vendredi 7 mars 2008
(09h09) : DATI EXPULSE LA TELE LIBRE? (video)
Aaaaaah Dati, si je devais établir
un classement des ministres qui m’horripilent, ils y seraient tous
évidemment, mais je la mettrais sur la première marche du podium.
LaTéléLibre a fait les frais de son "service d’ordre". Surtout, rester zen !
Dans le VIIème
arrondissement, on empêche la presse de filmer et on la sort de force,
mais on reste chics. Alors que La Télé Libre couvrait une réunion de
campagne publique de Rachida Dati dans une école élémentaire, les
jeunes militants UMP du VIIème ont décidé que nous ne filmerions pas,
et nous ont fait expulser.
Mercredi 5 mars, réunion publique de
Rachida Dati, candidate à la Mairie du VIIème, dans une école
élémentaire de l’arrondissement. La salle est comble, des manteaux de
fourrure, des sacs Vuitton, et La Télé Libre.
« Jeunes populaires »
D’autres caméramans sont présents,
sympathisants UMP ou bloggeurs, et nous filmons depuis plus d’une
heure, quand quatre jeunes militants commencent à entourer le caméraman
de La Télé Libre, Adrien Rappoport, et à lui boucher délibérément
l’objectif. Il s’écarte, cherche un autre endroit pour filmer, mais les
« jeunes populaires du VIIème » (sic) reviennent devant lui, et donnent
de petits coups dans la caméra, de sorte qu’aucun plan ne soit
exploitable. Interrogés sur leur comportement, ils nous disent de nous
taire, et d’arrêter de perturber la réunion.
« Elle veut pas »
Nous tentons péniblement de trouver un
autre emplacement sans faire de vagues, pour ne pas justifier une
expulsion, quand un garde du corps se place à son tour devant la
caméra, un grand sourire aux lèvres. « Elle veut pas », nous
murmure-t-il. Pas d’autre explication, mais un « On en parlera tout à
l’heure » plein de promesses.
Quand la ministre parle, on se tait et on ne filme pas
Comprenant bien qu’ils nous rendront le
tournage impossible, nous faisons le choix, à tort peut-être, de ne pas
crier au scandale. Nous voulons filmer, coûte que coûte, puisqu’ils ont
décidé de nous en empêcher. Dans la salle bondée, constamment entourés
par les jeunes militants UMP et bousculés par le garde du corps, nous
cherchons en vain un coin tranquille. Le colosse nous bouscule,
toujours avec le sourire, et nous ordonne de nous taire. « On ne vous a
jamais appris qu’il fallait se taire quand la ministre parle ? »
Expulsion
Pris à témoins, plusieurs personnes
nous répondent que nous sommes les fauteurs de trouble. Rachida Dati
jette vers nous un regard inquiet. Mais les jeunes populaires ont bien
fait leur travail : la salle nous regarde comme des perturbateurs, et
personne ne sourcille quand nous sommes expulsés par des agents. Huit
personnes, dont on ne sait s’ils sont de la police ou de la sécurité, à
l’exception d’un seul qui sort une carte de police. Ils nous laissent
le choix entre la fuite ou le poste de police. Aucune raison à notre
expulsion ne sera donnée.
Peur de la « petite phrase » ?
Pourquoi nous a-t-on empêché de filmer
? La peur de la « petite phrase » est certainement grande à l’UMP
depuis que les dérapages de Rama Yade, Françoise de Panafieu, Jean
Marie Cavada, et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés joués en boucle sur
Internet et les chaînes d’information. Mais mercredi soir, aucune autre
caméra que la notre n’a été bousculée. Nous filmions pourtant
exactement comme les autres. La seule différence, c’était l’autocollant
Télé Libre.
Précédent
Il semblerait que la ministre ait gardé
une dent contre La Télé Libre depuis avril 2007 et la diffusion d’une
séquence où elle plaisantait sur « la rénovation urbaine à coup de
karcher. » Rien de grave pour son image, juste une blague qu’elle
pensait « off ». Dès lors, pourtant, la garde des sceaux a
systématiquement refusé de parler à la Télé Libre. En décembre une
invitation à la présentation de ses pôles anti-discrimination place
Vendôme nous avait fait croire que l’incident était clos. Mais une fois
son allocution terminée, elle avait catégoriquement refusé de nous
parler : « La Télé Libre non, j’ai un précédent. »
Pour mémoire, voici “la bonne blague au karcher de Rachida Dati”, un
des scoop de LaTéléLibre. Celle qui n’était encore que porte-parole du
candidat Sarkozy, se défendra en déclarant que cette phrase avait été
“sortie de son contexte”. Réaction que nous avions bien sûr diffusée
sur ce site.»
Colombie : 300’000 manifestants pour les victimes des violences
Bogota - Quelque 300’000 personnes se sont
rassemblées à Bogota et dans une vingtaine de villes colombiennes.
Elles manifestaient en faveur des victimes des groupes paramilitaires
et des “crimes de l’Etat” colombien.
Ces manifestations témoignaient de la solidarité des
Colombiens avec les “quatre millions de personnes déplacées, les 15’000
disparus et les 3000 personnes enterrées dans des fosses communes par
les paramilitaires”, ont expliqué les organisateurs, le Mouvement des
victimes de crimes d’Etat.
“Plus de paramilitaires, plus de massacres et plus
d’impunité”, pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants,
souvent vêtus de noir.
Des centaines de familles de victimes des groupes
paramilitaires ou des exactions de l’armée colombienne, qui a souvent
collaboré avec ces milices d’extrême-droite, brandissaient les photos
de leurs parents tués ou portés disparus.
A Bogota, les défilés ont convergé vers la place
Bolivar, où des centaines de silhouettes de victimes ont été dessinées
au sol à la craie. Selon la municipalité, plus de 200’000 personnes ont
manifesté dans la capitale. La police a procédé à une dizaine
d’arrestations.
En province, quelque 100’000 personnes au total ont défilé, indiquent les télévisions.
Ce jeudi 6 mars à 15 h, les retraités étaient nombreux à se presser devant la Préfecture d'Arras où une délégation a été reçue.
Les Communistes arrageois étaient présents, en particulier les candidats de la liste de Gauche.
Dénonçant « l’injustice faite
aux retraités », CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU; SUD… avaient appelé
à une « journée nationale d’actions ».
Le pouvoir d’achat des
retraites est en effet de plus en plus réduit. Alors que le taux de
pauvreté chez les plus de 65 ans était de 14 % en 2004, il est
désormais de 16 %.
- Depuis 1993, les pensions ne sont plus indexées sur les salaires.
- Les impôts que sont la CSG et la CRDS pèsent sur de nombreux retraités.
- Depuis les « réformes » de 1993, puis de 2003, les règles de liquidation des retraites ont été durcies.
- La récente hausse des prix et les franchises médicales touchent fortement le budget des retraités.
Premiers touchés évidemment :
les pensionnés modestes : 17% des retraités de droit direct perçoivent
moins de 600 € par mois, plus de 600 000 doivent se contenter de tout
ou partie du minimum vieillesse. En particulier, les femmes continuent
à percevoir des retraites inférieures de 38 % à celles des hommes.
Il y a quelques jours, le
premier ministre François Fillon a proposé de maintenir le minimum
vieillesse sous le seuil de pauvreté européen jusqu’en 2012. De qui se
moque la droite ? Pour sortir les retraités pauvres de leur misère
actuelle, il faut une augmentation de 30% immédiatement.
Pour financer cette mesure de
solidarité élémentaire, le PCF propose un prélèvement de cotisations
sur les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux
que celles prélevées sur les salaires (Elles sont jusqu’ici exemptées
de toute contribution au financement de la protection sociale, y
compris les retraites).
Au moment où les banques
jouent à coup de milliards sur les places boursières, et qu’on parle
beaucoup de « caisse noire » du MEDEF, il est urgent de rappeler que
ces masses colossales d’argent pourraient sortir les retraités de la
misère.
Entretien avec Efraïm Davidi de la direction du Parti communiste israélien.
Comment analysez-vous ce qui se passe actuellement à Gaza ?
Efraïm Davidi. C’est un véritable massacre qui est perpétré. L’armée israélienne ne prend pas seulement pour cible les combattants du Hamas ou les dirigeants politiques de cette organisation, mais aussi la population civile. L’armée israélienne commet des crimes de guerre.
Une majorité d’Israéliens veut le cessez-le-feu et des négociations publié le jeudi 6 mars 2008
Entretien avec Efraïm Davidi de la direction du Parti communiste israélien. Comment analysez-vous ce qui se passe actuellement à Gaza ?
Comment comprendre la stratégie du gouvernement israélien qui parle de paix et lance des offensives militaires ?
Efraïm Davidi. Il faut juger sur les faits. Le gouvernement d’Israël parle de la paix mais il fait la guerre. Nous pensons qu’il ne faut pas parler de la paix, il faut faire la paix. Malheureusement le gouvernement israélien et le premier ministre parlent de paix, de pourparlers de paix, d’un État palestinien. Mais dans les faits le gouvernement fait tout pour empêcher le processus de paix et la création d’un État palestinien.
Quel est l’état d’esprit qui prévaut dans la société israélienne ?
Efraïm Davidi. On assiste à quelques évolutions. Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz vendredi dernier, 65 % de la population israélienne veut qu’il y ait un cessez-le-feu et que des négociations s’engagent avec le Hamas. Il y a donc un décalage entre d’un côté la population qui veut en finir avec la guerre et l’occupation et de l’autre côté le gouvernement. On a la guerre au Liban en juillet 2006. Et il y a un danger réel que ce qui se passe à Gaza devienne le Liban 3 du point de vue de la population civile.
Que fait le Parti communiste israélien ?
Efraïm Davidi. Depuis vendredi matin nous avons organisé des manifestations dans de nombreuses localités israéliennes, à Haïfa, Nazareth, hier c’était à Tel-Aviv, aujourd’hui à Jérusalem. Le mouvement La Paix maintenant appelle aussi à manifester mais pas avec nous. Cette organisation a comme position la restitution de tous les territoires occupés, de Jérusalem-Est, et prône le dialogue avec les Palestiniens, y compris le Hamas. Mais il faut savoir par exemple que la ministre de l’Éducation nationale, Yuli Tamir, est une des fondatrices de La Paix maintenant, que le ministre de la Défense, Ehud Barak, est du Parti travailliste. Or ce parti est très actif au sein de la Paix maintenant. Il y a donc une différence politique majeure entre nous.
“Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien”
de Marie-Monique Robin.
Une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale,
Une multinationale productrice de l’agent orange
(défoliant contenant de la dioxine en dosage pathogène et mortel
utilisé par les Américains pendant la guerre du Vietnam), productrice
de la dioxine, de l’hormone de croissance, du Round Up et des OGM.
Les résultats de l’enquête, menée depuis quatre ans,
sont implacables. Nous vous invitons à faire circuler l’information, à
soutenir ce film et le livre (plus complet) qui va paraître aux
Editions de la Découverte le 6 mars.
Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne
sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de
pression et n’hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d’une
manière ou d’une autre comme l’illustre le film : sa diffusion la plus
large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et
l’avenir du film. Le DVD va être disponible dès le 11 mars en
exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et
Découverte.
En attendant, ne ratez pas la diffusion sur ARTE le 11 mars à 21 heures, faites circuler l’information