Calendrier

« Juin 2008 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30 

domik27

blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET

Blog

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

« Le mouvement des sans-papiers est inarrêtable ! »

Par domik27 :: 15/06/2008 à 18:24


Immigration . Réunis en meeting, jeudi, à Paris, les salariés menacent de lancer une troisième vague de grèves avec la CGT et Droits Devant ! !.

« Vous bossez ici, vous vivez ici, vous resterez ici ! » clame Raymond Chauveau sous un tonnerre d’applaudissements. Face à lui, une salle surchauffée, quelque deux mille personnes venues assister au meeting des travailleurs sans papiers, jeudi soir, à la Halle Carpentier, dans le 13e arrondissement de Paris. « L’espoir s’est installé dans les coeurs, les échines se redressent, tonne Jean-Claude Amara, de Droits Devant ! !. Le gouvernement doit comprendre que ce mouvement est inarrêtable ! »

Plus de deux mois après le lancement des premières grèves et occupations, loin de s’essouffler, le mouvement prend de l’ampleur. La CGT compte désormais une quarantaine de sites occupés et 700 salariés en grève. Sur les 1 500 demandes de régularisation déposées jusqu’à présent, 400 ont obtenu l’assurance d’une régularisation. « C’est beaucoup, mais c’est encore trop peu, soupire Francine Blanche, de la CGT. À ce rythme-là, on va tout exploser. Chaque jour, de nouveaux travailleurs sans papiers sortent de l’ombre et des dizaines d’entreprises attendent pour se mettre en grève. » Et d’assurer que le syndicat est prêt à lancer une troisième vague de grève et d’occupations, « plus importante que la première et la deuxième réunies », si le gouvernement ne répond pas à leurs exigences.

Pour la première fois, une quinzaine de départements de province seraient concernés. « Nous disons solennellement au gouvernement : vous devez faire respecter l’égalité de traitement dans toutes les préfectures. » La CGT dénonce des inégalités, notamment dans les pièces à fournir pour constituer les dossiers. Mais également dans les papiers obtenus : récépissés pour les uns, autorisations de séjour provisoires (ASP) pour les autres, avec ou sans autorisation de travail… « Ils ont le droit d’être en grève, mais pas de travailler !, ironise Raymond Chauveau. Il est temps que le gouvernement arrête avec ses baronnies préfectorales. »

Autre aberration : certains travailleurs se sont vu refuser leur régularisation faute d’un salaire suffisant… Les femmes, une centaine dans le mouvement, sont particulièrement touchées. Ana Azaria, présidente de Femmes Égalité, réclame des « critères plus souples, qui puissent s’appliquer aux femmes à temps partiel ». Sur la tribune, Fanta, salariée de l’entreprise Manet, en grève depuis le 23 mai, témoigne, devant un public ému : « Être sans papiers, ce n’est pas une fatalité. La lutte commence tout juste. N’ayons plus peur, montrons-nous ! » Et Francine Blanche de conclure : « De la part de tous les salariés, nous vous disons merci. »

Marie Barbier

l' Huma du 14 / 06 / 08

SENAT : groupe communiste ( A quoi sert le baccalauréat ? )

Par domik27 :: 15/06/2008 à 18:04
 
 
 

Rapport du groupe de travail sénatorial « A quoi sert le baccalauréat ? » : un travail de qualité mais des propositions dangereuses

Par Brigitte Gonthier-Maurin - 12 Juin 2008

Après un important travail d’auditions, le rapport du groupe de travail sénatorial « A quoi sert le baccalauréat ? » vient d’être rendu public.

Cette contribution de qualité a le mérite de dresser un véritable état des lieux du baccalauréat. Un travail utile à un moment où l’ensemble de la communauté éducative s’interroge pour rompre avec l’échec et les inégalités scolaires et pour relever le défi d’élévation des connaissances et des compétences pour tous et toutes. Pour autant, le baccalauréat ne peut évidemment pas, à lui seul, y parvenir. Le rapport montre en effet combien la composition des différentes voies et filières est encore très marquée socialement.

Si le constat et l’objectif de réduction de l’échec scolaire sont partagés, le champ trop étroit de la question posée et le contexte de forte rigueur budgétaire dans lequel elle intervient ne permettront pas de répondre, voire iront à l’encontre de cet objectif.

En effet, certaines propositions du rapport - étalement des épreuves sur deux ans, généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans, création de crédit de formation pour les bacheliers qui renoncent à des études supérieures - peuvent constituer de nouvelles entrées pour une réduction des coûts, une plus grande sélectivité et à terme un désengagement dans le service public de l’éducation.

Car on ne peut évidemment pas déconnecter la question posée de son contexte. La réduction des dépenses publiques et les contraintes imposées aux pays membres par le Traité de Lisbonne, qui s’est fixé pour but de construire « l’économie de la connaissance la plus compétitive et dynamique du monde », font obstacle au déploiement d’un haut niveau de culture commune. Résultat : l’objectif poursuivi jusqu’alors par notre système éducatif se trouve dérouter vers davantage d’employabilité, laissant sur le bas côté l’exigence d’un droit d’accès à un haut niveau de culture commune.

La situation appelle, au contraire, une réforme profonde qui, pour être efficace, nécessite d’être élaborée en concertation avec l’ensemble de la communauté éducative.

Aussi, pour toutes ces raisons, développées dans une contribution insérée en annexe du rapport, j’ai voté, au nom de mon groupe, contre ce rapport

rassembler la gauche - Blog créé avec ZeBlog