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Chantage aux 35 heures à Peugeot Motocycles .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 22:17
Industrie . L’entreprise propose de faire construire un nouveau scooter sur les sites français à condition que les salariés renoncent aux 35 heures.

Correspondant particulier.

Après l’annonce d’une délocalisation dans les prochains mois de 80 % de la production de scooters en Chine, la direction de Peugeot Motocycles (PMTC) vient d’adresser un nouveau coup de semonce aux salariés des sites de Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin). Ainsi, mardi, elle a informé la presse qu’un nouveau modèle de scooter pourrait être fabriqué sur les sites franc-comtois et alsacien. Mais ce projet est soumis à un préalable, à savoir la signature, d’ici au 18 avril, par les organisations syndicales de Mandeure et de Dannemarie, d’un nouvel accord les conduisant à renoncer aux 35 heures. Les salariés n’auraient d’autre alternative que de travailler plus s’ils veulent simplement travailler.

Selon Emmanuel Guillier, délégué CGT, la direction ne cesse de jouer sur la peur pour arriver à ses fins : « On assiste une nouvelle fois à un odieux chantage. En février, une majorité de salariés ont refusé ce nouveau protocole sur le temps de travail, qui nous demandait de renoncer à nos RTT et à nos temps de pause. Une grève ne leur a pas suffi. Peugeot ne veut surtout pas mettre un couvercle sur cette proposition, et surtout semble vouloir faire payer aux salariés cet affront de février. » La direction de PMTC récuse le terme de chantage mais, par la voix de son directeur des ressources humaines, Christian Pellet, elle prévient cependant que, en cas de désaccord sur sa nouvelle proposition du temps de travail, « nous ferions faire le nouveau scooter ailleurs. Ce serait un badgé Peugeot réalisé à Taïwan ». La CGT a déjà indiqué qu’elle était hostile à toute renégociation du temps de travail. La CFDT, qui n’a pas voix au chapitre au CE, a également fait connaître son refus de toute modification de l’accord sur les 35 heures. La CFTC et la CFE-CGC réservent leur avis et FO ne s’est toujours pas exprimée. Hier, dans les ateliers de Mandeure, les réactions étaient plutôt vives. « C’est scandaleux de jouer sur la peur. Les salariés ne comprennent plus rien quant à la stratégie économique de PMTC. Hier, Peugeot nous disait que les scooters que nous fabriquions n’étaient plus compétitifs par rapport aux produits réalisés en Chine et, aujourd’hui, on nous propose de réaliser un scooter qui pourrait être fabriqué à Taïwan. C’est vraiment le brouil- lard », souligne Henri, vingt années d’ancienneté.

La CGT relève également ce manque de lisibilité dans les perspectives de développement des sites de Mandeure et de Dannemarie. Le syndicat réclame rapidement une expertise économique indépendante et demande aux autres organisations syndicales de s’associer à un dépôt de droit d’alerte : « Cette proposition trouve un écho favorable auprès des salariés. Des cadres ont déjà signé notre pétition pour obtenir cette expertise. Eux aussi commencent à ne plus rien comprendre à ces stratégies débridées », précise Emmanuel Guillier. Un CCE aura lieu demain. Les organisations syndicales devront se prononcer clairement sur ce nouveau projet de Peugeot Motocycles soumis à condition. Ils auront également sur la table cette demande d’expertise indépendante. Les positions devraient s’éclaircir.

Alain Cwiklinski

l' Huma du 03 / 04 / 08

Euromanifestation pour les salaires .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 22:04

Afghanistan : Un débat tronqué .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 21:40

Mardi 1er avril, le gouvernement soumettait le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan à un débat des députés de différentes sensibilités politiques. Si nous pouvons saluer cette initiative, il n'en demeure pas moins que les déclarations du gouvernement et des membres de la majorité pose questions.

Questions sur la décision de renforcer la présence militaire française en Afghanistan.

Sur la forme de cette décision

Le 26 avril 2007, le candidat Sarkozy déclare sur France 2 qu'il retirerait nos troupes d'Afghanistan s'il était élu. Il s'engageait à poursuivre la politique de rapatriement de nos troupes engagée par Jacques Chirac. Un an après, l’élu Sarkozy décide d’envoyer des renforts en Afghanistan. Il choisit pour cela, de le faire sans concertation préalable, sur une terre étrangère. Avec Mr Ayraud, nous sommes en droit de nouis interroger sur la cohérence de la politque de Mr Sarkozy (le gouvernement n’étant que le tambour de « raisonnance » du Président).

Mr Fillon évoque le passé en matière de participation du Parlement aux engagements extérieurs, rappelant que « seul notre engagement militaire au Golfe a fait suite à un vote après débat." Remercions en passant à Mme Chazal qui lui a rappelé ce fait lors de son intervention dimanche dernier sur TF1. Nous avons quand même du mal  à comprendre pourquoi ce qui avait été possible à un moment ne l’est plus à un autre.

Sur le fond de cette décision

Il faut avouer que nous ne savons plus trop pourquoi nous sommes en Afghanistan.
Les uns nous disent qu’ « en 2001, l'Afghanistan était une dictature médiévale. Abolition des droits les plus fondamentaux. 15 millions de femmes sans visage, interdites d'école, privées de soin ». Les mêmes déclarent qu‘il « faut une afghanisation de la sécurité du pays, une prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité ». D’autres disent que c’est une question de sécurité pour la France. « L'une des clefs de la lutte contre les terroristes se trouve sur le sol afghan ». Pour toutes ces raisons il faudrait envoyer des renforts pour y obtenir la victoire militaire.
Le summum revient à un député de l’UMP : « La défaite militaire nous est interdite, même si la victoire politique est incertaine. » (sic). C’est simplement oublié que l’intervention militaire n’a de sens que si la victoire politique est au rendez-vous. Rappelons la victoire militaire en Algérie et la suite qui en a été donnée après la victoire politique du FLN. Encore une leçon d’histoire pour l’UMP !
Revenons sur chacun de ces points :
- Civiliser les afghans !
Outre l’arrogance de ces propos, je ne peux m’empêcher de revoir les images tournées quelques temps après la libération de Kaboul, montrant les troupes afghanes « libératrices » maltraitant les pauvres femmes qui s’étaient crues libérées du joug des talibans. Il est vrai que cela est un travail de longue haleine mais je doute que ce soit la présence militaire qui puisse améliorer quoique ce soit. Par ailleurs pourquoi dans cet optique, ne pas intervenir dans tous les pays concervant ces mêmes traditions médiévales comme l’Arabie Saoudite pour ne nommer que celui-là.
- L’Afghanisation de la sécurité
Excusez moi de faire encore une fois référence à l’histoire mais cela rappelle étrangement la « vietnamisation du conflit » en 1968. Nous savons qu’elle en a été le succès. On peut croire que les attaques des talibans soient dues à une minorité mais comment expliquer que 61000 hommes ultra équipés ne puissent venir à bout d’une bande de quelques combattants islamistes. Une des clés de l’ explication réside sans doute dans la sympathie dont il bénéficient au sein d'une partie de la population. Alors comment dans ce contexte parler d’Afghanisation de la sécurité? Il faudrait au minimum s’assurer au préalable du soutien de la majorité de la population afghane. A cet égard les élections des élections législatives et provinciales du 18 septembre 2005 sont caractéristiques de cette dispersion politique. La participation était en baisse par rapport à celle des présidentielles de 2004 (53% de participation, 41% pour les femmes, pas de vote des réfugiés). La composition politique du parlement afghan reste peu lisible et très fragmentée. Il existe quelques groupes de taille réduite (moins de quarante parlementaires) et sans profil politique évident.
- Afghanistan : enjeu de la sécurité pour la France
Est-on vraiment sérieux quand on affirme que « ce qui se joue là-bas est fondamental puisqu'il s'agit de la préservation de notre sécurité et de notre liberté ». Il faudrait demander ce qu’en pense l ‘Espagne et la Grande Bretagne après les derniers attentats dans leur pays. Croit-on vraiment que l’envoi de quelques soldats supplémentaires va éradiquer le terrorisme? Certes la suppression des camps d’entraînement des moudjahidines est quelque chose de positif, certes la traque des terrorismes est une bonne chose mais croit-on vraiement que l’on réussira à déruire complètement le terrorisme par des opérations militaires en Afghanistan ?

Que la présence française se manifeste par des aides économiques auprès des populations afghanes via le gouvernement afghan, pourquoi pas. Qu’elle aide le système éducatif et l de santé , tout à fait d’accord. Il me semble que l’on ne peut éviter une approche globale. Subordonner cette aide à une victoire militaire me paraît un réducteur et souvent contredit par l’Histoire.

SENAT : Groupe communiste ( Si tout le monde doit faire des efforts,n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ? )

Par domik27 :: 04/04/2008 à 21:17






Si « tout le monde doit faire des efforts », n’est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ?
Par Guy Fischer - 03 Avril 2008

Ma question s’adressait à M. le Premier ministre, qui a annoncé lundi que le Gouvernement fera des « économies partout ».

Mme Nicole Bricq. Des économies d’énergie !

M. Guy Fischer. Il a martelé que « tout le monde doit faire des efforts » pour limiter les dépenses publiques.

En son absence, c’est vous que, d’emblée, j’interroge, monsieur le ministre du budget : est-ce aux retraités, aux chômeurs, aux jeunes sans boulot, aux précaires, aux salariés qui ne joignent déjà plus les deux bouts, que vous vous adressez ?

C’est bien une nouvelle politique de rigueur qui est ainsi annoncée, avec l’habituel refrain : « Préparez-vous à vous serrez la ceinture, surtout si vous avez des ressources modestes ! »

Confirmez-vous un plan d’économies supplémentaires de 5 milliards à 10 milliards d’euros par an, reposant essentiellement sur la mise à mal des services publics, puisque 35 000 suppressions de postes sont prévues dans la fonction publique ?

La grande majorité des Français voient non seulement leurs revenus et retraites régresser, mais, de surcroît, leurs conditions de vie se dégradent rapidement. L’heure est à la réduction des dépenses publiques au détriment de ceux qui en ont le plus besoin.

La suppression de plus de 11 000 postes dans l’éducation nationale montre bien que le dogmatisme libéral fait du service public une variable d’ajustement des crises qui secouent régulièrement les places financières.

Monsieur le ministre, si « tout le monde doit faire des efforts », n’est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ? (Exclamations sur les travées de l’UMP.)

M. Robert Hue. Absolument !

M. Guy Fischer. Comment comptez-vous associer les bénéfices du CAC 40, soit 41 milliards d’euros de dividendes, à l’effort national ?

Quand allez-vous remettre en cause la pratique outrageusement inégalitaire des stock-options ? Allez-vous définitivement proscrire les parachutes dorés ? M. Zacharias, ex-P-DG de Vinci, réclame 81 millions d’euros de stock-options ; M. Forgeard, initié d’EADS, a atterri avec un parachute de 8 millions d’euros !

Allez-vous donner du sens à l’impôt sur la fortune en créant les conditions pour que les vraies fortunes y soient réellement assujetties ?

Enfin, allez-vous abandonner ce scandaleux bouclier fiscal instauré l’été dernier ?

Monsieur le ministre, ce sont les plus démunis qui doivent être protégés et non pas les plus riches ! (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste. - Protestations sur les travées de l’UMP.)

M. le président. La parole est à M. le ministre.

M. Éric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. Monsieur le sénateur, vous entonnez la ritournelle...

M. Robert Hue. Vous aussi !

M. Éric Woerth, ministre. ... que l’on entend actuellement (Exclamations sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.) sur le plan de rigueur que le Gouvernement aurait l’intention de mettre en place.

Je tiens à vous dire une chose : lorsque c’est la gauche qui est au pouvoir, les plans de rigueur consistent, bien souvent, à laisser filer les dépenses et à augmenter les impôts ! (Applaudissements sur les travées de l’UMP. - Protestations sur les travées du groupe socialiste.)

Nous, nous faisons exactement le contraire : nous voulons maîtriser la dépense publique ...

M. Paul Raoult. Et l’endettement de la France ?

M. Éric Woerth, ministre. ... sans augmenter les impôts des Français, ....

M. Paul Raoult. Cela fait sept ans que la droite est au pouvoir !

M. Éric Woerth, ministre. ...qui, aujourd’hui, sont trop élevés. Nous devons donner à notre société les moyens de croître. Ce sont la croissance et la production de richesses qui permettront de créer des emplois et, par voie de conséquence, de lutter efficacement contre la pauvreté, ainsi que d’augmenter le pouvoir d’achat.

M. Paul Raoult. On ne s’en est pas rendu compte ! Cela fait sept ans que vous êtes au pouvoir : pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?

M. Éric Woerth, ministre. Monsieur le sénateur, le Gouvernement s’attache à mettre en oeuvre le programme du Président de la République. Peut-être cela vous surprend-il qu’il essaie de tenir les promesses qu’il a faites ? Il faut, me semble-t-il, le mettre à son crédit.

M. Jacques Mahéas. Plutôt à son débit !

M. le président. S’il vous plaît !

M. Éric Woerth, ministre. Le programme du Président de la République, quel est-t-il ?

Dans le domaine de l’économie, il consiste à étudier les déficits publics avec beaucoup de lucidité et d’attention, afin de les combattre efficacement et de parvenir à la maîtrise de la dépense publique et à l’équilibre des finances publiques en 2012.

M. Paul Raoult. Vous disiez la même la même chose en 2002 !

M. Éric Woerth, ministre. Croyez-moi, tant que subsisteront des déficits publics en France, ce seront les plus faibles qui s’affaibliront encore. Il faut donc rembourser la dette et relancer la compétitivité du pays. En effet, l’existence d’une lourde dette et l’absence de compétitivité concourent à l’affaiblissement des Français, notamment de ceux qui sont les plus démunis.

Le retour à l’équilibre des finances publiques permettra de redonner des marges de manoeuvre à notre pays et du pouvoir d’achat à chaque Français. Le Gouvernement, je le répète, a donc l’intention de réduire la dépense publique pour parvenir à cet équilibre.

M. Jean-Marc Pastor. Toujours des leçons !

M. Éric Woerth, ministre. Il pourrait y parvenir par une augmentation des impôts, mais telle n’est pas la voie qu’il prend : il a choisi une voie beaucoup plus difficile, beaucoup plus contraignante, beaucoup plus exigeante, celle de la révision générale des politiques publiques.

Demain, le Président de la République, lors du conseil de modernisation des politiques publiques, annoncera un certain nombre de mesures. D’autres suivront, d’ici à l’été. Elles concourront évidemment à cet équilibre, si nécessaire aussi pour les plus démunis, que vous défendez, monsieur le sénateur, tout comme le Gouvernement. Le retour à un pouvoir d’achat fort, à la croissance, à la richesse de notre pays passent par là. (Bravo ! et applaudissements sur les travées de l’UMP et de l’UC-UDF, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

Sarkozy : En Père la rigueur .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 19:27
Réduction des dépenses publiques : Sarkozy en Père la rigueur

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 avril

Nicolas Sarkozy annonce une série de mesures d’économies budgétaires dans le cadre du conseil de modernisation des politiques publiques. Sans surprise un mot les caractérise : celui de la rigueur.

Terminé, le candidat du pouvoir d’achat. Oubliée, la croissance qu’on ira chercher avec les dents s’il le faut. Le Président de la République est désormais le prisonnier d’une orthodoxie budgétaire faite pour rassurer les milieux financiers aux détriments des classes populaires :

Suppression d’un emploi de fonctionnaire pour deux départs à la retraite, restriction de l’accès au logement social sans abaisser le plancher, etc.

Ces annonces vont, à coups sûrs, aggraver la situation de la très grande majorité des français, et particulièrement celle des plus fragiles qui sont les premières victimes de la crise économique et sociale et que vit le pays en ce moment.

Cette semaine, George W. Bush a comparé Nicolas Sarkozy à la « dernière apparition d’Elvis Presley », il s’agirait plutôt aujourd’hui de la version 1976 de Raymond Barre, celle du « Père la rigueur ».

Parti communiste français

Paris, le 4 avril 2008

HARMONISATION SOCIALE EUROPEENNE .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 19:13
Harmonisation sociale européenne : la mobilisation des salariés appelle à plus d’ambition

Mis en ligne : 4 avril
Alors que les richesses produites par le travail font de l’Union européenne une zone des plus puissantes du monde, le constat dressé par la Confédération européenne des syndicats est accablant. 108 millions de travailleurs précaires, 25 millions de travailleurs pauvres, des transferts massifs en quelques années des revenus du travail vers les profits et la rente : la relation de cause à effets sociaux, dévastateurs commence à faire son chemin.

En France même, il n’est pas un jour où des ouvriers, des techniciens, des employés, dans l’industrie comme dans la finance ou les services ne se mettent en mouvement : Manpower, Coca Cola, Mondial assistance, Crédit du Nord, pour les seuls derniers jours. Après l’appel à la mobilisation contre la directive Bolkestein, l’initiative prise par la CS ce week end à Ljubljana souligne la convergence d’intérêts et de colère profonde des salariés du continent.

La pression inouïe sur le travail pour déboucher sur toujours plus de profits réservés aux mêmes devient insupportable. La simple vie courante devient de la survie. La chose est vraie dans le public comme dans le privé. Les tentatives pour organiser la concurrence des salariés entre eux au sein même de l’union commencent à trouver des limites. La grève spectaculaire des ouvriers de Dacia l’illustre de façon éclatante, tout comme l’initiative des syndicats européens. On l’a vu pour le commerce dans notre pays, on le constate à ce niveau international : la riposte nécessaire des salariés sera d’autant plus puissante et efficace que ceux ci pourront s’appuyer sur des syndicats unis pour relayer leurs luttes.

Doit-on augmenter les salaires ? Oui pensent des millions de salariés. Mais peut-on le faire ? Là est toute la question, qui ne relève pas que du seul champ syndical. Alors que la crise financière, née précisément de la prédation du travail vivant pour nourrir la spéculation sans frein, commence à faire subir ses effets dévastateurs sur l’économie réelle va-t-elle servir à durcir la « rigueur » que Fillon veut instaurer ?

Ou bien doit on en profiter pour remettre en cause les mécanismes mêmes qui provoquent l’austérité salariale et nourrissent cette même crise financière ? Où est l’efficacité économique et sociale quand un gouvernement veut supprimer dans l’année 35 000 postes de fonctionnaires et doit faire appel à des retraités ? Maintient-on le « bouclier fiscal » qui n’a rien à envier aux « parachutes dorés » ou va-t-on orienter vers la justice sociale, l’augmentation des salaires et du niveau de qualification une partie par exemple des 41 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires des seules entreprises du CAC 40 ?

Voilà du grain à moudre pour les salariés et leurs syndicats comme pour les élus et responsables des partis de gauche.

La France va présider l’Union européenne, le semestre prochain. Ce sera l’occasion de mettre au défi le Chef de l’Etat d’accorder ses promesses et ses actes. »Nous devons être capables de proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait aussi pour objectifs la croissance et l’emploi et pas seulement l’inflation » déclarait le candidat à l’Elysée en février 2007.

Est-ce compatible avec le traité de Lisbonne qui intime le contraire à la BCE dans son article 108 dans le plus pur dogmatisme libéral qui l’inspire ? Son article 105 entre autres stipule que « l’objectif principal du système européen des banques centrales est de maintenir la stabilité des prix » et qu’il doit agir « conformément au principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». On verra mais sans attendre l’Europe sociale, celle qui est sciemment oubliée par ce texte, celle de la défense de l’emploi, de l’augmentation du pouvoir d’achat, de l’exigence de qualification a rendez vous dans la rue.

site du P.C.F

La droite sabre sept milliards dans les budgets sociaux .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 5:04

Finances . Le gouvernement devrait annoncer, vendredi, une centaine de mesures d’économies ciblant le logement, l’emploi, la santé. La solidarité et la famille prochainement visées.

Le gouvernement s’apprête à annoncer une centaine de mesures nouvelles d’économies sur les dépenses publiques, pour un montant total compris entre 6 et 7 milliards d’euros. Celles-ci devraient être dévoilées, demain, à l’issue d’un Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) réuni autour de Nicolas Sarkozy et des membres du gouvernement, selon des informations parues dans le Monde daté d’aujourd’hui. Ces économies, qui ne se confondent pas avec les annulations de crédits prévues par ailleurs sur les 7,2 milliards de provision au budget 2008, concernent les « grandes politiques d’interventions » économiques et sociales (lire ci-dessous), un secteur de dépenses publiques représentant 464 milliards d’euros en cumul annuel.

Suppression de

35 000 postes acquise

L’emploi, la formation professionnelle, la santé, le soutien au développement des entreprises et surtout le logement seraient visés dans un premier temps. En attendant d’y adjoindre d’autres domaines comme la solidarité, la politique familiale, qui figurent parmi les cibles de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée par le premier ministre le 10 juillet dernier. Objectif : faire participer les administrations et les services publics à « une plus grande maîtrise des dépenses publiques » et à la « diminution des effectifs de l’État grâce au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux », indiquait en décembre le ministre du Budget, Eric Woerth. Après la fusion de l’ANPE et des Assedic et celle des impôts et de la comptabilité publique, l’exécutif passe donc à une nouvelle étape. D’ores et déjà, la suppression de 35 000 postes de fonctionnaires supplémentaires en 2009 semble acquise, après les 23 000 programmées cette année. Les mesures d’économies sur les « politiques d’intervention » s’inscrivant quant à elles dans le cadre de la nouvelle procédure de budget prévisionnel triannuel 2009-2011.

Même s’il s’en défend, ces mesures rentrent bel et bien dans le cadre du plan de rigueur que le pouvoir entend imposer aux Français pour contenir le coût financier de ses « réformes » et de ses cadeaux aux plus riches en période de crise économique, avec une croissance revue à la baisse et un déficit public qui se creuse. À titre d’exemple, le paquet fiscal de 15 milliards d’euros annuels voté cet été, dont une grande part bénéficie sous forme de restitution d’impôt aux contribuables sur la fortune, représente plus de deux fois les 6 à 7 milliards d’euros d’économies recherchées, mais la droite refuse de le remettre en cause. « On est rentré dans une période nouvelle (…) qui aboutira à des économies », a fait savoir hier le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux. De son côté, le président (divers droite) de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, a estimé que « la rigueur est une obligation » dans « le contexte de déficit public que nous connaissons », comptant sur la RGPP pour la mettre en oeuvre.

Le MEDEF réclame 20 milliards

Le gouvernement et la majorité ont reçu un soutien de poids avec le MEDEF, qui propose de porter les économies à 20 milliards d’euros par an à l’occasion de la RGPP, tout en baissant la contribution des entreprises à la collectivité avec une « réduction progressive de la taxe professionnelle » et le « transfert des charges famille et santé » vers la fiscalité des ménages.

Sébastien Crépel

l' Huma du 03 / 04 / 08

Après le spray anti-SDF,le boitier anti-jeunes .

Par domik27 :: 04/04/2008 à 4:52

Cet appareil, pensé pour éloigner les indésirables, dégage des ultrasons captés seulement par les jeunes oreilles. Ça ressemble à un antimoustique, ça portait le nom d’un antimoustique (”Mosquito”, avant d’être rebaptisé “Beethoven”, moins agressif), mais ce n’est pas un antimoustique : c’est un anti-jeunes.

Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
C’est une boîte que l’on fixe sur un mur, en hauteur, pour éloigner les jeunes. Un produit qui est diffusé en France depuis plusieurs mois de manière confidentielle, selon Le Parisien Tellement confidentielle que le distributeur IBP France ne répond pas mercredi au téléphone. Il a même retiré son numéro du site web de l’entreprise.
Comment ça marche ?
L’appareil diffuse des sons suraigus en continu ou toutes les 20 secondes. Seuls les jeunes peuvent l’entendre. Leur ouïe est encore assez fine pour les percevoir. Gênés par le bourdonnement, les indésirables sont ainsi invités à passer leur chemin. Qui l’utilise ?
Le Mosquito (ou Beethoven) est déjà utilisé en Grande-Bretagne par la police pour disperser des manifestants ou dans les halls d’immeuble, comme le montre ce reportage diffusé sur France 2 le 15 février 2008 : Le boîtier est aussi utilisé dans des écoles aux Pays-Bas, dans les cours de récré, pour empêcher les élèves d’y traîner en-dehors des plages horaires prévues.
Et en France ?
Le PDG d’IBP France, qui distribue le Beethoven, dit dans Le Parisien avoir “séduit” une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics. La plupart des intéressés seraient dans le Sud-Est, lieu d’implantation de l’entreprise, basée dans les environs de Marseille.
Plusieurs sites, dont ultrasons.net, permettent de tester l’efficacité des ultrasons en question.

De : Le Post
mercredi 2 avril 2008

Appel à pétition : La présente pétition a pour objectif clair et affirmé de faire interdire sur le sol belge et européen le système anti-jeunes appelé “Mosquito”. Ces boîtiers, commercialisés par une entreprise anglaise, sont destinés à éloigner les adolescents indésirables par l’émission d’un son strident que seules les jeunes oreilles peuvent percevoir. (édition du journal “Le Soir” de ce mardi 4 mars 2008. 3500 boîtiers seraient déjà installés en Grande-Bretagne !) http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php ?lang=fr

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