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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET

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RSA : Les pauvres paieront pour les plus pauvres .

Par domik27 :: 27/04/2008 à 22:14

Le revenu de solidarité active (RSA) n’est ni mort ni enterré. Alors que François Fillon avait jugé ce système « trop coûteux », le président de la République a réaffirmé hier que le RSA serait maintenu et même généralisé en 2009. Dont acte. Sauf que Nicolas Sarkozy en a précisé les contours, à commencer par un financement nettement revu à la baisse. Il a ainsi déclaré que la mise en place de cette aide se ferait « en maîtrisant les coûts, pour 1 ou 1,5 milliard d’euros », soit deux fois moins que l’estimation de son initiateur, le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch. Lequel se dit pourtant « satisfait » de ces annonces ! Ce dernier avait en effet estimé à 2 ou 3 milliards le coût de cette mesure qui doit permettre aux bénéficiaires de minima sociaux de reprendre une activité sans perte de revenus.

Autre annonce : le RSA sera financé en partie par le redéploiement de la prime pour l’emploi (PPE). En bref, on déshabille Pierre pour habiller Paul. « On va financer pour les plus pauvres leur accès au travail en enlevant de l’argent aux plus modestes », dénonce François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. De son côté, la CGT voit toutes ses inquiétudes « confortées » et dénonce l’inégalité de ce redéploiement. Le PS, lui, fustige un « financement au rabais ». « Le chef de l’État a délivré sa conception de la solidarité : faire payer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion par les salariés les plus modestes », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Sans compter qu’aucune garantie n’est faite sur la qualité des emplois ou l’évolution des salaires.

A. C.

l' Huma du 26 / 04 / 08

Quel avenir pour le port de Dunkerque ?

Par domik27 :: 27/04/2008 à 21:58

Il y a 16 ans, en 1992, pour liquider la loi du 6 septembre 1947, qui garantissait l’emploi des ouvriers dockers, le patronat portuaire et le gouvernement de l’époque évoquèrent les trop nombreuses grèves et le monopole de la CGT qui, selon eux, plombaient la fiabilité du port de Dunkerque et faisaient fuir les clients. Il fallait, rappeler vous, réformer et faire entrer les dockers dans le droit commun et les entreprises privées pour sauver le port.

Sans s’arrêter sur la façon dont cette réforme portuaire fut mise en place (ce n’est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), il est important, au moment où Sarkozy s’apprête à  pousser cette logique libérale jusqu’au bout, de faire le point aujourd’hui sur la situation du port de Dunkerque.

Tout d’abord et malgré que le port de Dunkerque n’ait plus connu un seul jour de grève depuis 16 ans, l’activité de celui-ci ne s’est guère améliorer, au contraire. Pour preuve deux éléments :

Le premier c’est  l’effectif dockers qui a fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 1100 dockers qui existaient en 1992 il reste aujourd’hui :

 

-          170 dockers (titulaire de la carte « G ») qui disparaîtront à l’horizon 2012 avec les départs en retraite.

-          100 dockers mensualisés

-          50 à 150 intérimaires suivant l’activité

 

Le deuxième élément c’est le développement du trafic et notamment celui du containers qui devait résulter de cette réforme mais qui n’est pas au rendez vous. On stagne toujours à 200 000 boîtes et on a même vu Maersk quitter Dunkerque en début d’année.  

 

Ça ne fonctionne pas ! On continue !

 

C’est ce que semble nous dire le patronat portuaire et le gouvernement actuel face au fiasco que représente la réforme de 1992. Enfermer dans leur logique libérale ils ont trouvé aujourd’hui de nouveaux responsables. Ce sont les salariés des Ports Autonomes et plus particulièrement les grutiers et les portiqueurs. 

Accédant au souhait du MEDEF, Nicolas SARKOZY vient d’annoncer la transformation du statut public des Ports Autonomes en Société Anonyme.

Cette privatisation serait partielle.

A la partie publique les fonctions dites régaliennes ; gestion du foncier, planification, sécurité, etc. ; c’est-à-dire ce qui coûte mais ne rapporte rien.

Aux entreprises privées les fonctions commerciales ; c’est-à-dire celles  qui rapportent des dividendes aux actionnaires.

 

Soyons sérieux

 

Les pertes de marché des ports Français ne proviennent pas des statuts des personnels qu’ils soient dockers ou salariés des Ports Autonomes mais du manque d’investissement.

En effet, depuis 35 ans le trafic des containers s’est développé de façon exponentielle dans le monde entier. Ce nouveau mode de transport a exigé une adaptation des ports : grues, portiques, quais spéciaux, infrastructures fluviales et ferroviaires… autant d’investissements qui n’ont pas été réalisés contrairement à nos voisins Belges et Hollandais. Il suffit de se rendre à 60 km de chez nous, à Zeebrugge pour s’en rendre compte. Dès 1977 ce port a entrepris des investissements colossaux qui se poursuivent encore aujourd’hui. Le résultat : le port de Zeebrugge a multiplié son trafic par 10 en l’espace de 25 ans. Il est passé d’un nombre de containers identique à celui de Dunkerque en 1992 à plus de 1,5 Million aujourd’hui.

D’ailleurs le gouvernement, par la voix de son premier ministre François FILLON, ne vient il pas de reconnaître cette réalité en annonçant prochainement  « un ambitieux plan d’investissement » pour les ports Français.

Intox pour mieux faire passer la pilule ou réalité ?

 

L’avenir des ports Français ne passe pas par un désengagement de l’état

 

Aussi, en transférant les quais, les terminaux, les grues, les portiques... et les personnels des Ports Autonomes aux entreprises privées le gouvernement choisi l'intérêt particuliers des chargeurs, des armateurs et des groupes financiers, dont ils dépendent,  au détriment de l'intérêt général.

Au-delà ce projet veut imposer la concurrence entre nos ports et les ports des pays voisins en tirant vers le bas les coûts salariaux pour toujours mieux servir la rentabilité financière.

Peut être verra-t-on demain, comme actuellement dans la réparation navale, des salariés Polonais venir travailler sur les quais dans des conditions d’un autre âge. A moins que les libéraux voient là l’occasion de reprendre l’offensive pour imposer l’auto-assistance !

 

Manutentionnaires, salariés du remorquage, du pilotage, du lamanage… La maîtrise  publique  des ports n’est pas un frein à leurs développements, au contraire ! Elle est la garantie de leur essor !

 

Ensemble, réfléchissons à un projet ambitieux pour le port de Dunkerque et refusons sa privatisation !

Le P.C.F vent debout contre Sarkozy .

Par domik27 :: 27/04/2008 à 21:42

Gauche . Au moment où « les gens en prennent plein la tête », les communistes s’engagent sur tous les terrains dans la riposte à la politique de la droite.

« Première exigence : ne pas banaliser la moindre injustice. » Ouvrant les travaux du conseil national du PCF hier, Bob Injey donne le ton. Après les élections municipales et cantonales, le PCF entend ne pas perdre de temps pour organiser la riposte à la politique de la droite. Et ce n’est pas l’intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir qui a émoussé cette détermination. « Les gens en prennent plein la tête. J’aurais l’impression de ne pas être communiste si je ne faisais rien », lance Françoise Decan. Dans son département de la Haute-Vienne où, comme partout, les luttes se multiplient dans de nombreux secteurs, les militants communistes, persuadés qu’« on ne peut résoudre les problèmes des salaires, des sans-papiers, de l’école, des hôpitaux… en restant chacun dans sa boutique », ont cherché le moyen de mobiliser et unir toutes les révoltes. Ils ont ainsi décidé d’organiser, le soir après 20 heures, des manifestations aux flambeaux. « Nous allons lancer un appel à tous les partis de gauche, aux syndicats, aux associations. Nous voulons que tout le monde puisse participer, même les femmes des supermarchés », explique-t-elle. C’est donc avec un état d’esprit très offensif et en encourageant toutes les initiatives construites sur le terrain que les responsables communistes abordent les semaines qui viennent. La campagne du PCF intitulée « la Bourse ou la vie » devrait se décliner dans des réunions publiques autour de thèmes comme la famine, la crise alimentaire ou encore les salaires ou les retraites. Elle sera accompagnée de pétitions sur différents sujets et d’une lettre que les familles pourront envoyer au président de la République pour lui adresser directement leurs exigences. Le 15 mai, une rencontre nationale sur la crise financière et les propositions des communistes rassemblera des militants politiques, syndicaux, associatifs. Et l’anniversaire de Mai 68 sera une occasion de débattre à la porte des entreprises.

Avant l’été, le PCF lancera aussi le débat de son prochain congrès « à partir de la vie et de la nécessité urgente de combler le déficit de projet politique dans le cadre de la mondialisation », explique Marie-George Buffet en s’adressant aux journalistes. Trois réunions nationales sont donc programmées. Le 31 à Paris, sur l’état du monde, le 7 juin à Marseille, « pour commencer à débattre de ce que pourrait être un véritable projet politique progressiste », enfin, le 14 juin à Tours, sur les transformations dont le PCF a besoin.

Autre chantier crucial pour les communistes dans la prochaine période : l’Europe. Au moment où va s’engager la présidence française, Marie-George Buffet insiste sur l’urgence de réorienter la politique européenne, de la PAC à la politique industrielle et monétaire, à celle à l’égard des pays du Sud. Enfin la secrétaire nationale du PCF se montre extrêmement préoccupée par des projets de réforme des modes de scrutin des élections législatives et régionales qui semblent se dessiner. Elle relève que « certains hauts responsables de la majorité » envisagent d’adopter un système à un seul tour, « ce qui reviendrait à éliminer toute possibilité de représentation institutionnelle autonome de nombreux courants d’idées » et instituerait, souligne-t-elle, « un bipartisme qui scléroserait notre démocratie ».

Sur ce sujet comme sur les autres, Marie-George Buffet interpelle donc Nicolas Sarkozy. Et lui retourne l’idée de courage dont il se revendiquait encore, jeudi : « Le courage c’est d’abord d’aller contre les vents dominants et donc de pousser à l’augmentation des salaires plutôt qu’à celle des profits, d’écouter la jeunesse lycéenne plutôt que les maniaques de la réduction de la dépense publique. »

Jacqueline Sellem

l' Huma du 26 / 04 / 08

On est en grève,on le dit et on résiste .

Par domik27 :: 27/04/2008 à 21:21

« On est en grève, on le dit et on résiste »

Sans-papiers . Le tribunal de Créteil a débouté la Fédération des entreprises de propreté, qui avait introduit un recours pour expulser les grévistes qui occupent les lieux.

« Irrecevable », telle est la décision du tribunal des référés de Créteil, qui a été annoncée hier après-midi par Camille Montuelle, responsable CGT, aux occupants des lieux. Sous les applaudissements, le syndicaliste a commenté la décision de justice qui repousse donc la demande de la Fédération des entreprises de propreté (FEP) d’expulser les travailleurs sans papiers qui occupent les locaux de Villejuif (94) depuis le 15 avril dernier pour leur régularisation. Cette annonce marque une victoire pour les centaines de salariés de ces entreprises de nettoyage. Ils demandent la même chose que les salariés grévistes de l’île de la Jatte à Neuilly : une régularisation de leur situation.

« Nous n’allons pas nous laisser faire. »

Mady Yena, porte-parole des travailleurs de la FEP, affirme que « plus de 350 dossiers ont été déposés à la préfecture ». Les nuits passées dans les locaux entre les thermos et les sacs de couchage posés dans l’entrée du bâtiment n’ont pas entamé la détermination des occupants. Malgré une bonne entente entre les sans-papiers et la direction, il précise d’une voix ferme : « Nous n’allons pas nous laisser faire. » En clair, ils continueront d’occuper les lieux jusqu’à leur régularisation. Geste de bonne volonté : les occupants ne bloquent plus l’accès des locaux aux apprentis du centre de formation. Il rappelle aussi que l’occupation des lieux se fait dans un climat de non-violence.

Suite à la décision de justice, Mady Yena en appelle à une généralisation du mouvement : « Multiplions les actions. » D’autant que ces grévistes sans papiers sont conscients qu’ils risquent gros en déposant des dossiers de régularisation. Ils en appellent « à la conscience du peuple français ». « Conscience française » que Nicolas Sarkozy, lui, ne « connaît pas ». Cette action est leur seul espoir. « Comment vivre sans papiers ? » questionne Ould Alioum, un Mauritanien salarié dans une entreprise de nettoyage en France depuis 1998. Lui qui paye ses impôts, qui est déclaré par son employeur et qui envoie de l’argent à sa famille restée au pays explique combien sa situation est difficile, quand acheter une Carte orange ou sortir dans la rue devient dangereux. Pour sortir de cette situation, il veut poursuivre la grève « jusqu’au bout ».

« …rester ici jusqu’à la régularisation. »

La CGT a, pour sa part, réaffirmé son engagement à lutter contre l’exploitation intolérable des sans-papiers et à poursuivre ce mouvement, car il a « déstabilisé le gouvernement ». Un seul mot d’ordre au milieu de cette foule de sans-papiers et de syndiqués : « On s’organise pour rester ici jusqu’à la régularisation. » Le rendez-vous est pris pour le 1er mai à Paris, où une délégation de travailleurs sans papiers se joindra au cortège syndical.

Mathilde Hamet

l' Huma du 26 / 04 /08

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