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Aux Impôts, Woerth envoie les policiers lever les piquets

Par domik27 :: 28/05/2008 à 21:47

Trésor public . Les forces de l’ordre sont intervenues hier pour écarter les grévistes, qui craignent pour l’avenir de la fonction publique.

« Le ministre utilise la notion d’entrave au droit de circulation pour nous mettre la pression », dénonçait hier Vincent Drezet du Snui (Syndicat national unifié des impôts). Hier dans la matinée, la police est intervenue devant plusieurs hôtels des impôts à Paris, notamment dans les 12e, 15e et 17e arrondissements, pour « empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir à l’écart ». En province, les forces de l’ordre sont également intervenues dans l’après-midi pour lever les piquets des centres d’Avignon et de Carpentras. Dans ces sites, touchés depuis le 15 mai par un mouvements social, l’évacuation s’est plutôt passée dans le calme. « La police nous a demandé de dégager les entrées et de laisser le public et les agents non grévistes rentrer dans l’hôtel des impôts. Sur la plupart des sites, les grévistes ont décidé de se réunir un peu plus loin », témoigne Philippe Craste (CGT).

Le ministère du Budget se justifiait hier dans un communiqué : « Éric Woerth considère que, dans le respect du droit de grève, le service public fiscal doit toujours être en mesure d’accueillir et de renseigner les usagers, en particulier dans cette période de remise des déclarations d’impôts. » Toujours selon le ministère, une dizaine de sites sont concernés sur 800 centres des impôts. « Ce type de mouvement est plutôt rare chez nous, nous n’avions pas mené de telle action depuis 2000 », explique Vincent Drezet, qui témoigne de l’exemplarité du mouvement. « La grève s’est déroulée sans la moindre agressivité entre grévistes et non-grévistes. Au contraire, beaucoup de collègues, qui étaient en demande d’informations et d’explications, ont fini par nous rejoindre. Le ministère va encore dire qu’il s’agit uniquement d’une poignée d’excités qui empêchent les autres de travailler. Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas », affirme le syndicaliste du Snui.

Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor. « Cette opération entre dans le cadre d’une politique massive de suppressions d’emplois et provoquera une perte de qualité et de technicité du travail des agents », explique Philippe Craste. Selon un tract diffusé par la CGT, le Snui et la CFDT, la fusion Impôts-Trésor doit aboutir à la suppression de plus de 13 000 postes entre 2000 et 2008. Le ministre du Budget, Éric Woerth, évalue de son côté à 5 000 le nombre de suppressions de postes liées à la fusion. Au-delà, les syndicats remettent en cause la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce dernier implique qu’un fonctionnaire puisse être mis en retraite ou en disponibilité d’office, en cas de restructuration.

Vincent Drezet anticipe la litanie antifonctionnaires que ne manquera pas d’entonner le ministère. « Ils vont encore nous décrire comme des privilégiés, alors que nous demandons avant tout un débat public ! Certes, nos conditions de vie au travail nous préoccupent. Mais la principale question est le changement profond de nature du service public qu’implique la RGPP. » Cette mesure implique notamment l’augmentation du nombre de personnels contractuels et la mise en place de rémunérations aux mérites. « Imaginez qu’on évalue les contrôles fiscaux au rendement… », lâche Vincent Drezet. Pour Philippe Craste, « ce système, uniquement basé sur la rentabilité, va demander aux agents d’adopter une polyvalence élargie, au détriment de l’accueil du public ».

Mehdi Fikri

l' Huma du 27 / 05 / 08

EADS : Noël Forgeard placé en garde à vue

Par domik27 :: 28/05/2008 à 21:31

« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »

Par domik27 :: 28/05/2008 à 21:09

« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »

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Daniel Steinmetz, élu du SNTRS CGT au conseil d’administration du CNRS, revient sur les motifs de discorde entre les chercheurs et le gouvernement.

Pourquoi avez-vous quitté le conseil d’administration du CNRS jeudi dernier ?

Daniel Steinmetz. Le - SNTRS CGT et les autres syndicats représentés au conseil d’administration ont voulu montrer, par un acte solennel et inhabituel, à la fois l’inquiétude des personnels et leur colère. Une inquiétude sur l’avenir de notre institution, dont la ministre (Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche - NDLR) a expliqué qu’il serait restructuré, ce qui préfigure, selon nous, son démantèlement. Et de la colère, parce que ce qui devait être un processus de concertation tourne à la mascarade et prend le contre-pied des recommandations votées par le Conseil scientifique.

Que craignez-vous quant à l’avenir du CNRS ?

Daniel Steinmetz. Le CNRS est aujourd’hui en France le pivot de la recherche fondamentale. Il est pluridisciplinaire et développe des programmes avec des organismes spécialisés qui font de la recherche appliquée, tels l’INRA pour l’agronomie, l’INSERM pour la santé humaine et l’INRIA pour l’informatique. Ce que nous propose le gouvernement, c’est de le restructurer en instituts qui répondront à des disciplines précises mais dans lesquels la pluridisciplinarité sera plus difficile à mener. Actuellement, 23 % des effectifs du CNRS travaillent dans les sciences de la vie. Le gouvernement nous dit qu’ils ont vocation à travailler avec l’INRA et l’INSERM, sous le pilotage de l’INSERM. Nous sommes inquiets, car cette réforme exprime la volonté de faire piloter la recherche fondamentale par l’innovation et le monde industriel. Parallèlement, la question des statuts des personnels demeure entière. Nous assistons depuis plusieurs années à une très forte montée de la précarité des personnels qualifiés. Outre 25 000 titulaires, le CNRS compte aujourd’hui 6 500 postes équivalents temps plein précaires qui concernent plus de 15 000 personnes. Dans certains labos, 30 % à 40 % du personnel est précaire !

La liberté de définir vos sujets de recherche est-elle entamée ?

Daniel Steinmetz. Il ne faut pas que les applications gouvernent la recherche fondamentale, ni que cela devienne un modèle. La recherche fondamentale doit être pérennisée et garder une autonomie. Nous ne disons pas que le pouvoir politique n’a pas vocation à fixer de grandes orientations, sur les sujets qui le préoccupent tels que le développement durable, l’énergie, les problèmes de société, etc. Mais dans le cadre de ces grandes orientations, il faut absolument laisser aux scientifiques la capacité de développer leur travail comme ils l’entendent, afin qu’ils aient le temps de développer des outils, des méthodes et de définir les axes de travail qu’il jugent importants. Le risque, avec cette réforme, est que lorsqu’un programme de recherche ne répond pas aux priorités édictées par l’Agence nationale de la recherche (ANR), il ne trouve pas les moyens de se financer auprès d’elle. Le gouvernement rétorque que 30 % des crédits de l’ANR sont consacrées à ce type de programmes. Mais c’est insuffisant. Soit on augmente le financement des programmes « blancs », soit - et c’est notre préférence - on donne aux labos des crédits dits de base pour leur permettre de fonctionner pendant leur contrat. Aujourd’hui, de petits labos sont à l’agonie, leurs équipes se délitent, et leurs savoirs, accumulés depuis de nombreuses années, se perdent.

Quelle influence cette réforme risque-t-elle d’avoir sur les universités ?

Daniel Steinmetz. Une influence majeure… Il est question de restructurer la recherche autour de 10 ou 15 pôles universitaires qui auront la capacité d’avoir une visibilité internationale. Les autres devront se spécialiser. À Paris, trois pôles sortiront du lot. Il n’en restera donc que sept ou douze pour la province. Plusieurs universités vont donc devoir encaisser le redéploiement d’un certain nombre de thématiques et se spécialiser. La faculté de Limoges devra se recentrer encore plus sur les céramiques et celle de La Rochelle sur le développement durable. Nous assistons à une reconcentration des moyens au niveau national.

Entretien réalisé par Cyrille Poy

l' Huma du 27 / 05 / 08

Dessin de Bar (Barros).

Par domik27 :: 28/05/2008 à 18:58

Le combat élémentaire des écoles maternelles

Par domik27 :: 28/05/2008 à 4:59

Éducation . Une école maternelle près de Nantes se mobilise contre les réformes Darcos des programmes et du temps scolaire.

Sainte-Luce (Loire-Atlantique),

envoyé spécial.

Ils étaient près de 15 000 à Nantes, samedi, lors de la manifestation de l’éducation, malgré une pluie incessante. Si les 270 suppressions de postes diagnostiqués en Loire-Atlantique restent le point de crispation, la réforme Darcos des programmes et de l’aménagement de la semaine de classe fédère de plus en plus d’opposants. Notamment dans les sections de maternelle, comme c’est le cas à l’école des Pommes de pin, à Sainte-Luce, dans la banlieue nantaise. Au coeur d’une cité scolaire de neuf cents élèves, les Pommes de pin ont rejoint le mouvement avec la grève du 15 mai. « Après une simple réunion d’information organisée par les enseignants a été décidée une occupation administrative », raconte Éric Le Foll, responsable de la FCPE.

Autrement dit, une grève par roulement pendant laquelle une enseignante accueille les enfants, les parents occupant les autres classes. « Les nouveaux programmes vont à l’encontre de ceux mis en place par François Fillon lui-même en 2002 et issus de la synthèse des réflexions de pédagogues. Ces programmes devaient être évalués en 2007, cela n’a pas été fait. Les nouveaux manuels sont arrivés avant même que les enseignants soient consultés », explique Catherine Balliau, parent d’élève et professeure dans un lycée. Au centre des préoccupations, le changement radical de cap qui plaçait jusqu’à présent l’enfant au centre du dispositif. « La dimension psychoaffective de l’enfant est complètement niée, comme dans l’ancien temps. L’objectif de la maternelle sera désormais de le préparer à devenir un élève. Les petites et moyennes sections sont vidées de leur substance. Elles vont devenir des garderies et la grande section un CP. C’est une remise en cause de la scolarité avant trois ans, voire au-delà », résume Sylvie Godard, enseignante en moyenne et grande sections.

« Le question du Vivre ensemble qui était l’un des cinq principes de notre enseignement a disparu de nos textes de référence au profit du Devenir élève », confirme Salomé Jourdan, en charge des toute petite et petite sections et aussi directrice de l’établissement. Les nouveaux emplois du temps suscitent également beaucoup d’inquiétude, particulièrement pour les enfants en difficulté. « On parle, pour eux, de stage pendant les vacances scolaires alors qu’ils ont plus que les autres besoin de se reposer. On va encore plus les stigmatiser. Certains parents apprécient qu’on s’occupe enfin des enfants en difficulté. Mais quand ils ont toutes les informations en main, ils deviennent solidaires du mouvement », souligne Éric Le Foll. A Sainte-Luce, l’heure n’est pas à baisser les bras.

Ludovic Tomas

l' Huma du 27 / 05 / 08

Deux articles de journaux à un mois d’intervalle : vers l’explosion sociale.

Par domik27 :: 28/05/2008 à 4:44


Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58 % en 2007 !
Salaire de base : + 5 %.
Bonus : + 5 %.
Dividendes : + 52 % !
Stock-options : + 351 % !

Pour la première fois, L’Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les jetons de présence dans les autres grands conseils d’administration. En bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40 patrons : 161 millions d’euros en 2007, contre 102 millions d’euros en 2006.

Le gain moyen par tête atteint 4 millions d’euros et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options.

Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions d’euros, et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions d’euros.

Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie désespérément stable et au pouvoir d’achat en berne.

Les patrons eux-mêmes risquent bien d’être embarrassés. A commencer par le premier d’entre eux, Laurence Parisot, qui à chaque excès prêche « la modération ».

Trouble également probable chez les politiques de tous bords, condamnés à empiler les lois pour encadrer les salaires des patrons, apparemment sans succès.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-revenus-des-patrons-du-cac-40-ont-bondi-de-58-pourcent-en-2007_154028.html

« L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l’un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril 2008, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin.

Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s’accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s’éloignent de ce seuil et "s’enfoncent" dans la précarité.

Même l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s’est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient seulement 1,47 million. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/l-emploi-protege-de-moins-en-moins-contre-la-pauvrete_1039677_3224.html#ens_id=1017092


Visite du ministre Roselyne Bachelot au CHRO

Par domik27 :: 28/05/2008 à 4:33


Ce lundi 26 mai 2008, Madame Roselyne BACHELOT – NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, était présente au CHRO de la Source.

A l'appel de leurs organisations syndicales, plusieurs dizaines d'hospitaliers étaient présents pour dire, haut et fort, à Madame la Ministre, leur opposition à la politique de casse des hôpitaux et au démantèlement de notre système d'assurance maladie. Egalement, comment ne pas être révolté lorsque l'on constate le manque flagrant de moyens humains pour faire face aux besoins!. Et le gouvernement veut encore supprimer des emplois dans le secteur de santé !

Conseiller Général de la Source, j'étais présent avec les hospitaliers qui ont crié leur colère. Comme je m'y suis engagé, je serai toujours aux côtés ce celles et eux qui luttent pour un système de santé permettant de répondre aux attentes de nos concitoyens.  La santé n'est pas une marchandise.

Je salue aussi la présence d'Eric TAILLANDIER, responsable de l'association "Les malades solidaires" qui agit, notamment, contre le scandale des franchises médicales.

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