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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET

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Le scénario noir de l'austérité se met en place .

Par domik27 :: 02/04/2008 à 22:10

Budget . François Fillon veut procéder à de nouvelles « économies » sur le dos des services publics. Un séminaire gouvernemental étudie la possible suppression de 35 000 postes en 2009.

« Trou d’air », « gestion sérieuse », « mesures d’économies » : François Fillon use les dictionnaires pour éviter d’appeler sa politique de rigueur par son nom, dont l’annonce prévue de longue date a été différée pour cause d’élections municipales et cantonales. Sur TF1, dimanche soir, le premier ministre s’est évertué à minimiser le tour de vis supplémentaire que son gouvernement s’apprête à lancer à la suite de la révision à la baisse des hypothèses qui ont servi de bases à l’élaboration du budget 2008. Hier, un séminaire gouvernemental se réunissait avec, à son ordre du jour, des « mesures d’économies liées à la réforme de l’État » à mettre en oeuvre en 2009 et dans l’immédiat, « les mesures à prendre pour permettre en 2008 une tenue ferme des dépenses ».

Une dégradation pire que prévue

Ces annonces ne sont pas une surprise. Avant les élections, la gauche avait mis en garde les Français contre un « plan d’austérité » que le gouvernement gardait secret, pour tenir bon le cap de ses « réformes » dans le cadre d’une économie dégradée. Le « scénario noir », pire encore que celui prévu dans les cauchemars du rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, est devenu réalité. Alors que Gilles Carrez (UMP) envisageait, en octobre dernier, l’hypothèse pessimiste d’une « croissance atone » en 2008 fixée à 2 % du PIB, les prévisions corrigées du gouvernement rejoignent désormais celles des économistes avec une fourchette située en deçà, entre 1,7 et 2 %. La crise financière internationale en provenance des États-Unis, dont l’impact a été longtemps nié par le gouvernement, a commencé à produire son effet dévastateur sur l’économie réelle, sans que le pouvoir ne l’ait le moins du monde anticipé.

Pire, dans la tempête, le gouvernement maintient le cap inchangé, en accélérant encore la cadence. « C’est vrai qu’il y a un trou d’air lié à la crise économique internationale. Mais la France ne doit pas être inhibée et doit continuer à faire des réformes. » Pour couper l’herbe sous le pied de la gauche, François Fillon a nié tout « plan de rigueur », en promettant de ne pas créer « d’impôts supplémentaires ». Mais le gouvernement a d’autres leviers à sa disposition pour poursuivre son objectif de « retour à l’équilibre » des finances publiques sans remettre en cause le paquet fiscal de quinze milliards d’euros en année pleine au bénéfice des plus riches voté l’été dernier. « Pas question d’augmenter la dépense publique, a prévenu François Fillon. Il faut trouver des économies ailleurs pour réaliser des réformes sociales. »

L’éducation, première victime

Premiers touchés par le tour de vis : les services publics, avec un plan drastique de réduction du nombre de fonctionnaires, avec 35 000 suppressions de postes en 2009, selon le ministre du Budget, Éric Woerth, qui a confirmé cette hypothèse de travail, dimanche, après les 23 000 prévues cette année. « On va avoir des coupes claires dans les dépenses », déplore le cabinet de François Hollande au PS, et « la première victime va en être l’éducation nationale », avec 16 000 postes supprimés à craindre en 2009 en plus des 11 000 rayés en 2008. « L’école est la première touchée : avec près de 100 000 enseignants en moins depuis 2002, 12 000 cette année et d’autres programmés d’ici 2012, le plan d’austérité éducative du ministre Darcos est un vrai danger public », dénonce également le PCF.

Quant à la promesse de « réformes sociales » comme le revenu de solidarité active (RSA) défendu par Martin Hirsch, la détermination affichée par le premier ministre est tempérée par des déclarations contraires de son entourage, et en premier lieu celles d’Éric Woerth qui subordonne sa réalisation aux nouvelles contraintes budgétaires (lire ci-dessous).

Sébastien Crépel

l Huma du 1er / 04 / 08

LE SAVIEZ-VOUS ?

Par domik27 :: 02/04/2008 à 21:55

Mercredi 02 Avril 2008 - 20:00

Le démocratie en Europe n'est pas un critère, les exemples sont nombreux. Saviez vous que le communisme est interdit dans les Pays Baltes, et en passe de l'être en République Tchèque ?

Le saviez-vous ?

 

Mais si interdire un parti est anti-démocratique et contraire aux valeurs européennes, comment la Lettonie par exemple a-t-elle pu adhérer à l'Union européenne ? « Dans une démocratie européenne normale, ces sujets politiques doivent être débattus au Parlement et tranchés par les urnes, pas par les tribunaux. », dixit Olli Rehn, commissaire européen à l'Elargissement.

Et pourtant, plusieurs Etats de l'Union européenne prévoient, et pratiquent, des interdictions de partis, voire répriment certains courants politiques, sans se voir reprocher quoi que ce soit par Bruxelles.

L'Allemagne a lancé des procédures d'interdiction de partis politiques en cinquante ans, notamment en 1956, à l'encontre du Parti Communiste d'Allemagne (KPD) fondé par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, d'ailleurs toujours banni sur le territoire des Länder de l'Ouest.


En Lettonie comme en Lituanie, il est interdit depuis l'indépendance de se revendiquer communiste, a fortiori de fonder un parti politique communiste. Les communistes lettons ont été contraints de créer un parti crypto-communiste, le Parti socialiste de Lettonie, et se doivent d'adopter un profil bas dans la diffusion de leurs idées. Et des centaines d'individus sont interdits de citoyenneté lettone ou privés du droit d'éligibilité pour la simple raison qu'ils s'étaient opposés publiquement à l'indépendance du pays en 1991.

Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l'interdiction de l'Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l'Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d'interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l'intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu'il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation.

La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n'est pas exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s'est étonnamment accélérée. L'ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n'est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu'ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L'Allemagne a donc le droit d'interdire des partis politiques, et la Lettonie a obtenu le droit d'adhérer à l'Union européenne tout en réprimant les opinions politiques de gauche.

Nicolas Maury

Le P.C.F demande l'interdiction des répulsif anti-jeunes .

Par domik27 :: 02/04/2008 à 21:33
Le PCF demande l'interdiction des répulsifs anti-jeunes
Le Parisien daté d’aujourd’hui, révèle la commercialisation d’un répulsif sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités envisagent de s’en (...)
Suite de l'article

Opérations militaires de la France : Sarkozy l'américain !

Par domik27 :: 02/04/2008 à 19:29

Mis en ligne : 2 avril

Interrogé sur l’installation d’une base américaine de radars antimissile, contre laquelle sont 60% des 100 000 habitants de cette ville polonaise, le maire de Slupsk déclare : » On nous promet des investissements de 2 milliards de dollars sur dix ans mais on n’aura rien. Tout comme la Pologne n’a tiré aucun profit de son engagement en Irak. En retour on n’a que des soldats qui reviennent dans des cercueils ».

S’il est fataliste, le constat n’en résume pas moins les conséquences de la stratégie de l’administration Bush. Elle s’est déployée bien avant le 11 septembre 2001 sous la bannière du « choc des civilisations » face à la disparition du bloc de l’Est, alors que le monde pouvait devenir multipolaire. Il le devient malgré tout le bloc de l’Ouest aligné sur la superpuissance américaine, qui n’a eu de cesse de miner les institutions de dialogue international, telle l’ONU, et de substituer à la diplomatie la confrontation et la guerre.

Le bourbier irakien a permis la déstabilisation de toute une région et nourrit les bonnes affaires d’un complexe militaro-industriel des plus prospères. La désignation de l’Iran comme nouvelle bête noire n’est pas destinée à régler le conflit mais bien à l’entretenir, ce qui ne peut que renforcer les plus extrémistes qui font payer leurs solutions à leurs peuples.

C’est au nom de la lutte contre le « terrorisme iranien » que les États-Unis ont prétendu déployer en Europe de l’Est leur bouclier de radars antimissiles. L’excuse ne tient guère et, ajoutée aux demandes d’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN, elle suscite un foyer de tension supplémentaire en Europe même, avec la Russie cette fois.

On pourrait penser que ce déploiement de matériel militaire américain sur notre continent, avec la bénédiction de dirigeants de pays membres de l’Union européenne, porte en soi une sacrée contradiction à la volonté affichée d’une politique de défense commune dont le Sarkozy se fait le héraut. Il n’en éclaire que plus cet objectif rejeté par notre peuple avec le projet de constitution et réintroduit dans le traité de Lisbonne.

« Conjurer le danger du choc des civilisations » : la formule n’est pas de Georges Bush mais bien du chef de l’État, glissée dans son discours devant les parlementaires britanniques la semaine dernière. De même voit-il en Grande Bretagne, passée par les méthodes de Thatcher et Blair, un modèle en économie à ses propres « réformes » ultralibérales, le rapprochement entamé par ce voyage vise aussi à poser un axe Paris-Londres.

« Les deux amis les plus sincères de l’Amérique » seraient ainsi le fer de lance d’une politique de défense qui ne vise pas à rendre l’Europe plus indépendante mais bien intégrée aux conceptions qui prévalent à Washington. Autant l’axe franco-allemand a-t-il pu être présenté sous les auspices de la paix, autant ce nouvel axe entend-il permettre à deux pays qui fournissent à eux seuls les deux tiers de l’effort de défense de l’Union une capacité à engager celle ci plus avant dans les stratégies de tension en cours. Quitte à réclamer contre une intégration poussée plus avant sa « part du gâteau » pour des industries livrées aux appétits du privé, comme pourrait le laisser penser une part du contrat remporté par EADS pour les avions militaires de ravitaillement de l’US Air Force et de la RAF.

« Le mot clé entre l’OTAN et l’Union européenne, c’est la complémentarité » précise le patron de l’Alliance atlantique. Le sommet actuel de Bucarest est donc marqué d’un double sceau : l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan pour soulager les Américains et le souhait de revenir au sein du commandement intégré de l’OTAN. La force de la politique ? Non, le retour inquiétant de la politique de force.

site du P.C.F

Hôpital Saint-Antoine : Non à l'usine à soins .

Par domik27 :: 02/04/2008 à 5:08
Santé . Depuis le 18 mars, le personnel de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, est en grève. Médecins et non-médecins dénoncent le manque d’effectif et les conséquences sur les malades.

Des personnes admises aux urgences qui restent soixante-douze heures sur un brancard en attendant un lit ; des malades qu’on fait sortir prématurément pour faire de la place ; des traitements par chimiothérapie repoussés par manque d’effectif… À l’hôpital Saint-Antoine de Paris, la liste des dysfonctionnements est longue. Tellement longue que le personnel, à bout, a fini par se mettre en grève, le 18 mars, à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO-Sud. « Le conflit couve depuis deux ans car nos conditions de travail se dégradent de jour en jour », explique Régine Linard, infirmière et secrétaire générale de la CGT de l’hôpital.

Si l’intersyndicale dénonce le manque d’effectif, elle pointe aussi les « conséquences sur les patients » et la « souffrance des personnels ». « On demande au corps médical d’augmenter l’activité, mais en supprimant des moyens humains et financiers. Ce sont les malades qui, au bout du compte, sont les victimes », estime la syndicaliste. « On travaille à la chaîne. Résultat : on n’est plus dans la qualité mais dans l’insécurité », témoigne ainsi une infirmière. « On a plus de travail, donc plus de pression, mais on ne gagne pas plus pour autant », surenchérit une aide-soignante du service d’orthopédie. Pour le personnel administratif, les conditions de travail sont elles aussi très dures.

Ces préoccupations sont aussi celles des médecins, solidaires du mouvement. Dans un grand nombre de services de l’hôpital, des lits ont été fermés par manque de personnel, rendant difficile l’hospitalisation des malades. Les délais de consultation deviennent souvent incompatibles avec un suivi efficace. « Jamais nous n’avons rencontré autant de difficultés à soigner correctement les patients faute de moyens », expose dans un communiqué commun l’Amuf (urgentistes) ainsi que les syndicats CGT, FO et SNPHAR de médecins. « Nous ne pouvons plus soigner les patients dans le cadre de notre mission de service public », témoigne le docteur Jean-Philippe Laporte, qui évoque la « pression » des familles mais aussi le « danger » auquel sont exposés les malades. Le plan d’économie (1,2 million d’euros chaque année), les sous-effectifs et les salaires peu attractifs expliquent en partie cette situation. Mais aussi la mise au 1er janvier dernier de la tarification à l’activité (T2A), qui « pousse à une sélection des malades les plus rentables et à une concurrence entre les structures », analyse Régine Linard.

De son côté, la direction de l’hôpital Saint-Antoine relativise la situation. Certes, la directrice reconnaît que le personnel peut être « sous pression », faute de pouvoir répondre aux demandes des patients. « Mais on ne peut pas prendre tout le monde en charge », estime Chantal de Singly. Et si elle admet également la difficulté de recruter des infirmières, en raison de la cherté des loyers en région parisienne, elle souligne aussi que l’hôpital reste « attractif » et « très fréquenté ».

Après dix jours de grève, le personnel a obtenu la stagiarisation de 28 aides-soignants. Insuffisant. « Nous demandons l’arrêt des suppressions d’emplois que l’hôpital subit depuis cinq ans. Nous exigeons l’embauche de personnel permettant la réouverture de tous les lits d’hospitalisation et une organisation de travail favorisant l’accueil et des soins de qualité aux patients (…) ainsi qu’une augmentation générale des salaires », résume l’intersyndicale.

« Très bien suivie », la grève - qui n’a pas d’effet sur les patients car les personnels sont « assignés » - pourrait bien s’amplifier à d’autres établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui connaissent les mêmes difficultés. Aujourd’hui, les médecins de Saint-Antoine doivent tenir une assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement. Et demain, les grévistes manifesteront à Paris, devant la direction générale de l’AP-HP.

A. C.

l' Huma du 31 / 03 / 08

En finir avec les salaires low-cost .

Par domik27 :: 02/04/2008 à 4:52

AUTOMOBILE . Pour Christian Pilichowski, de la CGT métallurgie, qui vient de rencontrer les salariés de Dacia, les convergences dans les luttes créent une dynamique pour l’Europe sociale.

Champions des délocalisations, les constructeurs automobiles sont aujourd’hui confrontés à la montée des revendications dans plusieurs sites d’Europe de l’Est. Et alors que la mise en concurrence fait place à la solidarité, la Confédération européenne des syndicats lance l’offensive sur les salaires en appelant à une manifestation européenne le 5 avril. Fer de lance de cette contestation, l’usine Dacia rachetée par Renault en Roumanie pour fabriquer la Logan dont le succès commercial tire aujourd’hui les ventes du groupe. La lutte des salariés de Pitesti- Mioveni, en grève depuis une semaine, a fait naître un élan de solidarité chez Renault et dans l’ensemble du secteur automobile. Une délégation de la CGT s’est rendue sur place.

Vous revenez de Rouma- nie, où vous avez apporté la solidarité de la fédération de la métallurgie CGT aux salariés de Dacia en grève. Que représente pour votre syndicat cette lutte des salariés roumains du groupe Renault ?

Christian Pilichowski. Quelque chose d’extrêmement important. D’abord parce que l’heure est à l’augmentation des salaires partout en Europe. Depuis trop longtemps les gains de productivité sont accaparés uniquement et complètement par le capital. Aujourd’hui, la question de la répartition des richesses se pose en France, en Allemagne où les sidérurgistes ont obtenu d’importantes augmentations de salaires (un peu plus de 5%) et, on le voit avec cette grève, en Roumanie. Ensuite ce conflit fait apparaître clairement l’enjeu que représente la construction de l’Europe sociale. La première réaction de Renault face à la grève largement majoritaire de Dacia a été d’intervenir auprès du tribunal pour la déclarer illégale. Ce qui a été refusé, à ce jour, par la justice roumaine.

Ce n’est pas seulement sur les salaires que Renault fait pression, c’est aussi sur les droits sociaux…

Christian Pilichowski. Renault a signé avec la Fédération internationale des organisations de la métallurgie un accord- cadre sur le respect des normes de l’Organisation internationale du travail (OIT). Parmi celles-ci, il y a par exemple le droit à la négociation collective. Or les salariés de Dacia sont encore en grève aujourd’hui parce que Renault refuse d’ouvrir des négociations. Les multinationales sont les vecteurs de ce type de mondialisation contre lequel en France, en Roumanie et ailleurs les salariés se battent. Le rôle d’un groupe comme Renault devrait être au contraire de respecter les droits sociaux fondamentaux, partout où il est implanté.

Comment les salariés roumains perçoivent-ils l’intérêt des salariés français pour leur lutte ?

Christian Pilichowski. Leur première réaction a été extrêmement chaleureuse, enthousiaste même. Depuis plusieurs années, à la fédération de la métallurgie CGT, mais aussi dans toute la CGT, nous travaillons à la construction de nouvelles solidarités internationales. Au-delà des mots nous avons voulu saisir cette occasion pour donner un aspect concret à notre soutien et pour croiser les luttes en France et en Roumanie. Avec cette solidarité est apparu le besoin de travailler ensemble pour résister au chantage à la délocalisation que le groupe Renault commence à faire en Roumanie. Il menace, si les salaires augmentent, de délocaliser en Inde, en Russie ou au Maroc, où une usine est en cours de construction. Or, si les salaires et le pouvoir d’achat augmentent en Roumanie, le marché roumain sera à même d’absorber davantage de production locale. Non seulement l’augmentation des salaires ne va pas pousser à la délocalisation mais elle va entraîner une augmentation de la demande. C’est ce dont nous avons débattu avec les salariés roumains.

La production de la Logan en Roumanie avait pour ob- jectif de développer un marché dans les pays de l’Est…

Christian Pilichowski. S’il n’y a pas de pouvoir d’achat suffisant dans les pays de l’Est, il n’y aura pas de marché, même pour ce type d’automobile. Continuera-t-on à fabriquer des voitures low-cost ? En tout cas les salaires low-cost, c’est fini. Ce conflit marque une rupture. Et en cela il a une dimension symbolique. La Logan se vend extrêmement bien pour deux raisons. La première, parce que c’est un véhicule de qualité qui témoigne du haut niveau de qualification des salariés roumains. D’ailleurs la productivité a augmenté de manière fantastique chez Dacia. Donc la lutte pour se faire payer cette qualification par l’augmentation des salaires est juste. La deuxième explication du succès est liée à la question de pouvoir d’achat en France. Si les travailleurs disposaient d’un pouvoir d’achat supérieur, ils achèteraient plutôt des véhicules de catégorie supérieure. On en revient aux nécessaires solidarités pour l’augmentation des salaires en France et en Roumanie.

La menace de délocalisation n’est-elle pas réelle ?

Christian Pilichowski. Il n’y aura pas de délocalisation. C’est ce dont on a débattu au regard de nos expériences et de telle sorte que cela renforce à la fois leur expérience et leur lutte. Le taux de profit sur la Logan est tel que même en doublant les salaires des ouvriers Roumains « la profitabilité » du site ne sera pas atteinte.

Et la qualification des sala- riés ne se délocalise pas…

Christian Pilichowski. En effet. En reprenant Dacia, Renault a investi pour en faire une usine tout à fait comparable à celles que l’on peut trouver dans les pays occidentaux. Sur cet outil de production moderne les salariés qui étaient déjà très qualifiés – la plupart travaillaient dans l’usine avant l’arrivée de Renault – ont enrichi leur qualification.

Quels pourraient être les échos de cette lutte ?

Christian Pilichowski. Il faut voir cela dans un mouvement d’ensemble. Il y a de nombreuses luttes pour les salaires en France, en Allemagne, dans beaucoup de pays d’Europe. Elles ne sont pas déconnectées de l’appel à une manifestation européenne le 5 avril, à Ljubljana, en Slovénie, pour l’augmentation des salaires. C’est la première fois que la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une manifestation offensive, revendicative. Jusqu’à présent, c’était plutôt défensif, par exemple contre la directive Bolkestein. Aujourd’hui, émerge un syndicalisme européen de plus en plus en phase avec les attentes et les aspirations des salariés. Des convergences peuvent donc se créer. D’ailleurs la CGT du groupe Renault sera présente au sein de la délégation que la fédération de la métallurgie enverra. Cette dynamique est une bonne nouvelle pour les salariés français, pour les salariés allemands ou roumains. L’Europe sociale pour laquelle on se bat depuis longtemps peut prendre forme dans les luttes.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

l' Huma du 31 / 03 / 08

Postes d'enseignants : Massacre à la tronçonneuse .

Par domik27 :: 02/04/2008 à 4:38

Mis en ligne : 1er avril

11 000 suppressions de postes dans l’éducation nationale en 2008, 16 000 pour 2009 : c’est du massacre à la tronçonneuse. Pourtant Fillon continue de dire qu’il n’y aura pas de plan de rigueur mais une « gestion sérieuse » ! Ce que le porte parole du gouvernement appelle « une lutte intelligente contre les dépenses publiques inefficaces ». Il met sans doute au compte de ces dépenses publiques inefficaces ces 27 000 postes…

Et combien à ce compte de dépenses inefficaces dans les hôpitaux publics, à la Poste, dans les transports, combien de postes à supprimer dans cette « lutte intelligente » ?

En fait l’UMP et le gouvernement prennent les Français pour des…niais ! A supposer même que les impôts, qui financent les services publics, n’augmentent pas, qu’en est il si les services publics sont en régression ? Il se passe tout simplement que l’on en a moins pour le même prix. On paie les mêmes impôs mais le service n’est plus là. C’est un tour de passe-passe, une sorte de coup de j’arnaque. D’autant que les usagers vont payer doublement. Par l’impôt donc mais aussi parce que moins de services publics, c’est pour les plus modestes des coûts supplémentaires, l’obligation dans nombre de cas de recourir au privé en payant de sa poche. C’est de la rigueur !

C’est aussi une stratégie. Le déficit public existe. Le Chef de l’Etat, le gouvernement, la majorité ont largement contribué à le creuse avec le paquet fiscal voté en juillet dernier. Envisagent-ils sa remise en question ? En aucune manière à moins qu’ils n’y soient contraints et forcés, qui sait ? Car c’est cela leur politique. Servir les riches, faire payer les autres. Ce n’est pas par hasard que Fillon avait annoncé que la France était en faillite. Que Sarkozy claironne à toute occasion que les caisses sont vides. Et pendant ce temps les revenus financiers sont sacrés. Le déficit, justifié en outre par la crise sur les places financières internationales, est précisément invoqué pour « accélérer les réformes ».

Mais dans quel sens vont-elles, qu’il s’agisse des retraites, de la santé, de l’éducation nationale si ce n’est vers la réduction permanente du périmètre public au profit du privé ? Ces territoires encore préservés sont d’énormes sources de profits. Déjà dans la santé les cliniques privées prennent le dessus sur les hôpitaux. Une conseillère du Président ne faisait pas mystère l’an dernier qu’elle privatiserait bien tout le système d’éducation. Les lycéens dans la rue, leurs professeurs ne s’y trompent pas.

site du P.C.F

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