est une première victoire et démontre que l’on peut enrayer la
machine.
Il faut rester mobilisés et ne pas laisser faire.
De : patelle
jeudi 28 février 2008site BELLACIAO
« Tant qu’il y a de l’espoir, on se battra »
Agroalimentaire . Les salariés de Miko, qui
multiplient les initiatives pour sauver leurs emplois, reçoivent le
soutien de la population.
Alors que les négociations autour du plan de
restructuration arrivent à leur fin, les salariés de l’usine Miko de
Saint-Dizier (Haute-Marne) sont décidés à se battre jusqu’au bout.
« Même si on n’a que 1 % de chance de sauver l’emploi, on essaiera »,
promet Éric Guillaume. Pilote de palettisation depuis dix ans chez
Miko, ce salarié a participé le week-end dernier à la quête symbolique
menée avec des collègues devant le magasin Cora de la ville. Et devait
recommencer l’initiative aujourd’hui, cette fois devant un supermarché
de Chalon. « Il s’agit de continuer à sensibiliser les gens sur la
situation des personnels de Miko, à qui la direction menace de
suspendre les salaires. C’est une action à la fois solidaire et
d’information. » Mais c’est aussi et surtout « un cri de détresse ».
Dans un contexte de casse de l’outil industriel, de baisse du
pouvoir d’achat et de lutte générale pour la hausse des salaires, les
initiatives des Miko ont fait mouche. « Les gens ont mis la main au
portefeuille. Et les personnes qui sont elles-mêmes dans des situations
précaires et ne pouvaient laisser une petite pièce nous ont apporté
tout leur soutien dans notre combat. Ils comprennent », se félicite
Éric Guillaume.
Embauché depuis 2003 par Miko après plusieurs années d’intérim, Éric
Guillaume est, comme tous ses collègues, très inquiet. La cinquantaine,
avec une maison à payer et un enfant à charge, il sait très bien qu’à
Saint-Dizier il n’y a plus rien. « Ici, c’est fini. » C’est la raison
pour laquelle il veut se battre. « Le chèque-valise, ça ne remplacera
pas l’emploi. Sans travail, on ne vit plus. C’est d’ailleurs bien pour
ça qu’on demande la solidarité aujourd’hui. »
Après huit semaines de grève, le moral des troupes est à peine
émoussé. En témoigne la reconduite du mouvement approuvée par 98 % des
salariés en fin de semaine dernière. « On est déterminé à aller
jusqu’au bout, répète Éric Guillaume, qui ne veut absolument pas penser
au pire. Pour le moment, je refuse d’envisager l’après-Miko. Il y a
encore de l’espoir. »
Alexandra Chaignon
l' Huma du 27 / 02 / 08
« Les gens n’ont plus peur ! »
Délégués CGT et FO chez Bricorama, Marie-Claire et
Kamel racontent le mouvement social sans précédent, pour les salaires,
qui secoue la chaîne de magasins de bricolage.
« On ne lâchera pas. » Surtout, ne pas se faire
d’illusion : s’ils s’expriment calmement et se dépensent pour « éviter
les débordements » de leurs collègues, Marie-Claire Sanson et Kamel
Remache sont très déterminés. L’une est vendeuse au rayon décoration,
l’autre exerce au rayon sanitaire et plomberie. Fraîchement nommés, fin
2007, délégué syndical central par leur syndicat - la CGT pour elle, FO
pour lui -, tous deux font, depuis quelques semaines, l’apprentissage
de la lutte dans une grande enseigne de la distribution, Bricorama et
Batkor (près de 80 magasins en France). Marie-Claire et Kamel sont
acteurs d’un événement sans précédent : les premières grèves de
l’histoire de cette enseigne. Ensemble, ils font, ces temps-ci, la
tournée des établissements, répondant à l’appel des salariés qui
veulent en découdre et leur demandent de l’aide. Samedi dernier,
c’était le tour de celui du centre commercial Galaxy de Paris-13e, où
la moitié des 23 employés avaient cessé le travail. Un mouvement qui a
fait un tabac parmi la clientèle, rapporte Kamel, exhibant des liasses
de pétitions couvertes de signatures de solidarité. Quelques jours plus
tôt, la grève avait touché les magasins d’Albi (« 100 % de grévistes »)
et de Troyes. D’autres débrayages sont en préparation. « Les gens
veulent faire grève, ils nous appellent. On les laisse décider. On
regarde juste s’ils sont plus de 50 % à vouloir cesser le travail, faut
pas faire n’importe quoi », dit le délégué FO.
Ce sont les négociations annuelles obligatoires sur les salaires
(NAO) qui ont mis le feu aux poudres. Chez Bricorama (4 200 salariés),
groupe dont le PDG et propriétaire, Jean-Claude Bourrelier, est classé
179e fortune de France, avec un portefeuille de 226 millons d’euros,
les rémunérations dépassent difficilement le niveau du SMIC, témoignent
Marie-Claire. Elle perçoit 850 euros pour 27 heures hebdomadaires,
après vingt ans de maison ; Kamel, « entre 1 000 et 1 100 » euros pour
35 heures. « Les salariés nous disent : « au 15 du mois, nos
porte-monnaie sont vides ». Problème le plus brûlant, à entendre
Marie-Claire : le logement. « Je suis présidente du « 1 % logement ».
Je vois des salariés en précarité. Avec un salaire de 1 000 euros,
impossible de payer un loyer ». « Dans mon magasin, enchaîne Kamel, on
a eu le cas d’un employé SDF. On cotisait tous ensemble pour lui venir
en aide, pour qu’il paye l’hôtel, certains l’hébergeaient ». Là comme
dans l’ensemble de la distribution, la faiblesse des salaires tient
pour une bonne part au temps partiel. « Les caissières ont des contrats
de 23, 25 heures. Certaines, de 7 heures 30 de travail le dimanche
seulement… »
La colère a explosé lorsque la direction a mis sur la table ses
« propositions » : 5 euros pour le minimum, porté à 1 310 euros bruts,
1,5 % d’augmentation générale attribuée à chacun « à la date
anniversaire d’embauche » (pas de chance pour ceux qui sont entrés en
décembre…), 1,5 % pour les seuls salariés « avec 23 mois d’ancienneté »
(ce qui, « vu » le grand turn-over qu’il y a chez nous », écarte le
plus grand nombre), et 30 centimes pour le ticket restaurant, ainsi
porté à 7 euros. « Inacceptable, scandaleux ». « On veut 5 %
immédiatement et sans condition », clament Marie-Claire et Kamel. Et
d’avertir : « Maintenant, les gens parlent, ils n’ont plus peur. »
L’appel national, sans précédent, à la grève lancé le 1er février
dernier par tous les syndicats de la distribution a donné confiance. À
la télé, « on parlait des caissières dans l’alimentation. Je me suis
dit : dans le bricolage, on est pareil, temps partiel imposé,
sous-effectif », dit Marie-Claude. « Le 1er février, ça nous a ouvert
le chemin, confirme Kamel. On ne s’arrêtera pas là ». À bon entendeur…
Yves Housson
l' Huma du 27 / 02 / 08
« Coup de poing » de façade
La hausse des prix est aussi une conséquence de la réforme de la loi Galland.
Énième opération coup de poing du gouvernement sur le
pouvoir d’achat. Face au choc provoqué par l’enquête de l’Institut
national de la consommation - qui pointe des hausses jusqu’à 48 % en
trois mois pour des produits limentaires -, François Fillon a demandé à
Bercy de débusquer des « abus de la part des industries et des
distributeurs qui profitent des hausses des matières premières
agricoles pour accroître leur marge ». Depuis hier matin, la Direction
générale de la concurrence et de la consommation a donc débuté sa
mission dans les centrales d’achat et dans les magasins des « six
principales enseignes » pour vérifier les prix d’achat et de vente de
vingt produits phares. Une mesure en somme très courante car réalisée
chaque année… Mais cette fois-ci les premiers résultats devront se
retrouver sur le bureau du premier ministre d’ici au 10 mars.
Contrairement à ce qu’avait promis Luc Chatel, la réforme de la loi
Galland en décembre est loin d’avoir provoqué une baisse de 3 à 7 % sur
les produits de grandes marques. On est loin des 600 euros
d’augmentation du pouvoir d’achat que devait, selon Bercy, ressentir la
« mère célibataire » gagnant 1 600 euros. Car si la réforme de la loi
Galland assouplit le seuil de revente à perte et donne la possibilité
de baisser les prix plus facilement qu’auparavant, elle a aussi limité
la pratique des marges arrière en les légalisant à hauteur de 15 %.
Résultat, fournisseurs et distributeurs se renvoient la responsabilité
première de la hausse des prix tout en augmentant chacun de leur côté
leurs tarifs pour préserver leurs marges. Le gouvernement tente donc
d’éteindre médiatiquement un feu qu’il a lui-même allumé. Dans tous les
cas, malgré l’empressement de Fillon, une accélération du calendrier ne
changera rien dans l’immédiat, car les négociations commerciales
annuelles entre distributeurs et fournisseurs étant pratiquement
terminées pour l’année 2008, toute - nouvelle réglementation ne -
s’appliquera au mieux qu’à compter de 2009. Hier, François Fillon a
d’ores et déjà exclu une baisse de la TVA « pour augmenter le pouvoir
d’achat » des Français, estimant qu’il fallait plutôt « privilégier la
concurrence du marché ».
Christelle Chabaud
l' Huma du 27 / 02 / 08
Pouvoir
d’achat . La recette sarkozyenne du « travailler plus » a échoué à
changer la donne. Alors que les prix flambent et que les profits
explosent, les actions pour les salaires se multiplient.
« Vingt ans d’ancienneté. Payée au SMIC. Pas de prime
ni de treizième mois. Un temps partiel… » Samedi après-midi, centre
commercial Galaxy, Paris 13e. En deux temps trois mouvements, son cas
personnel à l’appui, Marie-Claire Sanson explique les raisons de
l’agitation inhabituelle qui règne devant le magasin Bricorama. Avec
elle, déléguée CGT, ils sont une dizaine de militants syndicaux,
cégétistes et FO, drapeaux rouges et tracts en main, qui dénoncent
auprès de la clientèle l’indigence de la politique salariale de leur
employeur. Pour 2008, le groupe Bricorama (près de 180 magasins en
France et en Europe), coté en Bourse, en pleine santé, qui « vise une
progression de 5 à 10 % » de son bénéfice net, offre à ses employés une
revalorisation salariale de… 1,5 %. Alors, ce samedi, aux caisses du
magasin Bricorama, il n’y a pas de caissières, mais les cadres de
l’enseigne, réquisitionnés. Car les caissières sont en grève. Du
« jamais-vu », annonce Marie-Claire, la déléguée. De l’inédit comme
l’était le récent mouvement des caissières de Carrefour à Marseille.
Comme l’était le débrayage chez L’Oréal. Comme l’était la grève des
hôtesses d’Air France, etc. Pas de doute, la mobilisation pour les
salaires va crescendo, y compris dans des secteurs réputés difficiles
pour le syndicalisme comme le commerce. « Aujourd’hui, on passe du
slogan “travailler plus pour gagner plus” à celui d’”il faut lutter
plus pour gagner plus”, se réjouit le secrétaire général de la CGT,
Bernard Thibault. Ce regain de combativité signe en effet un échec
majeur : celui du président Sarkozy sur une question dont il avait fait
son principal cheval de bataille électoral. L’opinion des Français est
sans appel, comme le confirme notre sondage IFOP-l’Humanité.
Malgré les envolées oratoires du chef de l’État sur le sujet,
l’inefficacité des pouvoirs publics est ici flagrante. Dernière
illustration en date : la spectaculaire valse des étiquettes sur les
denrées alimentaires constatée par l’UFC-Que choisir. Comme on pouvait
le craindre, les « conseils » de « modération », les incitations à plus
de « concurrence » délivrés par le gouvernement ont fait, sur les
géants de la distribution et de l’industrie, l’effet de l’eau froide
sur un corps savonneux. Sur l’autre versant du problème, les salaires,
le vécu n’est pas moins pénible. La recette du « travailler plus »,
déclinée avec les nouvelles exonérations de cotisations sur les heures
supplémentaires, n’a, de toute évidence, pas changé la feuille de paie
pour le plus grand nombre (voir encadré). Pour les cinq millions de
fonctionnaires, le masque de la démagogie sarkozyenne est tombé
lorsqu’ils ont appris qu’ils seraient gratifiés, en 2008, d’une
revalorisation du point d’indice (base de calcul du salaire) de 0,8 %,
soit deux fois moins que l’inflation prévue officiellement. « Les
caisses sont vides », leur a-t-on expliqué. Comme s’ils avaient oublié
qu’il y a sept mois les caisses étaient assez pleines pour que le
gouvernement y pioche 14 milliards d’euros pour les distribuer sous
forme d’avantages fiscaux pour une minorité de fortunés.
Quant au secteur privé… « Qu’est-ce que vous attendez de moi, que je
donne des ordres à des entreprises à qui je n’ai pas à donner
d’ordres ? », se défendait le président, un tantinet énervé, devant la
presse en janvier. Depuis, les grands groupes annoncent les uns après
les autres des bénéfices faramineux, en font largement profiter leurs
actionnaires. Et laissent des miettes à leurs salariés. À défaut
d’« ordres » à donner, les pouvoirs publics auraient pourtant, s’ils le
voulaient, un bon moyen de modifier le « partage du gâteau » : chaque
année, les entreprises reçoivent 65 milliards d’euros d’aides publiques
(exonérations de cotisations, subventions diverses). Sans contrepartie
en terme de salaire ou d’emploi. Ne pouvant plus esquiver le sujet,
pointé par plusieurs rapports officiels, le cabinet Fillon a promis un
projet de loi visant à conditionner les allégements de cotisations
patronales à l’ouverture de « négociations » et à la conclusion d’un
« accord » salarial. Mais pas à une progression réelle des
rémunérations. Pas de quoi impressionner les barons du CAC 40.
Autre piste suivie par le gouvernement pour donner le change à une
opinion remontée : l’incitation au développement de l’intéressement,
par le biais de nouvelles baisses de l’impôt sur les sociétés. Un
projet de loi verra le jour d’ici à l’été, selon le ministre du
Travail, Xavier Bertrand. Le MEDEF l’appelait de ses voeux. Pas les
syndicats. La prime d’intéressement, liée aux résultats de
l’entreprise, est un moyen très aléatoire pour les salariés d’améliorer
leur revenu. Il laisse entière la question du salaire.
Mesure de simple justice sociale, une réelle revalorisation des
salaires répondrait aussi à une urgence économique. Selon l’INSEE, la
consommation des ménages, qui avait déjà baissé au quatrième trimestre
2007, a de nouveau reculé de 1,2 %
« Principal moteur de la croissance depuis 1998 », la consommation
est « en danger, et avec elle l’ensemble de l’économie française »,
analyse l’économiste Marc Touati. Un problème qui dépasse les
frontières de l’Hexagone : dans toute l’UE, les travailleurs sont
confrontés au même dogme de la « baisse du coût du travail » au nom de
la compétitivité ; partout, la politique monétaire de la BCE, qui
s’entête à privilégier, par un euro fort, le soutien aux marchés
financiers contre le financement des besoins - sociaux, fait de
semblables ravages. Mais, à l’échelle du continent aussi, le vent
semble tourner, si l’on juge par la multiplication des conflits
salariaux dans certains pays, comme l’Allemagne, où les 85 000
sidérurgistes viennent d’arracher 5 % d’augmentation. Au point que la
Confédération européenne des syndicats a décidé d’organiser le 4 avril,
à Ljubljana (Slovénie, qui préside actuellement l’Europe), une manif
européenne pour les salaires. Du jamais vu, là aussi.
Yves Housson
l' Huma du 27 / 02 / 08
Dimanche 2
mars 13h : Invitée dans le journal de 13h sur France 2
Lundi 3
mars 8h16 : Invitée dans la matinale d'I>télé
Mardi 4 mars 14h :
Conférence de presse : 1er tour des élections municipales et cantonales /
J-6
A+ Brigitte Dionnet
Ce
sont les retraités qui expriment de manière la plus aiguë leur
perception de la dégradation, les employés étant 74 %, les ouvriers
70 %, mais les professions intermédiaires, c’est-à-dire les couches
moyennes, sont d’accord à 87 %.
Retrouvez tous nos commentaires et analyses sur ce sondage et le
dossier complet "salaires au plus bas, prix au plus haut" dans
l’édition du mercredi 27 février 2008 du quotidien L’Humanité.
Selon le sondage IFOP commandé par L’Humanité, quelque 81 % de la population ont désormais le sentiment que leur pouvoir d’achat a
diminué. Un peu ? Beaucoup ?
« Beaucoup »,
répondent en janvier 50 % des sondés par l’IFOP pour l’Humanité. Ils ne
sont que 7 % à percevoir « beaucoup d’augmentation » et 5 % « un peu ».
Le comparatif avec de précédentes études donne une idée de la dynamique
du mécontentement. En octobre 2007, ils étaient 65 % à exprimer le
sentiment d’une diminution, quand on en comptait 59 % en janvier 2007.
Soit 22 % en un an qui ont changé leur manière de voir. Ou de faire
leurs comptes.
L’ampleur
de l’évolution donne un contenu à ce que l’on peut entendre parmi les
électeurs qui se préparent à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy.
S’ils sont 82 % à exprimer cette opinion parmi les électeurs de gauche
(77 % pour l’extrême gauche et le PCF, 86 % pour ceux du PS, et 81 %
pour les sympathisants des Verts), la droite n’est pas en reste, bien
au contraire : 78 % pour les électeurs UMP, 84 % chez les centristes
UDF, et jusqu’à 90 % parmi les soutiens du Modem.
Par
catégories socioprofessionnelles, ce sont les retraités qui expriment
de manière la plus aiguë leur perception de la dégradation, les
employés étant 74 %, les ouvriers 70 %, mais les professions
intermédiaires, c’est-à-dire les couches moyennes, sont d’accord à 87 %. Blog P.C.F ARRAS
Saint Nazaire : 300 intérimaires sans salaire depuis un mois
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de USM-CGT Saint Nazaire
ATT, c’est une boîte d’intérim créée sur commande et à
l’usage particulier de plusieurs patrons de la sous-traitance des
Chantiers navals AKER YARDS.
Cette ETT vient tout simplement de baisser le rideau,
laissant sur le carreau 300 intérimaires de la région travaillant en
majorité aux Chantiers.
Ces travailleurs se retrouvent donc à travailler à Bord
ou au Pré-Montage pour des entreprises sous-traitantes, ils sont
toujours liés à ATT (qui a disparu dans la nature) par un contrat
d’intérim mais sans bulletin de paie ni salaire depuis le début du mois
de février.
Dans cette affaire, nous tenons à dénoncer l’attitude
des entreprises sous-traitantes, qui continuent à avoir besoin du
travail de ces intérimaires.
Ils voudraient bien les garder mais sans payer les
retards de salaire. Ils veulent bien les reprendre avec une autre boîte
d’intérim, mais à condition qu’ils cassent d’eux-mêmes leur contrat
avec ATT, c’est-à-dire qu’ils démissionnent et qu’ils renoncent
volontairement à leurs indemnités de fin de contrat (10 % du salaire) !
Ceci afin d’échapper aux obligations prévues par le Code du travail.
Ce dernier prévoit qu’en cas d’insuffisance de garantie
financière de la boîte d’intérim, l’entreprise utilisatrice est
substituée à l’ETT pour le paiement des sommes dues aux salariés et aux
organismes de sécurité sociale et autres institutions (caisses de
retraite, Assedic, etc).
Parmi les intérimaires d’ATT, un certain nombre se
trouvait en mission chez MET ATLANTIQUE, une autre entreprise
sous-traitante également en faillite. A ce jour, ils se retrouvent sans
travail. En majorité des tuyauteurs et des soudeurs qualifiés.
Les patrons de la sous-traitance et les ETT font
travailler des milliers de travailleurs précaires sur le site naval
sans se soucier des conséquences sociales qu’entraine leur stratégie du
"tout profit".
La CGT tient à dénoncer cette utilisation "kleenex" de la main d’œuvre sur le site nazairien.
ATT c’est une de ces entreprises qui ont été mises en
place pour la sous-traitance en main d’œuvre jetable et faire du profit
au plus vite. A travers le cas de ces 300 intérimaires non-payés depuis
1 mois, c’est une nouvelle version locale de la situation déjà subie
depuis quelques années par plusieurs groupes de travailleurs étrangers.
A l’heure où le patronat local se plaint de ne pas
trouver une main d’œuvre qualifiée et va chercher dans les pays de
l’EST des travailleurs pour les sous-payer et les maltraiter, la CGT
exige le paiement immédiat des salaires et la reprise des intérimaires
dans les entreprises sous-traitantes présentes sur le site naval.
Tout cela est entouré d’un silence assourdissant, tant
des patrons que des Pouvoirs Publics, qui, complices, n’hésitent
pourtant pas à enclencher très rapidement des moyens de répression
importants, démonstratifs et expéditifs face à la grève sur les
salaires des ouvriers Aker Yards comme cela s’est passé le 20 février
dernier!
L’USM-CGT du site des chantiers navals et l’Union
Syndicale de l’Intérim CGT mettent à la disposition des intérimaires
une permanence ouverte le vendredi 29 février 2008, de 10 h à 18 h au
local syndical situé entre la Forme Joubert et la Base-Vie de la
sous-traitance.

De : USM-CGT Saint Nazaire
mercredi 27 février 2008site BELLACIAO
Appel des acteurs culturels de la Seine-Saint-Denis
L’État abandonne l’art et la
culture. Et vous ?
Nous sommes acteurs artistiques et culturels du département de la
Seine-Saint-Denis, dans la diversité de nos statuts : centres dramatiques
nationaux, scène nationale, scènes conventionnées, théâtres de ville, nouveaux
territoires de l’art, espaces d’art visuel, cinémas plublics, équipements de
musiques actuelles, festivals, compagnies et artistes indépendants.
Nous subissons tous des
réductions importantes (pour certains jusqu’à - 80% !) des crédits
jusque-là affectés à nos structures par le ministère de la Culture.
Cette réduction concerne
particulièrement – ce qui constitue un beau paradoxe en ces temps de
“ plan pour la banlieue ” – tout le domaine habituellement nommé
“ démocratisation culturelle ”. Il s’agit de toutes les actions que
nous menons en direction des populations pour rendre possible la rencontre avec
l’art dans nos cités.
Il est
évident que plus l’oppression sociale est grande, plus les difficultés
quotidiennes auxquelles se confrontent les familles limitent l’horizon de vie,
plus la possibilité de s’intéresser à l’art, aux œuvres, est improbable.
L’exclusion et les discriminations s’en trouvent ainsi renforcées. D’autant
plus que certains considèrent que la culture n’est de toute façon pas une
priorité, face aux problèmes de logement, de survie économique.
Plutôt que
parler d’art, on prône alors une culture au rabais, instrumentalisée dans le
meilleur des cas pour la paix sociale, l’occupationnel. Et l’on finit par ne
même plus parler de culture, et par répondre à l’immense souffrance qui
s’exprime dans nos quartiers par un déploiement de la force sans cesse plus
massif.
Pourtant,
l’un des principes fondateurs de l’émancipation humaine ne réside-t-il pas
justement dans l’effort pris en charge par la société tout entière pour que
chacun puisse avoir accès au savoir, aux œuvres des auteurs ? Il s’agit
bien sûr de définir ainsi un horizon de responsabilité publique, sans jugement
de valeur sur tel ou tel comportement individuel.
Mais à une
époque de plus en plus écrasée par l’uniformisation des esprits créée par les
industries culturelles, les démarches singulières vers la fréquentation de tel
ou tel auteur ne vont pas de soi pour le plus grand nombre.
Il faut en
créer les conditions. C’est ce que nous nous acharnons tous à faire, dans la
diversité de nos disciplines, de nos approches.
Tous, nous recherchons
le contact et le partenariat avec les établissements scolaires, les
associations, les centres sociaux, de multiples organismes pour que la
population dans sa multiplicité puisse être mise en contact avec le théâtre, la
danse, les arts plastiques, la musique et les images non marchandes, la
littérature.
Tous, nous
savons que sans une politique publique forte, des territoires entiers seront
désertés par l’art et la culture, justement ceux où les personnes qui y vivent
en sont le plus éloignées.
Ce sont les
crédits qui nous permettent de mener ces actions qui se trouvent le plus
gravement amputés. Nous ne pouvons pas l’accepter, au nom de l’équité sociale,
au nom du développement harmonieux de notre société. Dans ce domaine également,
se met en place une mécanique profondément inégalitaire : santé,
enseignement, emploi, logement, culture, la logique libérale à l’œuvre va se
traduire par des centaines de milliers, voire des millions de citoyens laissés
sur le bas côté. Et donc par une société malade.
Pour ce qui
nous concerne, nous appelons à un large rassemblement citoyen, à
l’établissement de toutes les convergences avec les enseignants, les
associations, les acteurs du secteur social, de la politique de la ville, tous
les partenaires naturels de nos démarches. Pour la première fois dans
l’histoire de la Vème République, non seulement l’Etat n’augmente pas les
crédits de la culture, mais il les diminue. Cette baisse pourrait-être fatale à
nos activités.
NOUS
DEMANDONS :
- le rétablissement par le ministère de la Culture de
tous les crédits amputés sur l’exercice en cours, aussi bien pour la création
que pour les actions artistiques et culturelles
- la programmation d’un effort
significatif dans ces domaines pour les exercices à venir
Premiers
signataires :
Patrick Cahuzac
(Inventaire/Invention), Patrice Cahen (Cinéma Louis Daquin, Blanc-Mesnil),
Yvane Chapuis (Les Laboratoires d’Aubervilliers), Cendre Chassanne (cie
Barbès35, Montreuil), René Chéneaux (cie Kick Théâtre), Claude Coulbaut
(direction de la Culture du Conseil général), Anna Defendini (CCAS EDF GDF),
Forum de Blanc-Mesnil, Antonio Gallego (plasticien), Régis Hébette
(L’Echangeur, Bagnolet), Emmanuelle Jouan (Théâtre Louis Aragon,
Tremblay-en-France), Véronique Lescluse (Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand),
Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), Gilles Sampieri (Le Colombier,
Bagnolet), Michèle Soulignac (Périphérie, Montreuil), Denis Vemclefs (Espace
1789, Saint-Ouen)
Bénéfices records de GDF : Le PCF demande que les profits servent à baisser le prix du gaz
GDF a annoncé des bénéfices records pour l’année 2007.
Ces bénéfices sont essentiellement dûs à la hausse du
prix du gaz pour les usagers. A l’heure où le gouvernement multiplie
les déclarations d’intentions fracassantes sur le pouvoir d’achat, il
est temps de passer aux actes.
Pour rappel, les tarifs de GDF sont fixés par l’Etat.
Il est donc possible de décider d’une baisse immédiate du prix du gaz,
compensée immédiatement par les bénéfices records que GDF vient
d’enregistrer.
Plutôt que de préparer la dot de GDF dans la
perspective d’une fusion avec Suez, le gouvernement ferait mieux d’agir
immédiatement pour le pouvoir d’achat des ménages.
Parti communiste français
Paris, le 27 février 2008.
Automobile
. Pendant que la mobilisation s’accentue pour assurer un avenir au
site, la direction de Ford Aquitaine Industries met les salariés au
chômage technique.
La direction de Ford accentue la pression sur les
salariés de Blanquefort (Gironde) en lutte depuis des mois contre la
fermeture du site annoncée pour avril 2010. En riposte au blocage des
entrées de l’usine décidée jeudi par l’intersyndicale CGT-CFTC-UNSA-FO,
elle a décidé de mettre les salariés au chômage technique. Pour
Stéphane Cesareo, porte-parole de la direction, « à partir du moment où
il n’y a pas la capacité d’acheminer le matériel dans les différents
sites de production, les salariés sont au chômage technique ». La
semaine dernière, la direction avait déjà eu recours à cette pratique
sur l’usine voisine du groupe, Getrag Ford Transmissions (GFT), dont
les salariés avaient bloqué les entrées. Les grévistes avaient dû lever
ce blocage jeudi à la suite de l’assignation d’un huissier.
poursuite du blocage
Mais ces mesures n’affaiblissent en rien la motivation des salariés.
Lors de deux assemblées générales qui se sont tenu vendredi et
auxquelles participaient 80 % du personnel, les salariés ont décidé de
poursuivre le blocage. Malgré l’annonce de mise au chômage technique,
les syndicats ont appelé les salariés à venir travailler aujourd’hui.
« Pour la suite, nous verrons bien, il faut réfléchir en avançant »,
précise Jean-Claude Conte (CGT), membre du Comité d’entreprise.
Le conflit dure depuis des mois, mais depuis le 17 février les
grévistes ont été amenés à durcir le mouvement de façon à ce que « les
pouvoirs publics s’emparent de la question et incitent Ford à réaliser
les investissements nécessaires au maintien de l’activité de
Blanquefort », explique Jean-Claude Conte. Il précise : « Depuis 2001,
les décisions structurelles prises par le groupe ont condamné les deux
usines. L’arrêt progressif de la boîte à 5 vitesses au profit des
boîtes de nouvelle génération construites aux États-Unis et en
Angleterre menace sérieusement l’avenir des deux usines de
Blanquefort. » Il déplore que les fonds publics attribués généreusement
à l’usine par l’État, par la région et par la communauté de communes
n’aient pas été utilisés à des investissements permettant la sauvegarde
et le développement de l’emploi.
pérenniser le site
Alors que la direction fait des propositions d’accompagnement du
plan social, les syndicats ont de leur côté réfléchi a des pistes pour
pérenniser le site. Pour Jean-Claude Conte, « l’existence d’un pôle
industriel de la voiture propre sur Bordeaux pourrait amener Ford ou un
éventuel repreneur à développer les voitures électriques et hybrides ».
La semaine s’annonce décisive. Samedi, au cours d’une réunion, les
salariés et leurs syndicats ont rencontré les élus régionaux et locaux.
Un comité de soutien devrait être mis sur pied dans les jours qui
viennent.
Clotilde Mathieux
l' Huma du 25 / 02 / 08
Au
centre de rétention de Vincennes, les mouvements de protestation contre
l’enfermement se poursuivent. Dont 80 personnes en grève de la faim.
Au centre de rétention de Vincennes 1 (Vincennes
compte en fait deux centres de 140 personnes chacun), le mouvement de
protestation contre l’enfermement se poursuit. D’une part, les
répressions policières continuent à alimenter le climat de révolte,
tout comme le manque de chauffage et d’eau chaude, l’absence de viande
halal alors que 90 % des retenus sont musulmans, le manque de respect
et de « courtoisie » des forces de l’ordre. D’autre part, quatre-vingts
retenus avaient annoncé, mercredi, leur décision de commencer une grève
de la faim, contre leurs conditions de rétention, mais surtout,
estiment-ils, parce que « notre place n’est pas ici ». Rappelons que le
ministère de l’Immigration a calculé qu’il lui faut 150 000 personnes
arrêtées pour parvenir à 25 000 expulsions. Cela fait, effectivement,
beaucoup de gens « qui n’ont rien à faire ici ».
Partageant ce point de vue, ils étaient presque cinq mille, samedi,
lors de la marche anticoloniale partie de Denfert-Rochereau pour le
ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, le ministère
« de la honte », dont ils demandent la suppression. Deuxième initiative
du genre, après la loi du 23 février voulant faire reconnaître
« l’aspect positif de la colonisation », la manifestation, composée
essentiellement des collectifs de sans-papiers, des cégétistes, se
terminait par l’appel à la liberté du peuple palestinien et exigeait la
régularisation des sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la
valorisation de toutes les mémoires, y compris de celle des peuples
colonisés qui ont fait les richesses de la France et ont fondé sa
diversité. Plus d’une cinquantaine d’organisations y appelaient.
Dans le prolongement de cette initiative, Uni-e-s contre
l’immigration jetable annonce une manifestation nationale le 5 avril au
départ de la place d’Italie, à Paris, sur le thème : « La xénophobie
d’État tue les droits de tous ».
E. R.
l' Huma du 25 / 02 / 08
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