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Manifestations lycéennes prévues mardi

Par domik27 :: 05/05/2008 à 21:12

Bolivie : Evo Morales nationalise pétrole et téléphonie

Par domik27 :: 05/05/2008 à 20:54


La Bolivie sera l’actionnaire majoritaire de quatre compagnies pétrolières et de Entel, jusqu’à hier Euro Telecom.

Avec Repsol (Andina), il y a eu négociation, mais avec le reste des entreprises étrangères -Chaco, Transredes et la Compagnie Logistique d’Hydrocarbures Boliviènne-, cela a été fait par décrets.

Le gouvernement bolivien a acheté des actions pour devenir l’actionnaire majoritaire des compagnies pétrolières Andina, Chaco, Transredes et la Compañia Logistica Hidrocarburífera Boliviana, auparavant aux mains de capitaux argentins, péruviens, espagnols, anglais, hollandais et allemands. Il a aussi récupéré l’Entreprise Nationale de Télécommunications (Entel), jusqu’à hier administrée par l’Italienne Euro Telecom Internacional (ETI). Le président Evo Morales en a fait l’annonce devant des milliers de personnes qui célébraient le Jour du Travailleur sur la place Murillo à La Paz.

“Nous voulons des associés, pas des propriétaires de nos ressources naturelles”, a-t-il soutenu le président bolivien depuis la tribune. Et il en a profité pour répondre au gouvernement des États-Unis, qui dans un rapport du Département d’État signalent la Bolivie comme “un possible lieu pour des activités terroristes” en raison de ses liens avec le gouvernement de l’Iran.

Avec Repsol-YPF, de capitaux argentins et espagnols, le gouvernement est arrivé à un accord. Avec le reste des entreprises, il a du utiliser des décrets. Dans la ville de Santa Cruz de la Sierra, l’édifice de Transredes -de la britannique Ashmore et de l’anglo-hollandaise Shell- était sous vigilance policière pour que personne n’y retire de documents. Dans la ville cruceña de Camiri, il se passe la même chose devant le siège de l’entreprise Chaco, administré par le groupe British Petroleum. Tomás García Blanco, représentant de Repsol-YPF, a signé dans le Palacio Quemado la vente d’actions à l’État pour 6 millions de dollars. Ensuite, il a exprimé “la satisfaction de s’être acquitté du désir du peuple bolivien de récupérer la majorité des actions dans les compagnies capitalisées (privatisées)”. Et il s’est engagé à “continuer de travailler de manière coordonnée avec YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales de Bolivia) pour montrer un exemple modèle entre une entreprise étatique et une privée”.

Quant à lui, Morales a soutenu que “le pays a réellement besoin d’investissements. Le gouvernement bolivien garantira aux entreprises qui respectent les normes boliviennes qu’elles puissent investir comme associés et de cette façon continuer d’explorer et d’exploiter les hydrocarbures”.

A travers le Décret Suprême 29.544, le gouvernement a aussi nationalisé l’entreprise de télécommunications Entel. Morales a garanti la stabilité des travailleurs au moyen d’un autre décret. Et il a indiqué : “Si nous avons tardé plus de deux ans (pour étatiser Entel), cela n’a pas été par faiblesse, cela n’a pas été par négligence. Nous avons essayé de dialoguer, de négocier avec Euro Telecom, les ministres ont fait des efforts, mais lamentablement il n’y a pas eu de volonté de la part de l’entreprise”.

Entel, qui était en litige avec la Bolivie devant le centre d’arbitrages internationaux Ciadi de la Banque Mondiale, “a une dette de 200 millions de boliviens (25,6 millions de dollars)”, selon le bureau des Impôts. La demande auprès de tribunal avait donné lieu à ce que dans les premiers jours de mai le gouvernement bolivien annonce son retrait du Ciadi.

Du côté du gouvernement, on indique que la nationalisation d’Entel découle “de l’inaccomplissement de contrats, de mauvaise gestion administrative et de manque de transparence”. Sur la place Murillo, Morales a argumenté que “les services de base sont des droits de l’Homme”.

Evo s’est aussi rapporté au rapport publié mercredi par le Département d’État des Etats-Unis, dans lequel il est écrit : “l’instabilité politique, un cadre légal faible et fluctuant, la croissante culture de feuille de coca et l’ouverture de relations diplomatiques avec l’Iran montrent la Bolivie avec un nouveau potentiel comme lieu possible d’activités terroristes”.

Le bolivien a dit : “Avec beaucoup de respect, je demande au gouvernement des Etats-Unis de retirer ses troupes d’Irak, ainsi nous pourrons le croire quand il dit qu’il lutte contre le terrorisme”. Et il a précisé que “pour un système sauvage et inhumain comme le capitalisme, les luttes sociales pour l’égalité sont du ’terrorisme’. Le capitalisme doit comprendre que s’il n’y a pas d’égalité il n’y aura jamais de paix. Peu importe qu’ils continuent de m’accuser parce que ce chemin de changement est sans retour. Quelques secteurs oppositeurs parlent de ’renverser l’Indien’ (pour lui). Ils pourront renverser l’Indien, mais jamais le peuple bolivien”.

Sebastián Ochoa, Pagina/12, 02 mai 2008.

http://www.pagina12.com.ar/diario/e…

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

De : amerikenlutte
vendredi 2 mai 2008

site BELLACIAO

Le 15 mai manifestons contre la casse de l’Education

Par domik27 :: 05/05/2008 à 19:01

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, UNSA, CFTC) ont annoncé vendredi une journée de grève ou de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai, date déjà choisie par cinq fédérations de l'éducation pour appeler à la grève

Le 15 mai manifestons contre la casse de l'Education

 

Les cinq organisations ont appelé, dans un communiqué commun, les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) “à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai”, avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, “étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations”.

Elles ont dénoncé notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et “les suppressions massives de postes”, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dix-huit organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont déjà appelé à une journée d'action nationale dans l'éducation ce jour-là contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement, et les cinq fédérations de l'éducation (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève.

Nicolas Maury

Éducation nationale : y a-t-il trop de professeurs ?

Par domik27 :: 05/05/2008 à 5:01

Rappel des faits

Pas de traitement de faveur pour l’école : c’est en substance le message distillé par le gouvernement. La France doit réduire son déficit public.

Le budget 2008 prévoit la suppression de 11 200 emplois dans l’éducation nationale, dont 9 000, environ, correspondent à des postes d’enseignants du second degré. Selon Xavier Darcos, cette amputation sera sans conséquence sur le terrain. Le ministre de l’Éducation dresse son pronostic à partir d’un calcul mécanique : les postes supprimés correspondent en partie à des enseignants surnuméraires (qui n’ont pas de classes en charge mais sont affectés, par exemple, à la formation continue) ou encore à une baisse démographique dans le second degré. Enfin, l’équivalent de 3 500 de ces postes sera compensé par des heures supplémentaires. De fait, et sous réserve que les profs acceptent de travailler plus, le ministre ne ment pas totalement lorsqu’il assure que la catastrophe n’est pas pour 2008.

L’avenir est en revanche plus incertain, quand la réforme générale des politiques publiques (RGPP) prévoit, d’ici à 2012, la suppression de 160 000 fonctionnaires, dont près de 80 000 dans l’éducation nationale. Le ministère puise cette fois dans les données européennes pour légitimer la ponction. Avec un enseignant pour près de 10 élèves au collège, la France figure parmi les pays de l’Union dont le taux d’encadrement est le plus élevé.

L’argument ne vaut pas, rétorquent ses opposants, quand la disparité des systèmes éducatifs est de mise au sein de l’Union. Ces suppressions d’emplois induisent une transformation profonde du système, dénoncent-ils, manifestant depuis plusieurs semaines. L’offre d’enseignement va péricliter au détriment des élèves en difficultés et de la lutte contre les inégalités. Et les réformes en cours n’ont d’autres fins que d’absorber une part de ces suppressions de postes. La généralisation des bacs professionnels en trois ans au lieu de quatre, par exemple, permettrait, à terme, d’économiser près de 10 000 postes. Ou encore l’allégement des emplois du temps des lycéens, qui délesterait, du même coup, le budget de 7 000 postes. Sollicité, le ministère n’a pas souhaité apporter sa contribution à ces pages.

Marie-Noëlle Bertrand

l' Huma du 03 / 05 / 08

La pensée de Fillon en matière de Fonction Publique :

Par domik27 :: 05/05/2008 à 4:46

Propos du ministre de la fonction publique, rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fonsation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mecredi 20 octobre dans un restaurant parisien.

“Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, maisL'image “http://www.horreur-web.com/rats.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
“Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles.”
“A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000.”
“Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.”
“C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit.”
“Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”

l admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.

par Xavier

 

Vendredi 2 mai 2008

publié dans : vie de la section

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