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blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
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Hier soir, à la fin du conseil municipal, j'ai
voulu parler à l'adjoint au logement de la ville pour qu'il reçoive une
personne retraitée expulsée qui dort dans un garage depuis plusieurs
jours.
Voici ce qu'il m'a répondu : “vous savez pourquoi elle a été
expulsée ? Non, vous ne savez pas, mais je ne peux pas vous le dire.
Vous feriez mieux de vous occuper d'autres gens que ça. Jamais je ne la
relogerai ici. Elle n'a qu”à aller à Malakoff, ça vous fera une voix de
plus.”
Sans commentaire.
Si, juste un : à quoi servent les élus s'ils ne sont pas à l'écoute
des plus démunis ? Des propos intolérables, qui appellent des actions
plus fortes pour faire respecter le droit au logement !
Par Lysiane dans Vu d'Issy
Blog du P.C.F ISSY LES MOULINEAUX
AFFLUENCE "SYNDICALE" RECORD AU MONDIAL DE L’AUTO (Reportage photo) vendredi 10 octobre 2008 -16:46 Salariés en colère Porte de Versailles de Bellaciao Les salariés de très nombreuses usines de la filière auto en France s’étaient donné rendez-vous pas loin de France Télévisions "histoire que cette fois les journalistes nous voient bien" dit Jean-Jacques (CGT Renault). Derrière le pont du Garigliano, environ 4.000 salariés principalement des syndicalistes de la CGT (fédérations métallurgie, verre, chimie), de Renault (Flins, Sandouville...) Valéo, Goodyear (Amiens), Peugeot PSA, Ford (Blanquefort), Autolav, Automotiv, Bosch etc... se rassemblaient avant que soit donné le départ d’une manifestation qui s’annonçait déjà comme déterminée. "On n’a pas fait des centaines de bornes en bus ou en train pour enfiler des perles" lâche une salariée. "On veut rentrer au Salon et on VA rentrer au Salon, min tiot" me dit Gérard, du Nord, l’oeil pétillant. Quelques drapeaux CFDT et Sud font des taches de couleur dans ce cortège rouge. Lire la suite -
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samedi 11 octobre 2008
EN KIOSQUE, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX
FACE À LA CRISE
Sans rien attendre des résultats du G7, les bourses continuent de
plonger… Des milliards injectés dans la finance. Les pays pauvres
abandonnés.
Entretien avec Aminata Traoré. La militante altermondialiste, ex-ministre de la Culture du Mali craint que les peuples du sud ne paient la facture.
L’angoisse des ONG : que les pays émergents paient lourdement la crise faute de fonds alors que l’urgence pointe dans plusieurs régions du monde.

L’HUMANITÉ DES DÉBATS
COMMENT CONSTRUIRE L’UNITÉ SYNDICALE ?
Table ronde avec :
Annick Coupé, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires.
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT.
Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT.
Yves Veyrier, secretaire confédéral de FO.
Et les points de vue de :
Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération des activités postales CGT.
Éric Thouzeau, membre du bureau de l’Ugict-CGT.
FACE À LA CRISE : FAUT-IL AUGMENTER LES SALAIRES ?
Les points de vue de :
Jacques Attali, économiste, président de Planet Finances.
Laurent Cordonnier, économiste, enseignant à l’université de Lille 1.
Pierre Duharcourt, économiste, universitaire, membre du Conseil économique et social.
Philippe Manière, économiste, directeur général de l’Institut Montaigne.
MARX : SES MOTS N’ONT PAS D’ÂGE
Par Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.
LA CRISE, BHL ET HOUELLEBECQ…
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.
Et aussi…
MARTTI AHTISSAARI, PRIX NOBEL DE LA PAIX
L’ancien président finlandais a été couronné pour ses nombreuses
médiations à travers le monde au cours des trentes dernières années.
Notre portrait du nouveau Prix Nobel.
SUICIDES EN PRISON : UNE PRÉVENTION TROP LACUNAIRE
Un adolescent qui meurt, un autre dont la survie reste incertaine. Le
bilan enregistré cette semaine dans les prisons françaises n’es pas
reluisant. L’Observatoire International des Prisons dénonce l’indigence
des politiques de prévention du suicide dans les lieux de détention.
OÙ EN SONT LES BLEUS ?
Les tumultes sur le sort de Raymond Domenech ont masqué les
incertitudes de l’équipe de France avant le match déjà décisif face à
la Roumanie.
REGAIN DE TENSION AUTOUR DU KOSOVO
La décision du Monténégro et de la Macédoine de reconnaître
l’indépendance de l’ex-province serbe suscite la colère de Belgrade.
DU CYCLISME AVEC UN GRAND PLATEAU
Le 17e Grand Prix de l’Humanité réunit champions du monde et médaillés olympiques dans la Stadium de Bordeaux, menacé par la mairie…
LE 104 OUVRE SES PORTES
Ce nouveau lieu, en plein cœur du 19e arrondissement de Paris, dédié
aux arts affiche de grandes ambitions et suscite de nombreuses craintes.
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Dossiers

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Explication de vote par Roland MUZEAU, Député PCF des Hauts-de-Seine, porte parole des députés Communistes et Républicains

Nous avons eu maintes fois l'occasion de vous le
dire au cours de ce débat, Monsieur le Haut Commissaire, nous aurions
pu nous laisser séduire par le principe du RSA, si vous n'aviez accepté
d'avaler autant de couleuvres et si le RSA n'était lui-même devenu au
fil du temps et de votre participation au gouvernement tout autre chose
que ce que les travaux de la commission que vous animiez en 2005
pouvait laisser espérer.
Le RSA n'est plus l'outil de lutte contre la pauvreté qu'il se
promettait d'être. Il n'est devenu qu'un dispositif de plus dans la
stratégie gouvernementale de casse du droit du travail et de
précarisation de l'emploi.
Le RSA se situe désormais dans la continuité des
dispositifs qui tels la Prime pour l'emploi ou les exonérations de
charges patronales sur les bas salaires ont contribué au développement
du phénomène contre lequel il prétendait lutter, celui de la pauvreté
laborieuse.
Vous ne proposez en effet, au fond aujourd'hui, que d'en remettre
une couche, que d'inciter les entreprises à proposer des petits boulots
mal payés, avec la bénédiction et l'appui financier de l'Etat, c'est à
dire qu'en échange de quelques dizaines d'euros supplémentaires, les
allocataires du RSA seront demain contraints d'accepter n'importe quel
petit boulot, n'importe quelles conditions de travail et devront par
surcroît renoncer à tout espoir de sortir un jour de la précarité. Nous
ne voyons donc pas bien en quoi votre mesure constitue un progrès !
Soulignons-le avec force, nous ne pouvons accepter le chantage
politique auquel vous vous livrez ni ne pas dénoncer l'imposture qui
consiste à présenter le RSA comme une révolution sociale, alors qu'il
va conduire à enfermer toujours davantage les 7 million de travailleurs
pauvres dans la pauvreté et la précarité, sans connaître aucune
amélioration sensible de leurs conditions de vie.
Vous prétendez que le RSA va permettre de réduire la pauvreté. Comme
beaucoup, nous contestons cette analyse. A court comme à long terme,
l’effet du RSA sera quasiment nul. Rien n’est prévu, en effet, pour les
millions de bénéficiaires de minima sociaux qui ne sont et ne seront
pas en situation de reprendre un emploi, à commencer par les personnes
âgées pauvres, ni pour les 18-25 ans et les chômeurs non ou peu
indemnisés.
Le RSA est ensuite insuffisamment doté. Les quelques 1.5 milliards
d'euros dont il est question, et qui auront suscité tant de débats,
demeureront insuffisants à permettre aux bénéficiaires d'espérer
davantage en travaillant que le seuil de pauvreté, que vous érigez
semble-t-il au passage en une forme de SMIC des pauvres !
J'ouvre une parenthèse pour souligner que le débat sur le
financement du dispositif aura été éclairant. Il aura permis à nos
concitoyens d'observer combien le gouvernement et sa majorité sont
viscéralement attachés à préserver les intérêts de la caste de
privilégiés pour laquelle ils travaillent, ces fameux cadre de la City,
sur la situation desquels Mme Lagarde appelle si souvent à verser une
larme, et qu'il conviendrait d'exonérer de toute participation à
l'effort de solidarité nationale. Que nous en venions, en République, à
considérer que les privilégiés constituent une classe de citoyens à
part, qui n'ont aucun devoir, quand on exige par ailleurs des plus
pauvres qu'ils renoncent à leurs droits élémentaires, donne le
sentiment d'une perte totale des repères essentiels à la cohésion
sociale et à la vie de la Nation.
Le RSA se fonde du reste sur l'idée non moins scandaleuse que les
personnes privées d'emploi ne sont pas suffisamment incitées à
retrouver du travail, ce qui revient à dire que d'une manière ou d'une
autre les personnes privées d'emplois sont responsables de leur
situation, que l'inactivité est un choix.
Alors que chaque semaine, des milliers de nos concitoyens sont
victimes de plans de licenciement, se trouvent privées d'emploi sans
que la situation de leur entreprise ne le justifie, cette présentation
du chômage est indécente. Avec le RSA, vous ne proposez en outre à ces
salariés licenciés que de connaître demain le sort des millions de
salariés pauvres, de vivre d'expédients… C’est une politique de
pérennisation des petits boulots et du temps partiel subi. Nous en
refusons catégoriquement les orientations et la philosophie.
Ce dont notre pays a besoin, ce que nos concitoyens attendent, ce
n'est pas que vous incitiez les entreprises à proposer des petits
boulots et contraignez les plus pauvres à les accepter, c'est une
authentique politique de l'emploi.
La priorité doit être aujourd'hui au relèvement des minima sociaux,
au relèvement du SMIC, à la lutte contre l'emploi précaire, à
l'amélioration des conditions de travail, à l'amélioration de l'offre
de formation, à l'allocation de moyens décents aux politiques
d'insertion…
Au prétexte de venir en aide aux plus pauvres, vous ne proposez
aujourd'hui que de faire peser sur eux de nouvelles contraintes, de
nouvelles sujétions. Or la pauvreté est l'affaire de tous. Elle
implique que l'Etat prenne ses responsabilités et qu'il exige également
des entreprises que celles-ci prennent les leurs.
C'est parce que nous refusons que le temps partiel court demeure
l'unique horizon des politiques de l’emploi, l'unique perspective
offerte aux salariés privés d'emploi, que le « travailler peu pour
gagner peu » se fonde en principe de la lutte contre la pauvreté, que
les députés communistes et républicains voteront avec fermeté et
conviction contre ce texte.
Nicolas Maury
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vendredi 10 octobre 2008
EN KIOSQUE, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX
FACE À LA CRISE AUTOMOBILE
L’industrie automobile ressent généralement la première les effets des
ralentissements économiques. Au Salon de l’auto, Nicolas Sarkozy n’a
pas rassurer les salariés. Avec des ouvriers de Sandouville et des élus
communistes, le député Daniel Paul a présenté des propositions.
Notre reportage à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois.
ENTRETIEN AVEC MARIE-GEORGE BUFFET
« Nous subissons une crise d’une exceptionnelle gravité », la secrétaire nationale réagit à la crise financière mondiale, juge les réactions de Sarkozy et avancent des solutions.
JMG LE CLÉZIO, PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE
En distinguant le franco-mauricien, l’Académie suédoise a donné à la
France son quinzième prix Nobel. Il est considéré comme un des maîtres
de la littérature francophone contemporaine.
Le parcours de l’étoile errante de la littérature
Et aussi…
LA COLÈRE DES RETRAITÉS AMÉRICAINS
Après avoir travaillé toute leur vie et cotisé dans les Fonds de pension spéculatifs, ils se voient déposséder de leurs biens.
Notre reportage à New York.
6e JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT
Notre rencontre avec l’avocat de Mumia Abu Jamal, Me Robert R. Bryan à
l’occasion de la sortie d’un film sur le journaliste noir américain et
de la journée contre la peine capitale.
CONSÉQUENCE DE LA CRISE
« Imaginez qu’on annonce, du jour au lendemain, une baisse de 30 % des retraites ».
Selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, la crise financière prouve
combien le système de retraite par répartition est préférable à celui
par capitalisation.
ZONES D’ATTENTE : ZONES DE NON-DROIT ?
La france est-elle encore une terre d’asile ? Trois rapports dénoncent le traitement des demandeurs d’asile aux frontières.
IL MANIFESTO, EN DANGER DE MORT
La réduction des aides directes à la presse dans la Péninsule menace de
fermeture plus de 50 publications. La presse communiste et progressiste
pourraît être décimée.
LA GAUCHE POUR QUI, POUR QUOI ?
La gauche a laissé le travail sur le bord du chemin.
Une tribune de Thierry Le Paon, syndicaliste.
MONTAUBAN FACE À L’OGRE MUNSTER
Le plus petit buget du Top 14, le Montauban Tarn-et-Garonne joue sa
première Coupe d’Europe de rugby face au champion en titre.
- Dans l’Humanité des débats de samedi 11 octobre
Comment construire l’unité syndicale ?
Face à la crise : faut-il augmenter les salaires ?
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Le député PCF Daniel Paul a proposé jeudi que la
participation de l'Etat dans le capital de Renault passe de 15%
actuellement à une “minorité de blocage”

“En France, l'importance historique de
l'industrie automobile et le symbole que constitue Renault ont été
confirmés” et “l'émotion soulevée par la possibilité de la fermeture du
site de Sandouville” (Seine-Maritime) “a montré que, même privatisé,
Renault reste Renault”, a affirmé le député communiste lors d'un
conférence de presse au salon mondial de l'automobile, en présence de
la numéro un communiste, Marie-George Buffet.
Selon lui, l'engagement pris par le président du groupe, Carlos
Ghosn, de ne pas fermer de site de Sandouville “n'est qu'une promesse
qui ne pèse guère face aux intérêts financiers des groupes”.
“Eu égard à l'importance stratégique du secteur,
nous proposons que l'Etat passe de 15% à la minorité de blocage” de
34%, ajoute le député PCF.
“Cet effort, aujourd'hui, ne représente guère plus de 3 milliards
d'euros et donnerait à l'Etat la possibilité de s'opposer à des choix
stratégiques lourds de conséquences”, souligne-t-il.
Selon lui, cet effort de l'Etat doit s'accompgner de “droits
nouveaux pour les salariés et pas seulement chez Renault, pas seulement
dans l'automobile, mais dans toutes les entreprises”, car “les
défenseurs de notre tissu industriel, ce sont les salariés”.
M. Paul souligne que ces propositions “sont soumises à la réflexion
et à la discussion des salariés, de leurs organisations syndicales”.
Nicolas Maury
Par pcf05 le mardi 7 octobre 2008, 15:13 - Actualités
- Lien permanent
Hier,
en fin d’après-midi, deux dépêches AFP en provenance de Washington
titraient : la Cour Suprême américaine rejette la requête de Mumia
Abu-Jamal. Plusieurs médias ont repris cette information en soirée, et
sans autre précision, entretenant la confusion sur la situation
judiciaire.
Aussi, le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal
(80 organisations françaises) tient à apporter les éclaircissements
suivants :
► le
rejet de la Cour Suprême des Etats-Unis dont fait état l’AFP portait
sur un recours contre la décision de la Cour Suprême de Pennsylvanie
refusant tout nouveau procès comme le demandait la défense de Mumia
Abu-Jamal eu égard aux faux témoignages présentés par la police lors du
procès de 1982.
► ce rejet ne met toutefois pas un terme au recours dont est saisi
la Cour Suprême des Etats-Unis portant sur le fait que la sélection du
jury lors du procès était entachée de racisme (récusation massive des
jurés afro-américains), ce qui constitue pour la défense une violation
flagrante de la Constitution et de la jurisprudence constante.
La Cour Suprême des Etats-Unis devra donc dire si elle fait droit à
un nouveau procès, conformément à sa propre jurisprudence, ou si elle
décrète « l’exception Abu-Jamal » comme en a décidé la justice fédérale
en commuant, au printemps dernier, la sentence de mort en réclusion à
perpétuité mais en confirmant sa culpabilité dans l’homicide qui coûta
la vie à un policier. La Cour a fixé au 20 octobre 2008 la date limite
du dépôt des mémoires de la défense. Cette dernière a sollicité un
délai supplémentaire de deux mois.
Le Collectif Unitaire National a dénoncé ce nouveau déni de justice.
En lien avec les organisations américaines de soutien à Mumia Abu-Jamal
et sa défense, il continuera son action de sensibilisation et de
mobilisation avec l’objectif qu’enfin justice et liberté soient rendues
à cet homme innocent.
En ce sens, une initiative aura lieu ce vendredi 10 octobre à Lyon
dans le cadre du festival du film HORS-ECRAN et de la journée mondiale
contre la peine de mort. La projection du film « IN PRISON MY WHOLE
LIFE » entièrement consacré à l’affaire Mumia Abu-Jamal constituera une
première en France. Maître Robert R. Bryan, avocat principal de Mumia
Abu-Jamal, et Madame Danielle Mitterrand seront aux côtés des
producteurs lors de la présentation du film à la presse et au public
(contact : luc.martinon@hors-ecran.com).
Paris, le 7 octobre 2008
Contact :
Jacky Hortaut 06 86 46 99 80
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jeudi 9 octobre 2008
EN KIOSQUE, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX
LA CRISE MONDIALE DU CAPITALISME
Selon notre sondage exclusif CSA-HD, 54 % des Français veulent
transformer radicalement ou réformer en profondeur le système
capitaliste.
Marie-George Buffet, Cécile Duflot, François Hollande et Olivier
Besancenot réagissent à ce sondage et donnent leurs propositions pour
sortir de la crise.
ENTRETIEN AVEC ELIKIA M’BOKOLO
« Les changements les plus importants intervenus sur le continent sont le résultat du combat des Africains eux-mêmes ».
Dans un entretien exclusif, l’historien congolais redonne sa place à la question sociale en Afrique.
VOYAGE DANS LES GHETTOS DU GOTHA
Les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont accepté
d’être suivis par une caméra pendant leurs recherches. Résultat : un
documentaire décapant sur les classes dominantes. À voir sur France 3.
Et aussi…
JACQUES BREL, TRENTE ANS D’ABSENCE
Ses chansons sont devenues des monuments du patrimoine musical. Que reste-t-il de ce génie de la chanson populaire ?
GRÈVE À L’HÔPITAL
Le personnel soignant se mobilise les 16 et 17 octobre contre le projet
de loi « Patients, santé, territoires ». Comment Bachelot met l’hôpital
public à bout de nerfs ?
Notre décryptage.
L’EXPERTISE DE DOMINIQUE BUCCHINI
89 % des Corses sont contre l’indépendance mais 51 % pour une
gouvernance locale. L’analyse de l’élu communiste de Corse-du-Sud, à un
sondage de l’IFOP.
UN MORT TOUS LES DEUX JOURS DANS LE BTP
Aucune profession n’est touchée à ce point par les accidents du travail.
Notre analyse.
LES FANS DU ROC D’AZUR
25 aprés ses premières compétitions, le VTT a gagné le statut de
phénomène de société. Sa grand messe, le Roc d’Azur devrait rassembler
plus de 15 000 coureurs.
Rencontre avec le champion olympique, Julien Absalon.
SALON DE L’AUTO
La colère des salariés éclate au Mondial de l’automobile : ils refusent de payer les erreurs des constructeurs.
ENVIRONNEMENT
Le radon, un gaz radioactif et mortel dans nos maisons ?
Notre enquête.
1 % LOGEMENT
On ne loue pas assez ses mérites . Nos explications.
LA MARÉE NOIRE DE L’AMOCO CADIZ
Retour sur les conséquences d’une catastophe écologique, économique et humaine sans précedent.
- Dans l’Humanité des débats de samedi 11 octobre
Comment construire l’unité syndicale ?
Face à la crise : faut-il augmenter les salaires ?
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Dossiers

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Les dirigeants occidentaux viennent de dépenser des
centaines de milliards pour sauver le système bancaire en capilotade.
Des nationalisations coûteuses, de spectaculaires garanties intégrales
des dépôts bancaires impliquant plusieurs centaines de milliards
d’euros publics et des injections massives de la Banque centrale
européenne (BCE) n’y ont rien fait. En dépit de ce forcing pour
préserver les marchés financiers et leur préminence les Bourses
baissent. Et la menace d’une récession sévère est de plus en plus
prégnante.
L’Europe pompier pyromane
Pour tenter de nettoyer le marché des monceaux de titres pourris,
jadis hautement spéculatifs et profitables, qui encombrent les
portefeuilles des banques, les Européens ont choisi d’agir chacun de
leur côté. La création d’un fonds dépotoir à l’échelon de l’UE, sorte
de plan Paulson à l’européenne, un instant envisagée, a été, pour
l’heure, écartée. Mais la philosophie est la même : il s’agit de
transférer toute la charge de la crise sur les épaules du contribuable
en entrant au capital du franco-belge Dexia pour 3 milliards d’euros ou
en sauvant des eaux l’allemand Hypo Real Estate (HRE) pour près de 50
milliards d’euros.
Mais ces interventions massives sont aussi le signe de la poursuite
de la chute des dominos bancaires. Les différentes capitales
européennes n’ont donc pu en rester là. Et elles se sont lancées dans
une sorte de surenchère à qui accorderait la meilleure garantie des
dépôts, engageant des sommes encore plus astronomiques (entre 500 et 1
000 milliards d’euros pour la seule Allemagne) afin de prévenir que les
épargnants pris de panique ne fassent la queue aux guichets pour
retirer leurs avoirs.
Au total, ces annonces assurant que tout sera fait pour sauver le
secteur bancaire, fusse au prix de ruiner les finances publiques et de
faire exploser les sacro-saints critères de Maastricht, sont à double
tranchant, du point de vue même des autorités qui entendent rétablir
coûte que coûte les équilibres sur les marchés financiers. Car elles
révèlent l’ampleur de la diffusion des titres pourris dans tout le
système bancaire. Si les autorités prennent de telles mesures
d’exception n’est-ce pas qu’elles ont connaissance d’une situation plus
dégradée encore que ce que l’on pouvait soupçonner ? D’où la rechute
spectaculaire des places boursières lundi.
Un plan Paulson peu convaincant
Le plan Paulson qui prévoit d’accorder 700 milliards de dollars
(environ 500 milliards d’euros) pour créer une structure publique dite
de défaisance rachetant les titres pourris qui encombrent massivement
les coffres des banques US, n’a eu, pour l’heure aucun effet sur les
marchés. Pis, Wall Street n’a pas cessé de reculer après son adoption
vendredi dernier.
À cela deux raisons essentielles : d’abord l’effort gigantesque
demandé aux contribuables des États-Unis (on évalue à 10 % du PIB le
déficit budgétaire prévisible des États-Unis pour l’an prochain) trahit
l’ampleur de la dissémination des créances douteuses et fait craindre
que l’on ne mesure pas encore le degré de « pourrissement » phénoménal
du système bancaire. Ensuite, le plan lui-même pourrait s’avérer
contre-productif. Car s’il vole au secours des banques en reprenant
leurs créances douteuses, il ne s’attaque pas à la racine de la crise,
à savoir l’écroulement du marché immobilier, font remarquer de nombreux
experts. Rien n’est prévu en effet pour venir en aide aux ménages
surendettés qui éprouvent de plus en plus de difficultés à payer leurs
traites. Ceux-là pourraient ainsi venir rapidement s’ajouter par
centaines de milliers à ces quelque deux millions de familles qui ont
déjà été expulsées de leurs logements depuis le début de la crise en
2006. Résultats : les prix des logements devraient continuer à baisser.
Le CEPR (Center for econonomy and policy research) de Washington estime
que, dans ces conditions, les prix de l’immobilier devraient encore
baisser de 15 % à 20 % supplémentaires d’ici l’an prochain. D’où de
nouvelles pertes massives pour… les banques.
Le tonneau des Danaïdes des injections de la Banque centrale européenne
Depuis le début de la crise financière, il y a un an, la Banque
centrale européenne (BCE) a injecté plus de 1 000 milliards d’euros de
liquidités sur les marchés pour tenter de voler au secours des banques
en difficultés. Ces injections massives correspondent à des périodes
très critiques comme celle de ces derniers jours, où les banques
commerciales classiques ne parviennent plus à se refinancer entre
elles. C’est-à-dire qu’elles ne se prêtent plus d’argent en se servant
de leurs propres réserves comme elles le faisaient auparavant. Car
elles se soupçonnent mutuellement de disposer de portefeuilles
largement avariés. Et donc de vouloir échanger du bon argent contre des
titres en fait « pourris » parce qu’issus, par exemple, d’opérations
spéculatives sur les subprimes. La BCE tente alors de réguler le marché
en offrant aux banques les liquidités qu’elles ne parviennent plus à se
procurer.
Autrement dit, elle met à disposition des banques des crédits bon
marché en espérant que cette injection leur permettra d’offrir à leur
tour des prêts à leurs clients et donc de combattre le risque de
tarissement du crédit qui menace toute l’économie, létant de rétablir
la fluidité sur le marché interbancaire.
Le problème est que les tombereaux d’euros versés ne parviennent pas
à dégripper les rouages de la machine. Car la quantité de réserves
avariées dispersées dans les coffres des banques apparaît phénoménale.
À la hauteur de la frénésie spéculative qui a été pratiquée si
longtemps et avec une ardeur décuplée dans la dernière période, par
quasiment tous les acteurs de la planète bancaire. Résultat : le
soupçon s’incruste et le marché interbancaire reste paralysé, en dépit
des interventions de la BCE. Les injections massives sont à chaque fois
englouties comme si elles étaient versées dans un vulgaire tonneau des
Danaïdes. Avec, comme principal effet collatéral, la relance de toutes
les tensions inflationnistes et (ou) la dévalorisation de la monnaie
unique.
Des salaires trop bas
Si la crise des subprimes est partie aux États-Unis, c’est que les
ménages n’ont pas vu leurs salaires augmenter à la même vitesse que les
taux d’intérêt de leur crédit immobilier. Ces dernières années, de
nombreuses familles ont trouvé d’autres moyens pour augmenter leur
niveau de vie que d’emprunter. Ne disposant de garantie suffisante, ces
familles ont gagé leur créance sur le prix de leur domicile, dont le
prix ne cessait d’augmenter, du fait de la spéculation immobilière.
La rémunération des salariés est cruciale dans le traitement de
cette crise. Depuis le début des années 1980, dans les pays développés,
la part des salaires dans la valeur ajoutée n’a cessé de baisser, alors
que celle du capital et particulièrement du capital financier n’a cessé
de croître. « On ne peut pas faire pression en permanence sur l’emploi,
les salaires, toutes les formes de rémunération, y compris la
protection sociale, et les dépenses publiques, sans, de l’autre côté,
nourrir la croissance financière », rappelait dans nos colonnes
Jean-Christophe Le Duigou (voir notre édition du 29 septembre).
Les solutions apportées temporairement par les gouvernements
américain et de l’Union européenne (UE) ne remettent pas en cause
fondamentalement l’emprise des marchés financiers, et ne font que
remettre en selle le marché financier. Si, à terme, les institutions
financières étaient renflouées, la question des salaires comme moteur
de la croissance continue d’être posée. Donner les moyens à la
consommation de repartir sera l’un des leviers pour faire repartir la
croissance.
Décryptage réalisé par Bruno Odent et Gaël De Santis
l' Huma du 08 / 10 / 08

Interrogés par CSA pour le compte du numéro de
l’Humanité- Dimanche du 9 au 15 octobre, les Français souhaitent à 54 %
une transformation radicale ou en profondeur du système capitaliste
contre 40 % qui voudraient seulement l’aménager sur quelques aspects ou
le laisser tel quel (4 %).
60 % des personnes interrogées – dont 60 % des cadres – jugent que
nous avons à faire avec « une crise générale du système capitaliste »
et non « une crise boursière passagère qui provient de quelques excès
des marchés, notamment américains ».
Cette même enquête montre que 73 % des Français refusent les
privatisations de La Poste, 84 % de la santé, 71 % de l’énergie, 68 %
des transports en commun…
Marie-George Buffet, Cécile Duflot, François Hollande et Olivier
Besancenot réagissent à ce sondage dans les colonnes du magazine.
Ce lundi 6 octobre, la Bourse de Paris a connu la plus grande chute de son histoire. Après des semaines d’aggravation, la crise vient de franchir un nouveau palier. Nous sommes aujourd’hui face à une situation d’une exceptionnelle gravité. Cette crise ne réjouit personne : c’est l’avenir de nos concitoyens dont il est question. C’est leur emploi, leur épargne, leur salaire qui est en train de se jouer. Chacun mesure qu’il n’est plus question de chercher à rassurer les marchés en mobilisant des milliards d’euros à fonds perdus. Chacun mesure qu’il n’est plus suffisant de faire croire qu’on agit, comme cela fut le cas ce week-end à Paris. Aujourd’hui, l’Etat doit prendre ses responsabilités. Il doit prendre acte de la défaillance intégrale des marchés, c’est-à-dire refonder un système financier capable de soutenir le développement durable de l’économie réelle, assurer les salaires et les emplois de nos concitoyens, réorienter l’Union européenne. Plus rien aujourd’hui ne peut taire l’urgence à dépasser les logiques capitalistes qui sont en train d’entraîner le monde vers le précipice. Paris le 6 octobre 2008
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mercredi 8 octobre 2008
EN KIOSQUE, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX
POURQUOI LA CRISE CONTINUE ?
Malgré le plan Paulson, les interventions des états européens ou de la
Banque centrale européenne, ces mesures n’ont pas éradiqué la crise et
les faillites des organismes financiers.
Notre analyse et nos propositions alternatives.
Nationalisations, la chronique de l’économiste Pierre Ivorra.
LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT DEVANT LES DÉPUTÉS
Alors que les députés entament l’examen du projet de loi, pour mettre la France à l’heure de la « révolution écologique », le développement durable fera-t-il les frais de la conjoncture financière ?
Notre dossier complet dont un entretien avec André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme.
LES NOTES DE PHILIPPE GARREL
Le cinéaste a remis en exclusivité à l’Humanité les notes qu’il avait préparées pour sa conférence de presse après la projection de son film La frontière de l’aube au dernier Festival de Cannes. Son film ayant été fraîchement accueilli, cette conférence prit un autre tour.
Retrouvez également nos critiques et la chronique cinéma d’Émile Berton.
Et aussi…
LE TRAVAIL DÉCENT DANS LES RUES DU MONDE ENTIER
Distributions de tracts, manifestations, marches, colloques,
conférences… Commencées aus Îles Fidji pour s’achever en Alaska, plus
de 170 initiatives ont eu lieu à travers le monde.
Nos reportages à Marseille et à Paris.
NON AU RECOURS DE MUMIA ABU-JAMAL
La Cour suprême des États-Unis refuse de prendre en considération un recours de l’avocat du journaliste condamné à mort.
DSU : LES MAIRES SE FÂCHENT
Des maires de tout l’hexagone sont venus à la Maison de la chimie à Paris pour clamer leur opposition à la réforme de la Dotation urbaine active (DSU) engagée, en catimini, par le gouvernement.
LA GAUCHE POUR QUI, POUR QUOI ?
Crise du capitalisme oblige.
Une tribune de François Delapierre, délégué général de PRS, membre du bureau national du PS.
MADE IN POITOU-CHARENTES
La région soutient, finances à l’appui, la production de trois véhicules électriques innovants.
ENTRETIEN AVEC JEAN-PIERRE THORN
À l’occasion de la sortie du coffret Le cinéma de mai 68, le cinéaste revient sur ses années d’engagement militant et cinématographique.
LE RETOUR SUR LES RINGS DE MONSHIPOUR
« Il prend des risques pour sa santé », nous déclare le médecin
de la Ligue professionnelle de boxe, Alain Mazaud. À 33 ans, l’ancien
champion du monde des super-coqs a décidé de remettre les gants de boxe.
68, VOTRE MÉMOIRE AU POUVOIR
Vous êtes des centaines à avoir raconté à l’Humanité ce que fut votre Mai 1968, dans les usines en grève, les facs, les manifestations… Vos contributions sont réunies dans un hors-série de 180 pages, illustré par vos photos et vos documents.
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Dossiers

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Tract - Captitalisme en faillite : Qui doit payer l’addition ?
L’économie mondiale vit l’une des plus graves
crises de son histoire. Partout dans le monde, les
bourses s’affolent, les faillites se multiplient, des
milliards d’euros partent en fumée.
Pour le 7 octobre, rendez-vous :
à 15h30 place Iena métro Iena en face du Conseil économique et
social pour diffuser un tract, des autocollants... aux manifestants
de 17 à 20 h au meeting qui se déroulera place du trocadéro. La camionnette du CN sera présente dès
17h place du Trocadéro angle de la rue Kleber avec des drapeaux,
des tracts, des autocollants, des billets/mots d’ordre...
Capitalistes fous ou folie du capitalisme ?
On veut nous faire croire que le problème vient de quelques
patrons ou traders voyous, d’un dévoiement du capitalisme. Faux !
Toutes les banques, tous les établissements financiers privés sont
« mouillés ».
On veut nous faire croire qu’il serait possible de moraliser le
capitalisme, de le réguler. Illusoire ! Autant essayer d’apprivoiser un
requin. La nature du capitalisme c’est la recherche de la rentabilité la
plus forte et la plus rapide, quelque en soient les conséquences. Le
capitalisme ne se moralise pas, il se combat !
Sarkozy, pompier pyromane
Sarkozy se présente comme le chevalier blanc. Mais toute sa politique
vise à nourrir l’ogre des marchés financiers. Par exemple en imposant
sans référendum le Traité de Lisbonne qui prévoit que « toutes les
restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et
entre les États membres et les pays tiers sont interdites ». Ou en livrant
La Poste à la privatisation.
Il pousse même le cynisme jusqu’à profiter de la crise pour justifier
des mesures qui nous enfoncent encore plus dans cette mécanique
infernale :
D’un côté, il réduit les dépenses utiles : 30.000 postes
supprimés dans les services publics prévus en 2009, budget
d’austérité (notamment pour la politique de la ville et le
logement) et nouvelles coupes dans les dépenses de protection
sociale.
De l’autre, comme Bush avec ses 700 milliards de dollars ( !!!),
il veut renflouer les spéculateurs avec de l’argent public, c’est à
dire celui des contribuables. Et tout ça, sans contrepartie, sans
même toucher aux logiques et aux pratiques du système. Les
pertes pour le public et les profits pour le privé.
Inacceptable.
Le Gouvernement annonce même son intention de prélever sur le
Livret A de quoi éponger l’ardoise des banques, au détriment du
financement du logement social comme de l’épargne populaire : c’est
vraiment le comble !
Pour changer la donne, changer de logique
Si l’on veut s’attaquer efficacement à cette crise, il faut s’en prendre
aux causes profondes et réorienter l’argent vers l’économie réelle et les
besoins sociaux.
Il faut commencer par couper le robinet de la spéculation
en cessant de favoriser les profits qui alimentent l’incendie
financier. Par exemple, refuser de livrer nos retraites à des
fonds de pension, ou supprimer le bouclier fiscal pour les plus
riches.
Il faut imposer la transparence aux banques. L’argent géré par
les banques est celui des salariés : il doit être géré de manière
limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils
doivent être maîtrisés par tous les citoyens.
Il faut transformer profondément le système bancaire pour
le mettre au service d’une nouvelle croissance créatrice
d’emplois et respectueuse de l’environnement. Cela passe par la
création d’un pôle public du crédit. Et par une transformation
profonde du rôle de la Banque Centrale Européenne, et son
contrôle démocratique.
Et il faut, ainsi, réorienter l’argent vers les besoins réels :
salaires, retraites, allocations. Non seulement ce serait juste,
mais tout autant utile pour relancer l’économie sans alimenter la
spirale spéculative.
Partout en France, nous avons été des milliers à
manifester le 27 septembre à l’appel du Parti
communiste pour réclamer un véritable Grenelle
des salaires, des retraites et des pensions.
Continuons !
Face
aux 1000 emplois supprimés, Nicolas sarkozy et Carlos Ghosn, le patron
de Renault ont déclenché la colère des salariés. Au lieu de répondre
aux craintes, ils en sont restés au seul « maintien du site de Renault
Sandouville. » Cette colère s’explique aisément : au premier semestre
2008, le chiffre d’affaire du groupe Renault-Nissan est en hausse à 21
milliard d’euros (+2,3%) ainsi que le nombre de véhicules vendus (
+4,3% ), pourtant les salariés continuent de payer les choix
stratégiques du groupe.
En
période de crise économique, le Président de la République perd un pari
osé : répéter la mise en scène usée du président proche des
travailleurs tout en justifiant la logique du tout argent, du tout pour
les actionnaires.
Le Parti communiste français apporte son soutien aux
salariés du groupe Renault-Nissan. Seul le maintien des emplois, les
hausses de salaires, sont incontournables pour répondre à la crise. Le
Parti communiste engage la direction de Renault à écouter les premiers
intéressés dans le développement de l’entreprise : les syndicats et
salariés qui demandent de ne pas attendre 2012 pour diversifier la
production à Sandouville.
Parti communiste français
Lundi 6 octobre
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