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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Les
prix grimpent. Partout. Et ce depuis plusieurs années. Partout, la
révolte gronde. Il est de plus en plus difficile de se nourrir, de se
loger, de s’habiller... de vivre.
Dans notre pays, si les prix augmentent, ce n’est le
cas ni des salaires, ni des retraites, ni des allocations... Et cet
argent va toujours grossir les mêmes porte-monnaie, pour servir
toujours à la spéculation. C’est à dire à faire monter les prix et à
faire baisser les salaires ! Par dessus le marché, les banques, ne
pouvant plus spéculer autant qu’avant sur l’immobilier ont choisi
d’autres valeurs pour le faire : le contenu de notre assiette. C’est la
loi du système, c’est la loi de quelques uns qui décident pour tous. Lire la suite
Étape symbolique de la marche des sans-papiers : le cimetière de Notre-Dame-de-Lorette.
Envoyée spéciale.
Une rumeur s’approche peu à peu. Elle se fait de plus en plus
audible. Du haut de la colline où trône la nécropole
Notre-Dame-de-Lorette, on distingue un point rouge. En toile de fond,
les terrils ressemblent à des fourmilières. D’un simple coup d’oeil, on
balaye un paysage marqué par l’histoire minière. La guerre non plus
n’est pas loin. Ce samedi 26 avril, les sans-papiers ont choisi de
rendre hommage aux tirailleurs morts pour la France. À quelques pas de
l’entrée du cimetière, le groupe de marcheurs continue à chanter :
« Combattants de la liberté, nos parents étaient des sans-papiers…
Comme les tirailleurs marocains, comme Manouchian l’Arménien, comme les
résistants du Vercors… On a sauvé la France. » Béret bleu vissé sur la
tête et costume assorti, les gardes d’honneur observent la scène. Ils
guideront les marcheurs vers le carré musulman, dont les tombes ont été
profanées il y a quelques semaines.
Accompagnés par une poignée de sympathisants du collectif,
syndicalistes et militants, les sans-papiers ont rangé pancartes et
banderoles, le temps du recueillement. « Benatou Pen Zihen, mort pour
la France le 26-1-15 », « Larbi Ben Matti, soldat 1er BTM, mort pour la
France, le 30-5-15 »… Devant les tombes, les sans-papiers ont observé
une minute de silence. Salim, un des porte-parole de la marche, a lancé
quelques mots : « Nous sommes ici pour rendre hommage aux
grands-parents et aux parents tombés pour la liberté de la France. Nous
sommes aussi là pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de
fraternité. » Pour Youssef, second porte-parole, « Nicolas Sarkozy veut
expulser les étrangers, et pourtant les sans-papiers enterrés ici sont
morts pour la France. Il ne devrait pas l’oublier. »
Silencieux, émus, les marcheurs ont quitté le cimetière, retrouvé
leurs pancartes et donné une conférence de presse. Alain Pruvost,
délégué régional de la Ligue des droits de l’homme, a rappelé le double
discours du gouvernement : « Avant-hier, le représentant de l’État, en
la personne de Jean-Marie Bockel, chargé des Anciens Combattants,
dénonçait ici même, lui aussi, à l’occasion des cérémonies du 90e
anniversaire de la Grande Guerre, une manifestation d’islamophobie (à
propos des tombes profanées). Certes ! Mais n’est-il pas temps de
cesser de tenir un double langage quand toute la politique menée au
plus haut sommet de l’État encourage la chasse aux “clandestins”
assimilés à des délinquants potentiels (…) ? Où est passée la France
des droits de l’homme, celle que nous aimons, celle qui fit
l’admiration du monde entier pour ses valeurs et ses idéaux
républicains ? » Et d’ajouter : « Belle leçon de citoyenneté en vérité
que votre présence ici, à Notre-Dame-de-Lorette, vous qui êtes victimes
du racisme et de la xénophobie, victimes de la répression
gouvernementale, alors que vous contribuez à nous enrichir, vous dont
les ancêtres sont allés parfois jusqu’au sacrifice suprême, celui de
leur vie, pour défendre notre pays et ses valeurs. »
Les sans-papiers arriveront le samedi 10 mai à Paris, journée de -
commémoration de l’esclavage et anniversaire de l’expulsion de l’église
Saint-Ambroise. Le CSP 59 propose qu’une manifestation unitaire du 10
mai soit dédiée « à la mémoire de feu Aimé Césaire, combattant émérite
de la cause des esclaves, des colonisés, de l’antiracisme et pour
l’égalité entre les humains et les peuples ».
I.D.
l' Huma du 30 / 04 / 08
Éducation
. Les transformations opérées dans la version finale des programmes
présentée hier n’ont pas suffi à résorber l’inquiétude des enseignants.
Ce qui agace Xavier Darcos.
Il suffit ! Xavier Darcos ne l’a pas caché, hier, au
moment de présenter la version finalisée des nouveaux programmes de
l’école primaire : il est agacé. À l’heure où certains manifestent leur
mécontentement dans la rue, le ministre de l’Éducation a exprimé le
sien face à des journalistes venus en masse prendre connaissance des
textes qui seront appliqués dès la rentrée prochaine.
Les enseignants qui lui réclament toujours plus de moyens, les
pédagos qui critiquent ses consignes, les - fédérations de parents
d’élèves qui taxent ses propositions de projet libéral : tous le
fatiguent, pour ne pas dire plus, quand leurs griefs, affirme— - - -
t-il en substance, reposent sur une mauvaise foi évidente. « On me dit
que les programmes de 2002 n’ont pas eu le temps de faire leurs
preuves. Mais je ne vois pas l’utilité de sacrifier une génération
supplémentaire pour avoir la preuve de leur inefficacité », fustige le
ministre, se référant aux 15 % d’échecs graves constatés à l’issue du
primaire. « On me dit que ma démarche s’est faite sans concertation,
poursuit-il. Or, nous avons consulté 380 000 enseignants et réalisés 1
100 synthèses de ces consultations. » Au reste, continue le ministre,
« une enquête réalisée à notre demande par la SOFRES révèle que 81 %
des parents d’élèves interrogés sont favorables au recentrage sur les
fondamentaux ». Assez, donc, des polémiques qui n’ont d’autres ressorts
que les « clivages idéologiques ». « La question n’est plus de savoir
si l’on est de droite ou de gauche, mais si l’on est conservateur ou
réformiste », a assené le ministre, classant, sans les nommer,
syndicats d’enseignants, FCPE et mouvements pédagogiques dans la
première catégorie.
Une réforme ramenée à 36 pages
Réformer : Xavier Darcos se montre bien décidé à le faire, même si
la dernière mouture des futurs programmes révèle une prise en compte
des avis exprimés depuis le mois de février (lire ci-après).
L’apprentissage « par coeur » (vocabulaire, calcul mental et grandes
dates historiques), qui faisait redouter une mécanisation des
enseignements, est relativisé, quand les nouveaux textes insistent un
peu plus sur l’expérimentation et le travail autonome des élèves. De
même, la notion de cycle qu’affectionne le corps enseignant est, elle,
réaffirmée.
Cela dit, l’essentiel ne change pas. Ramenés à 36 pages au lieu
d’une centaine précédemment, les textes recentrent les apprentissages
sur les fondamentaux que sont les maths et le français. Les chapitres
concernant l’instruction civique et morale, qui valorisent
l’apprentissage de maximes (« La liberté de l’un s’arrête où commence
celle d’autrui »), de symboles de la République (la Marseillaise, le
buste de Marianne) ou de l’Union européenne (hymne européen) occupent
toujours une place conséquente, mordant, singulièrement, sur
l’histoire-géographie.
Appel à la grève le 15 mai
« Le ministre a été obligé de reculer sur certains aspects »,
reconnaît Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP-FSU, principal
syndicat du primaire. « Son renoncement à faire de la maternelle un
pré-CP est une amélioration incontestable. » Le syndicat ne valide pas
pour autant le projet ministériel, dont il continue d’exiger la remise
à plat. « Des aspérités ont été gommées, mais un problème essentiel
demeure, insiste Gilles Moindrot. Les programmes sont globalement plus
lourds tandis que le volume horaire des enseignements est en baisse :
cela crée un malaise professionnel sérieux. » Il devrait s’exprimer le
15 mai prochain, alors que les syndicats du primaire maintiennent leur
appel à la grève.
Marie-Noëlle Bertrand
l' Huma du 30 / 04 / 08
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 29 avril 2008, 23:01 - Emploi-Salaires-Retraites
- Lien permanent
Après
le RSA financé par une partie de l’argent de la “prime à l’emploi”,
après les franchises médicales sur les malades, le gouvernement
persiste et signe sur les retraites : malheur aux pauvres.
Un
système de solidarité nationale fondé sur l’effort de reconstruction
d’un pays en ruine à la Libération a permis à la France de se redresser
puis de rester un pays riche et développé.
S’attaquer à un élément fort du contrat social suppose quelques
précautions oratoires. La chose est particulièrement vraie quand, à
peine un an après le temps des promesses, revient en boomerang celui
d’un profond mécontentement social sur lequel on avait surfé et qui
n’avait jamais disparu depuis le retour de la droite au pouvoir à la
faveur de 2002.
Désormais, dans la chute inouïe dans les sondages d’un président un
an après son élection, les retraités prennent leur part. L’aumône qui
leur est faite, après le double racket du 1,1 % de revalorisation des
pensions au 1er janvier et de l’assujettissement d’une partie des
personnes âgées dépendantes à des cotisations patronales sur l’emploi
d’aide à domicile, est un outrage supplémentaire. La première phrase de
la note établie par le ministre du Travail indique donc toute la
contradiction de la situation : “ Les Français sont très attachés à
leur système de répartition ”. C’est bien là tout le problème.
Le mensonge principal du gouvernement est qu’il ne veut pas sauver
les retraites par répartition, mais bien faire de ce dossier un élément
parmi d’autres de son offensive sur les droits des salariés, en
activité, au chômage ou à la retraite. Prétendre développer “ l’emploi
des seniors ”, en ciblant en premier “ les salariés ayant eu une longue
carrière et de faibles revenus ”, est déjà tout un programme de société.
Alors que le MEDEF fait durer les négociations sur la pénibilité,
c’est précisément aux salariés ayant eu à exercer les travaux les plus
durs que l’on va demander de mourir au travail. “ Le relèvement
progressif des conditions d’âge pour bénéficier d’une dispense de
recherche d’emploi ” va avoir pour effet immédiat de faire tomber ces
salariés âgés sous le couperet des autres mesures que prépare le
gouvernement : obligation d’accepter un emploi payé à 70 % de son
précédent salaire et situé à deux heures de chez soi sous peine d’être
radié. Quant au financement, le gouvernement prévoit de le faire peser
encore un peu plus sur les cotisations des salariés et sur la branche
famille de la Sécu. Bref : ” Salariés, payez encore plus des retraites
que vous ne prendrez pas ! ”.
L’autre mensonge porte sur le chiffrage. À ne retenir que l’enjeu,
bien réel, de la part de plus en plus importante des plus de soixante
ans dans la population d’ici à 2030, le gouvernement escamote une
donnée essentielle : l’évolution des richesses créées qui permettent ou
non d’y faire face. Si la part du PIB affecté aux retraites était de 5
% en 1960 et de 12 % en 2007, elle devrait être de 18 % en 2040. Or, si
les richesses créées ont doublé entre 1960 et 2007 pour atteindre 1 500
milliards d’euros, elles devraient encore doubler dans la période à
venir pour s’établir à 3 000 milliards d’euros en 2040. Toute la
question dans cette affaire, comme sur toute la politique de cette
majorité de droite, est de savoir si l’on va établir une autre
répartition de ces richesses ou bien continuer à faire payer au plus
grand nombre le choix que leur écrasante majorité soit accaparée par le
tout-financier.
On voit bien là, rétrospectivement, que l’attaque contre les régimes
spéciaux de l’automne était bel et bien le prélude à une nouvelle
offensive contre l’ensemble des salariés. L’affaire est “ gravissime,
estime la CGT. En effet, ce 1er Mai vient de trouver une cause
supplémentaire de nourrir ses cortèges.
Et les syndicats, comme la gauche, sont face à leurs responsabilités dans ce débat de société.
Par didier chartier le mercredi 30 avril 2008, 07:55 - Rouen
- Lien permanent
La
signature d’une promesse de vente des locaux de l’ancienne école
d’infirmières à Bouygues Immobilier pour y réaliser une opération de
promotion immobilière est un mauvais coup pour le logement social.
Cette décision initiée par l’ancien Maire et ex-Président du conseil
d'administration du CHU Pierre Albertini, illustre la politique
libérale de la précédente municipalité qui a préféré durant son mandat
soutenir la promotion immobilière de standing au détriment du logement
social. Elle témoigne également de la situation inacceptable qui est
faite à l’hôpital public incité à vendre une partie de son patrimoine
pour assurer l’équilibre de sa gestion.
La responsabilité de l’ancien Maire est d’autant plus lourde qu’il
disposait d’une étude diagnostic préparatoire à l’OPAH de
renouvellement urbain du secteur Ouest de Rouen qui pointait du doigt
la nécessité de soutenir le parc locatif social, notamment à vocation
étudiante, dans un secteur qui compte seulement 5% de logements
sociaux. La création d’une résidence étudiante de 200 logements à
proximité de l’UFR de droit dans le cadre d’un partenariat Habitat
76-Crous était une opportunité soulignée par l’étude.
Si le projet de Bouygues Immobilier va jusqu’à son terme, il devra
préalablement s’affranchir de l’obligation de réaliser dans cette
opération 25% de logement social dans le cadre de la réglementation du
Programme local d’urbanisme que la municipalité va faire modifier
prochainement en ce sens.
La municipalité de gauche a inscrit la réhabilitation et la
construction de logements à vocation sociale comme une des priorités de
son mandat. Cela passe notamment par une politique foncière maîtrisée
par la ville qui permettra de favoriser l’équilibre financier et le
montage des opérations dans les différents quartiers de la ville.
Afin de rattraper le déficit en logements sociaux étudiant sur le
territoire de la ville, il est nécessaire de construire au moins 700
logements nouveaux en partenariat avec le Crous et les bailleurs
sociaux.
Jeudi 01 Mai 2008 - 16:01
30.000 manifestants à Marseille pour le défilé du 1er Mai, une manifestation qui annonce une forte mobilisation sociale
La manifestation organisée à l'appel de la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires et l'UNEF avait aussi reçu le soutien du Parti Communiste Français,
ainsi que d'ATTAC, des associations de défense des sans-papiers ou du
DAL (Droit au Logement). Force Ouvrière ne participait pas au
rassemblement unitaire.
En tête du cortège, des employés de
Coca Cola et de STMicroelectronics défilaient regroupés sous une même
banderole: "pour les salaires on a lutté, pour les salaires on a gagné"
rappelant que les salariés des Pennes Mirabeau et de Rousset venaient,
chacun de leur côté, de sortir gagnants d'un conflit avec leurs
entreprises pour des augmentations de salaires.
Etaient également présents des
représentants des professions du port de Marseille, dockers ou agents
du port autonome, qui continuent leur grève perlée contre la réforme
des ports. A leur arrivée en fin de manifestations, les collectifs de
sans-papiers ont été fortement applaudis par l'ensemble des
participants. Plusieurs autres manifestations se sont déroulées dans
les Bouches-du-Rhône regroupant 1.000 personnes à Martigues, 450 à Port
de Bouc et à La Ciotat et 400 à Arles, selon les organisateurs. Nicolas Maury
Mercredi 30 Avril 2008 - 13:01
Les multinationales pétrolières et autres
n'acceptent d'avoir “perdu” la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc
de renverser le président légalement élu, Evo Morales

Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre
Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie
et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent
le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de
la “République de Santa Cruz” dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.
Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip
Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les
séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des
Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House…
Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale.
C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info
- avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes
Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et
en anglais.
Nicolas Maury
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