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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Comme chaque année, à l'occasion de la journée des
déportés, une cérémonie a eu lieu au cimetière de Beaurains, présidée
par le maire socialiste. Notre camarade Jean-Jacques Guillemant,
maire-adjoint, a notamment déclaré :
“La journée du souvenir consacrée à la mémoire des déportés,
des résistants, des victimes du nazisme a toujours eu une très grande
importance pour le Parti communiste français.
Je vous remercie d'être toujours aussi nombreux à participer à
ce devoir de mémoire. Je remercie Pierre Ansart, le maire de la
commune, qui m'autorise à prendre la parole lors de cette cérémonie,
alors que dans une ville voisine la Fédération du PCF n'est même pas
invitée en tant que telle à la cérémonie du mur des fusillés. Je
remercie aussi tout particulièrement la famille de Hubert Crépin à
laquelle j'associerai celle de Emile Duquesnoy, autre grand nom local
de la Résistance. Je ne peux m'empêcher de penser aussi en ce moment à
Abel Duquesnoy, Marcel Roger, Raymond Vigreux, et bien d'autres… Tous
ces noms ont encore de l'écho dans nos têtes et dans nos cœurs.
L'association des Amis de la Résistance à laquelle j'appartiens, avec bien d'autres associations, œuvrent pour

rappeler aux jeunes générations le sacrifice de nos anciens. A
une époque où à plusieurs reprises certains nient même l'existence des
camps d'extermination, à une époque où l'on souille les tombes des
soldats morts au champ d'honneur, il est indispensable de prolonger,
d'intensifier ce devoir de mémoire. Certes les communistes n'étaient
pas seuls dans ce combat et je tiens à saluer tous les autres
combattants, tous ceux qui n'ont pas plié face aux atrocités nazies.
Attention, amis et camarades, la “bête immonde” rôde encore.
Plus que jamais, groupons nos efforts pour promouvoir la paix dans le
monde. Unissons nos voix pour faire taire les canons.”
Lundi 28 avril 2008
publié dans : vie de la section

DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS : UN DÉTAIL DE L'HISTOIRE ???
COMMUNISTES : PAS FRANÇAIS ???
Dimanche 27 avril, comme tous les ans, à l'occasion de la
Journée nationale des Déportés, se tenait dans les fossés de la
citadelle une cérémonie-souvenir.
Cérémonie émouvante où des enfants des écoles ont lu des
extraits de lettres de déportés avant d'entonner le chant des marais,
chant qui fut celui des Allemands déportés par les nazis dès 1933.
Cérémonie émouvante où le souvenir des heures sombres fut
évoqué par des représentants de déportés et de résistants, de l'Etat,
de la mairie d'Arras et même du Commonwealth…
Alors, où est le scandale ?
L'absence du Préfet représentant la République qui se fait remplacer par un sous-préfet est un scandale,
L'Absence du Maire d'Arras, M.Vanlerenberghe qui se fait remplacer par une adjointe est un scandale;

Le manque d'information de la part de la Préfecture et surtout de la Mairie (pas une affiche en ville) est un scandale.
Le fait que le Parti Communiste Français n'ait pas été invité en tant que tel est un scandale.
Et pourtant, les communistes étaient là, représentant à eux seuls près de la moitié des assistants.
Car sur les murs des fossés de la citadelle on peut voir sur
la majorité des plaques au dessus du nom d'un fusillé ces 3 lettres
“PCF” rappelant à tous que notre Parti a payé un lourd tribut pour la
paix et la liberté de notre pays.
Eh bien, y aura-t-il un scandale de plus ? On dit que ces
plaques vont être restaurées et qu'on veut faire disparaître ces 3
lettres “PCF”. Pourquoi ? Communiste pas français comme disaient
certains ?
“Le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde”
écrivait Bertolt Brecht et notre camarade Jean-Jacques Guillemant le
rappelait dans son discours lors de la cérémonie au cimetière de
Beaurains.
Alors que certains persistent à qualifier des camps
d'extermination de “détail” de l'histoire, alors que le gouvernement
actuel essaie de détruire l'œuvre du Conseil National de la Résistance,
il est primordial de rappeler à tous et notamment aux plus jeunes ce
que fut la Résistance et la part que les communistes ont prise dans le
combat pour la paix et la liberté :
Mercredi 30 avril à 14 h 30 : Guy Môquet, le sens d'un combat à l'Office culturel d'Arras,
Samedi 3 mai, salle des fêtes d'Agny, à partir de 19 h :
vernissage de l'exposition sur la Résistance et spectacle évoquant
l'œuvre du Conseil National de la Résistance.
Blog P.C.F ARRAS
Par Régis TRILLES le lundi 28 avril 2008, 21:54 - Economie - Lien permanent Pourquoi l’État refuse-t-il d’encaisser 4 milliards d’euros d’amendes dues par la grande distribution pour infraction à l’urbanisme commercial ? Le 3 mars, un huissier de justice est allé frapper à la porte du ministère de l’Économie et des Finances pour poser la question. À l’origine de cette sommation, l’association de commerçants indépendants "En toute franchise". « Il y a une apathie volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis deux ans, huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent l’exploitation des surfaces de vente illicites mais l’État ne les fait pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. » un déni de justice ubuesque Toutes les enseignes ont fait appel et, interrogé par l’Humanité, le ministère de l’Économie n’a pas souhaité s’exprimer. Mais le déni de justice est ubuesque, comme le montre l’affaire de l’Intermarché de Castets, un village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission départementale de l’équipement commercial (CDEC) accepte trop hâtivement l’installation du supermarché : au printemps 2007, le tribunal administratif de Pau retire l’autorisation pour « déséquilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ». La justice ordonne la neutralisation de la grande surface. L’Intermarché redemande une autorisation. La CDEC la lui accorde dans la semaine, bien qu’aucun préfet - censé présider la CDEC - ne soit alors en poste. La justice suspend de nouveau l’autorisation. En vain. Malgré de multiples demandes d’intervention d’« En toute franchise »à Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rachida Dati, l’Intermarché de Castets est toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ». Avec une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré d’infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s’élèvent à 4 005 588 000,00 euros de « subventions déguisées », dénonce l’association. Face à un État peu enclin à s’expliquer, elle envisage donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais elle devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l’examen par le Parlement, début mai, d’une déréglementation de l’urbanisme commercial qui devrait au contraire faciliter les ouvertures de nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la proposition nº 205 du rapport Attali, préconisant l’abrogation des lois Royer et Raffarin. Selon cette logique, plus il y aura d’hypermarchés, plus il y aura de concurrence, et plus le pouvoir d’achat augmentera. « Je connais déjà de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n’est pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette, spécialiste juridique d’« En toute franchise ». « La grande distribution a maillé tout le territoire français, ils s’entendent entre eux sur les prix », comme l’a encore montré, en décembre, le procès de trois distributeurs sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette réforme ne sera donc que la légalisation des cadeaux « délictueux » accordés depuis de nombreuses années. Documents à l’appui, l’association « En toute franchise » fait en effet état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs publics pour faire appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il est impossible de faire construire et d’ouvrir un magasin de plus de 300 mètres carrés sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique, nombreuses sont les grandes surfaces qui ne possèdent pas l’autorisation. Mais les préfets ferment les yeux. Souvent des commissions ad hoc valident les mètres carrés illégaux sans rien exiger des exploitants malhonnêtes. Sous les ordres préfectoraux, les directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne s’alarment pas quand Carrefour Vitrolles s’agrandit de 3 000 mètres carrés, que Leclerc Plan-de-Campagne ne bénéficie que d’un permis de construire pour un hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys Salon-de-Provence achète avec les murs son autorisation CDEC (pourtant « ni cessible ni transmissible »). Enfin, quand bien même une action en justice serait intentée, des documents apparaissent, d’autres retournent curieusement à l’expéditeur sans parvenir jusqu’au tribunal. La DDCCRF aurait dissimulé à la justice un refus d’autorisation de la CDEC pour une annexe du Carrefour Vitrolles. traversé par un pipeline de gaz Les élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC, ils détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu’une autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification du projet et sans nouvelle étude d’impact économique et environnemental, par exemple avec les Leclerc d’Orléans et de Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d’urbanisme subissent des entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la direction départementale de l’équipement : autorisation d’un Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à Flourens… Plus grave encore, l’hypermarché de Sénas est situé sur une zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au projet d’ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de prévention des risques, l’autre moitié sur la zone inondable, et le tout est traversé par un pipeline de gaz. contre les opacités administratives Déjà en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient illégales, selon une étude confidentielle de la répression des fraudes. Tout porte à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd’hui. En 2006, pour lutter contre les opacités administratives, l’association « En toute franchise » avait demandé aux parlementaires des modifications du Code de l’urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des droits de recours contre les permis de construire et les dossiers de CDEC frauduleux. Sans succès. Pour Martine Donnette, c’est sûr, « trop de maires iraient en prison »…
Par Jérôme Leroy le mardi 29 avril 2008, 04:25 - Lien permanent
On
a beau savoir que seul l’optimisme est révolutionnaire, il est
difficile, certaines semaines, de ne pas sombrer dans ce qu’on pourrait
appeler le syndrome Fort Alamo. Vous vous souvenez, ce western avec
John Wayne et Richard Widmark ? Trois cents Texans récemment
indépendants contre cinq mille Mexicains ; trois cents Texans cernés
dans un fort en ruine Pendant les trois heures du film, ils résistent
héroïquement aux charges successives de l’ennemi, tombent les un après
les autres et finissent complètement massacrés. Ils ont attendu sans
espoir les renforts du général Houston qui n’est pas venu et qui
arrivera trop tard pour les sauver.
Bon,
première charge sur Alamo : déremboursement des lunettes. Peut-être que
le gouvernement à peur que le peuple voie trop bien ce qui se passe.
Qu’il se rassure, le gouvernement : TF1 et les journaux gratuits
suffisent largement à entretenir une myopie politique voire un
aveuglement définitif.
Deuxième
charge : déremboursement sur les soins dentaires. Plus malin, sans
doute. Les filles cesseront de sourire et iront bosser. Quant aux sales
Rouges hargneux, aux syndicalistes, ils ne pourront plus mordre.
Troisième charge : on refait la carte hospitalière comme on a refait la
carte judiciaire, à la hache, à la tronçonneuse, à la machette, au
hachoir. Va accoucher plus loin, feignasse ! Et prends ta bagnole pour
qu’on aille te soigner ton infar… T’avais qu’à vivre dans une grande
ville, eh, paysan ! Colonel Dati, colonel Bachelot, vous avez bien
mérité du libéralisme : ce n’est plus de l’aménagement du territoire,
c’est du carnage. Pas du genre, à faire du prisonnier, les furieuses.
À
un moment, dans Fort Alamo, le vrai, le film, les assiégés tentent une
sortie nocturne et réussissent à faire sauter un gros canon de l’armée
mexicaine. Le gros canon qu’on a fait sauter, c’est la communauté
urbaine de Marseille, passée à gauche contre toute attente. La tête de
Gaudin et Muselier se demandant qui les a trahis : la seule consolation
de la semaine.
Mais enfin l’armée mexicaine ne se laisse pas démoraliser et c’est la
quatrième charge : pour un patron libéral, le chômeur est considéré
sous l’angle économique comme une variable de gestion et sous l’angle
humain comme un paresseux qui boit ses allocs aux PMU.
On va changer ça : au bout de deux propositions acceptables, ou tu
bosses de nouveau ou on te raye des statistiques. Une proposition
acceptable par exemple, c’est de demander à un jardinier de Wasquehal
de devenir poissonnier à Boulogne ou à une ingénieure en systèmes
automatisés de Villeneuve d’Ascq de devenir go-go danseuse dans une
boîte de la côte d’Opale.
Ensuite,
évidemment, le rythme des assauts s’accélère, vu le peu de résistance
rencontrée. Cinquième charge : suppression des majorations des
allocations familiales pour les adolescents. Sixième charge, la
dernière pour l’instant : un livre blanc sur les fonctionnaires pour
dire que les fonctionnaires, c’est pas beau, c’est cher, ça sert à rien
et on devrait pouvoir les virer comme n’importe quel cueilleur
saisonnier. Bien entendu, c’est un fonctionnaire qui a écrit le livre
blanc en question. Mais un haut, un qui a fait les écoles. Pas un
guichetier de la poste qui se suicide à cause du harcèlement. Il a de
la chance qu’on ne rembourse plus les lunettes, celui-là, un certain
Silicani, parce que si on le reconnaissait dans la rue…
Bon, s’il y a encore des survivants dans les ruines, qu’ils lèvent le
doigt… Ah, je vois des lycéens… Ce sont peut-être eux les renforts : il
paraît que le communisme est la jeunesse du monde. Ce ne serait pas
mal, par les temps qui rampent, que la jeunesse du monde devienne
communiste. Juste un peu.
Sur la question du Tibet : Jacques Fath, membre de l’éxécutif national, responsable aux relations internationales.
Les
événements du Tibet ont suscité, en France et dans le monde, un débat
politique très vif qui a d’abord porté sur la répression exercée par
les autorités chinoises en lien avec les Jeux olympiques. On se
souvient d’ailleurs que les autorités chinoises s’étaient engagées à
progresser dans la voie de la démocratie à la faveur de l’organisation
des Jeux.
La
répression au Tibet mais aussi contre des personnes réclamant davantage
de liberté d’expression, internautes ou autres, a nourri ce débat (sans
remonter aux questions de la Birmanie et du Soudan).
Le débat a cependant rapidement changé d’objet. Il
s’est élargi et s’est concentré sur d’autres questions : la Chine
elle-même, ses évolutions et les réalités du régime de Pékin en
particulier.
Le débat chez les Communistes a naturellement suivi
cette évolution. Et les réactions aux déclarations du Parti ont été
très contradictoires. Il y a ceux qui – à des degrés divers –
critiquent ou condamnent la Chine, ceux qui dénoncent le Dalaï Lama et
ce qu’il représenterait...
Nous avons donc abordé ainsi des questions lourdes qui
touchent à notre appréciation sur ce qu’est la Chine d’aujourd’hui ou
ce qu’elle devient, qui touchent au débat sur le communisme, à notre
conception de la société... et cela dans un contexte très polémique
avec une vraie campagne anti-chinoise, avec du manichéisme et de l’
unilatéralisme…
On peut – il faut - débattre de tout cela mais pour le
faire sérieusement il faut aller au fond des problèmes posés. Ce sont
aussi, comme on dit, des questions de congrès. En tous les cas des
questions qui devront s’inscrire dans les débats de notre prochain
congrès. Il me semble nécessaire d’avoir sur ces problèmes une
réflexion collective la plus sereine, la plus argumentée, la plus
objective possible…Il faudra prendre le temps et le recul nécessaires.
Autre chose est de bien comprendre comment le PCF s’est
exprimé dans le cadre de cette polémique puisque même ceci fait
discuter. Qu’a t’ il vraiment dit et pourquoi ?
Nous avons condamné la répression, demandé la
libération des personnes arrêtées, demandé à Nicolas Sarkozy et aux
Européens de prendre une initiative politique fondée notamment sur
l’exigence des Droits de l’homme et du dialogue politique.
Nous avons fait cela pour deux raisons :
1 – D’abord parce qu’il nous faut défendre les Droits de l’homme partout.
C’est un principe, un engagement simple et incontournable qui date de
la constitution, il y a près de trente ans, du « Comité de défense des
libertés et des droits de l’homme en France et dans le monde » dont le
Président fut Georges Marchais.
S’exprimer et agir pour les libertés partout c’est un
effort que nous n’avons cessé de faire durant toutes les années qui ont
suivi jusqu’ aujourd’hui, et il n’y a pas de raison d’abandonner ce
choix essentiel. Je crois que nous le faisons assez correctement qu’il
s’agisse de la Chine ou de tout autre pays ou situation d’ensemble.
Notre action en la matière, avec l’engagement de Nicole Borvo,
coordonnatrice Droits humains pour notre parti, est permanente et
multiforme.
2 – Ensuite parce que l’exigence démocratique est un choix fondamental de notre parti.
Et structurant pour nous. Il ne s’agit pas seulement de l’existence et
du respect de droits civils et politiques mais de la conception de la
société, de notre vision de la politique et de l’ intervention
citoyenne comme moteur du changement social et de l’alternative. C’est
une dimension, un aspect de notre visée communiste et du projet
politique que nous devons imaginer et produire au 34ème Congrès.
Le PCF, dans cet esprit, n’a pas instrumentalisé les
Droits de l’ Homme. Il n’a pas contribué aux dérives inacceptables
auxquelles on a assisté, en particulier les attaques contre la Flamme
olympique et la campagne anti-chinoise...Il s’est exprimé en fonction
de ses propres valeurs et conceptions.
Une délégation importante du Parti communiste chinois a
été reçue à sa demande le 15 avril dernier au siège du PCF. Ce fut
l’occasion d’une discussion qui a acté des divergences tout en restant
ouverte, amicale et très franche. Elle a porté sur le Tibet et les Jeux
Olympiques, sur les violences à Lhassa, sur les responsabilités et les
causes des troubles, sur la liberté de la presse, sur les réalités
tibétaines actuelles, sur l’autonomie, sur la nécessité de la
négociation pour régler les problèmes… Nous avons souligné que la
politique de force ne peut pas apporter de solution et que le dialogue
est, selon nous, évidemment indispensable. Nous avons dit à la
délégation que le PCC devrait prendre une initiative dans ce sens… Nous
n’avons pas été les seuls à le dire, loin de là. Enfin, nous avons
rappelé notre opposition au boycott des JO.
L’ annonce par les autorités chinoises d’un dialogue
avec un représentant du Dalaï Lama est donc une bonne nouvelle si
finalement le contexte s’y prête pour que cela se réalise vraiment. site du P.C.F
Sous
la pression des grandes banques privées et des injonctions
ultralibérales de la commission européenne, malgré la montée d’un
mouvement national s’opposant à la banalisation du livret A, le
gouvernement s’apprête à introduire dans le cadre du projet de loi sur
la modernisation économique une réforme du système de collecte et de
centralisation de l’épargne défiscalisée.
Ce
système, appuyé sur le livret A, qui permet de réaliser des prêts de
longue durée à des taux moins élevés que ceux du marché pour financer
le logement social, est menacé.
Il s’agit, pour les banques privées, de faire main
basse sur cette épargne utile afin de la mobiliser dans ses opérations
financières, de leur permettre de se renflouer après les dizaines de
milliards d’euros perdus ou gâchés dans des opérations spéculatives.
La tentative de passage en force, au profit du patronat
bancaire, sans entendre les associations des locataires et de défense
de l’épargne populaire, du mouvement HLM, des associations de maires et
d’élus, des organisations syndicales et des salariés des banques, est
inacceptable.
Le PCF s’associe au mouvement national qui demande
aujourd’hui de suspendre ce projet et d’ouvrir la discussion avec tous
les intéressés afin de préserver le livret A , refuser sa banalisation
et d’améliorer le financement du logement social, la gestion d’une
épargne populaire à l’abri des appétits des grandes banques privées et
du marché financier.
Parti communiste français
Paris, le 25 avril 2008.

Par : RAPSE
Mis en ligne : 28 avril
La violence du krach boursier met en évidence les
périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent
la planète.
Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.
Lettre n° 43 - 25 avril 2008
Sommaire
Premier horizon :
la crise des crédits immobiliers américains n’est pas
finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se
faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de
ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont
l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de
baisser dans plusieurs grandes villes américaines.
Après les pertes énormes confessées par les toutes
premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la
confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts
répétés et coordonnés des banques centrales.
Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les
bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la
banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter
entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le
système financier mondial va rester dans une zone de danger pour
l’année qui vient.
Deuxième horizon :
cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à
l’économie « réelle » - la production de biens et de services, l’emploi
– et se transformer en récession économique, avec baisse de l’activité
et explosion du chômage ?
De plus en plus d’analystes le craignent.
La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu’il s’agira de financer les entreprises.
A coup sûr, l’économie américaine subit un fort
ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont
pas bons. Pour l’immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les
craintes :
1 - le gouvernement et la banque
centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour
empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de
la Réserve fédérale l’a bien indiqué en soutenant le plan de relance
annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu’il
continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si
ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu’ils sont prêts à aller
plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture
économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux États-Unis
d’exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple,
où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l’instant plus
modérés ;
2 - les profits des entreprises non
financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de
la « nouvelle économie » en 2000-2001 n’est pas terminé. La vigoureuse
expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…)
soutient encore pour quelque temps l’activité mondiale.
C’est quand ce cycle économique arrivera à son terme –
on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012
- qu’il faudra vraiment s’inquiéter : alors, les chocs financiers
viendront frapper des économies rendues fragiles par une
suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l’exubérance
des marchés financiers et les dangers qu’elle comporte, ce sont des
contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui
sont à l’oeuvre.
Troisième horizon :
la maturation d’une exigence de transformations
structurelles. La crise financière en cours montre les limites d’un
mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80.
La prise de pouvoir par les marchés financiers,
associée à un développement des nouvelles technologies (en matière,
particulièrement, de traitement et de circulation de l’information), a
permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands
groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les
salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la
production ; par une précarisation générale de l’emploi alors que
l’efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait
au contraire sa sécurisation ; par l’insuffisance des dépenses de
formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une
inflation gigantesque des prix des titres financiers.
Périodiquement, cette inflation se traduit par des
« bulles spéculatives » dont l’éclatement provoque des crises : en 1987
sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique »
puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de
la « nouvelle économie » ; et maintenant avec la crise des prêts
immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout
l’intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont
permis une relance de l’accumulation du capital, jusqu’à la crise
suivante. En d’autres termes, les banques centrales ont incité les
banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de
« bulle » en « bulle », l’inflation financière et immobilière, au lieu
de stimuler les investissements créateurs d’emplois et favorables à
l’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l’économie
mondiale.
Une conjonction d’événements
Mais nous nous trouvons aujourd’hui dans une
conjonction d’événements qui incitent à penser que ce scénario ne
pourra pas se répéter indéfiniment :
L’action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire.
Les autorités monétaires sont conscientes que
l’inondation de liquidités qui prévaut aujourd’hui dans l’économie
mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient
freiner l’inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire,
elles provoquent des crises.
Ainsi, c’est l’intention affichée par la Réserve
fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement
annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d’août dernier, la crise
dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes
de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme
de plus en plus difficile à résoudre : baisser les taux d’intérêt,
c’est encourager l’« exubérance irrationnelle » des marchés ; les
remonter, c’est risquer de tuer la croissance.
D’où
l’actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste
et une partie du mouvement syndical, en faveur d’une politique
monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et
encourageant la sécurisation de l’emploi et de la formation ;
Les
déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent
incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met
la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers,
y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces
« fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales
occidentales ;
La
régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus
problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone
euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l’évolution des
taux de change. L’institution en principe chargée de cette régulation à
l’échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de
légitimité, d’efficacité.
A
sa façon, l’irruption des « fonds souverains » exprime la crise d’un
système monétaire international fondé sur la monnaie d’une puissance
dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu’aurait une
coopération entre l’Union européenne et les pays « émergents » et en
voie de développement pour construire un autre ordre monétaire
international, qui pourrait s’organiser autour d’une monnaie commune
mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples
auraient voix au chapitre.
À
sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers
et par l’absence de maîtrise par les peuples des relations financières
internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu’il y a là
une question importante pour l’avenir ;
De
plus en plus de signes laissent penser qu’une économie dominée par les
multinationales et les marchés financiers n’est pas en état de répondre
aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation :
révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité
et par l’allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle
émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces
« biens communs de l’humanité » que sont l’accès aux ressources
naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la
montée d’une « nouvelle économie » fondée sur le partage des
informations plutôt que sur l’accaparement des richesses ; révolution
monétaire depuis que la régulation de l’économie mondiale est
déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.
Des réponses en rupture
Tous ces éléments contribuent à suggérer que les
réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus
être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales
menées depuis une trentaine d’années. Cette recherche peut déboucher
sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des
portefeuilles financiers continuent de l’emporter. Elle peut aussi
déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s’est
produit en quelques occasions dans l’histoire de l’humanité.
Il s’agirait d’abord de réprimer l’inflation financière
en stimulant, du même mouvement, une relance de l’activité fondée sur
la sécurisation de l’emploi et de la formation à l’échelle du monde
entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services
publics. Il s’agirait donc, depuis les entreprises et les régions
jusqu’à l’échelle du monde, en passant par les niveaux national et
européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de
maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d’atteindre
des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous
les êtres humains, telles qu’elles se manifestent au stade actuel de
développement de la civilisation.
C’est dire qu’au-delà des dangers immédiats de la
situation économique la question d’une transformation radicale de notre
société est posée.
site du P.C.F
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