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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Le
revenu de solidarité active (RSA) n’est ni mort ni enterré. Alors que
François Fillon avait jugé ce système « trop coûteux », le président de
la République a réaffirmé hier que le RSA serait maintenu et même
généralisé en 2009. Dont acte. Sauf que Nicolas Sarkozy en a précisé
les contours, à commencer par un financement nettement revu à la
baisse. Il a ainsi déclaré que la mise en place de cette aide se ferait
« en maîtrisant les coûts, pour 1 ou 1,5 milliard d’euros », soit deux
fois moins que l’estimation de son initiateur, le haut-commissaire aux
Solidarités actives, Martin Hirsch. Lequel se dit pourtant
« satisfait » de ces annonces ! Ce dernier avait en effet estimé à 2 ou
3 milliards le coût de cette mesure qui doit permettre aux
bénéficiaires de minima sociaux de reprendre une activité sans perte de
revenus.
Autre annonce : le RSA sera financé en partie par le redéploiement
de la prime pour l’emploi (PPE). En bref, on déshabille Pierre pour
habiller Paul. « On va financer pour les plus pauvres leur accès au
travail en enlevant de l’argent aux plus modestes », dénonce François
Chérèque, secrétaire général de la CFDT. De son côté, la CGT voit
toutes ses inquiétudes « confortées » et dénonce l’inégalité de ce
redéploiement. Le PS, lui, fustige un « financement au rabais ». « Le
chef de l’État a délivré sa conception de la solidarité : faire payer
la lutte contre la pauvreté et l’exclusion par les salariés les plus
modestes », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à
l’Assemblée nationale. Sans compter qu’aucune garantie n’est faite sur
la qualité des emplois ou l’évolution des salaires.
A. C.
l' Huma du 26 / 04 / 08
Par PCF Dunkerque-Est le vendredi 25 avril 2008, 20:00 - Lien permanent
Il
y a 16 ans, en 1992, pour liquider la loi du 6 septembre 1947, qui
garantissait l’emploi des ouvriers dockers, le patronat portuaire et le
gouvernement de l’époque évoquèrent les trop nombreuses grèves et le
monopole de la CGT qui, selon eux, plombaient la fiabilité du port de
Dunkerque et faisaient fuir les clients. Il fallait, rappeler vous,
réformer et faire entrer les dockers dans le droit commun et les
entreprises privées pour sauver le port.
Sans
s’arrêter sur la façon dont cette réforme portuaire fut mise en place
(ce n’est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), il est
important, au moment où Sarkozy s’apprête à pousser cette logique libérale jusqu’au bout, de faire le point aujourd’hui sur la situation du port de Dunkerque.
Tout
d’abord et malgré que le port de Dunkerque n’ait plus connu un seul
jour de grève depuis 16 ans, l’activité de celui-ci ne s’est guère
améliorer, au contraire. Pour preuve deux éléments :
Le premier c’est l’effectif
dockers qui a fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 1100
dockers qui existaient en 1992 il reste aujourd’hui :
- 170 dockers (titulaire de la carte « G ») qui disparaîtront à l’horizon 2012 avec les départs en retraite.
- 100 dockers mensualisés
- 50 à 150 intérimaires suivant l’activité
Le
deuxième élément c’est le développement du trafic et notamment celui du
containers qui devait résulter de cette réforme mais qui n’est pas au
rendez vous. On stagne toujours à 200 000 boîtes et on a même vu Maersk
quitter Dunkerque en début d’année.
Ça ne fonctionne pas ! On continue !
C’est
ce que semble nous dire le patronat portuaire et le gouvernement actuel
face au fiasco que représente la réforme de 1992. Enfermer dans leur
logique libérale ils ont trouvé aujourd’hui de nouveaux
responsables. Ce sont les salariés des Ports Autonomes et plus
particulièrement les grutiers et les portiqueurs.
Accédant
au souhait du MEDEF, Nicolas SARKOZY vient d’annoncer la transformation
du statut public des Ports Autonomes en Société Anonyme.
Cette privatisation serait partielle.
A la partie publique les fonctions dites régaliennes ; gestion du foncier, planification, sécurité, etc. ; c’est-à-dire ce qui coûte mais ne rapporte rien.
Aux entreprises privées les fonctions commerciales ; c’est-à-dire celles qui rapportent des dividendes aux actionnaires.
Soyons sérieux
Les
pertes de marché des ports Français ne proviennent pas des statuts des
personnels qu’ils soient dockers ou salariés des Ports Autonomes mais
du manque d’investissement.
En
effet, depuis 35 ans le trafic des containers s’est développé de façon
exponentielle dans le monde entier. Ce nouveau mode de transport a
exigé une adaptation des ports : grues, portiques, quais spéciaux,
infrastructures fluviales et ferroviaires… autant d’investissements qui
n’ont pas été réalisés contrairement à nos voisins Belges et
Hollandais. Il suffit de se rendre à 60 km de chez nous, à Zeebrugge
pour s’en rendre compte. Dès 1977 ce port a entrepris des
investissements colossaux qui se poursuivent encore aujourd’hui. Le
résultat : le port de Zeebrugge a multiplié son trafic par 10 en
l’espace de 25 ans. Il est passé d’un nombre de containers identique à
celui de Dunkerque en 1992 à plus de 1,5 Million aujourd’hui.
D’ailleurs
le gouvernement, par la voix de son premier ministre François FILLON,
ne vient il pas de reconnaître cette réalité en annonçant prochainement
« un ambitieux plan d’investissement » pour les ports Français.
Intox pour mieux faire passer la pilule ou réalité ?
L’avenir des ports Français ne passe pas par un désengagement de l’état
Aussi, en transférant
les quais, les terminaux, les grues, les portiques... et les personnels
des Ports Autonomes aux entreprises privées le gouvernement choisi
l'intérêt particuliers des chargeurs, des armateurs et des groupes
financiers, dont ils dépendent, au détriment de l'intérêt général.
Au-delà
ce projet veut imposer la concurrence entre nos ports et les ports des
pays voisins en tirant vers le bas les coûts salariaux pour toujours
mieux servir la rentabilité financière.
Peut
être verra-t-on demain, comme actuellement dans la réparation navale,
des salariés Polonais venir travailler sur les quais dans des
conditions d’un autre âge. A moins que les libéraux voient là
l’occasion de reprendre l’offensive pour imposer l’auto-assistance !
Manutentionnaires, salariés du remorquage, du pilotage, du lamanage… La maîtrise publique des ports n’est pas un frein à leurs développements, au contraire ! Elle est la garantie de leur essor !
Ensemble, réfléchissons à un projet ambitieux pour le port de Dunkerque et refusons sa privatisation !
Gauche
. Au moment où « les gens en prennent plein la tête », les communistes
s’engagent sur tous les terrains dans la riposte à la politique de la
droite.
« Première exigence : ne pas banaliser la moindre
injustice. » Ouvrant les travaux du conseil national du PCF hier, Bob
Injey donne le ton. Après les élections municipales et cantonales, le
PCF entend ne pas perdre de temps pour organiser la riposte à la
politique de la droite. Et ce n’est pas l’intervention de Nicolas
Sarkozy jeudi soir qui a émoussé cette détermination. « Les gens en
prennent plein la tête. J’aurais l’impression de ne pas être communiste
si je ne faisais rien », lance Françoise Decan. Dans son département de
la Haute-Vienne où, comme partout, les luttes se multiplient dans de
nombreux secteurs, les militants communistes, persuadés qu’« on ne peut
résoudre les problèmes des salaires, des sans-papiers, de l’école, des
hôpitaux… en restant chacun dans sa boutique », ont cherché le moyen de
mobiliser et unir toutes les révoltes. Ils ont ainsi décidé
d’organiser, le soir après 20 heures, des manifestations aux flambeaux.
« Nous allons lancer un appel à tous les partis de gauche, aux
syndicats, aux associations. Nous voulons que tout le monde puisse
participer, même les femmes des supermarchés », explique-t-elle. C’est
donc avec un état d’esprit très offensif et en encourageant toutes les
initiatives construites sur le terrain que les responsables communistes
abordent les semaines qui viennent. La campagne du PCF intitulée « la
Bourse ou la vie » devrait se décliner dans des réunions publiques
autour de thèmes comme la famine, la crise alimentaire ou encore les
salaires ou les retraites. Elle sera accompagnée de pétitions sur
différents sujets et d’une lettre que les familles pourront envoyer au
président de la République pour lui adresser directement leurs
exigences. Le 15 mai, une rencontre nationale sur la crise financière
et les propositions des communistes rassemblera des militants
politiques, syndicaux, associatifs. Et l’anniversaire de Mai 68 sera
une occasion de débattre à la porte des entreprises.
Avant l’été, le PCF lancera aussi le débat de son prochain congrès
« à partir de la vie et de la nécessité urgente de combler le déficit
de projet politique dans le cadre de la mondialisation », explique
Marie-George Buffet en s’adressant aux journalistes. Trois réunions
nationales sont donc programmées. Le 31 à Paris, sur l’état du monde,
le 7 juin à Marseille, « pour commencer à débattre de ce que pourrait
être un véritable projet politique progressiste », enfin, le 14 juin à
Tours, sur les transformations dont le PCF a besoin.
Autre chantier crucial pour les communistes dans la prochaine
période : l’Europe. Au moment où va s’engager la présidence française,
Marie-George Buffet insiste sur l’urgence de réorienter la politique
européenne, de la PAC à la politique industrielle et monétaire, à celle
à l’égard des pays du Sud. Enfin la secrétaire nationale du PCF se
montre extrêmement préoccupée par des projets de réforme des modes de
scrutin des élections législatives et régionales qui semblent se
dessiner. Elle relève que « certains hauts responsables de la
majorité » envisagent d’adopter un système à un seul tour, « ce qui
reviendrait à éliminer toute possibilité de représentation
institutionnelle autonome de nombreux courants d’idées » et
instituerait, souligne-t-elle, « un bipartisme qui scléroserait notre
démocratie ».
Sur ce sujet comme sur les autres, Marie-George Buffet interpelle
donc Nicolas Sarkozy. Et lui retourne l’idée de courage dont il se
revendiquait encore, jeudi : « Le courage c’est d’abord d’aller contre
les vents dominants et donc de pousser à l’augmentation des salaires
plutôt qu’à celle des profits, d’écouter la jeunesse lycéenne plutôt
que les maniaques de la réduction de la dépense publique. »
Jacqueline Sellem
l' Huma du 26 / 04 / 08
« On est en grève, on le dit et on résiste »
Sans-papiers . Le tribunal de Créteil a débouté la
Fédération des entreprises de propreté, qui avait introduit un recours
pour expulser les grévistes qui occupent les lieux.
« Irrecevable », telle est la décision du tribunal des
référés de Créteil, qui a été annoncée hier après-midi par Camille
Montuelle, responsable CGT, aux occupants des lieux. Sous les
applaudissements, le syndicaliste a commenté la décision de justice qui
repousse donc la demande de la Fédération des entreprises de propreté
(FEP) d’expulser les travailleurs sans papiers qui occupent les locaux
de Villejuif (94) depuis le 15 avril dernier pour leur régularisation.
Cette annonce marque une victoire pour les centaines de salariés de ces
entreprises de nettoyage. Ils demandent la même chose que les salariés
grévistes de l’île de la Jatte à Neuilly : une régularisation de leur
situation.
« Nous n’allons pas nous laisser faire. »
Mady Yena, porte-parole des travailleurs de la FEP, affirme que
« plus de 350 dossiers ont été déposés à la préfecture ». Les nuits
passées dans les locaux entre les thermos et les sacs de couchage posés
dans l’entrée du bâtiment n’ont pas entamé la détermination des
occupants. Malgré une bonne entente entre les sans-papiers et la
direction, il précise d’une voix ferme : « Nous n’allons pas nous
laisser faire. » En clair, ils continueront d’occuper les lieux jusqu’à
leur régularisation. Geste de bonne volonté : les occupants ne bloquent
plus l’accès des locaux aux apprentis du centre de formation. Il
rappelle aussi que l’occupation des lieux se fait dans un climat de
non-violence.
Suite à la décision de justice, Mady Yena en appelle à une
généralisation du mouvement : « Multiplions les actions. » D’autant que
ces grévistes sans papiers sont conscients qu’ils risquent gros en
déposant des dossiers de régularisation. Ils en appellent « à la
conscience du peuple français ». « Conscience française » que Nicolas
Sarkozy, lui, ne « connaît pas ». Cette action est leur seul espoir.
« Comment vivre sans papiers ? » questionne Ould Alioum, un Mauritanien
salarié dans une entreprise de nettoyage en France depuis 1998. Lui qui
paye ses impôts, qui est déclaré par son employeur et qui envoie de
l’argent à sa famille restée au pays explique combien sa situation est
difficile, quand acheter une Carte orange ou sortir dans la rue devient
dangereux. Pour sortir de cette situation, il veut poursuivre la grève
« jusqu’au bout ».
« …rester ici jusqu’à la régularisation. »
La CGT a, pour sa part, réaffirmé son engagement à lutter contre
l’exploitation intolérable des sans-papiers et à poursuivre ce
mouvement, car il a « déstabilisé le gouvernement ». Un seul mot
d’ordre au milieu de cette foule de sans-papiers et de syndiqués : « On
s’organise pour rester ici jusqu’à la régularisation. » Le rendez-vous
est pris pour le 1er mai à Paris, où une délégation de travailleurs
sans papiers se joindra au cortège syndical.
Mathilde Hamet
l' Huma du 26 / 04 /08
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