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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Social
. Retraités, fonctionnaires, familles, assurés sociaux… premier bilan
des attaques contre les finances des ménages portées par le président
au nom de la lutte contre le déficit public.
Jusqu’où le « président du pouvoir d’achat »
portera-t-il le reniement de son principal engagement ? Chaque semaine
ou presque, Nicolas Sarkozy et son équipe frappent de nouveaux coups
contre les ressources des ménages. Non contents de subir la
« modération » salariale imposée par les patrons, les Français voient
maintenant leur pouvoir d’achat attaqué de toutes parts, par le biais
du détricotage des systèmes sociaux de solidarité.
Redevance TV :
les retraités l’ont échappé belle
Les première charges remontent à fin 2007. Le gouvernement, en quête
d’économies budgétaires à tout prix, décide de supprimer l’exonération
de la redevance audiovisuelle (116 euros) dont bénéficient 750 000
retraités non imposables. Soit une ponction d’environ 50 millions
d’euros sur les revenus d’une catégorie de la population défavorisée.
Devant la bronca suscitée, et la perspective des municipales, le chef
de l’État donnera consigne de maintenir l’exonération.
Franchises :
les malades ponctionnés
Le 1er janvier débute une véritable série noire. L’assurance maladie
cesse tout remboursement sur une nouvelle vague de médicaments, dont
les laboratoires s’empressent d’augmenter les prix, de 30 % en moyenne
selon les pharmaciens. Les franchises médicales, dernière innovation en
matière de transfert du coût de la santé sur les assurés, entrent en
application. La ministre Roselyne Bachelot tente de faire croire que la
piqûre sera quasi indolore. Depuis, beaucoup ont reçu leurs relevés de
l’assurance maladie et pu mesurer l’importance de la douloureuse. Pour
le seul mois de février, le « rendement » des franchises s’élève à 80
millions d’euros (en année pleine, 850 millions d’euros). Une taxe qui
frappe plus fort les plus malades (voir encadré).
Pensions, minima sociaux :
à la diète
Le 1er janvier encore, les retraites sont revalorisées de 1,1 %.
L’Insee prévoyait pourtant, déjà, une inflation de 1,6 % en 2008. Le
gouvernement programmait donc sciemment une baisse du pouvoir d’achat
des 12 millions de retraités. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand,
promit alors un « rattrapage » plus tard. On n’a toujours rien vu
venir. Mais, depuis, les prix se sont emballés, pour atteindre un
rythme annuel de 3 %. Seul le minimum vieillesse (600 000 titulaires) a
fait l’objet d’un « effort » tout relatif : une augmentation, annoncée
la veille des municipales, de 5 % par an pendant cinq ans, qui laissera
ce minima au-dessous du seuil de pauvreté.
1,1 % d’augmentation, c’est aussi l’aumône faite aux bénéficiaires
de prestations et de minima sociaux, qui seront donc également perdants
en pouvoir d’achat cette année. Les handicapés en particulier, auxquels
le président avait pourtant fait force promesses. Devant leur colère et
leur mobilisation, un coup de pouce supplémentaire (3,9 %) sera annoncé
pour septembre prochain. Loin des attentes des handicapés, dont
l’allocation (AAH) restera elle aussi au-dessous du seuil de pauvreté.
Perdants encore, les cinq millions de fonctionnaires, auxquels le
ministre du Budget Éric Woerth a concédé 0,8 % d’augmentation du point
d’indice pour l’année.
GAZ :
+ 10 % en trois mois
1er avril, ce n’est pas un « poisson », mais un cadeau aux
actionnaires dans la perspective de la privatisation de GDF, via son
« mariage » avec Suez, et simultanément un coup de bambou sur la tête
de 11 millions de Français : le prix du gaz bondit de 5,5 %. La
précédente hausse, 4 %, datait du 1er janvier. Total : en trois mois,
une augmentation des factures de près de 10 %. Environ 80 euros par an
par abonné.
Allocations familiales :
en baisse le 1er mai
Puis les mauvaises surprises se précipitent. Sous le couvert d’une
« revue générale des politiques publiques » (RGPP) - en vérité
entreprise de démolition de l’État solidaire -, le gouvernement annonce
la fin de la carte de transport famille nombreuse (avant de devoir
faire machine arrière), puis la diminution des allocations familiales,
à compter du 1er mai (voir tableau). Roselyne Bachelot « pose la
question » de la fin du remboursement des lunettes par la Sécu. Les
autres « réformes » en préparation, comme celles des retraites (le
passage aux 41 ans de cotisation accentuera la baisse du niveau des
pensions) et de l’assurance maladie (pour y faire 5 milliards d’euros
d’économies !), vont dans le même sens : faire payer aux salariés, aux
assurés sociaux, le prix de la « lutte contre le déficit », tout en
continuant d’arroser d’avantages les entreprises (25 milliards d’euros
d’exonérations de cotisation, sans vérification de leur efficacité) et
la poignée des contribuables les plus aisés (grâce au bouclier fiscal à
50 %, 16 000 personnes vont se partager 575 millions d’euros de baisses
d’impôts). Une injustice absolue, doublée d’une impasse économique (la
consommation est ainsi matraquée alors qu’elle demeure le seul moteur
de la croissance) : deux raisons de donner aux manifestations du 1er
mai une ampleur exceptionnelle.
Yves Housson
l' Huma du 21 / 04 / 08

Mis en ligne : 22 avril
Les travailleurs immigrés dont il s’obstine à
refuser la régularisation ne veulent plus raser les murs. Ils
n’entendent pas être traités de clandestins alors qu’ils exercent
honnêtement des métiers au service de la collectivité.
Ils sont cuisiniers dans des établissements de
restauration rapide où d’autres salariés déjeunent sur le pouce
pendant la pause de midi ou préparent des mets délicats des repas
d’affaires avenue de la Grande Armée. Et peut être bien que dans le
restaurant du 10ème arrondissement qu’ils occupent pacifiquement, des
fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont déjà dégusté le
cassoulet qu’ils leur avaient mitonné.
Ces hommes et ces femmes, pour la plupart d’entre eux
originaires de pays que la France a jadis colonisés, œuvrent à la
propreté de nos rues, de nos aéroports, nettoient linges et costumes
hâtivement déposés au comptoir du pressing. On n’en finirait pas de
dresser la liste des entreprises de services dans lesquelles ces
travailleurs “ sans papiers ” sont employés pour de maigres salaires –
sort qu’ils partagent avec la majorité des salariés – et contraints au
silence et à la docilité, à la merci d’une rafle à la sortie du métro,
leur journée de travail terminée.
Non, ils ne veulent plus baisser les yeux à l’approche
d’un uniforme, estimant à bon droit qu’ils ne devraient pas vivre la
peur au ventre. Et pourtant, ils sont la proie désignée du ministre de
“ l’Identité nationale ” dont la feuille de route fixée par le
président de la République peut se résumer à peu de choses près au
chiffre de 25 000 expulsions hors du territoire par an.
La tâche n’exige pas de compétences particulières, à
part une bonne dose d’inhumanité, dira-t-on. Erreur : le ministre joue
la compassion. Certes, un jeune homme s’est noyé pour échapper à une
arrestation qui l’aurait conduit en centre de rétention, ultime étape
avant le tarmac de l’aéroport. Mais quelques jours plus tard, la radio
nous annonçait que M. Hortefeux venait in extremis de délivrer un
permis de séjour à une jeune femme soignée en France pour un cancer.
Dans la France de Sarkozy, des hommes et des femmes
sont pourchassés, séparés de leurs amis, arrachés à un pays où ils
veulent vivre dignement de leur travail pour satisfaire les fantasmes
xénophobes d’une partie de son électorat.
L’actuel hôte de l’Elysée s’était attaché pendant la
campagne présidentielle à semer les ferments de division au sein de la
population. “ La France qui se lève tôt ” contre celle des “ assistés
”, les travailleurs du privé contre les fonctionnaires, entre
Français et immigrés. Diviser, diviser toujours pour parvenir au
pouvoir, force est de constater qu’il ne parvient pas comme il le
souhaiterait à diviser pour régner.
Ce n’est pas la première fois que des travailleurs
sans-papiers entrent dans la lutte pour leur dignité. La CGT y a
puissamment contribué. Des associations comme Droits Devant !!, des
élus de gauche, des citoyens toujours plus nombreux les ont soutenus.
De Buffalo Grill à la Grande-Armée, de Modelux à Paris Store, leur
combat courageux a été plutôt populaire.
La forme spectaculaire de l’action engagée ces
jours-ci témoigne d’une nouvelle étape. Frappés sur le pouvoir d’achat
et la protection sociale, les salariés, avec ou sans papiers, sont
aujourd’hui portés à la solidarité. En France et en Europe. Avec les
travailleurs grecs des chantiers navals de Saint-Nazaire. En Roumanie,
avec les métallos de Pitesti qui produisent la Logan pour Renault et
les sidérurgistes du site Arcelor-Mittal de Galati.
“ Prolétaires de tous les pays, unissez vous ”,
écrivait Karl Marx il y a déjà 160 ans en exergue du Manifeste.
Beaucoup de choses ont changé depuis 1848, qui fut aussi, rappelons-le,
l’année de l’abolition de l’esclavage, mais le besoin de s’unir, pour
les salariés, reste la condition de leur force.
site du P.C.F

Mis en ligne : 22 avril
La IIIème République de Jules Ferry et des radicaux triomphants
de la fin du 19ème siècle a opèré par la violence la conquête du Tonkin
et d’une grande partie de l’Afrique et en y établissant une
exploitation féroce des indigènes soumis à des systèmes de « portage »
bien proches de l’esclavage. Plus près de nous la IVème République
socialiste et MRP a tenté de maintenir, toujours par la violence (cf.
les massacres coloniaux de 1945 à 1958) un système colonial fondé sur
un statut inférieur des indigènes (informel mais réel).
Ainsi on voit qu’en Europe on cloisonnait, on compartimentait les indignations.
Les grands principes d’égalité, de liberté, de dignité
sont valables ici et le racisme soft de Montesquieu au devoir de
civilisation de J. Ferry et de la SFIO pour là-bas. Aimé Césaire
n’était pas encore en odeur de sainteté…
Les choses ont-elles vraiment changé ? N’assiste-t-on
pas aujourd’hui à une exigence universelle des Droits de l’homme ? La
solidarité internationale avec les Tibétains victimes de la tyrannie de
Pékin n’en est-elle pas la plus éclatante manifestation ?
Si c ’est vrai, que deviennent dans l’apitoiement
général les millions de prolétaires asiatiques (dont une majorité de
Chinois) exploités comme du bétail dans les sweat shops de Dacca, de
Manille, de Shangai ou d’ailleurs ?
Où sont leurs droits ?
Ou veut-on faire oublier que c’est aussi avec des
capitaux occidentaux que s’effectue cette exploitation qui piétine
allègrement les « droits de l’homme » ? Veut-on faire oublier que les
firmes multinationales américaines et européennes partagent leurs
bénéfices avec la bourgeoisie et les dirigeants chinois sur la sueur et
le sang des millions de paysans chassés des campagnes par la misère ?
Veut-on faire oublier que cette exploitation en Asie sert de raison et
de prétexte à la destruction des droits et de la protection sociale des
travailleurs en Europe ?
Alors, pourquoi le Tibet aujourd’hui ?
Un peuple qui en opprime un autre ne peut-être libre lui-même.
L’oppression du tibet (et d’autres minorités) par
l’Etat chinois illustre parfaitement le caractère de classe de la
société chinoise.
C’est parce que la classe dirigeante chinoise, soi
disant « communiste » s’enrichit monstrueusement par l’exploitation des
travailleurs chinois qu ’elle pratique une politique nationaliste
impériale.
C’est parce que le grand capital occidental s’engraisse
sur le travail des salariés de nos pays qu’il établit au niveau mondial
une relation dominants/dominés avec le reste du monde.
UN MILLIARD D’ETRES HUMAINS souffrent de faim dans le
monde et l’on apprend que l’augmentation vertigineuse des prix des
produits agricoles doit beaucoup à la spéculation financière
internationale .
Y aurait-il plus d’opprimés et de violence au Tibet qu’en Palestine ou en Afrique ?
Ou cetains se donnent-ils bonne conscience à bon marché en s’offrant un Vietnam à l’envers ?
Les mêmes libéraux qui saluent sans sourciller la
régression sociale chez nous sont prêts à se battre pour la liberté des
Tibétains.
Veulent-ils, en confondant (sciemment ou non) le
capitalisme d’état chinois avec le communisme officiel de Pékin,
condamner toute solution socialiste chez nous ?
site du P.C.F
Le comité sur les institutions, piloté par Edouard Balladur, a remis
un rapport au Président de la République fin 2007. Le
gouvernement, sur la base de ce rapport, a décidé de soumettre au
Parlement un projet de réforme des institutions avant cet été. Nicole Borvo,
sénatrice, en charge de ces questions à l’exécutif du PCF, revient sur ce dossier.
Communistes N° 305 - 23 avril 2008
En quelques mots, serait-il possible de synthétiser
les éléments essentiels du projet ?
Le projet du gouvernement ne reprend pas l’ensemble des « propositions
Balladur ». Il en garde néanmoins les traits principaux, à savoir
conforter l’évolution présidentialiste de nos institutions. Le Président
de la République pourra s’exprimer directement devant le Parlement,
ce qui renforce sa position de véritable chef de l’exécutif. Mais, en réalité,
cette mesure est l’arbre qui cache la forêt. Le présidentialisme est
surtout conforté par l’absence de réels pouvoirs nouveaux attribués
au Parlement. Il retrouve certes quelques prérogatives (par exemple
l’établissement de l’ordre du jour…) mais il s’agit d’un leurre. Son
fonctionnement devient dans les faits plus strictement encadré par la
limitation du temps de parole des parlementaires et la contrainte financière.
Le Parlement, dont le rôle premier est de faire la loi, voit
cette fonction petit à petit se vider de sa substance. Le projet organise
donc un régime présidentiel à la française : un Président qui est chef
de la majorité, chef du parti majoritaire et qui dispose de pouvoirs très
importants avec un Parlement « rationalisé » à l’anglo-saxonne cantonné
au contrôle du gouvernement, ce qui bien évidemment renforce
le bipartisme.
Quelle est la position du PCF et ses propositions ?
La réforme tourne le dos aux exigences démocratiques
en ignorant totalement les évolutions, aujourd’hui largement
soutenues par la population, et qui sont : la proportionnelle, le développement
de la démocratie participative et de l’initiative citoyenne, le
vote des immigrés résidant sur le territoire… Ce projet ne répond en
rien à la crise de la politique actuelle et au fait que nos concitoyens
n’ont pas confiance dans leurs représentants. Le PCF et ses parlementaires
ne tomberont pas dans ce piège et ils s’opposeront à cette réforme.
Quelles sont les initiatives prévues pour favoriser
l’élargissement du débat public ?
Nous n’en resterons pas à cette opposition. Nous avons déjà formulé
beaucoup de propositions pour une réforme démocratique des institutions,
une VIe République démocratique, participative et sociale. Nous
voulons que nos concitoyens soient partie prenante du débat et de
l’élaboration de propositions nouvelles. A cette fin, nous allons d’une
part faire connaître nos propositions dans un quatre-pages argumenté
permettant leur intervention directe. Nous allons aussi réaliser une affiche
nationale pour donner à voir notre ambition sur ce sujet. Nous
tiendrons d’ici cet été des assises régionales de la démocratie participative
dans lesquelles seront débattues les réformes et élaborées d’autres
solutions. Ces assises contribueront à enrichir nos propres travaux de
Congrès et pourraient aboutir ultérieurement à un Forum national.-
Propos recueillis par Cécile Jacquet site du P.C.F
Social
. La « réforme » instaurant une majoration unique des allocations
familiales revient à voler, en moyenne, 600 euros à chaque famille.
Tollé des associations et à gauche, grogne à l’UMP.
Familles, je vous plombe… Une semaine après la
tentative, avortée, de remise en cause de la carte SNCF de famille
nombreuse, le gouvernement a donc décidé de s’attaquer aux allocations
familiales. Malgré le tollé suscité, rien à ce jour ne semble devoir le
dissuader de « réformer » ce système de prestations sociales. Mercredi,
Matignon a annoncé la publication « dans les tout prochains jours »
d’un décret instaurant une majoration unique des allocs. À compter du
1er mai prochain, afin, prétend le communiqué de M. Fillon, de « mieux
aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par leurs
enfants » (plus le mensonge est gros…), les allocations familiales, qui
étaient jusqu’ici majorées de 33,51 euros à partir de l’âge de 11 ans
et de 59,57 euros à 16 ans, ne le seront plus qu’une fois : de 59,57
euros à l’âge de 14 ans. Bilan, selon les calculs de l’Union nationale
des associations familiales (UNAF) : un manque à gagner de près de 600
euros (586,56 euros) par famille. Matignon fait valoir que « l’argent
récupéré servira à financer d’autres mesures en faveur des familles ».
L’allocation pour garde d’enfant en bas âge, versée aux familles
faisant garder leur petit par une assistance maternelle, sera
« majorée » de 50 euros le 1er mai. Cela représenterait, selon des
estimations, une dépense globale de 35 millions d’euros. Un rapide
calcul aboutit au constat que, au final, le gouvernement opérerait donc
une coupe d’une centaine de millions d’euros dans les dépenses pour les
enfants. Le spectre de la revue générale des politiques publiques
(RGPP) et de ses objectifs de baisses des dépenses publiques et
sociales - qui avait déjà motivé l’attaque contre la carte de famille
nombreuse - n’est pas loin. En sus d’une opération comptable menée au
nom du dogme de la réduction des déficits, des observateurs décèlent
dans cette mesure la trace d’une orientation en matière de garde
d’enfant : alors que le déficit de places en crèche est énorme, le
gouvernement privilégie le soutien à un mode de garde privé.
un gouvernement
à hue et à couacs
L’annonce de cette mesure a donné lieu à un cafouillage
- un de plus - au sein du - gouvernement. La secrétaire - d’État à
la Famille, Nadine Morano, avait en effet expressément demandé au
porte-parole de Matignon d’indiquer que « rien n’était prévu en la
matière ». Ce qui aurait rendu le premier ministre « fou furieux »,
selon une source gouvernementale. Peu après, Fillon faisait publier un
communiqué entérinant le projet.
Reste l’essentiel : un coup de plus contre le pouvoir d’achat,
s’ajoutant à une liste déjà longue de mesures ou d’intentions, des
franchises médicales à la fin du remboursement Sécu sur les lunettes,
en passant par la flambée des prix de l’énergie. Mais aussi un nouveau
reniement du programme présidentiel, comme le député Hervé de Charette
(UMP) s’est senti obligé de le relever, très en colère et relayant un
état d’âme visiblement partagé parmi ses amis politiques à l’Assemblée.
« La semaine dernière, c’était la carte famille nombreuse, dimanche, le
remboursement des lunettes, lundi, les conditions d’indemnisation des
chômeurs, mardi les allocations familiales… C’est un gouvernement à hue
et à couacs. On fait l’inverse de ce qui serait souhaitable »,
s’insurge le parlementaire, inquiet de voir « la réforme » ainsi rendue
« haïssable ». Et Charette de conclure par ce trait assassin : « Pour
être acceptée, la réforme doit être juste, compréhensible et respecter
l’engagement pris . Là, aucun des critères n’est rempli. » Dont acte.
Puisse le mouvement social, familles incluses, conjugué à cette grogne,
ramener Matignon à la raison.
Yves Housson
l' Huma du 18 / 04 / 08
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