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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET

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La SNCF fait le choix de la répression .

Par domik27 :: 16/04/2008 à 21:24
Cheminots . Didier Le Reste, secrétaire CGT, réagit alors que des syndicalistes sont l’objet de plainte contre X de la part de la direction de l’entreprise publique.

Hier, vous avez accompagné au commissariat de police des cheminots CGT convoqués dans le cadre d’une plainte contre X de la direction de la SNCF. De quoi s’agit-il ?

Didier Le Reste. C’est dans le prolongement d’une véritable cabale montée à l’encontre d’un militant CGT, secrétaire du CHSCT sur la région SNCF de Paris et de la rive gauche, Jacques Allenou, qui a fait l’objet d’une mesure de licenciement que l’inspection du travail a refusée. La mobilisation sur cette affaire a été rythmée par plusieurs rassemblements, notamment le 2 janvier en gare Montparnasse où 600 cheminots étaient réunis à l’occasion d’un comité d’entreprise. Prenant prétexte de l’interpellation qui a eu lieu dans la salle du CE, la direction a déposé une plainte contre X pour de soi-disant dégradations. C’est ainsi que des responsables de la CGT des cheminots, dont moi-même en tant que secrétaire général de la fédération, ont été cités comme témoins. Depuis, non seulement la SNCF n’a pas retiré sa plainte mais elle a sanctionné Jacques

Allenou de trois jours de mise à pied et d’un « dernier avertissement ». Une sanction très lourde contre laquelle a été engagée une procédure aux prud’hommes. Hier matin, nous avons montré que le dossier est vide et dénoncé l’attitude de la direction dont le seul objectif est d’intimider les cheminots et leur syndicat.

Y a-t-il une intensification de la répression syndicale à la SNCF ?

Didier Le Reste. Oui, et la CGT est l’objet d’un traitement de choix. Depuis que les débats s’aiguisent autour des mutations profondes de l’entreprise et des choix que nous combattons, nous sommes confrontés à une recrudescence de sanctions, procédures disciplinaires, dépôts de plaintes, poursuites judiciaires, à une remise en cause larvée des conditions d’exercice du droit de grève. De plus en plus systématiquement la SNCF dénonce devant les tribunaux les expertises décidées par les CHSCT. La discrimination, la répression syndicale sont aujourd’hui érigées en principes de management, ce qui est inacceptable.

Comptez-vous prendre des initiatives face à cette situation ?

Didier Le Reste. Nous avons besoin de gagner sur nos revendications, d’arrêter les suppressions d’emplois, les restructurations contestées par les personnels et d’imposer d’autres options.

J’en appelle à l’esprit de responsabilité des dirigeants de la SNCF pour qu’ils mettent en adéquation leurs paroles avec leurs actes. Ils n’ont de cesse de disserter sur le dialogue social mais je constate un raidissement des relations sociales. Une grande entreprise de service public comme la SNCF doit être un exemple de citoyenneté en faisant en sorte que les organisations syndicales puissent exercer normalement leurs prérogatives et leurs responsabilités et que soient améliorées les relations sociales. Or ce n’est pas le cas. Dans cette entreprise il y a un côté cour et un côté jardin. Il y a celle qui se modernise, bat des records de vitesse sur rail, améliore ses comptes, et de l’autre, il y a celle qui se remodèle sur le mode économique libéral, qui est de moins en moins un service public, il y a une entreprise où l’action syndicale, et singulièrement la place de la CGT, est de plus en plus combattue. Mais cela ne fait qu’attiser la détermination des militants de la CGT qui n’en seront que plus pugnaces pour la défense de leurs revendications et du service public.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

L' Huma du 15 / 04 / 08

( L'axphyxie programmée ) des hôpitaux dénoncée .

Par domik27 :: 16/04/2008 à 21:03

Santé . La Fédération hospitalière de France alerte sur la gravité de la situation financière des établissements publics.

Pourtant satisfaite des recommandations du rapport Larcher sur l’hôpital, remis au président de la République la semaine dernière, la Fédération hospitalière de France (FHF) est montée hier au créneau pour dénoncer « l’asphyxie programmée » des hôpitaux. « Le sous-financement organisé de l’hôpital asphyxie petit à petit nos établissements et menace maintenant le service public », déplore Claude Évin, président de la FHF, qui dénonce une « faillite organisée ». « Les situations déficitaires n’ont cessé de se multiplier et aujourd’hui, même les établissements les plus performants se trouvent confrontés à de graves difficultés financières. »

Un constat partagé par la conférence nationale des directeurs généraux de CHU. « Fin 2007, 29 CHU sur 31 affichaient un déficit cumulé de l’ordre de 357 millions d’euros », indique ainsi Alain Hériaud, directeur général du CHU de Bordeaux. Favorable au principe de la tarification à l’activité (T2A), il reconnaît toutefois que « telle qu’elle est conçue, celle-ci va creuser encore plus les déficits ». « Si l’on prend le cas du CHU de Bordeaux, nous allons passer d’une situation de quasi-équilibre à un déficit de l’ordre de 10 millions d’euros. » Pour lui, comme pour ses confrères de la FHF, les modalités d’application de la T2A sont tout bonnement « injustes ». « La T2A porte sur l’ensemble des tarifs médecine-chirurgie obstétrique, alors que l’augmentation est constatée sur les activités de petite chirurgie, essentiellement assurées en secteur privé », explique la FHF.

Certes, aggravée par la T2A, l’asphyxie trouve avant tout son origine dans des sous-financements récurrents. « Les missions de service public que nous menons ne sont pas financées à hauteur des montants nécessaires. Quand elles nous coûtent 100 euros, on nous provisionne 90 euros ; à nous de trouver ailleurs les 10 euros qui manquent », explique

Angel Piquemal, de la conférence des directeurs de centres hospitaliers.

Des sous-financements - aggravés par des « transferts financiers du public vers le privé », souligne Gérard Vincent, délégué général de la FHF. En 2006, 190 millions d’euros de l’enveloppe publique ont été transférés aux cliniques. Et en 2007, c’est 200 millions d’euros qui ont été transférés des budgets hospitaliers vers la médecine de ville.

Résultat : pour 2008, le manque de financement est évalué à plus de 800 millions d’euros. « Ce qui représente potentiellement un plan social de près de 20 000 emplois », craint Claude Évin. Sans compter le reste à charge pour l’usager (+ 16,8 % sur 2006-2007). Mais aussi l’épuisement des provisions et les restrictions aux investissements. « Au CHU de Nancy, on a été obligé de ponctionner le budget investissement. Maintenant, on est obligé d’attendre un an pour acheter un IRM de haute performance », donne pour exemple Jean-Luc Schmutz, président de la conférence des présidents de CME de CHU.

La solution, pour la FHF, est simple : il faut un plan gouvernemental de résorption des déficits, d’une part, et, d’autre part, « préciser le champ d’action de la T2A » et « revaloriser la part des missions d’intérêt général ».

Alexandra Chaignon

l' Huma du 15  / 04  / 08

Chasse aux Jeunes avec ( Beethoven )

Par domik27 :: 16/04/2008 à 18:47




La “dératisation” printanière dans les villes a tendance à dériver scandaleusement !


L'image “http://tbn0.google.com/images?q=tbn:tJaoM6HZpyAbXM:http://jbmarion.blog.parents.fr/files/2007/05/troll_gourdin.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Une pub passant ces derniers jours sur les ondes de Radio France faisait l'amalgame entre les locataires mauvais payeurs et les souris : de nombreuses protestations semblent l'avoir évacuée.


Mais après les produits répulsifs anti-SDF, apparaît maintenant un répulsif sonore anti- jeunes: “Beethoven” qui est la version française de “Mosquito”, un nouveau petit boîtier électronique qui émet des ultrasons insoutenables pour les oreilles des adolescents.


Les ultrasons émis par cette monstruosité technologique et morale seraient audibles uniquement par les jeunes car avec l’âge, l’appareil auditif perd une partie de ses capacités dans les fréquences extrêmes.


Cela pose un grave problème de santé publique, car au-delà de 95 décibels, le son présente un danger pour l’audition mais aussi… pour les femmes enceintes.


Vendu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas depuis deux ans, ce boîtier anti- jeunes serait en cours de commercialisation en France à un prix de l’ordre de 850 euros. Ce “Mosquito” (moustique) a été rebaptisé “Beethoven” en France (parce que Beethoven était sourd ?). Une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics auraient déjà fait l’acquisition de ce produit destiné à éloigner les adolescents de certains lieux de rassemblement comme les halls d’immeubles ou les cages d’escalier.


Le principe même de ce boîtier est intolérable et doit être condamné sans réserve. L’accepter c’est stigmatiser les jeunes des quartiers, c’est favoriser une société divisée où la peur de l’autre érigerait des barrières invisibles au sein de la collectivité.


Cependant se contenter de la seule indignation morale, comme le fait à juste titre Mme Amara ou Mme Boutin, est insuffisant. En effet, avec les moyens de médiation et de dialogue dont elle dispose au travers des élus, des associations, des MJC, des éducateurs et des forces de police de terrain, notre société peut résoudre avec des moyens humains les problèmes de simple voisinage ou de bruit, autrement que par des boîtiers à ultrasons.


“Mosquito” doit être ainsi interdit en France, en Europe et ailleurs. L’héritage musical de Beethoven ne doit pas devenir une barbarie technique, mais un outil citoyen de dialogue et d’éducation au civisme.

MDC
Blog P.C.F ARRAS

le dessin de l' Huma .

Par domik27 :: 16/04/2008 à 18:18

L'enjeu Alimentaire : Le libéralisme affame .

Par domik27 :: 16/04/2008 à 4:58

Mis en ligne : 15 avril

Chaque jour, la crise financière qui s’installe un peu plus dans le paysage déstabilise progressivement toute l’économie mondiale.

Les matières premières comme le pétrole, les métaux ou les céréales font, désormais, figure de valeurs refuge. La nécessité de nourrir les hommes et le déploiement du marché de la production des bio-énergies agissent comme le révélateur d’un monde qui marche sur la tête.

Pendant des années la stratégie consistant à tirer les prix agricoles vers le niveau le plus bas possible a conduit à la mise en œuvre de politiques de déréglementation totale consistant à abandonner les politiques de régulation et de soutien des prix pour les abandonner au marché mondialisé. Cette même stratégie, progressivement mise en œuvre au niveau de la politique agricole commune a notamment conduit au découplage des aides de la production et à organiser une certaine pénurie de production de certaines denrées alimentaires, au motif que le marché mondialisé allait accomplir son oeuvre et compenser l’essentiel. Nous constatons aujourd’hui qu’il n’en est rien.

La flambée des prix alimentaires, notamment des produits de base, est une réalité qui touche, à des degrés divers, le pouvoir d’achat des catégories sociales connaissant les plus grandes difficultés, mais aussi de multiples régions du Monde.

Cette flambée des prix alimentaires a des conséquences plus dramatiques encore dans les pays pauvres où la population consacre la part essentielle de son budget à la nourriture. Selon la banque mondiale, des troubles politiques et sociaux sont à craindre dans 33 États. Le riz, considéré comme aliment de base dans de nombreux pays émergents, a vu ces derniers mois son prix augmenter de 50% en Côte d’Ivoire, de 50% en Centrafrique et a même atteint une hausse de 300% en Sierra Léone !

La farine de blé et de maïs, l’huile de palme et d’arachide, le sucre ou le lait, ne sont pas épargnés par cette hausse des prix qui s’explique en partie par la place prise par « le besoin » de produire des « bio-carburants », les intempéries qui ont touchées certaines régions du Monde et une certaine croissance de la demande de consommation des pays pauvres. Les premiers exemples des troubles découlant de cette « pénurie » nous viennent d’Haïti et d’Egypte. La brusque augmentation du prix des denrées de base a déclenché des émeutes en Haïti tandis que l’Egypte a du prendre des dispositions exceptionnelles de soutien à la production de pain « subventionné ».

Mais le premier continent concerné est l’Afrique ; La Mauritanie, le Cameroun ou encore la Côte d’Ivoire ont connu de véritables explosions de violence depuis le mois de novembre 2007. L’urgence a déjà poussé de nombreux pays tels que le Cameroun, le Sénégal ou le Burkina Faso à suspendre ou à diminuer les droits de douanes sur certains produits.

L’Asie est également touché de plein fouet, notamment des pays tels que le Bangladesh et le Philippines qui sont de grands importateurs de riz ont exhorté les populations à changer leurs habitudes alimentaires et en Indonésie, où une élection Présidentielle se tiendra l’an prochain, le gouvernement a promis des distributions de riz.

Enfin, l’Amérique Latine, pourtant productrice de matières premières et de produits dérivés entrant en concurrence avec nos propres productions européennes,n’est pas épargnée non plus par cette crise.

Les populations les plus pauvres d’Argentine et du Brésil sont confrontées à des hausses importantes des prix.

Cette désastreuse réalité est le bilan désastreux des politiques dictées par l’OMC et mise en musique en Europe par Bruxelles.

Cette situation pose en grand l’impérieuse nécessité de faire de la souveraineté et de la sécurité alimentaire un enjeu universel de civilisation. Cela passe notamment par une politique européenne audacieuse de régulation, de développement de productions vivrières et de soutien des prix et par des coopérations nouvelles entre les grandes Régions du Monde, exonérées des diktats libéraux imposés par l’OMC.

Gérard Lahellec
- Le 11 avril 2008

site du P.C.F

LE SERVICE PUBLIC EST NOTRE RICHESSE !

Par domik27 :: 16/04/2008 à 4:48

Mis en ligne : 15 avril

Face à l’entreprise de destruction initiée par la droite et le gouvernement, associations et syndicats s’unissent pour défendre le service public.
Lancé mardi, un appel à la mobilisation citoyenne pour l’affirmation de la valeur collective des services publics, sa défense, et son élargissement doit faire pendant à la précarité instituée par le dogme libéral du gouvernement.

Alors citoyens, mobilisez-vous, signez la pétition !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Pour tout contact

contact@service-public-notre-richesse.fr

Premiers signataires :

* Jean-claude AMARA (Droits devant),
* Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
* Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
* Pierre BAUBY (CELSIG),
* Claude BERNARD (président de l’UNRPA),
* Robert CASTEL (Directeur d’études à l’EHESS),
* André CHASSAIGNE (Président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
* Pierre CONCIALDI (Economiste à l’IRES),
* Annick COUPE (Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires),
* Didier DAENINCKX (Ecrivain),
* Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
* Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
* Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
* Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
* Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
* Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
* Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
* Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l’Homme), * Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l’Enseignement), * Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
* Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
* Alain FAUCONNIER (Président d’honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
* Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
* Jacques FOURNIER (Conseiller d’État honoraire),
* Jean GADREY (Economiste),
* Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
* Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
* Pascale GONOD (Professeure des Universités),
* André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
* Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE),
* Jean-marie HARRIBEY (Co-président d’ATTAC),
* Liêm HOANG-NGOC (économiste),
* Yves JEAN (Universitaire),
* Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
* Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
* André LAIGNEL (Maire d’Issoudun, Secrétaire Général de l’ Association des Maires de France),
* Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
* Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
* Florian LECOULTRE (Président de l’Union Nationale Lycéenne),
* Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
* Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
* Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
* Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
* Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
* Mohamed MECHMACHE (Président d’AC Le Feu),
* Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l’éducation),
* Catherine MILLS (Universitaire économiste),
* Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
* Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
* Alain OBADIA (Membre du CES),
* Michel PARTAGE (Président de l’association EAU),
* Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
* Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
* Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
* Jean baptiste PREVOST (Président de l’UNEF),
* Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
* Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
* Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
* Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
* Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l’Institut National de l’Histoire de l’Art),
* Henri STERDYNIAK (Economiste),
* Fodé SYLLA (Membre du CES),
* Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
* Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
* Aurélie TROUVE (Co-présidente d’ATTAC),
* Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l’assurance maladie)

Signer la pétition - Voir les signataires

site du P.C.F

La globalisation capitaliste,c'est la crise !

Par domik27 :: 16/04/2008 à 4:32

Mis en ligne : 15 avril

Qui oserait encore parler de présidence du pouvoir d’achat ? Chaque jour qui passe confirme au contraire une entreprise de dépeçage systématique du pouvoir d’achat populaire.

Pour la carte famille nombreuse, le boulet était passé très près. Devant le tollé suscité par l’annonce de sa suppression, Sarkozy a suspendu cette décision quelques heures à peine après que son ministre des Transports l’eut confirmée. Un week-end plus tard, c’est Roselyne Bachelot qui monte à son tour à l’assaut et ajuste cette fois les assurés sociaux entre les deux yeux : désengagement complet de la Sécu des remboursements des lunettes et des frais d’optique ! Une véritable provocation au lendemain d’une journée nationale de mobilisation des maladies contre les franchises médicales.

Mais pour le gouvernement, taxer les salariés ne suffit pas, il faut en plus les culpabiliser, les montrer du doigt pour justifier le recul de leurs droits. Au moment même où le Parlement entame la discussion d’un projet de loi prétendument destiné à « moderniser le marché du travail », on apprend qu’il concocte un projet de sanctions, avec perte des allocations, à l’encontre des chômeurs qui refuseraient deux offres d’emplois si celles-ci ne sont pas inférieures à 70% de son salaire antérieur et localisées jusqu’à deux heures de son domicile.

C’est paraît il les nouveaux critères de ce que le gouvernement baptise d’un nouveau sigle, OVE, une offre valable d’emploi. Le salarié chômeur, taillable et corvéable à merci, un rêve auquel le patronat a moins que jamais renoncé. Quant au projet de loi lui même, qui s’appuie sur une négociation menée le couteau sous la gorge entre les syndicats et le MEDEF, il n’apporte en rien la sécurisation des parcours professionnels annoncée mais, à y regarder de près, plutôt tout le contraire : des contrats fragilisés, des périodes d’essai allongées…

Et Laurence Parisot n’y voit qu’un début : »Il faut dédramatiser, il va falloir continuer à s’adapter à la globalisation », déclare-t-elle… La globalisation, justement, parlons en. C’est elle qui provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir les marchés, a oublié de nourrir les hommes !

Celle qui a entraîné les marché dans une folle spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité au point de menacer aujourd’hui, aux dires de l’ONU, plus de trente pays de très graves déstabilisations. Celle qui organise de plus en plus la localisation des activités industrielles en fonction d’un critère unique, le dumping salarial, comme on vient de le voir encore avec la grève des ouvriers de Dacia. Celle qui pour éponger les énormes masses financières englouties dans les faillites bancaires provoquées par la crise des subprimes américains serra partout le robinet des crédits et des dépenses publiques.

La « modernisation du marché du travail », ce serait donc cela : s’adapter encore et encore à cette globalisation capitaliste…

Mais qui ne voit qu’à l’origine de tous ces ravages, il y a toujours la même obsession de rentabilisation financière des marchés, des territoires, des mains-d’oeuvre ? Et il faudrait s’enfoncer encore dans la mise en concurrence, sacrifier nos acquis, nos atouts, griller nos potentiels, « flexibiliser » les vies plutôt que protéger leur développement. Déséquilibrer toujours davantage le contrat de travail entre patron et salarié au détriment de ce dernier, ce n’est pas préparer l’avenir, c’est marcher à reculons de l’histoire.

La droite et le patronat se vantent souvent d’être ceux qui ont les pieds sur terre et regardent les réalités en face. En ce moment, c’est le sentiment exactement inverse que donne la politique gouvernementale : celle d’un train fou lancé à pleine vitesse qui entraîne notre pays dans un terrible crash humain et financier.

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