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Travail des Députés P.C.F sur le logement .

Par domik27 :: 03/04/2008 à 22:25

Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Séance d'initiative parlementaire: Logement adapté et abordable pour tous. Pierre Gosnat (Député-Maire PCF d'Ivry) et Michel Vaxès (Député PCF des Bouches du Rhône)

Travail des députés PCF sur le logement

 

Lors de l'examen du texte en commission, les députés de la majorité se sont étonnés d'une proposition de loi dont il était pourtant urgent de débattre, étant donné la situation dramatique rappelée par le rapporteur, et en se fondant sur l'expérience concrète sans attendre les décisions inquiétantes que le Gouvernement prépare en secret.

Dans ma circonscription du Val de Marne – non loin de celle de M. Le Bouillonnec –, qui compte près de 9 000 demandeurs de logements, vous avez installé à Ivry, sans consulter les élus locaux, un centre d'accueil pour SDF prévu initialement pour un an et dont je viens d'apprendre qu'il serait pérennisé pour 5 ans ! C'est là prendre acte d'une situation tragique sur laquelle M. Hirsch était plus disert avant de devenir ministre…

Il suffit également de consulter ceux qui sont directement engagés dans la réflexion et l'action pour le droit au logement : selon le rapport 2008 de la Fondation de l'Abbé Pierre, il y aurait en France 3,2 millions de mal logés, 100 000 SDF, 150 000 personnes vivant chez un tiers – sans compter les jeunes qui ne peuvent quitter le foyer familial. Le logement est devenu une source d'appauvrissement et 6 millions de personnes seraient en situation de réelle fragilité.


Alors qu'en 1979, avant l'application de la réforme Barre, la part du budget que les foyers consacraient au logement avoisinait les 12 à 15 %, elle se situe aujourd'hui autour de 25 à 30 %, atteignant parfois 50 % – comme l'indique la proposition de loi –, non seulement parmi les catégories les plus démunies, mais aussi parmi les couches moyennes ou intermédiaires. Or les futures mesures relatives aux plafonds de ressources et au surloyer en HLM risquent de les priver du logement social, au mépris de la mixité.

En outre, le coût du logement – loyers et charges – a littéralement explosé au cours de ces dernières décennies et les disparités de loyers entre le secteur privé et le logement HLM continuent d'atteindre 150 % en région parisienne. S'agit-il de faire du logement une marchandise comme une autre, en contradiction avec le droit au logement inscrit dans la Constitution ?

La part de l'État dans le financement du logement social ne cesse de décliner, n'excédant pas aujourd'hui les 8 %. Et si le 1 % payé par les salariés – appelé à tort 1 % patronal –, si les collectivités territoriales, ainsi que les organismes, avec leurs fonds propres ne compensaient pas cette défaillance, il ne se construirait quasiment plus de logements sociaux dans notre pays et on ne pourrait engager des opérations de réhabilitations du parc social, voire du parc privé. La part consacrée au logement par l'État, exprimée en pourcentage du PIB, est la plus faible depuis 30 ans, alors que ce secteur économique lui rapporte – sans compter son racket systématique dans les caisses du 1 % logement et dans les réserves du Livret A !

À ce propos, nous réprouvons la décision annoncée hier par le Gouvernement – et prise sur injonction de Bruxelles – d'ouvrir la gestion des livrets A aux banques privées, au mépris de l'épargne populaire. Vous offrez ainsi une manne considérable aux spéculateurs et menacez le système de financement du logement social. Au fond, votre politique se résume à prendre plus pour donner moins.

Voilà pourquoi nous approuvons pour l'essentiel cette proposition de loi. Certes, l'augmentation du pouvoir d'achat passe avant tout par la revalorisation des salaires et des retraites, mais la réduction des dépenses de logement est aussi un facteur important. À cet égard, le présent texte rappelle qu'il est indispensable de faire appliquer la loi SRU sur l'ensemble du territoire, y compris dans la ville de M. Sarkozy où elle ne l'est pas du tout.

M. Pierre Gosnat – Une réserve, toutefois : l'article 31 portant à 50 % le seuil de logements locatifs dans certaines communes risque de pénaliser les villes déjà engagées dans une politique sociale et de dédouaner les délinquants de la loi SRU. Cela étant, les élus du groupe GDR ont, lors de la campagne municipale, défendu pour l'essentiel les mêmes propositions que nos collègues socialistes. Le verdict des urnes devrait vous inciter à vous en inspirer davantage, Madame la ministre !

Pourquoi ne pas, par exemple, réserver la moitié des 500 000 logements visés aux loyers réglementés ? Songez que jusqu'en l'an 2000, près de 70 % de la construction étaient réservés aux deux tiers les plus modestes des ménages, contre 40 % seulement en 2005 ; et en 2006, les trois quarts des nouveaux logements étaient même attribués au tiers le plus aisé des ménages ! Voilà qui illustre bien votre politique de marchandisation du logement. Au contraire, nous proposons la création d'un grand service public du logement comme il en existe un pour l'éducation ou pour la santé.

Par ailleurs, l'article 2 de la proposition prévoit une indispensable hausse des aides au logement, que le gouvernement de M. Raffarin avait bloquées et qui n'ont jamais été revalorisées davantage que l'augmentation générale des prix. Toutes les organisations de locataires revendiquent cette revalorisation. Comme la conférence générale du logement, nous réclamons même une augmentation immédiate de 20% : voilà de quoi redonner du pouvoir d'achat à nos concitoyens !

Et encore cette revalorisation ne serait-elle efficace qu'assortie d'un gel général des loyers pour une durée de trois à cinq ans et d'une cessation des expulsions locatives. Il faut aussi mener une action spécifique en faveur des jeunes, car la réhabilitation ou la construction des cités universitaires est loin de suffire à l'heure ou le logement étudiant s'ouvre à la spéculation immobilière. Enfin, il faut pour les jeunes travailleurs construire des logements sociaux ou spécifiques et augmenter les aides.

En somme, nous voterons cette proposition de loi qui ouvre la voie à une autre politique qui donnera un logement adapté à chacun et abordable pour tous

Nicolas Maury

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Amendement P.C.F sur les OGM .

Par domik27 :: 03/04/2008 à 22:10
Amendement PCF sur les OGM
Hier au soir, l’Assemblée nationale a adopté un important amendement défendu par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, au nom des députés communistes et républicains. Celui-ci modifie en profondeur l’article 1er du projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés. En effet, il ajoute aux critères de respect de l’environnement et de santé publique qui doivent présider à la culture et à la commercialisation des OGM les critères de respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute transparence. »

Cet amendement opère une véritable révolution, changeant radicalement l’économie du texte. En effet, dorénavant sont écartés de la culture des OGM des territoires entiers, tels que les régions couvertes par le label AOC, des zones de montagne ou littorales protégées et des filières de qualité.

L’adoption de cet amendement est un pas important et les parlementaires communistes vont poursuivre la bataille jusqu’au bout pour éviter tout recul sur cette question.

Parti communiste français

Paris, le 3 avril 2008.

Suite de l'article

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Le social ( trop coûteux ) et des riches ( pas assez riches )

Par domik27 :: 03/04/2008 à 21:56


Mis en ligne : 3 avril
Il n’y aura pas de plan de rigueur : cette affirmation, réitérée avant les municipales et encore maintenant, était à prendre, cela va de soi, avec les pincettes qui conviennent, tant ce pouvoir a un rapport disons relatif à la vérité. On l’a bien vu dans l’affaire de Gandrange.

C’est tout juste si, hier, Sarkozy n’allait pas convoquer le PDG du groupe siderurgiste indien Mittal pour lui tirer les oreilles et lui faire voir avec quel coke il devait faire son acier. C’était avant que Fillon ne se montre autrement accomodant :« Nous ne voulons pas gérer les entreprises à la place des entreprises ». Arcelor Mittal doit pouvoir « opérer librement dans une économie de marché ». Ah, cette liberté d’attenter à celle des autres, en les privant de travail, de salaire et des fruits mêmes de leur travail quand ce sont eux qui ont grossi les fortunes de leurs actionnaires et patrons.

Il n’y aura pas de plan de rigueur mais de la gestion sérieuse. Avec l’aplomb d’un Pinocchio, Fillon ne cesse de le répéter. Mais tout le monde le voit, son nez s’allonge. Le gouvernement envisage sept milliards d’économies. Comment ? Sur le dos des plus modestes dans les secteurs du logement, de la santé, de l’emploi, de la formation. Une centaine de mesures au total baptisées « Modernisation de l’économie » dont 35 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique, déjà en train, avec les réactions que l’on sait, dans l’éducation nationale.

Combien dans les hôpitaux, combien dans les services de l’emploi déjà bien en peine et que lorgnent les agences d’intérim, combien de subventions en moins pour les associations dans les quartiers difficiles, combien en moins pour la culture ? Le sport ?

Le gouvernement et Sarkozy avaient fait grand cas de l’arrivée dans leur équipe de Martin Hirsch, président de la Communauté d’Emmaüs avec dans ses cartons le RSA, le revenu de solidarité active permettant à un allocataire du RMI ou autre de garder ses revenus en cas de reprise d’un travail. C’était un beau moyen, nous disait on alors, avec les accents de sincérité évoqués de favoriser et encourager le retour à l’emploi.

« Trop coûteux » a dit Fillon. Pas enterré certes ( « on va essayer en 2009 »...) mais trop coûteux. Au fait que devient le plan banlieue de Fadela Amara ?

On voit à ce propos ce qu’il en est de l’ouverture. Kouchner muet quand il n’est pas dans son habit de va-t-en guerre. Bockel rétrogradé. Fadela Amara et Martin Hirsch inutiles. C’était un leurre, un mensonge de plus. C’était un choix tactique permettant à l’UMP d’aborder l’échéance des municipales en jouant de la flûte de gauche pour entre autres camoufler les voix du FN. Les municipales sont passées. Dès le soir du second tour, le gouvernement niait qu’il s’agisse d’une sanction et voulait y voir un encouragement à poursuivre les « réformes ». C’était une stratégie. Fillon était en réserve.

Maintenant il frappe, pour de vrai..

site du P.C.F

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Garde à vue d'un militant RESF .

Par domik27 :: 03/04/2008 à 5:00

Nouvelle atteinte à la liberté d’expression dans un état de plus en plus policier. Tous devant le commissariat d’Aix avenue de l’Europe jeudi matin 8 heures.

Philippe Chouard, militant de RESF et depuis de nombreuses années de l’ASTI d’Aix, bien connu pour son sérieux et son dévouement a été arrêté à Aix pour avoir distribué sur le voie publique le tract d’appel à la manifestation UCIJ du samedi 5 avril . Il est en garde à vue depuis au commissariat d’Aix . Les avocats sont alertés.

L’action va être organisée pour exiger sa libération et protester contre cette nouvelle limitation de nos possibilité d’expression , mais vous pouvez peut-être déjà téléphoner pour demander de ses nouvelles

http://www.millebabords.org/spip.php ?article8184

De : JeanNimes
jeudi 3 avril 2008

site BELLACIAO

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Un vieux rêve sarkozien...

Par domik27 :: 03/04/2008 à 4:47

Par Régis TRILLES le mardi 1 avril 2008, 23:36 - France d'après - Lien permanent

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Victoire des salariés grecs des chantiers de l'Atlantique .

Par domik27 :: 03/04/2008 à 4:37

Construction navale . Après vingt jours de grève de la faim, les trois salariés grecs de l’entreprise Elbe, sous-traitante d’Aker Yards, ont obtenu, hier, gain de cause.

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), envoyé spécial.

« Face au risque certain de perturbation de la cérémonie de lancement du paquebot Poesia (…) la société Aker Yard a décidé de verser ce jour, sans négocier, 7 300 euros ainsi qu’un billet d’avion au trois personnes actuellement en grève de la faim… ». Dans un communiqué intitulé : « Face au chantage Aker yards cède au racket », les propriétaires des chantiers navals de l’Atlantique se sont donc substitués à leur entreprise sous-traitante, Elbe, en conflit depuis deux mois avec trois de ses salariés. Nikos, Léonidas et Boris tous trois arrivés de Grèce à la demande de l’entreprise allemande Elbe, fin 2007, « sur un simple coup de fil », avaient entamé le 14 mars dernier une grève de la faim pour obtenir leur salaire, leurs bulletins de paie et leur contrat de travail. « Depuis deux jours déjà nous n’avions plus de quoi nous nourrir », précisent-ils, donnant alors un prolongement symbolique à une situation d’extrême précarité et de désespoir pour tenter d’obtenir gain de cause.

un comité de soutien

Très vite la pression est montée d’un cran, l’USM CGT (Union syndicale multiprofessionnelle) dirigée par André Fadda, très présente sur les chantiers, va relayer leur lutte, un comité de soutien, constitué de citoyens et de militants politiques et associatifs va se mettre en place et la mairie de Saint-Nazaire sera occupée par les grévistes. Une situation insupportable pour les pouvoirs publics qui fera dire au sous-préfet que la « CGT porterait une lourde responsabilité » si les choses devaient mal tourner.

Car, en point d’orgue de cette affaire, deux conceptions du rapport social au travail vont s’affronter. D’un côté, ceux qui estimaient que le recours juridique était la solution pour sortir du blocage, la CFDT et la plupart des partis politiques et, d’un autre, ceux qui considéraient que seule la lutte pouvait permettre d’en sortir par le haut, ce fut le cas de la CGT et du PCF. « La grève de la faim ne constitue pas pour nous le meilleur moyen d’action », tient à préciser André Fadda « mais la détresse de certaines situations engendre de telles réactions ». Pour les premiers intéressés, les trois travailleurs grecs, il n’était de toute façon pas question d’aller devant le conseil des prud’hommes. « L’entreprise va faire appel, cela va durer des mois et nous n’avons même plus de quoi vivre… Je suis venu en France pour travailler pas pour passer devant un tribunal », insiste alors Boris.

Car l’option juridique était également défendue par la direction des chantiers et l’entreprise Elbel. « Pourquoi ne pas aller en justice ? Nous ne sommes pas opposés à une solution transactionnelle mais pas à la hauteur de ce qui est réclamé (8 000 euros) et il est hors de question que mon client cède au chantage de ces employés, ils n’ont travaillé qu’un mois et demi et en réclament quatre », affirmait Me Zshunke, avocat d’Ebel, « mon client craint par ailleurs, s’il cédait, que l’ensemble des salariés ne réclame la même chose », précisait-t-il. C’est sans doute pour cette raison qu’Aker Yards a réglé la note pour son sous-traitant sans négocier ni utiliser les moyens de pression qu’il détenait sur l’entreprise.

Finalement l’annonce d’une mobilisation à l’appel de l’UD CGT de soutien aux travailleurs grecs aujourd’hui, jour de cérémonie du lancement du paquebot Poésia, accélérera le processus et conduira Aker Yards dans l’impasse. Non sans avoir tenté de convaincre la CGT d’aller en justice, promettant que le sous-traitant ne ferait pas appel et qu’ils régleraient eux-mêmes la somme. Petit arrangement immédiatement rejeté par les responsables du syndicat en l’absence de toute garantie sérieuse.

situation précaire

« Ils pouvaient régler cette situation dramatique il y a trois semaines, ils ont choisi d’aller le plus loin possible », conclut Marie-Claude Robin, s ecrétaire de l’UD CGT.

Malgré cette victoire, la situation au travail de centaine de salariés sur les chantier naval de l’Atlantique reste extrêmement précaire. À l’issue de sa dernière visite sur le site, l’inspection du travail a dressé 34 procès-verbaux d’infractions pour prêt illicite de main-d’oeuvre, marchandage, infractions à la législation sur le travail temporaire, infraction d’obstacle ou encore pour travail dissimulé. Un contexte social explosif que les raisonnables calculs économiques et les impératifs de la mondialisation du secteur naval peineront à désamorçer.

« On a connu ici le pire et, avec la solidarité, le meilleur, ajoute Leonidas. On espère que d’autres oseront relever la tête. »

Frédéric Durand

l' Huma du 02 / 04 / 08

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