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Déclaration de Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL en réponse au Président Sarkozy - Strasbourg le 10/7/2008,

Par domik27 :: 11/07/2008 à 22:07

Par : Relations internationales
Mis en ligne : 10 juillet

Monsieur le Président,

Je vais concentrer mon intervention sur une double caractéristique de cette présidence française, à savoir son incontestable point fort et son trop évident point faible.

Son point fort, par rapport aux habituels ténors de l’Union, c’est qu’elle ne dit pas que l’Europe va bien et qu’elle doit continuer ainsi, quand de plus en plus d’Européens pensent qu’elle va mal et que les choses doivent changer. Fort bien.

Mais après ? C’est là que le bât blesse. Quelles conclusions tirez-vous, Monsieur le Président, de cette apparente lucidité sur la crise de légitimité que subit aujourd’hui l’Union, en particulier son modèle économique et son mode de fonctionnement ?

Vous affirmez vouloir comprendre et respecter le malaise des Européens vis à vis de l’Union. Mais vous faites pression sur le peuple irlandais pour l’amener à se dédire, alors qu’il n’a fait qu’exprimer tout haut, après les Français et les Néerlandais, ce que des millions d’autres Européens ont sur le cœur !

Vous critiquez avec raison la façon dont la BCE gère l’euro depuis sa tour d’ivoire. Mais vous ne préconisez jamais de revoir les statuts qui lui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission !

Vous affirmez, au sujet de l’immigration, vouloir, « servir les valeurs qui sont les nôtres », mais vous avez appuyé la directive de la honte, condamnée par la Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, par toutes organisations des droits de l’Homme comme par les Eglises européennes, précisément parce qu’elle viole des valeurs humaines essentielles.

Vous évacuez la question sociale - qui doit, selon vous, rester du seul ressort des Etats. Mais vous ne dites mot de la Cour européenne de Justice qui rend arrêt sur arrêt mettant en concurrence les modèles sociaux au sein même de l’Union. Au demeurant en se fondant sur les articles 43 et 49 du traité.

Vous dites que vous n’avez pas aimé l’image du « plombier polonais ». Moi non plus ! C’est une formule lancée par la droite populiste et popularisée à la télévision par M. Bolkestein. Je dis « Bienvenue aux travailleurs de tous les pays » à égalité de droits dans tous les domaines. C’est précisément ce que refuse l’actuel droit européen.

Je rappelle que, selon la Commission, en Basse-Saxe, pour un même travailleur, sur un même chantier, un travailleur d’un autre pays membre peut être payé moitié moins que le SMIC qui s’applique à un travailleur allemand.

Savez-vous ce que pense de ces arrêts un homme non suspect de populisme comme John Monks, Secrétaire général de la CES. Il juge ces décisions « considérablement problématiques » car, souligne-t-il, elles affirment « la primauté des libertés économiques sur les droits fondamentaux et le respect du droit du travail. » Que répondez-vous ?

Vous affirmez vouloir construire une « Europe qui protège ». Mais on ne vous entend pas critiquer toutes ces mesures structurelles qui précarisent l’existence des Européens : l’obligation d’ouvrir les entreprises de service public à la concurrence ; les pressions du Pacte de stabilité sur les salaires et les dépenses sociales ainsi que nombre de « lignes directrices » préparées par la Commission et adoptées par le Conseil - que vous appliquez dans votre propre pays avec zèle.

Citons la « ligne directrice » n°2 : réforme des régimes de retraites, de sécurité sociale et de soins de santé. « Ligne directrice » n°5 : flexibilité des marchés du travail. « Ligne directrice » n°13 : suppression des obstacles réglementaires, commerciaux et autres qui entravent indûment la concurrence. Et j’en passe.

Le retournement de la position de la France - et de l’Italie -, vient même de permettre au Conseil d’aller au-delà des obligations qu’il s’était fixées en se mettant d’accord sur un projet de directive autorisant la semaine de 65 heures ! C’est Dickens sacré nouveau « père de l’Europe ! »

Un dernier mot, Monsieur le Président : vous avez, ce weekend, devant vos invités européens - le Président du Parlement et celui de la Commission - et face à 2000 cadres de la droite française, conclu votre discours par une formule interprétée par la totalité du mouvement syndical comme une provocation - au demeurant fort imprudente - en affirmant que « désormais, quand il y a une grève, les Français ne s’en aperçoivent même plus ».

Le lendemain de ce haut fait, votre ministre de l’éducation nationale expliquait que c’était là « une manière de rassurer nos partenaires (européens) en présence des plus éminents d’entre eux. » Eh bien, si pour rassurer les dirigeants européens, il faut à présent insulter les syndicats, c’est qu’il est décidément urgent de changer l’Europe ! Mais pour de bon.

site du P.C.F

La colère effervescente des Goodyear

Par domik27 :: 11/07/2008 à 4:58

Pneumatique . Détermination devant les grilles de l’usine d’Amiens alors que la justice ordonne la levée du barrage.

Amiens (Somme), envoyée spéciale.

Un « jour de grève comme les autres » hier sur le parking de l’usine Goodyear d’Amiens. Tas de pneus qui brûlent, musique qui grésille dans les baffles, allées et venues de journalistes… Ici, pas question de qualifier la journée de particulière. « Pour nous, il n’y a pas de date butoir », répète sans cesse la cinquantaine de salariés présents, en référence aux propos de la direction qui avait donné aux syndicats jusqu’à hier 16 heures pour entériner le changement d’organisation du temps de travail en 4 x 8. Si la CFE-CGC et la CFTC ont signé l’accord, FO, SUD et CGT (majoritaire) y restent fermement opposés. « On est soutenu par la majorité des salariés qui se sont spontanément mis en grève depuis vendredi », se félicite Mickaël Wament, secrétaire du comité d’entreprise et délégué CGT.

Non, hier à Amiens, les grévistes se sont montrés beaucoup plus loquaces sur le lock-out imposé par Goodyear depuis lundi. « La direction a prétexté des violences pour tout fermer et déserter l’usine », explique Virgilio Mota da Silva, syndicaliste SUD, à un huissier venu constater l’impossibilité de travailler. « Je ne sais même plus qui est gréviste et qui ne l’est pas… On n’a plus accès à nos locaux, il n’y a plus personne au poste de garde. Pour nous, la liberté du travail, c’est important ! » Depuis lundi donc, se joignent aux grévistes des intérimaires déboussolés. « La direction m’empêche de gagner de l’argent ! », peste Stéphane, de passage chez l’équipementier automobile. « Ma boîte d’intérim me dit d’attendre car en principe je suis en mission, mais Goodyear ne me paiera jamais des heures que je n’ai pas effectuées ! Je suis coincé, ma boîte d’intérim ne va jamais s’opposer à Goodyear. » Embauchés en mai, 300 intérimaires renouvellent depuis leur contrat semaine après semaine, avec de moins en moins d’envie. « Qu’il y ait les 4 x 8, le plan social ou la fermeture de l’usine, on sera toujours les premiers virés. » Sur le portail fermé à clé, une pancarte : « Les méthodes de Goodyear nous écoeurent. »

En CDI depuis 2002, Johan n’a pas hésité lors du référendum fin juin. À la question « pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d’organisation du temps de travail et ses contreparties ? », il a répondu « non ». « J’ai voté par courrier, j’ai su que les syndicats appelaient au boycott trop tard ». Si le oui a obtenu 73 % lors du référendum, cela ne représente que 328 voix sur 1 500 salariés et les syndicats refusent donc sa légitimité. Depuis Johan assure le piquet de grève sans relâche. « Si les 4 x 8 sont appliquées dans l’entreprise, je me barre. » Johan et ses collègues refusent de faire de « nouveaux sacrifices », « le boulot est déjà trop dur comme ça ». Comme preuve, ils brandissent un courrier de soutien envoyé par un psychiatre, Claude Nachin. « Le changement de rythme permanent, le travail posté avec travail de nuit sont la source de davantage de maladies physiques et psychiques au détriment des travailleurs, de leurs familles et de la Sécurité sociale… Avec les 4 x 8, on atteint la folie », peut-on lire dans le texte écrit par le médecin. En retrait jusqu’alors, un salarié s’approche. « Goodyear oblige même ses employés à continuer à travailler quand ils sont malades. » Didier sait de quoi il parle, il est secouriste sur le site depuis 1989. « Quand quelqu’un se blesse, le chef lui demande de ne pas le déclarer. S’il va à l’hôpital, on lui dit de refuser de se mettre en arrêt de travail, sinon il sera le prochain sur la liste des licenciements. » Portant Didier l’assure, des accidents « il y en a au moins trois par jour depuis qu’il faut faire du chiffre » : mains broyées, doigts coupés, brûlures…

« On n’acceptera jamais les 4 x 8 », affirme Pinto, qui depuis huit ans travaille 24 heures chaque week-end pour 1 400 euros. « Toutes les usines où Goodyear les a mis en place, en Angleterre, au Texas, en Australie… ont fermé quelques mois après. » Aujourd’hui, même si le site d’Amiens acceptait la mise en place des 4 x 8, la direction a prévenu qu’elle supprimerait 400 des 1 500 emplois en trois ans. « S’ils veulent fermer le site, ils devront nous payer très cher. » Hier soir, suite à une plainte déposée par la direction pour « entrave à la liberté du travail », le tribunal de grande instance d’Amiens a ordonné aux grévistes de dégager l’entrée de l’usine sous peine de 2 000 euros d’astreinte par infraction constatée. Réaction immédiate devant les grilles de l’usine d’Amiens : « On veut bien arrêter de faire cramer des pneus mais pas plus. Le droit de grève, ça existe encore. »

Christelle Chabaud

l' Huma du 09 / 07 / 08

Le 14 juillet sera peut être mémorable !!!

Par domik27 :: 11/07/2008 à 4:48

L’Elysée interdit une manifestation de militaires

Des militaires, de réserve ou à la retraite, ont tenté de manifester, jeudi 10 juillet en début de soirée, sur les Champs-Elysées pour protester contre “le manque de soutien moral” à l’armée des “personnes politiques en charge”. Ils se sont vus interdire leur manifestation par l’Elysée, selon l’un des organisateurs. “Sous pression de l’Elysée, la préfecture de police a interdit notre manifestation”, a déclaré Laurent Attar-Bayrou, président de la FNAME (Fédération nationale des anciens des Missions extérieurs). “C’est une démocratie à deux vitesses”, ajoute-t-il. “Il y a des gens qui ont le droit de manifestation même s’ils l’ont dans la loi. Nous sommes revenus à un niveau de démocratie de certains pays qui seront présents lors de la cérémonie du 14 juillet”. Ces militaires se sont, en revanche, invités à la cérémonie quotidienne et officielle en mémoire du soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe.

Doutes sur le défilé du 14 juillet

Ces anciens soldats ou de réserve - mais qui représentent l’opinion majoritaire des militaires d’actives (interdits de manifestation par la loi) - voulaient en effet également dénoncer” la présence du président syrien à la tribune du 14 juillet, où nos troupes seront obligés de lui rendre les honneurs, bien que son pays soit tâché du sang des 91 français morts en 1983 au Liban”. Ces protestataires s’étaient réunis à l’appel de la Fédération Nationale des Anciens des Missions extérieures et de l’Association internationale des soldats de la paix. Pour le “véritable” défilé du 14 juillet, des incidents ne sont pas à exclure. La FNAME, qui réunit des anciens soldats des opérations extérieures (OPEX), appelle publiquement à porter un brassard noir en signe de protestation lors du défilé officiel. Pire : des militaires d’active, qui doivent participer au défilé, envisagent de faire un geste de mécontentement. Certains penseraient à tourner la tête, non pas vers la tribune officielle, où se trouveront les Présidents Sarkozy et Al-Assad, mais dans le sens opposé. Notamment, les futurs officiers de la promotion de Saint Cyr, baptisée “Lieutenant Antoine de la Batie”. Un brillant officier, mort à 28 ans, dans de l’attentat de Drakkar.

Un affront de plus ?

L’ambiance se dégrade d’autant plus, que selon Jean Guisnel, spécialiste de la défense du Point, le président Sarkozy ne se rendra pas le 13 juillet au soir à la traditionnelle garden party dans les jardins du ministère de la défense, en l’honneur des unités militaires qui défileront le lendemain. Selon le Point,” la version donnée par l’Elysée aux services de la défense invoque un problème d’emploi du temps”. Trop occupé par le sommet de l’Union méditerranéenne, et par ses multiples obligations, le Président “n’a pas pu trouver un quart d’heure pour faire un saut” à la réception. Un affront de plus, - de trop ? -, pour les militaires.

Jean-Baptiste Naudet

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

De : (pas de nom)
jeudi 10 juillet 2008

site  BELLACIAO

Quatorze migrants meurent à bord d'un bateau au large de l'Espagne

Par domik27 :: 11/07/2008 à 4:36
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