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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Trésor public . Les forces de l’ordre sont intervenues
hier pour écarter les grévistes, qui craignent pour l’avenir de la
fonction publique.
« Le ministre utilise la notion d’entrave au droit de
circulation pour nous mettre la pression », dénonçait hier Vincent
Drezet du Snui (Syndicat national unifié des impôts). Hier dans la
matinée, la police est intervenue devant plusieurs hôtels des impôts à
Paris, notamment dans les 12e, 15e et 17e arrondissements, pour
« empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir à
l’écart ». En province, les forces de l’ordre sont également
intervenues dans l’après-midi pour lever les piquets des centres
d’Avignon et de Carpentras. Dans ces sites, touchés depuis le 15 mai
par un mouvements social, l’évacuation s’est plutôt passée dans le
calme. « La police nous a demandé de dégager les entrées et de laisser
le public et les agents non grévistes rentrer dans l’hôtel des impôts.
Sur la plupart des sites, les grévistes ont décidé de se réunir un peu
plus loin », témoigne Philippe Craste (CGT).
Le ministère du Budget se justifiait hier dans un communiqué :
« Éric Woerth considère que, dans le respect du droit de grève, le
service public fiscal doit toujours être en mesure d’accueillir et de
renseigner les usagers, en particulier dans cette période de remise des
déclarations d’impôts. » Toujours selon le ministère, une dizaine de
sites sont concernés sur 800 centres des impôts. « Ce type de mouvement
est plutôt rare chez nous, nous n’avions pas mené de telle action
depuis 2000 », explique Vincent Drezet, qui témoigne de l’exemplarité
du mouvement. « La grève s’est déroulée sans la moindre agressivité
entre grévistes et non-grévistes. Au contraire, beaucoup de collègues,
qui étaient en demande d’informations et d’explications, ont fini par
nous rejoindre. Le ministère va encore dire qu’il s’agit uniquement
d’une poignée d’excités qui empêchent les autres de travailler. Je peux
vous assurer que ce n’est pas le cas », affirme le syndicaliste du Snui.
Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et
Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor. « Cette opération
entre dans le cadre d’une politique massive de suppressions d’emplois
et provoquera une perte de qualité et de technicité du travail des
agents », explique Philippe Craste. Selon un tract diffusé par la CGT,
le Snui et la CFDT, la fusion Impôts-Trésor doit aboutir à la
suppression de plus de 13 000 postes entre 2000 et 2008. Le ministre du
Budget, Éric Woerth, évalue de son côté à 5 000 le nombre de
suppressions de postes liées à la fusion. Au-delà, les syndicats
remettent en cause la révision générale des politiques publiques (RGPP)
et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce dernier
implique qu’un fonctionnaire puisse être mis en retraite ou en
disponibilité d’office, en cas de restructuration.
Vincent Drezet anticipe la litanie antifonctionnaires que ne
manquera pas d’entonner le ministère. « Ils vont encore nous décrire
comme des privilégiés, alors que nous demandons avant tout un débat
public ! Certes, nos conditions de vie au travail nous préoccupent.
Mais la principale question est le changement profond de nature du
service public qu’implique la RGPP. » Cette mesure implique notamment
l’augmentation du nombre de personnels contractuels et la mise en place
de rémunérations aux mérites. « Imaginez qu’on évalue les contrôles
fiscaux au rendement… », lâche Vincent Drezet. Pour Philippe Craste,
« ce système, uniquement basé sur la rentabilité, va demander aux
agents d’adopter une polyvalence élargie, au détriment de l’accueil du
public ».
Mehdi Fikri
l' Huma du 27 / 05 / 08
Daniel Steinmetz, élu du SNTRS CGT au conseil
d’administration du CNRS, revient sur les motifs de discorde entre les
chercheurs et le gouvernement.
Pourquoi avez-vous quitté le conseil d’administration du CNRS jeudi dernier ?
Daniel Steinmetz. Le - SNTRS CGT et les autres
syndicats représentés au conseil d’administration ont voulu montrer,
par un acte solennel et inhabituel, à la fois l’inquiétude des
personnels et leur colère. Une inquiétude sur l’avenir de notre
institution, dont la ministre (Valérie Pécresse, ministre de
l’Enseignement supérieur et de la recherche - NDLR) a expliqué qu’il
serait restructuré, ce qui préfigure, selon nous, son démantèlement. Et
de la colère, parce que ce qui devait être un processus de concertation
tourne à la mascarade et prend le contre-pied des recommandations
votées par le Conseil scientifique.
Que craignez-vous quant à l’avenir du CNRS ?
Daniel Steinmetz. Le CNRS est aujourd’hui en France
le pivot de la recherche fondamentale. Il est pluridisciplinaire et
développe des programmes avec des organismes spécialisés qui font de la
recherche appliquée, tels l’INRA pour l’agronomie, l’INSERM pour la
santé humaine et l’INRIA pour l’informatique. Ce que nous propose le
gouvernement, c’est de le restructurer en instituts qui répondront à
des disciplines précises mais dans lesquels la pluridisciplinarité sera
plus difficile à mener. Actuellement, 23 % des effectifs du CNRS
travaillent dans les sciences de la vie. Le gouvernement nous dit
qu’ils ont vocation à travailler avec l’INRA et l’INSERM, sous le
pilotage de l’INSERM. Nous sommes inquiets, car cette réforme exprime
la volonté de faire piloter la recherche fondamentale par l’innovation
et le monde industriel. Parallèlement, la question des statuts des
personnels demeure entière. Nous assistons depuis plusieurs années à
une très forte montée de la précarité des personnels qualifiés. Outre
25 000 titulaires, le CNRS compte aujourd’hui 6 500 postes équivalents
temps plein précaires qui concernent plus de 15 000 personnes. Dans
certains labos, 30 % à 40 % du personnel est précaire !
La liberté de définir vos sujets de recherche est-elle entamée ?
Daniel Steinmetz. Il ne faut pas que les
applications gouvernent la recherche fondamentale, ni que cela devienne
un modèle. La recherche fondamentale doit être pérennisée et garder une
autonomie. Nous ne disons pas que le pouvoir politique n’a pas vocation
à fixer de grandes orientations, sur les sujets qui le préoccupent tels
que le développement durable, l’énergie, les problèmes de société, etc.
Mais dans le cadre de ces grandes orientations, il faut absolument
laisser aux scientifiques la capacité de développer leur travail comme
ils l’entendent, afin qu’ils aient le temps de développer des outils,
des méthodes et de définir les axes de travail qu’il jugent importants.
Le risque, avec cette réforme, est que lorsqu’un programme de recherche
ne répond pas aux priorités édictées par l’Agence nationale de la
recherche (ANR), il ne trouve pas les moyens de se financer auprès
d’elle. Le gouvernement rétorque que 30 % des crédits de l’ANR sont
consacrées à ce type de programmes. Mais c’est insuffisant. Soit on
augmente le financement des programmes « blancs », soit - et c’est
notre préférence - on donne aux labos des crédits dits de base pour
leur permettre de fonctionner pendant leur contrat. Aujourd’hui, de
petits labos sont à l’agonie, leurs équipes se délitent, et leurs
savoirs, accumulés depuis de nombreuses années, se perdent.
Quelle influence cette réforme risque-t-elle d’avoir sur les universités ?
Daniel Steinmetz. Une influence majeure… Il est
question de restructurer la recherche autour de 10 ou 15 pôles
universitaires qui auront la capacité d’avoir une visibilité
internationale. Les autres devront se spécialiser. À Paris, trois pôles
sortiront du lot. Il n’en restera donc que sept ou douze pour la
province. Plusieurs universités vont donc devoir encaisser le
redéploiement d’un certain nombre de thématiques et se spécialiser. La
faculté de Limoges devra se recentrer encore plus sur les céramiques et
celle de La Rochelle sur le développement durable. Nous assistons à une
reconcentration des moyens au niveau national.
Entretien réalisé par Cyrille Poy
l' Huma du 27 / 05 / 08
Éducation . Une école maternelle près de Nantes se mobilise contre les réformes Darcos des programmes et du temps scolaire.
Sainte-Luce (Loire-Atlantique),
envoyé spécial.
Ils étaient près de 15 000 à Nantes, samedi, lors de la
manifestation de l’éducation, malgré une pluie incessante. Si les 270
suppressions de postes diagnostiqués en Loire-Atlantique restent le
point de crispation, la réforme Darcos des programmes et de
l’aménagement de la semaine de classe fédère de plus en plus
d’opposants. Notamment dans les sections de maternelle, comme c’est le
cas à l’école des Pommes de pin, à Sainte-Luce, dans la banlieue
nantaise. Au coeur d’une cité scolaire de neuf cents élèves, les Pommes
de pin ont rejoint le mouvement avec la grève du 15 mai. « Après une
simple réunion d’information organisée par les enseignants a été
décidée une occupation administrative », raconte Éric Le Foll,
responsable de la FCPE.
Autrement dit, une grève par roulement pendant laquelle une
enseignante accueille les enfants, les parents occupant les autres
classes. « Les nouveaux programmes vont à l’encontre de ceux mis en
place par François Fillon lui-même en 2002 et issus de la synthèse des
réflexions de pédagogues. Ces programmes devaient être évalués en 2007,
cela n’a pas été fait. Les nouveaux manuels sont arrivés avant même que
les enseignants soient consultés », explique Catherine Balliau, parent
d’élève et professeure dans un lycée. Au centre des préoccupations, le
changement radical de cap qui plaçait jusqu’à présent l’enfant au
centre du dispositif. « La dimension psychoaffective de l’enfant est
complètement niée, comme dans l’ancien temps. L’objectif de la
maternelle sera désormais de le préparer à devenir un élève. Les
petites et moyennes sections sont vidées de leur substance. Elles vont
devenir des garderies et la grande section un CP. C’est une remise en
cause de la scolarité avant trois ans, voire au-delà », résume Sylvie
Godard, enseignante en moyenne et grande sections.
« Le question du Vivre ensemble qui était l’un des cinq principes de
notre enseignement a disparu de nos textes de référence au profit du
Devenir élève », confirme Salomé Jourdan, en charge des toute petite et
petite sections et aussi directrice de l’établissement. Les nouveaux
emplois du temps suscitent également beaucoup d’inquiétude,
particulièrement pour les enfants en difficulté. « On parle, pour eux,
de stage pendant les vacances scolaires alors qu’ils ont plus que les
autres besoin de se reposer. On va encore plus les stigmatiser.
Certains parents apprécient qu’on s’occupe enfin des enfants en
difficulté. Mais quand ils ont toutes les informations en main, ils
deviennent solidaires du mouvement », souligne Éric Le Foll. A
Sainte-Luce, l’heure n’est pas à baisser les bras.
Ludovic Tomas
l' Huma du 27 / 05 / 08
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 27 mai 2008, 21:56 - Economie-Fiscalité
- Lien permanent
Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58 % en 2007 !
Salaire de base : + 5 %.
Bonus : + 5 %.
Dividendes : + 52 % !
Stock-options : + 351 % !
Pour
la première fois, L’Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le
gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les
jetons de présence dans les autres grands conseils d’administration. En
bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40
patrons : 161 millions d’euros en 2007, contre 102 millions d’euros en
2006.
Le gain moyen par tête atteint 4 millions d’euros et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options.
Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs
revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros,
Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions d’euros, et Xavier Huillard
(Vinci) avec 13 millions d’euros.
Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie désespérément stable et au pouvoir d’achat en berne.
Les patrons eux-mêmes risquent bien d’être embarrassés. A commencer
par le premier d’entre eux, Laurence Parisot, qui à chaque excès prêche
« la modération ».
Trouble également probable chez les politiques de tous bords,
condamnés à empiler les lois pour encadrer les salaires des patrons,
apparemment sans succès.
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-revenus-des-patrons-du-cac-40-ont-bondi-de-58-pourcent-en-2007_154028.html
« L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel
est l’un des principaux constats mis en évidence par le cinquième
rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion
sociale, qui a été remis, mardi 29 avril 2008, au Haut Commissaire aux
solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre
du logement et de la ville, Christine Boutin.
Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté
globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause :
en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la
population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros
par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de
2003. Et l’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le
niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne
cessant de s’accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de
plus en plus de personnes s’éloignent de ce seuil et "s’enfoncent" dans
la précarité.
Même l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003
et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s’est
ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 %
des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un
ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus
tôt, ils étaient seulement 1,47 million. »
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/l-emploi-protege-de-moins-en-moins-contre-la-pauvrete_1039677_3224.html#ens_id=1017092
Par Michel Ricoud le mardi 27 mai 2008, 18:05 - Thème : Services publics
- Lien permanent
Ce
lundi 26 mai 2008, Madame Roselyne BACHELOT – NARQUIN, Ministre de la
Santé, de la Jeunesse et des Sports, était présente au CHRO de la
Source.
A l'appel de leurs organisations syndicales, plusieurs
dizaines d'hospitaliers étaient présents pour dire, haut et fort, à
Madame la Ministre, leur opposition à la politique de casse des
hôpitaux et au démantèlement de notre système d'assurance maladie.
Egalement, comment ne pas être révolté lorsque l'on constate le manque
flagrant de moyens humains pour faire face aux besoins!. Et le
gouvernement veut encore supprimer des emplois dans le secteur de santé
!
Conseiller Général de la Source, j'étais présent avec les
hospitaliers qui ont crié leur colère. Comme je m'y suis engagé, je
serai toujours aux côtés ce celles et eux qui luttent pour un système
de santé permettant de répondre aux attentes de nos concitoyens. La
santé n'est pas une marchandise.
Je salue aussi la présence
d'Eric TAILLANDIER, responsable de l'association "Les malades
solidaires" qui agit, notamment, contre le scandale des franchises
médicales.
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