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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Cheminots
. Didier Le Reste, secrétaire CGT, réagit alors que des syndicalistes
sont l’objet de plainte contre X de la part de la direction de
l’entreprise publique.
Hier, vous avez
accompagné au commissariat de police des cheminots CGT convoqués dans
le cadre d’une plainte contre X de la direction de la SNCF. De quoi
s’agit-il ?
Didier Le Reste. C’est dans le prolongement d’une véritable cabale
montée à l’encontre d’un militant CGT, secrétaire du CHSCT sur la
région SNCF de Paris et de la rive gauche, Jacques Allenou, qui a fait
l’objet d’une mesure de licenciement que l’inspection du travail a
refusée. La mobilisation sur cette affaire a été rythmée par plusieurs
rassemblements, notamment le 2 janvier en gare Montparnasse où 600
cheminots étaient réunis à l’occasion d’un comité d’entreprise. Prenant
prétexte de l’interpellation qui a eu lieu dans la salle du CE, la
direction a déposé une plainte contre X pour de soi-disant
dégradations. C’est ainsi que des responsables de la CGT des cheminots,
dont moi-même en tant que secrétaire général de la fédération, ont été
cités comme témoins. Depuis, non seulement la SNCF n’a pas retiré sa
plainte mais elle a sanctionné Jacques
Allenou de trois jours de mise à pied et d’un « dernier
avertissement ». Une sanction très lourde contre laquelle a été engagée
une procédure aux prud’hommes. Hier matin, nous avons montré que le
dossier est vide et dénoncé l’attitude de la direction dont le seul
objectif est d’intimider les cheminots et leur syndicat.
Y a-t-il une intensification de la répression syndicale à la SNCF ?
Didier Le Reste. Oui, et la CGT est l’objet d’un traitement de
choix. Depuis que les débats s’aiguisent autour des mutations profondes
de l’entreprise et des choix que nous combattons, nous sommes
confrontés à une recrudescence de sanctions, procédures disciplinaires,
dépôts de plaintes, poursuites judiciaires, à une remise en cause
larvée des conditions d’exercice du droit de grève. De plus en plus
systématiquement la SNCF dénonce devant les tribunaux les expertises
décidées par les CHSCT. La discrimination, la répression syndicale sont
aujourd’hui érigées en principes de management, ce qui est inacceptable.
Comptez-vous prendre des initiatives face à cette situation ?
Didier Le Reste. Nous avons besoin de gagner sur nos revendications,
d’arrêter les suppressions d’emplois, les restructurations contestées
par les personnels et d’imposer d’autres options.
J’en appelle à l’esprit de responsabilité des dirigeants de la SNCF
pour qu’ils mettent en adéquation leurs paroles avec leurs actes. Ils
n’ont de cesse de disserter sur le dialogue social mais je constate un
raidissement des relations sociales. Une grande entreprise de service
public comme la SNCF doit être un exemple de citoyenneté en faisant en
sorte que les organisations syndicales puissent exercer normalement
leurs prérogatives et leurs responsabilités et que soient améliorées
les relations sociales. Or ce n’est pas le cas. Dans cette entreprise
il y a un côté cour et un côté jardin. Il y a celle qui se modernise,
bat des records de vitesse sur rail, améliore ses comptes, et de
l’autre, il y a celle qui se remodèle sur le mode économique libéral,
qui est de moins en moins un service public, il y a une entreprise où
l’action syndicale, et singulièrement la place de la CGT, est de plus
en plus combattue. Mais cela ne fait qu’attiser la détermination des
militants de la CGT qui n’en seront que plus pugnaces pour la défense
de leurs revendications et du service public.
Entretien réalisé par Jacqueline Sellem L' Huma du 15 / 04 / 08
Santé . La Fédération hospitalière de France alerte sur la gravité de la situation financière des établissements publics.
Pourtant satisfaite des recommandations du rapport
Larcher sur l’hôpital, remis au président de la République la semaine
dernière, la Fédération hospitalière de France (FHF) est montée hier au
créneau pour dénoncer « l’asphyxie programmée » des hôpitaux. « Le
sous-financement organisé de l’hôpital asphyxie petit à petit nos
établissements et menace maintenant le service public », déplore Claude
Évin, président de la FHF, qui dénonce une « faillite organisée ». «
Les situations déficitaires n’ont cessé de se multiplier et
aujourd’hui, même les établissements les plus performants se trouvent
confrontés à de graves difficultés financières. »
Un constat partagé par la conférence nationale des directeurs
généraux de CHU. « Fin 2007, 29 CHU sur 31 affichaient un déficit
cumulé de l’ordre de 357 millions d’euros », indique ainsi Alain
Hériaud, directeur général du CHU de Bordeaux. Favorable au principe de
la tarification à l’activité (T2A), il reconnaît toutefois que « telle
qu’elle est conçue, celle-ci va creuser encore plus les déficits ». «
Si l’on prend le cas du CHU de Bordeaux, nous allons passer d’une
situation de quasi-équilibre à un déficit de l’ordre de 10 millions
d’euros. » Pour lui, comme pour ses confrères de la FHF, les modalités
d’application de la T2A sont tout bonnement « injustes ». « La T2A
porte sur l’ensemble des tarifs médecine-chirurgie obstétrique, alors
que l’augmentation est constatée sur les activités de petite chirurgie,
essentiellement assurées en secteur privé », explique la FHF.
Certes, aggravée par la T2A, l’asphyxie trouve avant tout son
origine dans des sous-financements récurrents. « Les missions de
service public que nous menons ne sont pas financées à hauteur des
montants nécessaires. Quand elles nous coûtent 100 euros, on nous
provisionne 90 euros ; à nous de trouver ailleurs les 10 euros qui
manquent », explique
Angel Piquemal, de la conférence des directeurs de centres hospitaliers.
Des sous-financements - aggravés par des « transferts financiers du
public vers le privé », souligne Gérard Vincent, délégué général de la
FHF. En 2006, 190 millions d’euros de l’enveloppe publique ont été
transférés aux cliniques. Et en 2007, c’est 200 millions d’euros qui
ont été transférés des budgets hospitaliers vers la médecine de ville.
Résultat : pour 2008, le manque de financement est évalué à plus de
800 millions d’euros. « Ce qui représente potentiellement un plan
social de près de 20 000 emplois », craint Claude Évin. Sans compter le
reste à charge pour l’usager (+ 16,8 % sur 2006-2007). Mais aussi
l’épuisement des provisions et les restrictions aux investissements. «
Au CHU de Nancy, on a été obligé de ponctionner le budget
investissement. Maintenant, on est obligé d’attendre un an pour acheter
un IRM de haute performance », donne pour exemple Jean-Luc Schmutz,
président de la conférence des présidents de CME de CHU.
La solution, pour la FHF, est simple : il faut un plan
gouvernemental de résorption des déficits, d’une part, et, d’autre
part, « préciser le champ d’action de la T2A » et « revaloriser la part
des missions d’intérêt général ».
Alexandra Chaignon
l' Huma du 15 / 04 / 08
La “dératisation” printanière dans les villes a tendance à dériver scandaleusement !
Une
pub passant ces derniers jours sur les ondes de Radio France faisait
l'amalgame entre les locataires mauvais payeurs et les souris : de
nombreuses protestations semblent l'avoir évacuée.
Mais après les produits répulsifs anti-SDF,
apparaît maintenant un répulsif sonore anti- jeunes: “Beethoven” qui
est la version française de “Mosquito”, un nouveau petit boîtier
électronique qui émet des ultrasons insoutenables pour les oreilles des
adolescents.
Les ultrasons émis par cette monstruosité
technologique et morale seraient audibles uniquement par les jeunes car
avec l’âge, l’appareil auditif perd une partie de ses capacités dans
les fréquences extrêmes.
Cela pose un grave problème de santé publique,
car au-delà de 95 décibels, le son présente un danger pour l’audition
mais aussi… pour les femmes enceintes.
Vendu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas
depuis deux ans, ce boîtier anti- jeunes serait en cours de
commercialisation en France à un prix de l’ordre de 850 euros. Ce
“Mosquito” (moustique) a été rebaptisé “Beethoven” en France (parce que
Beethoven était sourd ?). Une cinquantaine de bailleurs sociaux et de
syndics auraient déjà fait l’acquisition de ce produit destiné à
éloigner les adolescents de certains lieux de rassemblement comme les
halls d’immeubles ou les cages d’escalier.
Le principe même de ce boîtier est intolérable
et doit être condamné sans réserve. L’accepter c’est stigmatiser les
jeunes des quartiers, c’est favoriser une société divisée où la peur de
l’autre érigerait des barrières invisibles au sein de la collectivité.
Cependant se contenter de la seule indignation
morale, comme le fait à juste titre Mme Amara ou Mme Boutin, est
insuffisant. En effet, avec les moyens de médiation et de dialogue dont
elle dispose au travers des élus, des associations, des MJC, des
éducateurs et des forces de police de terrain, notre société peut
résoudre avec des moyens humains les problèmes de simple voisinage ou
de bruit, autrement que par des boîtiers à ultrasons.
“Mosquito” doit être ainsi interdit en France,
en Europe et ailleurs. L’héritage musical de Beethoven ne doit pas
devenir une barbarie technique, mais un outil citoyen de dialogue et
d’éducation au civisme.
MDC
Blog P.C.F ARRAS

Mis en ligne : 15 avril
Chaque jour, la crise financière qui s’installe un
peu plus dans le paysage déstabilise progressivement toute l’économie
mondiale.
Les matières premières comme le pétrole, les métaux
ou les céréales font, désormais, figure de valeurs refuge. La nécessité
de nourrir les hommes et le déploiement du marché de la production des
bio-énergies agissent comme le révélateur d’un monde qui marche sur la
tête.
Pendant des années la stratégie consistant à tirer les
prix agricoles vers le niveau le plus bas possible a conduit à la mise
en œuvre de politiques de déréglementation totale consistant à
abandonner les politiques de régulation et de soutien des prix pour les
abandonner au marché mondialisé. Cette même stratégie, progressivement
mise en œuvre au niveau de la politique agricole commune a notamment
conduit au découplage des aides de la production et à organiser une
certaine pénurie de production de certaines denrées alimentaires, au
motif que le marché mondialisé allait accomplir son oeuvre et compenser
l’essentiel. Nous constatons aujourd’hui qu’il n’en est rien.
La flambée des prix alimentaires, notamment des
produits de base, est une réalité qui touche, à des degrés divers, le
pouvoir d’achat des catégories sociales connaissant les plus grandes
difficultés, mais aussi de multiples régions du Monde.
Cette flambée des prix alimentaires a des conséquences
plus dramatiques encore dans les pays pauvres où la population consacre
la part essentielle de son budget à la nourriture. Selon la banque
mondiale, des troubles politiques et sociaux sont à craindre dans 33
États. Le riz, considéré comme aliment de base dans de nombreux pays
émergents, a vu ces derniers mois son prix augmenter de 50% en Côte
d’Ivoire, de 50% en Centrafrique et a même atteint une hausse de 300%
en Sierra Léone !
La farine de blé et de maïs, l’huile de palme et
d’arachide, le sucre ou le lait, ne sont pas épargnés par cette hausse
des prix qui s’explique en partie par la place prise par « le besoin »
de produire des « bio-carburants », les intempéries qui ont touchées
certaines régions du Monde et une certaine croissance de la demande de
consommation des pays pauvres. Les premiers exemples des troubles
découlant de cette « pénurie » nous viennent d’Haïti et d’Egypte. La
brusque augmentation du prix des denrées de base a déclenché des
émeutes en Haïti tandis que l’Egypte a du prendre des dispositions
exceptionnelles de soutien à la production de pain « subventionné ».
Mais le premier continent concerné est l’Afrique ; La
Mauritanie, le Cameroun ou encore la Côte d’Ivoire ont connu de
véritables explosions de violence depuis le mois de novembre 2007.
L’urgence a déjà poussé de nombreux pays tels que le Cameroun, le
Sénégal ou le Burkina Faso à suspendre ou à diminuer les droits de
douanes sur certains produits.
L’Asie est également touché de plein fouet, notamment
des pays tels que le Bangladesh et le Philippines qui sont de grands
importateurs de riz ont exhorté les populations à changer leurs
habitudes alimentaires et en Indonésie, où une élection Présidentielle
se tiendra l’an prochain, le gouvernement a promis des distributions de
riz.
Enfin, l’Amérique Latine, pourtant productrice de
matières premières et de produits dérivés entrant en concurrence avec
nos propres productions européennes,n’est pas épargnée non plus par
cette crise.
Les populations les plus pauvres d’Argentine et du Brésil sont confrontées à des hausses importantes des prix.
Cette désastreuse réalité est le bilan désastreux des politiques dictées par l’OMC et mise en musique en Europe par Bruxelles.
Cette situation pose en grand l’impérieuse nécessité de
faire de la souveraineté et de la sécurité alimentaire un enjeu
universel de civilisation. Cela passe notamment par une politique
européenne audacieuse de régulation, de développement de productions
vivrières et de soutien des prix et par des coopérations nouvelles
entre les grandes Régions du Monde, exonérées des diktats libéraux
imposés par l’OMC.
Gérard Lahellec
Le 11 avril 2008
site du P.C.F

Mis en ligne : 15 avril
Face à l’entreprise de destruction initiée par la
droite et le gouvernement, associations et syndicats s’unissent pour
défendre le service public.
Lancé mardi, un appel à la mobilisation citoyenne pour l’affirmation de
la valeur collective des services publics, sa défense, et son
élargissement doit faire pendant à la précarité instituée par le dogme
libéral du gouvernement.
Alors citoyens, mobilisez-vous, signez la pétition !
150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du
système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les
années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des
enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation
et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à
accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en
œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels
soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une
société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace
de Services publics indispensables au développement économique, social
et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de
l’exercice effectif des droits.
L’intérêt général a besoin de personnels dont la
qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de
salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non
de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des
responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de
soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des
fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à
réaliser.
Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons
actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en
privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de
destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique
s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques
publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne
dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par
des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la
Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans
d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela
signifie la détérioration organisée des services rendus au public,
ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables,
à la disparition de nombreuses autres.
Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la
République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis
essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme
une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits
par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses
d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la
santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre
par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public.
Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de
fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il
décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les
collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de
développer de vrais services publics locaux et démocratiques,
programmant le corsetage de l’emploi public territorial.
Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10
octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous
accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État
sur son territoire. »
Nous ne l’acceptons pas !
Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent
quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics
de proximité :
Nous sommes partisans d’une modernisation de la
Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et
destructrice de la société.
Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.
Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.
Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est
là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui
ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.
Nous lançons un appel à une vaste mobilisation
citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice.
Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en
services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des
collectivités locales et la place des agents publics.
Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de
solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous
les services publics.
Pour tout contact
contact@service-public-notre-richesse.fr
Premiers signataires :
* Jean-claude AMARA (Droits devant),
* Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
* Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
* Pierre BAUBY (CELSIG),
* Claude BERNARD (président de l’UNRPA),
* Robert CASTEL (Directeur d’études à l’EHESS),
* André CHASSAIGNE (Président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
* Pierre CONCIALDI (Economiste à l’IRES),
* Annick COUPE (Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires),
* Didier DAENINCKX (Ecrivain),
* Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
* Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
* Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
* Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
* Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
* Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
* Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
* Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l’Homme), *
Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l’Enseignement), *
Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
* Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
* Alain FAUCONNIER (Président d’honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
* Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
* Jacques FOURNIER (Conseiller d’État honoraire),
* Jean GADREY (Economiste),
* Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
* Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
* Pascale GONOD (Professeure des Universités),
* André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
* Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE),
* Jean-marie HARRIBEY (Co-président d’ATTAC),
* Liêm HOANG-NGOC (économiste),
* Yves JEAN (Universitaire),
* Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
* Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
* André LAIGNEL (Maire d’Issoudun, Secrétaire Général de l’ Association des Maires de France),
* Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
* Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
* Florian LECOULTRE (Président de l’Union Nationale Lycéenne),
* Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
* Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
* Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
* Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
* Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
* Mohamed MECHMACHE (Président d’AC Le Feu),
* Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l’éducation),
* Catherine MILLS (Universitaire économiste),
* Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
* Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
* Alain OBADIA (Membre du CES),
* Michel PARTAGE (Président de l’association EAU),
* Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
* Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
* Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
* Jean baptiste PREVOST (Président de l’UNEF),
* Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
* Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
* Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
* Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
* Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l’Institut National de l’Histoire de l’Art),
* Henri STERDYNIAK (Economiste),
* Fodé SYLLA (Membre du CES),
* Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
* Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
* Aurélie TROUVE (Co-présidente d’ATTAC),
* Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l’assurance maladie)
Signer la pétition - Voir les signataires
site du P.C.F

Mis en ligne : 15 avril
Qui oserait encore parler de présidence du pouvoir d’achat ?
Chaque jour qui passe confirme au contraire une entreprise de dépeçage
systématique du pouvoir d’achat populaire.
Pour la carte famille nombreuse, le boulet était passé
très près. Devant le tollé suscité par l’annonce de sa suppression,
Sarkozy a suspendu cette décision quelques heures à peine après que son
ministre des Transports l’eut confirmée. Un week-end plus tard, c’est
Roselyne Bachelot qui monte à son tour à l’assaut et ajuste cette fois
les assurés sociaux entre les deux yeux : désengagement complet de la
Sécu des remboursements des lunettes et des frais d’optique ! Une
véritable provocation au lendemain d’une journée nationale de
mobilisation des maladies contre les franchises médicales.
Mais pour le gouvernement, taxer les salariés ne suffit
pas, il faut en plus les culpabiliser, les montrer du doigt pour
justifier le recul de leurs droits. Au moment même où le Parlement
entame la discussion d’un projet de loi prétendument destiné à
« moderniser le marché du travail », on apprend qu’il concocte un
projet de sanctions, avec perte des allocations, à l’encontre des
chômeurs qui refuseraient deux offres d’emplois si celles-ci ne sont
pas inférieures à 70% de son salaire antérieur et localisées jusqu’à
deux heures de son domicile.
C’est paraît il les nouveaux critères de ce que le
gouvernement baptise d’un nouveau sigle, OVE, une offre valable
d’emploi. Le salarié chômeur, taillable et corvéable à merci, un rêve
auquel le patronat a moins que jamais renoncé. Quant au projet de loi
lui même, qui s’appuie sur une négociation menée le couteau sous la
gorge entre les syndicats et le MEDEF, il n’apporte en rien la
sécurisation des parcours professionnels annoncée mais, à y regarder de
près, plutôt tout le contraire : des contrats fragilisés, des périodes
d’essai allongées…
Et Laurence Parisot n’y voit qu’un début : »Il faut
dédramatiser, il va falloir continuer à s’adapter à la globalisation »,
déclare-t-elle… La globalisation, justement, parlons en. C’est elle qui
provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce
moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir
les marchés, a oublié de nourrir les hommes !
Celle qui a entraîné les marché dans une folle
spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité au point de
menacer aujourd’hui, aux dires de l’ONU, plus de trente pays de très
graves déstabilisations. Celle qui organise de plus en plus la
localisation des activités industrielles en fonction d’un critère
unique, le dumping salarial, comme on vient de le voir encore avec la
grève des ouvriers de Dacia. Celle qui pour éponger les énormes masses
financières englouties dans les faillites bancaires provoquées par la
crise des subprimes américains serra partout le robinet des crédits et
des dépenses publiques.
La « modernisation du marché du travail », ce serait donc cela : s’adapter encore et encore à cette globalisation capitaliste…
Mais qui ne voit qu’à l’origine de tous ces ravages, il
y a toujours la même obsession de rentabilisation financière des
marchés, des territoires, des mains-d’oeuvre ? Et il faudrait
s’enfoncer encore dans la mise en concurrence, sacrifier nos acquis,
nos atouts, griller nos potentiels, « flexibiliser » les vies plutôt
que protéger leur développement. Déséquilibrer toujours davantage le
contrat de travail entre patron et salarié au détriment de ce dernier,
ce n’est pas préparer l’avenir, c’est marcher à reculons de l’histoire.
La droite et le patronat se vantent souvent d’être ceux
qui ont les pieds sur terre et regardent les réalités en face. En ce
moment, c’est le sentiment exactement inverse que donne la politique
gouvernementale : celle d’un train fou lancé à pleine vitesse qui
entraîne notre pays dans un terrible crash humain et financier.
site du P.C.F
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