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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET

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Chemin de fer à vendre ?

Par domik27 :: 02/07/2008 à 22:01




On dit que les élus de la CUA sont à la recherche d’économies à faire.

Ils seraient donc bien inspirés de tirer profit de la forte hausse des métaux pour revendre la voie ferrée qui leur appartient et qui part de la gare d’Arras pour desservir la Zone Industrielle d’Arras, jusqu’à Tilloy.

Créés au temps du district, il y a plus de 25 ans, pour aboutir jusqu’aux nombreuses entreprises de transport et logistique, ces kilomètres de rails n’ont JAMAIS SERVI.

Désespérément inutiles, les embranchements spécialement aménagés pour la centrale d’achat de Leclerc ou les immenses hangars de stockage de marchandises de firmes internationales disparaissent sous les herbes hautes.

Cette ligne livrée à la rouille (et aux resquilleurs, qui ont déboulonné quelques rails) a coûté des millions de F. sans réduire si peu que ce soit le va-et-vient incessant des milliers de gros culs qui conduisent aux usines et aux entrepôts. Bonjour la pollution.

Il paraît que la récente campagne électorale du président de la CUA s’est déroulée sous le signe de «l’ ENVIRONNEMENT ».

Le programme c’est quoi ? Faire pousser des fleurs entre les traverses de chemin de fer ?


Cliché pris le 27 juin 2008

Blog P.C.F ARRAS

Les communistes à l’offensive pour le pouvoir d’achat

Par domik27 :: 02/07/2008 à 21:51

Communiqué de presse de la Fédération des Bouches du Rhône du Parti Communiste Français

Les communistes à l'offensive pour le pouvoir d'achat

 

Nous ne sommes pas impatients : nous sommes en colère. Cinq millions d'euros pour essayer de nous faire croire que notre portemonnaie n'est pas vide : c'est un peu fort de café. Cette année encore, plus de 20millions de français ne partiront pas en vacances. Et ceux qui ont la « chance » de partir rognent bien souvent sur le budget ou la durée. Pendant ce temps, le MEDEF organise à compter de ce soir au Palais du Pharo à Marseille, un « sommet de la compétitivité Europe-Méditerranée ».

A cette occasion, nous aurons le déplaisir d'accueillir dans les Bouches-du-Rhône, entre autres, Christine Lagarde, ministre de l'économie et de nos portefeuilles vides, ainsi que Laurence Parisot, Président du MEDEF et grande responsable de la Compagnie Mondiale des Affameurs.


Ces derniers jours, le MEDEF 13 a multiplié les provocations rejetant sur les salariés la responsabilité de leurs difficultés. Après les attaques contre le port, il y a eu l'offensive pour le travail du dimanche, qui s'est soldée par l'agression physique de la CGT.

A l'heure où la France prend la Présidence de l'Union européenne pour essayer de faire passer en force une Europe antisociale qui ne passe pas, le gouvernement et le MEDEF partagent l'objectif d'augmenter les marges de profits d'une petite bande de privilégiés et de briser toute possibilité de résistance.

C'est pourquoi, pour fêter le début de la Présidence Française et le grand raout de la compétitivité organisé par le MEDEF et le gouvernement à Marseille, les communistes seront mobilisés toute la semaine pour le pouvoir d'achat. Nous profitons de ces occasions pour leur adresser un message qui leur paraîtra sans doute un peu vulgaire, mais c'est finalement le seul qu'ils comprennent : des sous !

Nicolas Maury

Royal ou Besancenot : la gauche dans l’impasse

Par domik27 :: 02/07/2008 à 19:42

Mis en ligne : 1er juillet

“ Où est passé le PS ? ”, titrait Libération. À la Maison de la Chimie à Paris, lui ont répondu en chœur radios et chaînes de télévision, qui n’ont eu d’yeux que pour Ségolène Royal. L’ex candidate socialiste lançait devant ses parti­sans sa campagne pour le prochain congrès socialiste. Car, pour elle, rien ne semble avoir changé, aucune leçon de la défaite ne semble devoir être tirée. La même forme, la même personnalisation, les mêmes idées et les mêmes médias qui embrayent sans sourciller.

L’autre événement retenu à l’agenda du calendrier médiatique se déroulait à Saint-Denis sous la houlette d’Olivier Besancenot. Large couverture, là aussi, sans qu’on en apprenne beaucoup plus sur le projet politique discuté. Ainsi va le récit médiatique dominant sur l’état de la gauche, avec à un pôle un PS aspiré vers le centre et à l’autre un nouveau parti d’extrême gauche qui en fait sa cible.

On nous raconte une histoire, comme celles qu’on nous a déjà contées, il y a quelques mois, réduisant le débat présidentiel au trio Sarkozy-Royal-Bayrou. On sait ce qu’il en est aujourd’hui. Qu’importe, on continue, mais on s’adapte. L’histoire et les acteurs ne sont plus les mêmes. Mais c’est toujours un seul scénario à la fois : aujourd’hui, pour la gauche, c’est celui d’une crise dont elle ne sortira jamais, divisée et écartelée entre deux pôles qui se clament eux-mêmes irréconciliables.

Du coup, tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre est zappé, minoré. Les débats du courant Nouveau parti socialiste, dirigé par Emmanuelli et Hamon, qui se tenaient à la Sorbonne avec une assistance comparable à celle de la Maison de la Chimie ? Ignorés ou réduits à la portion congrue. Le même sort avait été réservé cette semaine aux travaux de la direction du PCF sur la préparation de son prochain congrès ou la semaine précédente à la seule rencontre européenne tenue en France à son initiative au lendemain du NON irlandais.

Pourtant, qui est le plus en phase avec les interrogations du pays, avec les recherches politiques qui le remuent, avec tous ceux qui se battent en ce moment contre la politique sarkozyste en se demandant comment imposer au plus vite une autre politique ? Ceux qui sont au PS n’ont qu’une idée en tête, la candidature présidentielle de 2012, ceux qui en son sein hésitent à condamner la liquidation des 35 heures ou s’alarment du NON irlandais ? Ceux qui à la LCR veulent faire de l’union avec les socialistes en toutes circonstances une barrière infranchissable ? Sommes-nous bien sûrs que nous ayons là les deux grands courants de pensée qui traversent actuelle­ment les têtes du peuple de gauche dans notre pays ?

La gauche est en crise, sans nul doute. Mais une des manières de l’alimen­ter, et non de contribuer à la résoudre, est précisément de focaliser tout le débat sur des impasses et non sur les recherches de construction nouvelle. La crise, ce n’est pas l’encéphalogramme plat. Le débat s’anime au contraire un peu partout. Au PS, où l’issue de la confrontation engagée a rarement été si incertaine. Au PCF, où l’élaboration d’un nouveau projet politique et la réno­vation profonde du parti sont désormais au centre de toutes les discussions.

Parmi ceux qui cherchent du côté du NPA une issue à l’inefficacité de la gau­che. Chez de très nombreux syndicalistes et responsables associatifs qui, engagés dans la résistance à la politique gouvernementale, s’interrogent sur le meilleur moyen de donner plus de force politique à leurs combats.

L’issue de ces débats n’est pas écrite, certes. Les réponses divergent fortement sur le projet, sur les chemins de l’union. Mais raison de plus pour que le débat populaire, celui de la grande masse des militants, s’invite dans les discus­sions. Il bousculera les scénarios médiatiques bien trop facilement ficelés en dehors de lui. Ne nous laissons pas décourager. Et ouvrons partout le débat sur l’avenir de la gauche.

site du P.C.F

Quelle présidence française pour quelle Europe ? : point de vue de 4 élus

Par domik27 :: 02/07/2008 à 19:23

Mis en ligne : 1er juillet

Le 2 juin dernier la newsletter du Cidefe international (news@cidefe n° 65) avait solicité les points de vue de quatre élus sur la présidence française de l’Union européenne (1er juillet-31 décembre 2008).

- qu’attendez-vous de la présidence française ?

- quels axes faire avancer pendant cette période ?

www.elunet.org

Francis WURTZ, député européen, président de la GUE/NGL (gauche unitaire européenne/gauche verte nordique)

Les quatre principales priorités de la présidence française sont connues : l’immigration, la défense, la politique agricole commune (PAC), l’énergie et le changement climatique.

Sur les deux premières, les intentions de Nicolas Sarkozy vont complètement dans le mauvais sens et sont donc à combattre au côté des autres progressistes européens. D’une part, la France va proposer à ses partenaires - qui vont l’approuver - son « pacte pour l’immigration », avec deux axes majeurs : « s’accorder à renoncer » aux « régularisations collectives », et « faire respecter » dans toute l’Union « la règle selon laquelle un migrant en situation irrégulière a vocation à partir » (B. Hortefeux). D’autre part, le gouvernement veut promouvoir, dans le même mouvement, « l’Europe de la défense » et « l’ancrage atlantique » et ce « au nom des valeurs que nous avons en partage » (B. Kouchner) : il est possible de construire de larges convergences progressistes européennes pour contrer cette dangereuse stratégie.

Sur les deux autres priorités, l’exigence doit s’exprimer que la France, pour le moins, tienne bon face à l’offensive de ceux qui - gouvernement britannique en tête - veulent au plus vite le démantèlement de toute PAC ; comme contre ceux, à commencer par la Commission Barroso, qui entendent contraindre une entreprise comme EDF à se défaire de ses actifs de distribution d’électricité pour pousser les feux de la libéralisation/privatisation du secteur européen de l’énergie.

Il ne faut pas partir des priorités de la présidence, mais de celles des Européens eux-mêmes. Et d’abord de la question du pouvoir d’achat. Celle-ci est exacerbée par l’envolée des prix du pétrole et des produits agricoles, mais elle existait déjà fortement auparavant. Partout dans l’Europe des 27 - de l’Allemagne, pays le plus riche, à la Roumanie (Dacia), nation la plus pauvre - se développent depuis des mois des luttes très fortes pour une revalorisation substantielle des salaires. Ces demandes ont été frontalement combattues, tant par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (qui a menacé, en guise de rétorsion, d’augmenter le loyer de l’argent) ou la Cour européenne de Justice (qui a juridiquement légitimé le dumping social et condamné des actions syndicales !). Il faut imposer l’inscription de cette question sur l’agenda de la Présidence française de même que celle de la responsabilité de l’Union européenne face aux dérèglements, aux conséquences cataclysmiques, de la « gouvernance mondiale » actuelle (crise financière, crise alimentaire, crise environnementale…). C’est à partir de ce type d’enjeux - quel modèle social et écologique ? Quelles nouvelles règles à faire prévaloir dans le système international - que l’Union européenne doit reconquérir une légitimité auprès de nos concitoyens.

Jean-Claude LEFORT, député honoraire du Val de Marne

Parmi les dossiers prioritaires de la politique française il en est un qui est incontournable : le conflit israélo-palestinien. Pourquoi ? La présidence française prendra fin le 31 décembre, soit à la date butoir fixée à Annapolis par Bush pour que soit crée un Etat palestinien. Or Bush vient d’aller en Israël pour consacrer devant la Knesset le fait que Israël, qui n’a pas de frontières, était la terre « du peuple élu ». Et il a renvoyé à dans 60 ans la résolution du conflit. Des pourparlers ont lieu actuellement. Les USA sont « arbitres ».

Or sans présence internationale véritable imposant le droit connu de tous pour permettre l’existence de deux Etats alors le drame continuera, inclus pour Israël. Cette volonté que l’Europe joue un rôle positif actif dans la résolution de ce conflit va de pair avec l’idée d’Union méditerranéenne. Il ne peut y avoir pareille Union sans régler cette question.

Pour ces deux raisons j’estime que la présidence française doit permettre à l’Union de jouer enfin un rôle au plan international, à commencer par ce conflit qui est la question des questions. Et ainsi l’Union aura au moins un sens…

Jacky NICOLAS, conseiller régional de Lorraine

Trois questions fortes occupent actuellement l’actualité locale et régionale en LORRAINE et qui ont des déclinaisons européennes :

L’agriculture et la révision des politiques agricoles à brèves échéances (2013). Les questions posées sont celles d’une nouvelle PAC , tant au plan européen, des pays nouveaux et anciens dans l’UE, qu’au niveau de l’impact de ces politiques à l’international. Pour nous ce doit être la poursuite des aides à l’agriculture dans un contexte de redéfinition des bénéficiaires, du développement d’une agriculture dont les productions seraient développées pour produire et consommer « local ».C’est des fonds européens dégagés pour des coopérations au développement des agricultures africaines et arabes pour faire cesser ou au moins diminuer fortement le tout à l’exportation de certains de ces pays et mieux nourrir leurs populations. C’est aussi une nouvelle orientation pour les agricultures des départements et territoires d’outre-mer. C’est les OGM etc.…

L’intégration de la France dans l’OTAN, pas seulement au niveau du commandement intégré, mais aussi par la poursuite de l’harmonisation du complexe militaro-industriel français. La France consacre environ 58 milliards d’euros par an aux dépenses militaires, beaucoup de productions d’armement sont délocalisées en Europe, cela s’accompagne d’une recherche d’intégrations techniques et logistiques avec les restructurations régimentaires sous prétexte de modernisation et d’économies dans le cadre des RGPP. Dans ce domaine, la présentation prochaine du « livre blanc » des restructurations régimentaires le 15 ou 18 juin prochain est la parfaite illustration du volontarisme de l’UMP et de SARKOZY de faire de la présidence française, une présidence qui laisse sa trace sur le plan d’une EUROPE de la Défense. Rappelons-nous que le « mini-traité » dit de LISBONNE établit noir sur blanc l’obligation pour les Etats de l’Union d’augmenter obligatoirement leurs efforts en matière militaire. De plus cette présentation se fera quelques jours après les résultats connus du référendum pour ou contre le nouveau traité en Irlande (12 juin).Selon la réponse qui sera donnée à ce traité par le peuple irlandais, le « livre blanc » français sera momentanément d’une nature différente. En LORRAINE, la « RGPP » appliquée aux garnisons en place concerne la suppression de 10 000 à 15 000 emplois civils et militaires dans les cinq années qui viennent.

Globalement, le jugement politique que nous pouvons avoir des orientations suivies par SARKOZY, c’est moins d’EUROPE, moins de défense nationale , donc moins d’indépendance et un alignement total sur les thèses politiques atlantistes de certains pays européens, sur les thèses agressives américaines actuelles (Moyen-Orient et alignement sur les thèses sionistes, AFGHANISTAN et lutte armée contre le « terrorisme », mise à l’index de l’IRAN, renforcements de potentiels militaires de certains pays arabes très instables, appuis à des politiques régionales déstabilisantes dans les BALKANS, participation à des manœuvres d’intimidations dans l’Atlantique avec la marine américaine autour des pays d’Amérique Latine, bref, aucune initiative réelle en matière de désarmement et de non prolifération).

La troisième question forte porte sur les questions industrielles et de l’emploi qui s’y rattachent. La présidence française doit impérativement servir à développer de nouvelles plateformes politiques de développements industriels par secteurs, de recherche et développement. Elle doit dégager des moyens nouveaux en matière de financement , d’harmonisation et d’interventions des politiques publiques à développer, favoriser une nouvelle conditionnalité des aides, notamment par la BCE par une orientation nouvelle de ses missions, mais aussi par la redéfinition du rôle des organismes bancaires, notamment auprès des PME-PMI. Il faut faire sauter le verrou du refinancement par la BCE des prêts accordés par les banques, décidé en 2004 par la Commission au niveau de 500 000 euros, cela à échéance de 2012.Avec cette directive, c’est toutes nos PME-PMI qui vont avoir de très grosses difficultés à « survivre ».C’est également faire sauter le verrou de l’interdiction faites aux collectivités locales et territoriales de financer le développement économique et l’emploi, sous prétexte de fausser la concurrence entre les marchés en EUROPE, à échéance de 2010, voir les décisions récentes en matière de financement des transports collectifs. (La volonté actuelle de la droite d’inscrire dans notre Constitution l’obligation de financements « réels » des budgets des collectivités locales, territoriales et les budgets sociaux suis ou procède de la même démarche ultra libérale)

Gilles LEPROUST, maire d’Allonnes (Sarthe)

Je n’attends rien de la part du Président de la République et de son gouvernement. Ils ont la volonté de maintenir et de développer le libéralisme. C’est d’ailleurs la raison qui les a conduits à refuser un référendum pour le « traité » constitutionnel simplifié.

La question des services publics me semble prioritaire et primordiale pour l’accès aux droits fondamentaux des européens. Nous devons donc multiplier les rencontres des progressistes, des syndicats, des associations, des citoyens pour faire émerger des propositions alternatives à la marchandisation forcenée que nous connaissons. L’appel « le service public est notre richesse, mobilisons-nous ! » peut être et doit être relayé des communes françaises aux collectivités européennes. Les élus communistes et républicains ont un rôle moteur à jouer pour la construction de ces rassemblements avec les populations de leurs territoires.

site du P.C.F

L’argent n’est ni fou ni diabolique : il irrigue l’économie selon les canaux qui lui sont ouverts.

Par domik27 :: 02/07/2008 à 19:11

Mis en ligne : 2 juillet

Les milliards ne cessent de s’envoler sur les places financières, dans une flambée boursière ininterrompue Mais le discours officiel ne change pas, dur pour les salaires, indulgent pour les actionnaires et leurs gâchis.

« On va jeter en pâture à l’opinion ces milliards dans un pays qui n’aime pas la réussite » s’inquiétait récemment Le Figaro alors qu’il constatait un nouveau record de profits des entreprises du CAC 40 (100 milliards d’euros). Pas facile, dans un décor de pareille opulence, d’en finir avec « les freins à la croissance, les oripeaux du collectivisme et les reliques du gaullo-communisme d’après-guerre encore bien trop pesant ».

Si de temps à autre des chiffres faramineux sont livrés au public, ils sont tout aussitôt présentés comme inaccessibles aux citoyens. Les profits seraient intouchables, les choix de gestion indiscutables et l’argent suivrait des circuits mystérieux, pris quelques fois de folles convulsions, sans que son usage soit à discuter. Il est le grand tabou de la pensée unique.

La violence des désordres du monde appelle pourtant à bousculer la vache sacrée et ses bouviers intéressés. Non, l’argent n’est ni fou ni diabolique. Il irrigue l’économie selon les canaux qui lui sont ouverts. La crise immobilière américaine puis financière avec les subprimes répond à des choix qui édifient de gigantesques profits sur des montagnes de dettes. Des fonds ont ainsi pu emprunter trente fois leur mise initiale, appâtés par la perspective de gains élevés. Jusqu’à l’effondrement. Aujourd’hui, de grands banques battent de l’aile, repêchées in extremis par de l’argent public aux Etats-Unis mais aussi en Grande Bretagne et plus largement en Europe.

Aujourd’hui les capitaux désertent la terre brûlée de l’immobilier américain pour spéculer sur d’éventuelles pénuries alimentaires, pétrolières ou de matières premières, les provoquant même s’il le faut pour se refaire ou gagner le gros lot. A leur suite, courent famines et malnutritions, envolées des prix pour les peuples, catastrophes pour des professions très liées aux carburants, freinage du crédit et de la croissance. Pour maintenir un taux élevé de profit, il faut réduire les coûts du travail, élever les prix à la consommation, brimer les besoins des peuples non seulement des pays développés mais aussi de ces pays en voie de développement où les multinationales ont puisé une main-d’œuvre bon marché. Mais là aussi les tensions s’exacerbent ainsi que l’ont montré les mouvements sociaux dans les usines occidentales implantées en Roumanie. Les capitaux ont besoin d’accelerer encore les innovations technologiques et y investissent, tentant dans des opérations de fusions-acquisitions d’en contenir un peu la facture. Alors que les besoins sont réfrénés, la surproduction menace et la sur-accumulation de capitaux financiers, de productions, informationnels pourrait bien conduire à une explosion dans les années qui viennent.

La crise s’avère celle du système.La recherche sans relâche de gains maximums conduit les détenteurs de capitaux à négliger leurs responsabilités sociales et territoriales, malmenant les peuples et aggravant les tensions. L’épuisement des ressources, les risques même sur l’avenir de la planète semblent secondaires dans cette logique. Les biens communs de l’humanité ne peuvent être sacrifiés à des logiques aussi cupides. Les besoins à l’échelle mondiale du développement du tiers monde, de l’accroissement de la longévité et des retraites, de formations d’un niveau sans cesse plus élevé impliquent que les richesses créées y soient largement consacrées.

Invraisemblable paradoxe : alors que dans l’industrie les richesses produites (la valeur ajoutée) ont augmenté de 3,3% en 2007, que « l’industrie a été le premier bénéficiaire des mesures sur les heures supplémentaires » selon le Président du Groupement français de l’industrie, le salaire brut a seulement progressé de 1,4%. L’explication ? Les profits ont augmenté de 7,4%. Le « travailler plus pour gagner plus » est bien une arnaque. Il est temps d’ouvrir un débat public sur l’usage de l’argent, celui des entreprises drainé vers les dividendes des actionnaires, celui des marchés financiers et du crédit, les fonds publics si massivement offerts sans même un contrôle aux grandes entreprises. Ainsi les besoins d’investissements, de croissance, d’emplois, de pouvoir d’achat, de protection sociale, de formation initiale et continue pourraient être satisfaits. La politique n’est pas impuissante, contrairement à la rengaine des gouvernants.

site du P.C.F

Intervention de Nicolas Sarkozy sur la présidence français de l’UE : réaction du PCF

Par domik27 :: 02/07/2008 à 19:01
Intervention de Nicolas Sarkozy sur la présidence français de l’UE : réaction du PCF

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 1er juillet

Difficile pour Nicolas Sarkozy de ne pas reconnaître « que ça ne va pas en Europe », que « l’Europe inquiète alors qu’elle devrait protéger ».

Pourtant en dépit de tous ses efforts, il n’arrive pas à convaincre. Il tente désespérément de défendre un modèle d’Europe qui a fait son temps. Si on voulait sortir l’Europe de la crise, il faudrait entendre ce que disent les peuples.

Il faut mettre le social au cœur de la construction. Au contraire, pour Nicolas Sarkozy, non seulement ce n’est pas une priorité, mais ça ne fait pas partie des prérogatives de l’Europe. Comment convaincre alors quand on dit qu’on ne peut rien faire sur le prix du pétrole, sur la TVA ; qu’on ne peut pas toucher à la BCE, qu’on ne peut rien faire sur les salaires, qu’on parle de tous les dumpings sauf le dumping social.

Il ne tire aucune leçon du référendum en Irlande, qu’il cherche avant tout à isoler avec l’idée sous-jacente d’imposer un nouveau référendum. En confirmant la poursuite des réformes anti-sociales, il a porté le coup de grâce.

Il n’y a effectivement rien à attendre de bon de la Présidence de l’UE par Nicolas Sarkozy . Mais cette Présidence Française est une opportunité pour que s’expriment très fortement les exigences sociales et l’exigence démocratique de respect du vote des Irlandais pour changer les politiques en Europe et pour un nouveau Traité.

Paris, le 30 juin 2008

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