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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Recherche . Quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche, les blouses blanches vont à nouveau battre le pavé aujourd’hui. Cette fois pour défendre leur indépendance face aux réformes Sarkozy. « Un système malade », « balkanisé », qui pousse hors de nos frontières « des générations entières de jeunes chercheurs » et attire en sens inverse « si peu de brillants esprits étrangers (…), découragés par l’environnement et la rémunération qu’ils retrouvent ». Voilà le terrible « diagnostic » dressé, le 28 janvier dernier, par Nicolas Sarkozy, sur l’état de la recherche française. L’occasion, pourtant, ne se prêtait pas à un si sévère constat : il s’agissait, pour le chef de l’État, de célébrer le prix Nobel de physique décerné au professeur Albert Fert. Derrière les congratulations de rigueur, c’est alors toute une vision de la recherche qu’expose Nicolas Sarkozy. Une vision utilitariste, concurrentielle, qui a fait bondir les principaux intéressés, quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche (SLR) et la démission, le 9 mars 2004, de plus de 2 000 directeurs d’unité pour protester contre les suppressions de postes et le manque de moyens. Mainmise du politique Depuis cette lutte, qui avait abouti à des états généraux de la recherche, à Grenoble, et au vote d’une loi d’orientation et de programmation en 2005, des craintes nouvelles sont nées. Et la mobilisation a repris. Demain, à l’appel de cinq organisations (SLR, SLU, SNCS, SNESup et SNTRS CGT), des « Marches de tous les savoirs », aussi appelées « Academic Prides », sont ainsi organisées dans neuf villes de France (lire encadré ci-dessous). À Paris, les manifestants se dirigeront vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’où ils repartiront « à reculons » vers Jussieu, pour symboliser la régression des politiques actuelles. Dernier exemple en date de cette régression : la réforme du CNRS, détaillée la semaine dernière dans le Monde par Valérie Pécresse, à la veille d’une réunion du conseil d’administration… censée justement poursuivre la discussion. La provocation n’a guère été goûtée par les élus du personnel (lire notre entretien avec Daniel Steinmetz, du SNTRS CGT) qui ont quitté la réunion, jeudi dernier, pendant que 150 chercheurs manifestaient devant le siège de l’organisme. Derrière l’annonce pour le moins cavalière, c’est surtout le fond qui inquiète. Réorganisé en instituts, dont les directeurs seront nommés par le ministère, le CNRS sera placé de fait sous la tutelle de l’Agence nationale de la recherche, structure chargée de distribuer les financements. Le CNRS se voit par ailleurs déchargé des sciences de la vie et de l’informatique. « Il s’agit du prélude d’un morcellement qui sera fatal à l’organisme », prédisent les syndicats. « D’autant que cette réforme ne constitue qu’un élément d’un bouleversement plus général, en marche depuis plusieurs années, et qui s’est violemment aggravé ces derniers mois, analyse Isabelle This-Saint-Jean, professeur d’économie à Paris-XIII et membre du conseil d’administration de Sauvons la recherche. Un bouleversement qui voit aujourd’hui le pouvoir politique revendiquer la haute main sur le contenu même de la recherche française. « C’est bien au Parlement, au gouvernement, et particulièrement au ministère en charge de la recherche qu’il appartient d’attribuer l’argent public et de fixer les orientations stratégiques », avait prévenu Nicolas Sarkozy, le 28 janvier. Et cela au profit de la recherche dite appliquée, c’est-à-dire - les budgets n’étant pas extensibles - au détriment de la recherche fondamentale. Pourtant, rappelle Bertrand Monthubert, président de SLR, « les grandes avancées scientifiques sont le plus souvent le fait du hasard. Même l’histoire récente le montre. Ainsi, le prix Nobel Albert Fert ne pouvait imaginer au début de ses travaux les applications qu’auraient ceux-ci plusieurs décennies plus tard… ». « Le gouvernement tente d’ouvrir un nouveau front avec le CNRS pour détourner l’attention de son échec à faire appliquer la loi LRU » (sur l’autonomie des universités - NDLR), estime de son côté Jean Fabbri, secrétaire général du SNESup : « Dans les universités, la résistance est réelle contre cette réforme, les consultations des personnels le montrent bien. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si le président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, fervent défenseur de la loi, a été aussi sèchement battu aux dernières élections. » Les statuts en point de mire Dialogue au point mort, indépendance battue en brèche, hausse des budgets en trompe-l’oeil, mise en concurrence accrue… Les raisons de la colère des chercheurs se multiplient. Et ce n’est peut-être pas terminé. « La prochaine étape, anticipe Isabelle This-Saint-Jean, c’est la réforme des statuts des personnels. Avec pour objectif la multiplication des contrats précaires. » Une commission travaille actuellement sur le sujet et devrait rendre ses conclusions d’ici l’été. Mais les chercheurs sont prêts : « Après les rassemblements d’aujourd’hui, d’autres initiatives sont déjà prévues, dans des formes à déterminer », prévient Bertrand Monthubert. Après les enseignants, les chercheurs semblent prêts à reprendre le flambeau de la contestation. Alexandre Fache l' Huma du 27 / 05 / 08
POUVOIR D’ACHAT. Pas question d’augmenter les
salaires, mais de nouvelles exonérations aux entreprises : Nicolas
Sarkozy ressort les vieilles recettes.
Après l’échec des heures supplémentaires défiscalisées, sans impact
sur le pouvoir d’achat des Français, Nicolas Sarkozy peine, sur ce
sujet, à convaincre. Dans l’espoir de « rebondir », il a annoncé, hier,
lors d’un déplacement dans une entreprise de l’Oise, son souhait de
voir doublées en quatre ans les sommes versées aux salariés au titre de
l’intéressement aux bénéfices de l’entreprise. Le chef de l’État a
également affirmé que la participation pourrait être débloquée « tout
de suite ». Un dispositif dont l’objectif est de tempérer le
mécontentement qui gronde, dans le pays, face à la « modération
salariale » exigée par Bruxelles et le patronat français au nom de la
lutte contre l’inflation. En 2005, les 4,2 millions de salariés
français qui ont bénéficié d’une prime d’intéressement sur les
bénéfices ont touché 6 milliards d’euros. Et près de 7 milliards dont
été versés au titre de la participation dans les entreprises de plus de
50 salariés. Pour inciter les PME à développer ce type de rémunération,
le président de la République a promis aux entreprises « un crédit
d’impôt de 20% » pour « chaque centime d’euro d’intéressement ». Ce
énième allégement fiscal, a-t-il toutefois précisé, concernera « les
entreprises qui n’avaient pas d’accord jusqu’à présent ». Il sera versé
« pendant les trois ans de l’accord ». « Pour les entreprises qui ont
déjà un accord, nous allons les inciter à les renégocier pour les
rendre plus avantageux. Ainsi, chaque entreprise qui, par un nouvel
accord, versera plus à ses salariés que précédemment, bénéficiera d’un
crédit d’impôt de 20% sur le surplus d’intéressement distribué, et ce
pendant les trois ans de son accord », a-t-il ajouté. Confiés
conjointement aux ministres Christine Lagarde (Économie), Xavier
Bertrand (Travail) et Laurent Wauquier (Emploi), le projet de loi sur
la participation et l’intéressement doit être présenté en Conseil des
ministres avant l’été pour un vote au Parlement « au plus tard à
l’automne ».
Une « amélioration » du pouvoir d’achat en trompe-l’oeil
Faire profiter les salariés des richesses qu’ils ont eux-mêmes
produites, l’idée peut paraître juste. Mais cette mesure pose « un
problème de fond » car « elle substitue au salaire principal, qui ouvre
le droit de protection sociale et de retraites et qui est relativement
stable, des formes variables de rémunération », critique
Jean-Christophe Le Duigou,secrétaire confédéral de la CGT.
S’inscrivant dans une démarche idéologique empruntée au général de
Gaulle, cette réforme vise également, et peut-être avant tout, à rendre
plus dociles les salariés en les intégrant aux objectifs de rentabilité
des entreprises. « Je souscris à cette vision non pas antagoniste mais
réconciliée, harmonieuse et efficace du lien entre le travail et le
capital », a affirmé hier Nicolas Sarkozy à l’appui de ses propositions.
Le chef de l’État a également annoncé une revalorisation du SMIC… au
1er janvier 2010. À ce titre, une commission d’experts, encore une,
sera chargée « de faire des propositions en fonction de la croissance
économique tous les ans ». En renvoyant à 2010 l’éventualité d’une
hausse hors inflation du salaire minimum, le président de la République
écarte implicitement toute augmentation immédiate des salaires. Enfin,
il tente de lier évolution du salaire minimum et conjoncture
économique, un subterfuge dont l’objectif est de couper court à tout
débat politique sur la répartition des richesses. Un comble quand on
sait que le SMIC concerne sept Français sur dix.
Clotilde Mathieu
Article paru dans l’Humanité du 27 mai 2008
Une déclaration de Jacky Hénin, député au parlement européen.
De
tous les ports de pêches de l’Union européenne, deux mêmes
revendications montent : "Un gazole eurocompatible (prix unifié au
niveau européen) et une gestion raisonnable des quotas".
Ces deux revendications sont une question de survie pour l’avenir de la
pêche européenne et de ses emplois. Elles sont justes et vitales, pour
ma part je les soutiens entièrement.
Il est du devoir du gouvernement français - en particulier lorsqu’il
exercera la présidence de l’Union européenne - et de tous les députés
européens français de faire aboutir ces revendications cardinales des
pêcheurs, y compris contre la Commission européenne.
Certes la hausse du prix du pétrole et la question de la ressource
en poisson sont de vrais problèmes. Mais, au delà de ces contraintes
réelles, on voit bien que ce qui est en cause, ceux sont les fondements
de la politique économique et sociale de l’Union européenne : La
concurrence sauvage et le refus de la démocratie au profit de la
dictature des technocrates de Bruxelles.
En effet, la concurrence et le libre marché, si chères à la
Commission européenne, s’avèrent incapables de gérer les conséquences
de la hausse des prix du pétrole. Gavées de profits colossaux, les
compagnies pétrolières n’ont pas investi dans les capacités de
raffinages et ont répondu par la spéculation à la demande croissante en
pétrole des pays émergents. Cela pose le problème de la taxation des
profits des compagnies pétrolières, pour permettre entre autre de
financer un "gazole eurocompatible", mais aussi celui du contrôle
stratégique par la collectivité de ces entreprises. En effet un "gaz
eurocompatible" s’inscrit dans la logique de faire de l’énergie un bien
public européen.
Les pêcheurs en ont ras le bol d’être soupçonnés en permanence
d’être des délinquants de la mer, par une Commission européenne qui se
montre au contraire très complaisante pour les véritables forbans de la
mer que sont les pavillons de complaisance. Contrairement aux préjugés
de l’aréopage de technocrates de la Commission européenne, nul n’est
plus attaché à la préservation des ressources halieutiques que les
marins pêcheurs. C’est à la fois leur gagne-pain, leur patrimoine et
l’avenir de leurs enfants. Il y en a plus qu’assez que, des quotas
relatifs aux quantités et aux jours de pêche, définis bien souvent sans
véritable fondement scientifique et que les États se revendent entre
eux, en dépit du bon sens, interviennent dans l’établissement des zones
de pêche. La Commission européenne ne doit plus jouer la division entre
pêcheurs de différentes nationalités. Tout le monde doit être sur un
pied d’égalité au sein de l’Union européenne.
C’est pourquoi sur le système de quota, la Commission européenne
devrait travailler démocratiquement avec les professionnels de la
pêche, plutôt que d’imposer sa dictature de la gouvernance des
"experts" et des "technocrates".
En cette fin de mois de mai 2008, nous devons dire avec force que "nous sommes tous des pêcheurs européens".
Jacky Hénin, Député au Parlement européen,
groupe GUE/NGL, Parti communiste français. Circonscription
Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Picardie.
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mercredi 28 mai 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
« LE FOOT, ÇA SE STRUCTURE…COMME LE CINÉMA »
Notre rencontre avec le cinéaste Emir Kusturica au moment où sort Maradona par Kusturica après avoir été présenté à Cannes lors d’une projection exceptionnelle.
VERS LA RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE
L’envolée des cours du pétrole s’avère irréversible et interroge notre modèle économique et social. Notre décryptage.
Les conséquences sur le budget des ménages et des professionnels.
Notre reportage avec les pêcheurs de Calais.
Et aussi…
NOTRE REPORTAGE DANS LES CAMPAGNES ARGENTINES
Entre les paysans et le gouvernement de Christina Fernandez, rien ne va plus.
LE PROJET DE RÉFORME DES INSTITUTIONS
« Cinq bonnes raisons de dire non » par Bastien François, professeur et cofondateur de la Convention pour la VI République.
CARHAIX COMMENCE SON INSURRECTION
La décision est tombée : la maternité et la chirurgie de l’hôpital breton fermeront le 6 juin.
UN GRENELLE DE L’INFORMATION ?
Notre entretien avec le sociologue des médias Jean-Marie Charon qui
réagit au souhait de Sarkozy d’États généraux de la presse.
« Aux actes maintenant ! » par Patrick Le Hyaric.
LES CHERCHEURS AU RENDEZ-VOUS
Beau succès des Marches de tous les savoirs. Trois chercheurs témoignent de leurs inquiétudes.
PAS FACILE D’AVOIR 20 ANS EN 2008
Notre portrait de Camara, en grève pour obtenir sa régularisation.
L’ÉCOLE DE GENDARMERIE DU MANS SUR LA SELLETTE
Effet de la réforme générale des politiques publiques. Notre enquête.
« TOUTE SÉPARATION RENFORCE LE SEXISME »
Après l’attaque du gouvernement contre la mixité à l’école.
Une tribune d’Annie David, sénatrice PCF de l’Isère.
SYDNEY POLLACK N’EST PLUS
Notre portrait du cinéaste, producteur et acteur américain.
RENCONTRE AVEC LE JOUEUR DE TENNIS MICHAËL LLODRA
Un Français qui rit à Roland-Garros.
Vous êtes invités à l’inauguration
du nouveau siège de l’Humanité
164, rue Ambroise-Croizat à Saint-Denis
et au lancement de la
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2008
le jeudi 5 juin 2008 à 18 h
Réponse souhaitée, en cliquant ici
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Mis en ligne : 27 mai
Déclaration des Députés communistes et républicains au sujet de la réforme des institutions
Quelques députés à gauche ont choisi de favoriser la révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy.
C’est leur droit. Mais ils commencent par oublier la
faute qu’a été le quinquennat avec l’assujettissement total des
élections législatives à l’élection présidentielle. Cela a porté un
coup terrible aux pouvoirs du Parlement, tout en inscrivant
définitivement la prédominance d’un homme sur la vie politique du pays.
Mais
il est de notre devoir de dire que quasiment aucun des arguments qu’ils
avancent pour justifier cette attitude complaisante n’est recevable.
Dire, par exemple, que de nouveaux pouvoirs sont donnés aux citoyens est profondément exagéré.
La question du référendum est la simple reprise des
propositions Balladur sans aucune garantie que le référendum demandé
aura bien lieu.
Dire qu’avec l’ordre du jour « partagé », avec le 49-3
et la procédure d’urgence, faussement limités, il y a rééquilibrage des
pouvoirs, est une pure mystification. L’ordre du jour appartiendra à
93 % au gouvernement et à sa majorité.
A quoi aura réellement droit l’opposition en termes
d’initiative parlementaire ? Les députés concernés pourront-ils
s’émanciper du fait majoritaire ? Les « limites » mises au 49-3
gouvernementale, sont un leurre de plus, elles seront suppléées par un
49-3 à la discrétion de la majorité parlementaire. (Art18)
Enfin l’urgence déclarée par le gouvernement n’aura
pour seul obstacle que les Présidents de l’Assemblée nationale et du
Sénat à condition qu’ils soient ensemble d’accord. Autrement dit cette
procédure a encore beaucoup d’avenir.
Evoquer l’instauration d’un « défenseur des droits des
citoyens » contre l’avis des magistrats eux-mêmes, en lieu et place des
instances collectives actuelles, comme permettant de mieux garantir les
libertés est totalement aléatoire.
Le pouvoir d’intervention sur les nominations est un leurre pur et simple.
Enfin, dire que la prise de parole du Président devant le Congrès serait « toute symbolique » est une erreur d’appréciation.
Car si elle est symbolique, c’est-à-dire un discours du trône, à quoi sert-elle ? Nous ne sommes pas en monarchie !
Si elle n’est pas symbolique, et c’est le choix de
Nicolas Sarkozy, elle marque un renforcement de la prédominance du
Président sur le Législatif. Une volonté affirmée de peser sur
l’Assemblée nationale avec ce double avantage pour le Président de ne
pas être responsable devant elle et de pouvoir la dissoudre.
Enfin reprendre les propos du Premier Ministre pour
dire qu’il « faut donner une chance » à la révision constitutionnelle
« sauf à différer pour de longues années toute réforme » est une forme
de chantage qui témoigne d’une grande faiblesse car rien n’empêche dans
les mois qui viennent, ou encore dans 4 ans, de réunir les conditions,
grâce au soutien de nos concitoyen, qui permettent de faire la révision
constitutionnelle dont notre pays a besoin et qui repose sur 5 piliers :
1) La prise en compte des droits fondamentaux de nos concitoyens,
2) La question de leur juste représentation (scrutin
proportionnel et droit de vote des résidents étranger aux élections
locales),
3) Des pouvoirs réels au Parlement et le rétablissement
de la prééminence du pouvoir législatif avec la faculté d’initiative
budgétaire,
4) Un réel pouvoir d’initiative à nos concitoyens, y compris à l’entreprise, et non de faux-semblants,
5) Enfin, des mesures permettant un fonctionnement
efficace de nos assemblées (non cumul des mandats), moyens pour les
groupes politiques d’exercer leur responsabilité.
Enfin, faut-il donner un chèque en blanc aux auteurs
d’une révision dans laquelle 13 articles sur 35 sont soumis au vote
ultérieur de lois organiques ou encore aux règlements futurs des
Assemblées ?
Oui, les députés de gauche ne pourront se soustraire à
leurs responsabilités. Pour notre part nous les prendrons, non pas dans
le souci de « donner une chance à la réforme » comme le veulent 17
députés socialistes mais uniquement pour donner une chance à la
démocratie. site du P.C.F
Mis en ligne : 27 mai
Le
Président de la République a annoncé ce matin sur RTL qu’il « allait
discuter avec les partenaires européens » de la France pour leur
proposer de faire baisser à 5,5% le taux de TVA sur les immeubles à
« haute qualité environnementale », sur la restauration et sur les
disques et qu’il alllait affecter une partie des revenus de la TVA sur
les carburants pour compenser la hausse de tarif du gaz et du mazout
pour les ménages les plus pauvres.
Cette politique de Grippe-sou et de remède à courte
durée n’a que trop duré. Face au fracas de la crise mondiale
économique, c’est une véritable réforme de la fiscalité qui doit voir
le jour. La TVA est le prélévement le plus injuste qui soit ; il
représente pourtant la moitié des recette de l’Etat.
La TVA doit être progressivement remplacé par l’impot
calculé sur les revenus de chacun et sur les profits des entreprises.
La hausse du carburant, que l’on soit riche ou pauvre n’a pas les même
conséquences sur le budget des familles.
Le PCF propose que ceux qui gagnent plus payent plus.
Voilà à l’évidence un principe que le chef de l’Etat devrait pouvoir
comprendre.
Parti communiste français
Paris, le 27 mai 2008.
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