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Alerte sur la planète alimentaire .

Par domik27 :: 21/03/2008 à 21:50

Enquête . Blé, riz, maïs, soja… Les prix des matières premières agricoles explosent sous l’effet de la pénurie et de la spéculation. Les dirigeants européens semblent inconscients des menaces.

Au début de ce mois de mars, la tonne de blé français rendue au port de Rouen était vendue 284 euros, soit un doublement du prix en moins de deux ans. 284 euros, c’était aussi le prix du blé en août 2007 après des récoltes moins abondantes que ne le laissaient prévoir les projections du printemps. C’est aussi durant cet été 2007 que les gestionnaires de fonds de pensions et d’autres capitaux en quête de profits rapides se sont davantage intéressés aux matières premières agricoles. Ce prix identique en mars 2008 et août 2007 était supérieur de 40 % à celui de novembre 2007 et de 15 % à celui de janvier 2008. On appelle cela la volatilité des cours. Le phénomène est assez nouveau sur les céréales et les oléagineux après des années de prix stables et relativement bas. Désormais, l’offre peine à suivre la demande sur les marchés mondiaux.

Les capitaux spéculatifs parient sur les céréales

Quand le blé français a été récolté en août 2007, les cours élevés traduisaient la crainte d’une pénurie à venir, les stocks mondiaux étant inférieurs à deux mois de consommation. Quand les prix du marché ont baissé de 40 % en novembre, cette baisse était imputable au niveau élevé de l’euro et aux qualités boulangères relativement faibles des blés français par rapport à leurs concurrents en provenance des États-Unis, du Canada, d’Ukraine, de Russie ou du Kazakhstan. Quand l’Ukraine et le Kazakhstan ont décidé de taxer leurs propres exportations de blé pour contenir la hausse des prix sur leur marché intérieur, le blé français s’est à nouveau mieux vendu malgré sa qualité moyenne.

Aujourd’hui, plusieurs pays importateurs net de céréales n’ont pas encore couvert tous leurs besoins. Le blé français, boudé en automne 2007, trouve donc preneur au printemps 2008 avec des prix en forte hausse. L’Égypte n’avait rien acheté à la France après la récolte, en dépit de la proximité géographique du blé français. Elle vient de commander 120 000 tonnes et ce n’est peut-être qu’un début. Car le blé américain de haute qualité coûtait 882 dollars la tonne en février et l’équivalent qualitatif du blé français était à 470 dollars la tonne sur le marché à terme de Minneapolis.

Qu’il s’agisse du blé ou du riz, les stocks de report de fin de campagne resteront bas en 2008 pour plusieurs raisons. Les grands pays développés négligent les stocks de précaution, à commencer par l’UE. Les pays pauvres n’ont pas les moyens de stocker. 40 % des stocks mondiaux de céréales se trouvent en Chine pour 22 % de la population. Par le passé, ce pays a souvent été touché par les disettes et les dirigeants chinois font en sorte que le pays dispose en permanence d’une réserve stratégique de six mois.

Des hausses plus fortes pour les plus pauvres

Globalement, le prix du riz a doublé en cinq ans sur les marchés mondiaux pour se situer à 393 euros la tonne en moyenne au mois de décembre 2007. L’offre peine à suivre l’évolution de la demande depuis plusieurs années. L’urbanisation rapide de la Chine et de l’Inde diminue les surfaces agricoles de ces deux pays. Comme la productivité de la culture rizicole était déjà élevée, elle progresse désormais moins vite que la population mondiale alors que cette céréale constitue la nourriture de base d’un humain sur deux.

Les conséquences de ces hausses de prix sont dramatiques pour les pays pauvres importateurs net de céréales et encore plus pour les populations les plus démunies de ces pays pauvres. Le mois dernier, les responsables du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU ont fait savoir qu’ils ne pourraient bientôt plus nourrir les 78 millions de personnes secourues dans 78 pays faute de trouver 500 millions de dollars pour faire face à la hausse des cours des céréales. Les populations des pays pauvres subissent désormais une inflation annuelle à deux chiffres sur les produits alimentaires. En France, les principales victimes sont aussi les ménages modestes. Car la hausse des prix touche d’abord les produits alimentaires de base comme les pâtes, le pain, les produits laitiers, les viandes blanches. Ensuite, les prix d’entrée de gamme sont les plus touchés par la hausse en raison de la faible marge des industriels qui produisent des denrées de « premiers prix » sous la coupe des grandes surfaces. Enfin, moins le ménage a de revenus, plus la part de l’alimentation grève son budget.

La stratégie de l’OMC

est un facteur aggravant

La situation totalement inédite que connaît la planète alimentaire en ce début de XXIe siècle inquiète les agronomes. Ils suggèrent volontiers qu’il conviendrait de prendre des décisions politiques pour assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples mais restent néanmoins timides dans l’interpellation des décideurs politiques. Or, pour chaque pays, ou groupe de pays insérés dans une zone de libre-échange, il devient urgent de protéger son agriculture de la concurrence sauvage d’un marché mondialisé capable de provoquer des augmentations fulgurantes de prix, bien que les transactions demeurent marginales sur ce marché au regard de la consommation globale.

Pour lutter contre ces hausses sensibles sur son marché intérieur, l’Argentine vient de taxer ses propres exportations à hauteur de 44 % pour le soja, 39 % pour le tournesol, 27 % pour le blé et 24 % pour le maïs. Au point de provoquer la colère des fermiers qui font la grève des livraisons depuis le 13 mars. Mais la décision des autorités argentines montre bien la l’absurdité du mandat donné par l’Union européenne au commissaire Peter Mandelson pour tenter d’arracher un accord à l’OMC en faisant baisser les tarifs douaniers agricoles à l’entrée de l’Europe de 50 % à 70 % quand les pays exportateurs taxent leurs propres exportations pour contenir chez eux l’inflation sur les produits alimentaires.

L’exemple argentin montre aussi à quel point la théorie des avantages comparatifs, inventée par l’économiste anglais David Ricardo au début du XIXe siècle, est inopérante et dangereuse concernant la production agricole et le commerce des denrées alimentaires. Du temps de l’expansion des empires coloniaux, elle fit de nombreux adeptes dans les sociétés capitalistes naissantes. Il s’agissait alors d’écrémer les richesses minières et agricoles sur une planète qui comptait à peine un milliard d’habitants contre plus de 6 milliards aujourd’hui et 9 milliards dans moins de cinquante ans.

Mise en concurrence

et risques de famines

Mais c’est toujours en héritiers spirituels de David Ricardo que raisonnent les négociateurs de l’OMC quand ils jouent la carte de la baisse des tarifs douaniers agricoles pour mieux promouvoir les intérêts des multinationales de l’industrie de pointe et de la finance. Or cette mise en concurrence brutale ruine rapidement des millions de paysans à travers le monde et risque de déboucher demain sur des pénuries alimentaires et des famines, de favoriser de nouvelles spéculations sur les prix.

Il y a urgence à sécuriser les approvisionnements alimentaires en augmentant les stocks de sécurité de céréales et d’oléagineux qui se conservent facilement en silos d’une récolte à l’autre. Ce genre de décision appartient aux responsables politiques. Ceux des 27 pays membres de l’Union européenne sont en dessous de tout dans ce domaine. Ils ont à la fois abandonné tout travail de réflexion sur le sujet et délèguent l’essentiel de leur pouvoir de décision à une Commission européenne ultralibérale, incompétente sur les dossiers agricoles, infiltrée jusqu’à la moelle par des lobbies industriels et commerciaux potentiellement corrupteurs. Jusqu’à quand cela va-t-il durer ?

Gérard Le Puill

l' Huma du 20 / 03 / 08

MBDA France : Maniff dans la zone industrielle ( PLESSIS ROBINSON )

Par domik27 :: 21/03/2008 à 21:17

> Bonjour,
>
> Tout d'abord, nous avons été contacté par d'assez nombreux médias : "Le parisien" était présent au Plessis, l'AFP et France Bleue Ile de France ont appelé, "La Nouvelle République" était à Bourges et des contacts devraient avoir lieu avec France 3 Centre.

> Les photos en pièces jointes ont été prises par William (les camarades de l'UL en ont pris aussi...on attend qu'ils nous les envoient). Nous étions donc plus de 300 salariés MBDA France dans les avenues de la zone industrielle du Plessis Robinson (92), pour manifester notre mécontentement à la politique salariale signée par 2 organisation syndicales minoritaires (CGC et FO)... qui ont été huées par les salariés.

> Slogans : "Bouvier, notre blé", "Augmentez les salaires, pas les actionnaires", "On veut notre dû".

> En revenant dans l'entreprise, nous avons défiler dans le site : Bat A 5e étage, à la direction générale... où notre PDG était absent. Puis au bat C rdc, à la DRH... où les directeurs n'étaient pas là non plus. Pour finir au bat P, vers les locaux syndicaux, où les salariés ont voulu voir où se trouvaient les syndicats signataires.

> Tout s'est passé dans le calme et s'est terminé par la promesse de poursuivre le mouvement et d'engager très rapidement une consultation pour savoir si nous engageons un processus d'opposition majoritaire (nous avons jusqu'à jeudi 27 mars pour déposer le dossier si la majorité se dégageait). Ce qui nous oblige à trouver une solution pour consulter l'ensemble des salariés sur les 3 sites.

> Au Plessis, nous nous réunissons avec la CFDT, vendredi 21 à 14h30, pour réfléchir à une solution simple mais efficace pour la consultation.

> Pour Bourges, entre les présents au débrayage et les équipes sorties plus tôt, la mobilisation peut être estimée à une centaine de personnes. Il ont rencontré leur direction (je laisserais Laurence ou Pascal donner les précisions nécessaires s'ils pensent que c'est nécessaire.

> Bravo à nous tous.

> Maintenant, réfléchissons à la meilleure façon de mobiliser plus largement encore.

> Salut

UL C.G.T  PLESSIS ROBINSON

Mort de Chantal Sébire : de l'émotion et des intérogations .

Par domik27 :: 21/03/2008 à 5:09

Bobigny prend un nouvel arrêté contre l'exclusion locative .

Par domik27 :: 21/03/2008 à 4:58

Mis en ligne : 20 mars

Le 14 mars 2008 , à la veille de la reprise des expulsions locatives, la maire réélue de Bobigny, Catherine Peyge, signe un nouvel arrêté pour interdire les expulsions locatives, premier acte politique du nouveau conseil municipal.

La fin de la trêve hivernale marque le retour de l’incertitude, parfois du cauchemar pour les familles menacées d’une expulsion locative.

À télécharger

Comme les années précédentes, Bobigny s’engage ainsi pour le droit de vivre dignement. La loi sur le droit opposable au logement ne doit pas rester une coquille vide : il faut le rendre concret en arrêtant la machine à exclure les familles qui, faute de ressources suffisantes, ne peuvent accéder à ce droit constitutionnel.

À travers ces arrêtés, « nous nous opposons à des pratiques inacceptables » souligne Catherine Peyge. Et d’affirmer, prenant l’exemple du 115 et des ‘hôtels sociaux’, que « les expulsions et les dégâts humains qu’elles provoquent coûtent infiniment plus cher qu’un maintien dans les lieux, avec un accompagnement social adapté. »

C’est la cinquième année que la Ville de Bobigny prend de tels arrêtés ; ils ont, jusqu’à présent, été systématiquement annulés par le Tribunal administratif, sur requête du Préfet. Dans le cadre de la mise en oeuvre du droit au logement opposable, l’Etat continuera t-il de traîner en justice comme des hors-la-loi les communes qui prennent de tels arrêtés ? Ou sera-t-il cohérent avec ses objectifs et suspendra toutes expulsions locatives pour raisons économiques et sociales ?

Bobigny, le 14 mars 2008

La caisse noire des patrons : Les millions du lobbying politique .

Par domik27 :: 21/03/2008 à 4:48

Mis en ligne : 20 mars

Laurence Parisot, dans le rôle de la grande moraliste, prétend n’avoir rien su de l’existence d’une caisse noire de 600 millions d’euros gérée en douce par la fameuse UIMM (la métallurgie), une des plus puissantes organisations du MEDEF. Elle prétend aussi n’avoir jamais eu connaissance des retraits en espèces effectués dans ce pot par Gautier-Sauvagnac.

Bref ce serait chez les patrons la lutte de la jeune garde contre la vieille garde, du 21è siècle contre le 19è, de l’économie des services de demain contre le monde industriel d’hier, des zorros de la transparence contre les seigneurs de l’opaque.

Qui peut croire cette fable ?

Reste que depuis l’irruption de l’affaire il y a six mois sur le devant de la scène, les noms des destinataires des valises de billets sont toujours inconnus au bataillon. Dans une chronique du journal Les Echos, on lit : « Comment la présidente du MEDEF a pu découvrir si tard ce que tout le milieu savait déjà ? » Quel aveu !

De fait, le syndicat patronal ne s’est jamais privé de mettre en œuvre tous les moyens pour défendre les intérêts de ses mandants. Parisot n’a sans doute pas oublié le tabac qu’elle avait fait à l’assemblée générale du MEDEF dans le Doubs en janvier 2006 en lançant sous les vivats : « Nous sommes engagés résolument dans le lobbying parlementaire et politique ».

Et ce n’est un secret pour personne que des députés et des sénateurs ont pour le MEDEF l’oreille la plus attentive et ont l’art des amendements aux textes qui roulent pour ces messieurs des entreprises : Charles-Amédée de Courson, Hervé Mariton, Louis Giscard d’Estaing, Aymeri de Montesquiou, Olivier Dassault, on en passe et des meilleurs, sont ainsi dans les petits papiers du MEDEF.

On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… Alors recruter des commandos de petites frappes contre les piquets de grève, alimenter les comptes des patrons qui font face à un conflit, acheter des journalistes (ou des syndicalistes de peu), faire le siège des préfectures ou des ministères relève de la panoplie classique. Cela s’appelle la lutte des classes.

Et les citoyens ne s’y trompent pas. Dans un sondage CSA/L’Humanité, une grande majorité d’entre eux estiment que cette faire de caisse noire est grave, que la direction du MEDEF était au courant. Sarkozy, ami des grands affairistes, vient d’ailleurs de payer cette complicité, dans les urnes.

site du P.C.F

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