Communauté urbaine d’Arras

Rupture ou simple entracte dans une gestion anti-démocratique ?
Pour la première fois depuis qu’existent la Communauté urbaine d’Arras et le district qui l’a précédée, les notions de droite et de gauche y ont fait surface.
Pour la première fois la désignation du président a donné lieu à une véritable élection avec deux candidats en lice.
C’est une rupture historique avec des décennies d’une pratique consensuelle qui voulait qu’on s’arrange en coulisses pour se partager le gâteau.
Ulcéré par sa déconfiture aux municipales d’Arras, et tirant les leçons d’une trop apparente connivence avec la droite au sein de la CUA, le parti socialiste a chargé J.P. Deleury, le maire de St Laurent-Blangy, de rompre les amarres. Il a fait, au nom de ses camarades, acte de candidature contre le président sortant dont il s’accommodait depuis 13 ans.
Il tint à donner publiquement une signification politique à sa décision, tout en affirmant cependant qu’il s’engageait à poursuivre une gestion consensuelle de la Communauté.
JM Vanlerenberghe, le sénateur maire MODEM d’Arras, après avoir vanté le bon travail réalisé ensemble jusqu’à présent, réitéra sa volonté de continuer comme par le passé, récusant tout caractère politique de sa candidature
Ils avaient tous les deux, dans les jours précédents, fait le tour des popotes pour s’assurer les voix des maires, surtout ceux des petites communes dont les appartenances politiques sont moins affichées.
On devinait que ce serait serré, et ce le fut à souhait, puisque cela se joua à une voix près et suite à deux tours et beaucoup de palabres et tractations dans les couloirs.
Finalement, la droite qui ne veut pas dire son nom, l’emporte par 37 voix contre 36.mais le reste de l’exécutif est à nouveau reconstitué sur la base du consensus
Pour mener quelle politique ?
Tout le monde l’ignore car les quelque 90 000 habitants de la CUA n’ont jamais eu leur mot à dire sur la gestion et les projets d’une collectivité territoriale qui pèse de plus en plus sur leur devenir.
Les candidats aux municipales, appelés à devenir conseillers communautaires sont restés partout muets sur ce qu’ils feraient une fois désignés à ce poste.
La CUA, gère un budget de 100 millions d’€ et ses compétences (plans d’occupation des sols, l’environnement, écoles, voieries, développement économique etc…) surplombent de plus en plus celles des communes. Or les populations sont tenues dans l’ignorance des choix de leurs mandataires à ce .niveau.
Les 2 candidats se sont contentés de dire qu’ils étaient tous deux opposés à l’élargissement de la CUA. On sait pourtant que celle-ci qu’elle s’est constituée apparemment de bric et de broc mais en réalité au gré des exigences de la CCI qui lorgnait avant tout vers les communes en bordure des autoroutes.
Jusqu’où l’épisode de l’élection du président laissera-t-elle des traces, on ne sait, mais il serait temps d’en finir avec une gestion manifestement anti-démocratique où, sous prétexte d’un consensus hypocrite, tout se décide en dehors des citoyens.
Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi ce qui est de gauche ou de droite à Arras Achicourt ou St Laurent-Blangy deviendrait sans couleur ni saveur au-delà.
C .L
Blog P.C.F ARRAS



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