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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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On dit que les élus de la CUA sont à la recherche d’économies à faire.
Ils seraient donc bien inspirés de tirer
profit de la forte hausse des métaux pour revendre la voie ferrée qui
leur appartient et qui part de la gare d’Arras pour desservir la Zone
Industrielle d’Arras, jusqu’à Tilloy.
Créés au temps du district, il y a plus de 25
ans, pour aboutir jusqu’aux nombreuses entreprises de transport et
logistique, ces kilomètres de rails n’ont JAMAIS SERVI.
Désespérément inutiles, les embranchements
spécialement aménagés pour la centrale d’achat de Leclerc ou les
immenses hangars de stockage de marchandises de firmes internationales
disparaissent sous les herbes hautes.
Cette ligne livrée à la rouille (et aux
resquilleurs, qui ont déboulonné quelques rails) a coûté des millions
de F. sans réduire si peu que ce soit le va-et-vient incessant des
milliers de gros culs qui conduisent aux usines et aux entrepôts.
Bonjour la pollution.
Il paraît que la récente campagne électorale du président de la CUA s’est déroulée sous le signe de «l’ ENVIRONNEMENT ».
Le programme c’est quoi ? Faire pousser des fleurs entre les traverses de chemin de fer ?
Cliché pris le 27 juin 2008
Blog P.C.F ARRAS
Communiqué de presse de la Fédération des Bouches du Rhône du Parti Communiste Français

Nous ne sommes pas impatients : nous sommes en
colère. Cinq millions d'euros pour essayer de nous faire croire que
notre portemonnaie n'est pas vide : c'est un peu fort de café. Cette
année encore, plus de 20millions de français ne partiront pas en
vacances. Et ceux qui ont la « chance » de partir rognent bien souvent
sur le budget ou la durée. Pendant ce temps, le MEDEF organise à
compter de ce soir au Palais du Pharo à Marseille, un « sommet de la
compétitivité Europe-Méditerranée ».
A cette occasion, nous aurons le déplaisir d'accueillir dans les
Bouches-du-Rhône, entre autres, Christine Lagarde, ministre de
l'économie et de nos portefeuilles vides, ainsi que Laurence Parisot,
Président du MEDEF et grande responsable de la Compagnie Mondiale des
Affameurs.
Ces derniers jours, le MEDEF 13 a multiplié les
provocations rejetant sur les salariés la responsabilité de leurs
difficultés. Après les attaques contre le port, il y a eu l'offensive
pour le travail du dimanche, qui s'est soldée par l'agression physique
de la CGT.
A l'heure où la France prend la Présidence de l'Union européenne
pour essayer de faire passer en force une Europe antisociale qui ne
passe pas, le gouvernement et le MEDEF partagent l'objectif d'augmenter
les marges de profits d'une petite bande de privilégiés et de briser
toute possibilité de résistance.
C'est pourquoi, pour fêter le début de la Présidence Française et le
grand raout de la compétitivité organisé par le MEDEF et le
gouvernement à Marseille, les communistes seront mobilisés toute la
semaine pour le pouvoir d'achat. Nous profitons de ces occasions pour
leur adresser un message qui leur paraîtra sans doute un peu vulgaire,
mais c'est finalement le seul qu'ils comprennent : des sous !
Nicolas Maury

Mis en ligne : 1er juillet
“ Où est passé le PS ? ”, titrait Libération. À la Maison de la
Chimie à Paris, lui ont répondu en chœur radios et chaînes de
télévision, qui n’ont eu d’yeux que pour Ségolène Royal. L’ex candidate
socialiste lançait devant ses partisans sa campagne pour le prochain
congrès socialiste. Car, pour elle, rien ne semble avoir changé, aucune
leçon de la défaite ne semble devoir être tirée. La même forme, la même
personnalisation, les mêmes idées et les mêmes médias qui embrayent
sans sourciller.
L’autre événement retenu à l’agenda du calendrier
médiatique se déroulait à Saint-Denis sous la houlette d’Olivier
Besancenot. Large couverture, là aussi, sans qu’on en apprenne beaucoup
plus sur le projet politique discuté. Ainsi va le récit médiatique
dominant sur l’état de la gauche, avec à un pôle un PS aspiré vers le
centre et à l’autre un nouveau parti d’extrême gauche qui en fait sa
cible.
On nous raconte une histoire, comme celles qu’on nous a
déjà contées, il y a quelques mois, réduisant le débat présidentiel au
trio Sarkozy-Royal-Bayrou. On sait ce qu’il en est aujourd’hui.
Qu’importe, on continue, mais on s’adapte. L’histoire et les acteurs ne
sont plus les mêmes. Mais c’est toujours un seul scénario à la fois :
aujourd’hui, pour la gauche, c’est celui d’une crise dont elle ne
sortira jamais, divisée et écartelée entre deux pôles qui se clament
eux-mêmes irréconciliables.
Du coup, tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre est
zappé, minoré. Les débats du courant Nouveau parti socialiste, dirigé
par Emmanuelli et Hamon, qui se tenaient à la Sorbonne avec une
assistance comparable à celle de la Maison de la Chimie ? Ignorés ou
réduits à la portion congrue. Le même sort avait été réservé cette
semaine aux travaux de la direction du PCF sur la préparation de son
prochain congrès ou la semaine précédente à la seule rencontre
européenne tenue en France à son initiative au lendemain du NON
irlandais.
Pourtant, qui est le plus en phase avec les
interrogations du pays, avec les recherches politiques qui le remuent,
avec tous ceux qui se battent en ce moment contre la politique
sarkozyste en se demandant comment imposer au plus vite une autre
politique ? Ceux qui sont au PS n’ont qu’une idée en tête, la
candidature présidentielle de 2012, ceux qui en son sein hésitent à
condamner la liquidation des 35 heures ou s’alarment du NON irlandais ?
Ceux qui à la LCR veulent faire de l’union avec les socialistes en
toutes circonstances une barrière infranchissable ? Sommes-nous bien
sûrs que nous ayons là les deux grands courants de pensée qui
traversent actuellement les têtes du peuple de gauche dans notre pays ?
La gauche est en crise, sans nul doute. Mais une des
manières de l’alimenter, et non de contribuer à la résoudre, est
précisément de focaliser tout le débat sur des impasses et non sur les
recherches de construction nouvelle. La crise, ce n’est pas
l’encéphalogramme plat. Le débat s’anime au contraire un peu partout.
Au PS, où l’issue de la confrontation engagée a rarement été si
incertaine. Au PCF, où l’élaboration d’un nouveau projet politique et
la rénovation profonde du parti sont désormais au centre de toutes les
discussions.
Parmi ceux qui cherchent du côté du NPA une issue à
l’inefficacité de la gauche. Chez de très nombreux syndicalistes et
responsables associatifs qui, engagés dans la résistance à la politique
gouvernementale, s’interrogent sur le meilleur moyen de donner plus de
force politique à leurs combats.
L’issue de ces débats n’est pas écrite, certes. Les
réponses divergent fortement sur le projet, sur les chemins de l’union.
Mais raison de plus pour que le débat populaire, celui de la grande
masse des militants, s’invite dans les discussions. Il bousculera les
scénarios médiatiques bien trop facilement ficelés en dehors de lui. Ne
nous laissons pas décourager. Et ouvrons partout le débat sur l’avenir
de la gauche.
site du P.C.F

Mis en ligne : 1er juillet
Le 2 juin dernier la newsletter du Cidefe
international (news@cidefe n° 65) avait solicité les points de vue de
quatre élus sur la présidence française de l’Union européenne (1er juillet-31 décembre 2008).
qu’attendez-vous de la présidence française ?
quels axes faire avancer pendant cette période ?
www.elunet.org
Francis WURTZ, député européen, président de la GUE/NGL (gauche unitaire européenne/gauche verte nordique)
Les quatre principales priorités de la présidence
française sont connues : l’immigration, la défense, la politique
agricole commune (PAC), l’énergie et le changement climatique.
Sur les deux premières, les intentions de Nicolas
Sarkozy vont complètement dans le mauvais sens et sont donc à combattre
au côté des autres progressistes européens. D’une part, la France va
proposer à ses partenaires - qui vont l’approuver - son « pacte pour
l’immigration », avec deux axes majeurs : « s’accorder à renoncer » aux
« régularisations collectives », et « faire respecter » dans toute
l’Union « la règle selon laquelle un migrant en situation irrégulière a
vocation à partir » (B. Hortefeux). D’autre part, le gouvernement veut
promouvoir, dans le même mouvement, « l’Europe de la défense » et
« l’ancrage atlantique » et ce « au nom des valeurs que nous avons en
partage » (B. Kouchner) : il est possible de construire de larges
convergences progressistes européennes pour contrer cette dangereuse
stratégie.
Sur les deux autres priorités, l’exigence doit
s’exprimer que la France, pour le moins, tienne bon face à l’offensive
de ceux qui - gouvernement britannique en tête - veulent au plus vite
le démantèlement de toute PAC ; comme contre ceux, à commencer par la
Commission Barroso, qui entendent contraindre une entreprise comme EDF
à se défaire de ses actifs de distribution d’électricité pour pousser
les feux de la libéralisation/privatisation du secteur européen de
l’énergie.
Il ne faut pas partir des priorités de la présidence,
mais de celles des Européens eux-mêmes. Et d’abord de la question du
pouvoir d’achat. Celle-ci est exacerbée par l’envolée des prix du
pétrole et des produits agricoles, mais elle existait déjà fortement
auparavant. Partout dans l’Europe des 27 - de l’Allemagne, pays le plus
riche, à la Roumanie (Dacia), nation la plus pauvre - se développent
depuis des mois des luttes très fortes pour une revalorisation
substantielle des salaires. Ces demandes ont été frontalement
combattues, tant par la Commission européenne, la Banque centrale
européenne (qui a menacé, en guise de rétorsion, d’augmenter le loyer
de l’argent) ou la Cour européenne de Justice (qui a juridiquement
légitimé le dumping social et condamné des actions syndicales !). Il
faut imposer l’inscription de cette question sur l’agenda de la
Présidence française de même que celle de la responsabilité de l’Union
européenne face aux dérèglements, aux conséquences cataclysmiques, de
la « gouvernance mondiale » actuelle (crise financière, crise
alimentaire, crise environnementale…). C’est à partir de ce type
d’enjeux - quel modèle social et écologique ? Quelles nouvelles règles
à faire prévaloir dans le système international - que l’Union
européenne doit reconquérir une légitimité auprès de nos concitoyens.
Jean-Claude LEFORT, député honoraire du Val de Marne
Parmi les dossiers prioritaires de la politique
française il en est un qui est incontournable : le conflit
israélo-palestinien. Pourquoi ? La présidence française prendra fin le
31 décembre, soit à la date butoir fixée à Annapolis par Bush pour que
soit crée un Etat palestinien. Or Bush vient d’aller en Israël pour
consacrer devant la Knesset le fait que Israël, qui n’a pas de
frontières, était la terre « du peuple élu ». Et il a renvoyé à dans 60
ans la résolution du conflit. Des pourparlers ont lieu actuellement.
Les USA sont « arbitres ».
Or sans présence internationale véritable imposant le
droit connu de tous pour permettre l’existence de deux Etats alors le
drame continuera, inclus pour Israël. Cette volonté que l’Europe joue
un rôle positif actif dans la résolution de ce conflit va de pair avec
l’idée d’Union méditerranéenne. Il ne peut y avoir pareille Union sans
régler cette question.
Pour ces deux raisons j’estime que la présidence
française doit permettre à l’Union de jouer enfin un rôle au plan
international, à commencer par ce conflit qui est la question des
questions. Et ainsi l’Union aura au moins un sens…
Jacky NICOLAS, conseiller régional de Lorraine
Trois questions fortes occupent actuellement
l’actualité locale et régionale en LORRAINE et qui ont des déclinaisons
européennes :
L’agriculture et la révision des politiques agricoles à
brèves échéances (2013). Les questions posées sont celles d’une
nouvelle PAC , tant au plan européen, des pays nouveaux et anciens dans
l’UE, qu’au niveau de l’impact de ces politiques à l’international.
Pour nous ce doit être la poursuite des aides à l’agriculture dans un
contexte de redéfinition des bénéficiaires, du développement d’une
agriculture dont les productions seraient développées pour produire et
consommer « local ».C’est des fonds européens dégagés pour des
coopérations au développement des agricultures africaines et arabes
pour faire cesser ou au moins diminuer fortement le tout à
l’exportation de certains de ces pays et mieux nourrir leurs
populations. C’est aussi une nouvelle orientation pour les agricultures
des départements et territoires d’outre-mer. C’est les OGM etc.…
L’intégration de la France dans l’OTAN, pas seulement
au niveau du commandement intégré, mais aussi par la poursuite de
l’harmonisation du complexe militaro-industriel français. La France
consacre environ 58 milliards d’euros par an aux dépenses militaires,
beaucoup de productions d’armement sont délocalisées en Europe, cela
s’accompagne d’une recherche d’intégrations techniques et logistiques
avec les restructurations régimentaires sous prétexte de modernisation
et d’économies dans le cadre des RGPP. Dans ce domaine, la présentation
prochaine du « livre blanc » des restructurations régimentaires le 15
ou 18 juin prochain est la parfaite illustration du volontarisme de
l’UMP et de SARKOZY de faire de la présidence française, une présidence
qui laisse sa trace sur le plan d’une EUROPE de la Défense.
Rappelons-nous que le « mini-traité » dit de LISBONNE établit noir sur
blanc l’obligation pour les Etats de l’Union d’augmenter
obligatoirement leurs efforts en matière militaire. De plus cette
présentation se fera quelques jours après les résultats connus du
référendum pour ou contre le nouveau traité en Irlande (12 juin).Selon
la réponse qui sera donnée à ce traité par le peuple irlandais, le
« livre blanc » français sera momentanément d’une nature différente. En
LORRAINE, la « RGPP » appliquée aux garnisons en place concerne la
suppression de 10 000 à 15 000 emplois civils et militaires dans les
cinq années qui viennent.
Globalement, le jugement politique que nous pouvons
avoir des orientations suivies par SARKOZY, c’est moins d’EUROPE, moins
de défense nationale , donc moins d’indépendance et un alignement total
sur les thèses politiques atlantistes de certains pays européens, sur
les thèses agressives américaines actuelles (Moyen-Orient et alignement
sur les thèses sionistes, AFGHANISTAN et lutte armée contre le
« terrorisme », mise à l’index de l’IRAN, renforcements de potentiels
militaires de certains pays arabes très instables, appuis à des
politiques régionales déstabilisantes dans les BALKANS, participation à
des manœuvres d’intimidations dans l’Atlantique avec la marine
américaine autour des pays d’Amérique Latine, bref, aucune initiative
réelle en matière de désarmement et de non prolifération).
La troisième question forte porte sur les questions
industrielles et de l’emploi qui s’y rattachent. La présidence
française doit impérativement servir à développer de nouvelles
plateformes politiques de développements industriels par secteurs, de
recherche et développement. Elle doit dégager des moyens nouveaux en
matière de financement , d’harmonisation et d’interventions des
politiques publiques à développer, favoriser une nouvelle
conditionnalité des aides, notamment par la BCE par une orientation
nouvelle de ses missions, mais aussi par la redéfinition du rôle des
organismes bancaires, notamment auprès des PME-PMI. Il faut faire
sauter le verrou du refinancement par la BCE des prêts accordés par les
banques, décidé en 2004 par la Commission au niveau de 500 000 euros,
cela à échéance de 2012.Avec cette directive, c’est toutes nos PME-PMI
qui vont avoir de très grosses difficultés à « survivre ».C’est
également faire sauter le verrou de l’interdiction faites aux
collectivités locales et territoriales de financer le développement
économique et l’emploi, sous prétexte de fausser la concurrence entre
les marchés en EUROPE, à échéance de 2010, voir les décisions récentes
en matière de financement des transports collectifs. (La volonté
actuelle de la droite d’inscrire dans notre Constitution l’obligation
de financements « réels » des budgets des collectivités locales,
territoriales et les budgets sociaux suis ou procède de la même
démarche ultra libérale)
Gilles LEPROUST, maire d’Allonnes (Sarthe)
Je n’attends rien de la part du Président de la
République et de son gouvernement. Ils ont la volonté de maintenir et
de développer le libéralisme. C’est d’ailleurs la raison qui les a
conduits à refuser un référendum pour le « traité » constitutionnel
simplifié.
La question des services publics me semble prioritaire
et primordiale pour l’accès aux droits fondamentaux des européens. Nous
devons donc multiplier les rencontres des progressistes, des syndicats,
des associations, des citoyens pour faire émerger des propositions
alternatives à la marchandisation forcenée que nous connaissons.
L’appel « le service public est notre richesse, mobilisons-nous ! »
peut être et doit être relayé des communes françaises aux collectivités
européennes. Les élus communistes et républicains ont un rôle moteur à
jouer pour la construction de ces rassemblements avec les populations
de leurs territoires.
site du P.C.F

Mis en ligne : 2 juillet
Les milliards ne cessent de s’envoler sur les places financières,
dans une flambée boursière ininterrompue Mais le discours officiel ne
change pas, dur pour les salaires, indulgent pour les actionnaires et
leurs gâchis.
« On va jeter en pâture à l’opinion ces milliards dans
un pays qui n’aime pas la réussite » s’inquiétait récemment Le Figaro
alors qu’il constatait un nouveau record de profits des entreprises du
CAC 40 (100 milliards d’euros). Pas facile, dans un décor de pareille
opulence, d’en finir avec « les freins à la croissance, les oripeaux du
collectivisme et les reliques du gaullo-communisme d’après-guerre
encore bien trop pesant ».
Si de temps à autre des chiffres faramineux sont livrés
au public, ils sont tout aussitôt présentés comme inaccessibles aux
citoyens. Les profits seraient intouchables, les choix de gestion
indiscutables et l’argent suivrait des circuits mystérieux, pris
quelques fois de folles convulsions, sans que son usage soit à
discuter. Il est le grand tabou de la pensée unique.
La violence des désordres du monde appelle pourtant à
bousculer la vache sacrée et ses bouviers intéressés. Non, l’argent
n’est ni fou ni diabolique. Il irrigue l’économie selon les canaux qui
lui sont ouverts. La crise immobilière américaine puis financière avec
les subprimes répond à des choix qui édifient de gigantesques profits
sur des montagnes de dettes. Des fonds ont ainsi pu emprunter trente
fois leur mise initiale, appâtés par la perspective de gains élevés.
Jusqu’à l’effondrement. Aujourd’hui, de grands banques battent de
l’aile, repêchées in extremis par de l’argent public aux Etats-Unis
mais aussi en Grande Bretagne et plus largement en Europe.
Aujourd’hui les capitaux désertent la terre brûlée de
l’immobilier américain pour spéculer sur d’éventuelles pénuries
alimentaires, pétrolières ou de matières premières, les provoquant même
s’il le faut pour se refaire ou gagner le gros lot. A leur suite,
courent famines et malnutritions, envolées des prix pour les peuples,
catastrophes pour des professions très liées aux carburants, freinage
du crédit et de la croissance. Pour maintenir un taux élevé de profit,
il faut réduire les coûts du travail, élever les prix à la
consommation, brimer les besoins des peuples non seulement des pays
développés mais aussi de ces pays en voie de développement où les
multinationales ont puisé une main-d’œuvre bon marché. Mais là aussi
les tensions s’exacerbent ainsi que l’ont montré les mouvements sociaux
dans les usines occidentales implantées en Roumanie. Les capitaux ont
besoin d’accelerer encore les innovations technologiques et y
investissent, tentant dans des opérations de fusions-acquisitions d’en
contenir un peu la facture. Alors que les besoins sont réfrénés, la
surproduction menace et la sur-accumulation de capitaux financiers, de
productions, informationnels pourrait bien conduire à une explosion
dans les années qui viennent.
La crise s’avère celle du système.La recherche sans
relâche de gains maximums conduit les détenteurs de capitaux à négliger
leurs responsabilités sociales et territoriales, malmenant les peuples
et aggravant les tensions. L’épuisement des ressources, les risques
même sur l’avenir de la planète semblent secondaires dans cette
logique. Les biens communs de l’humanité ne peuvent être sacrifiés à
des logiques aussi cupides. Les besoins à l’échelle mondiale du
développement du tiers monde, de l’accroissement de la longévité et des
retraites, de formations d’un niveau sans cesse plus élevé impliquent
que les richesses créées y soient largement consacrées.
Invraisemblable paradoxe : alors que dans l’industrie
les richesses produites (la valeur ajoutée) ont augmenté de 3,3% en
2007, que « l’industrie a été le premier bénéficiaire des mesures sur
les heures supplémentaires » selon le Président du Groupement français
de l’industrie, le salaire brut a seulement progressé de 1,4%.
L’explication ? Les profits ont augmenté de 7,4%. Le « travailler plus
pour gagner plus » est bien une arnaque. Il est temps d’ouvrir un débat
public sur l’usage de l’argent, celui des entreprises drainé vers les
dividendes des actionnaires, celui des marchés financiers et du crédit,
les fonds publics si massivement offerts sans même un contrôle aux
grandes entreprises. Ainsi les besoins d’investissements, de
croissance, d’emplois, de pouvoir d’achat, de protection sociale, de
formation initiale et continue pourraient être satisfaits. La politique
n’est pas impuissante, contrairement à la rengaine des gouvernants.
site du P.C.F
Intervention de Nicolas Sarkozy sur la présidence français de l’UE : réaction du PCF
Difficile
pour Nicolas Sarkozy de ne pas reconnaître « que ça ne va pas en
Europe », que « l’Europe inquiète alors qu’elle devrait protéger ».
Pourtant en dépit de tous ses efforts, il n’arrive pas
à convaincre. Il tente désespérément de défendre un modèle d’Europe qui
a fait son temps. Si on voulait sortir l’Europe de la crise, il
faudrait entendre ce que disent les peuples.
Il faut mettre le social au cœur de la construction. Au
contraire, pour Nicolas Sarkozy, non seulement ce n’est pas une
priorité, mais ça ne fait pas partie des prérogatives de l’Europe.
Comment convaincre alors quand on dit qu’on ne peut rien faire sur le
prix du pétrole, sur la TVA ; qu’on ne peut pas toucher à la BCE, qu’on
ne peut rien faire sur les salaires, qu’on parle de tous les dumpings
sauf le dumping social.
Il ne tire aucune leçon du référendum en Irlande, qu’il
cherche avant tout à isoler avec l’idée sous-jacente d’imposer un
nouveau référendum. En confirmant la poursuite des réformes
anti-sociales, il a porté le coup de grâce.
Il n’y a effectivement rien à attendre de bon de la
Présidence de l’UE par Nicolas Sarkozy . Mais cette Présidence
Française est une opportunité pour que s’expriment très fortement les
exigences sociales et l’exigence démocratique de respect du vote des
Irlandais pour changer les politiques en Europe et pour un nouveau
Traité.
Paris, le 30 juin 2008
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