Calendrier
« Mai 2012
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
| | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |
domik27
blog de soutien a la campagne électorale de MARIE-GEORGE BUFFET
Blog
Derniers billets
Compteurs
Liens
Fils RSS
|
samedi 20 novembre 2010
(22h08)

Thonon le 18 novembre 2010
Lettre ouverte adressée par Christine MOCELLIN, syndicaliste, ex- déléguée des Fonderies Rencast à Thonon les Bains
Blog de l’UL CGT Thonon les Bains http://cgtchablais.over-blog.com/
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République
Monsieur le Président,
Vous vous êtes exprimé mardi soir à la télévision. De nombreux thèmes
ont été évoqués. Par une manipulation morale habile, vous avez fait
profil-bas et vous êtes presque "excusé" devant les Français de mettre
en place des réformes impopulaires « mais nécessaires », pour reprendre
vos expressions. Vous vous affichez en victime, car vivement critiqué et
au plus mal dans l’opinion publique. Au final, vous vous attribuez
quasiment la place d’un héros, vous et votre politique allant "sauver la
France"...
Pourtant, les nouvelles mesures que vous souhaitez
mettre en place avec votre gouvernement, sa majorité parlementaire et le
MEDEF ne sont pour le moins aucunement rassurantes. Nous savons qui,
encore une fois, en paiera le prix. Vous n’avez aucune notion du
ressentiment de vos concitoyens, pas plus que de la souffrance morale et
physique que votre politique injuste et vos « réformes » procurent.
Le plus insupportable, c’est votre omission d’aborder l’essentiel des préoccupations de la grande majorité des Français.
Des millions de personnes de milieux très divers ont
défilé et manifesté contre votre réforme des retraites qui reste la plus
dure et la plus injuste d’Europe, même si vous vous dérobez en la
comparant à d’autres et en particulier à l’Allemagne, en faisant
abstraction de dire que les Allemands ne doivent cotiser que 35 ans pour
acquérir une retraite à taux plein.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la détresse
de millions de personnes plongées dans des difficultés énormes,
obligées de plus en plus souvent à faire appel à des associations
caritatives pour survivre
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la colère
de ces millions de mères de familles qui ne peuvent plus nourrir
décemment leurs enfants par manque de revenus Ce que vous n’avez pas
entendu, c’est la tristesse des milliers de gosses qui ne comprendront
pas pourquoi le Père noël n’a rien déposé sous le sapin si toutefois il y
en a un.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est le désespoir moral et physique de personnes qui souffrent et ne peuvent plus se soigner, ne pouvant cotiser à une mutuelle.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la révolte
de milliers d’étudiants qui galèrent pour payer leurs études et sont
trop souvent obligés de faire des petits boulots, quand ils ne doivent
pas abandonner celles-ci pour des raisons financières.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la souffrance
des résidents âgés, et des personnels, de certaines maisons de
retraites, perçues plus comme des "mouroirs" que des lieux de vie, quand
eux-mêmes ou leur famille ne peuvent débourser 2000 euros ou plus par
mois pour accéder à des établissements adaptés et équipés.
Ce que vous n’avez pas entendu, ce sont ces milliers de foyers privés d’électricité et de chauffage cet hiver parce qu’ils ne pourront pas honorer leur factures.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la souffrance au travail qui mène parfois au suicide, et laisse des veuves et des orphelins.
Ce que vous n’avez pas entendu,
ce sont les SDF qui vont, encore, affronter un hiver dans la rue et
peut être y mourir, victimes d’un système qui exclu les plus démunis,
comme chaque année.
Certes, vous évoquez avec éloquence et grand discours
l’injustice de la mort de policiers agressés par des délinquants, tout
le monde en convient, c’est intolérable. Mais au même titre, est-il
acceptable de laisser dans un pays riche comme la France, mourir des
gens de faim et de froid sans que cela ne suscite le moindre intérêt
dans vos interventions ?
En fait, ce que vous n’avez pas entendu Monsieur le
Président, ce sont les millions de voix de parents, de salariés, de
chômeurs, de retraités, d’enfants, d’étudiants, de sans-logis, qui
subissent les effets destructeurs de votre politique antisociale et
profondément injuste au profit des plus riches.
Nous avons bien compris la finalité de votre intervention Monsieur le Président :
- rassurer les plus riches en leur annonçant un énorme cadeau : la suppression de l’ISF (Impôt Sur la Fortune).
- rassembler la droite, centristes compris, ratisser un maximum de voix au Front National par l’annonce de votre projet populiste sur l’immigration.
- mentir concernant la prévision de la baisse du chômage.
- enchanter le MEDEF par
l’instauration d’un projet de nouvelle réforme d’indemnisation du
chômage proche de celle de J.Cameron en Angleterre, qui rappelons-le,
consiste à obliger les chômeurs à accomplir des tâches d’intérêts
commun gratuitement sous peine de radiation. Votre projet est légèrement
nuancé, mais flirte avec ce jumelage : obligation au bout d’un an de
chômage d’accepter n’importe quel emploi, (une aubaine pour les
employeurs qui rémunèreront à coup de lance-pierre et feront faire les
travaux les plus ingrats avec, cerise sur le gâteau, une éventuelle
attribution d’aides de l’Etat pour favoriser leurs embauches) : double
jackpot pour le MEDEF.
- tenter d’attendrir la population par un soit disant projet d’aide à la dépendance
pour lequel tous les salariés se verront contraints de payer dès 50 ans
une assurance privée, avec pour tous une augmentation de la CSG, voire
une suppression de leurs RTT...
Vous vous comparez, Monsieur le Président, à Barack
Obama, victime lui aussi d’impopularité aux Etats Unis. Sauf que lui se
bat pour l’instauration d’une protection sociale pour tous, malgré
l’opposition des lobbys capitalistes qui bien sûr y perdraient gros.
Vous, Monsieur Sarkozy, vous imposez un système qui détruit la nôtre.
Ainsi cela gavera, encore plus, les fonds privés. Car ceux qui en auront
les moyens devront souscrire à des assurances afin de compléter ce que
vous supprimez. Sur ce point aussi, enchantement pour vos amis et
associés des banques et assurances en tous genres, marchés financiers et
actionnaires boursiers, tous ces rapaces avides de pouvoir et d’argent.
Ils sont d’ailleurs déjà prêts : les campagnes publicitaires sont
lancées : « plans épargne-retraite », « complémentaires santé » etc.
Pour conclure, Monsieur le Président, vos intentions
sont claires : protéger les plus riches au détriment des plus modestes,
votre seule loi est celle du fric et du pouvoir. Vous
êtes le Président de l’injustice et de la régression sociale, et toutes
vos basses manœuvres politicardes n’ont convaincues personne
. D’autres solutions sont possibles et vous en êtes parfaitement
conscient, mais elles impliqueraient la participation financière et le
renoncement de privilèges des plus aisés, cela n’est pas votre volonté.
Alors nous vous le disons Monsieur le Président, vous nous avez procuré mardi soir le "deuxième souffle" : celui de combattre encore plus énergiquement votre politique.
Car, nous aussi, nous avons des devoirs. Pour cela, nous devons
reconquérir les valeurs qui sont les nôtres, celles de la solidarité,
base de l’égalité des chances, et ce dans tous les domaines. Pour
nous-mêmes, nos anciens, nos enfants, et nos générations futures.
C’est pour cela que nous serons une nouvelle fois dans la rue le mardi 23 novembre.
Ce désespoir doit devenir
mobilisateur. La misère ne doit pas être partagée mais combattue, et
nous continuerons à nous y employer avec conviction et détermination.
Vous nous en avez, encore mardi soir, donné toutes les raisons. Vous
n’êtes, Monsieur Sarkozy, que le Président des fabricants de misère, et
certainement pas un héros. Nous, les millions de victimes de votre
politique, nous avons d’autres ambitions : celles de la justice sociale
et d’une vie décente pour tous !
Christine MOCELLIN
De : UL CGT Thonon 74
samedi 20 novembre 2010site BELLACIAO
Thèmes :
Depuis quelques jours le Parti socialiste
communique en laissant entendre que des accords seraient conclus entre
les formations de gauche sur les élections sénatoriales.
Nous n’en sommes pas là. L’état actuel des discussions n’est pas
satisfaisant. Le Parti socialiste ne peut s’arroger le droit d’une
répartition unilatérale des candidats éligibles au Sénat. L’enjeu est
considérable, il s’agit d’obtenir la majorité au Sénat et plus
généralement de développer de dynamiques gagnantes pour la gauche
jusqu’en 2012, y compris à l’occasion des élections cantonales. La
bataille des retraites où celle autour de la réforme des collectivités
territoriales ont montré combien il serait utile pour notre pays d’avoir
une majorité de gauche dans une des chambre du parlement. Mais cette
dynamique de reconquête dépend d’accord loyaux, gagnant/gagnant pour
l’ensemble des formations qui appellent à construire ces majorités.
Le Parti communiste français ne peut accepter des accords qui
aboutiraient à réduire le groupe Front de Gauche, Républicain et citoyen
au Sénat alors que dans le même temps d’autres formations verraient
accroître leur nombre d’élus. C’est ensemble qu’il faut battre la
droite.
Les discussions doivent se poursuivre dans le respect de chaque
formation.
Francis Parny, Responsable aux relations extérieures pour le PCF
Paris, le 19 novembre 2010
Thèmes :
Le PCF reçoit avec une très grande émotion
la nouvelle du décès d’Abraham Serfaty, un homme de courage qui a
consacré sa vie au combat pour la liberté et la démocratie au Maroc.
Victime de la répression, il a souffert la torture et des longues années
d’emprisonnement sans jamais cesser son combat.
Le PCF rend hommage à l’homme de progrès, au militant infatigable et
transmet à sa femme Christine et à ses proches ses plus sincères
condoléances. Abraham Serfaty, cette grande personnalité marocaine,
restera dans nos mémoires.
Parti communiste français,
Paris, le 18 novembre 2010.
Scandale du Médiator
La diffusion du Médiator sans respecter toutes
les normes et recommandations connues parait avoir occasionnée plus de
500 décès. La réponse de la secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra,
renvoyant sa prise de position à un long travail d’enquête entre le
médicament et ses effets ne peut satisfaire personne.
Les révélations sur le scandale du
Médiator confirment que des liens existent entre le pouvoir et les
trusts pharmaceutiques sur le dos de la santé de la population. Le
rappel de la décoration du patron de ce laboratoire par le Président
Sarkozy lui-même en l’élevant au rang de grand-croix de la Légion
d’honneur en rajoute sur ces liaisons dangereuses.
Ajoutons à cela que Nora Berra, médecin aux Hospices Civils de Lyon tout
en étant médecin au sein de trois des principaux groupes
pharmaceutiques, cultive à son tour le conflit d’intérêt, qui reste la
marque de fabrique des gouvernements de l’ère Sarkozy.
Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public
du médicament à l’échelle nationale et européenne est d’actualité et a
toute sa raison d’être. Il faut un espace libéré du pouvoir de l’argent,
répondant réellement aux besoins de santé, contrôlé démocratiquement
par les représentants des usagers qui sont des ayant-droit à la santé.
Parti communiste français
Jeudi 18 novembre 2010
Budget 2011
Thèmes :
Si tôt nommé et déjà déchainé. Le gouvernement
renoue avec son démon favori : le coup de force permanent. Foulant
allègrement les droits élémentaires du parlement, le gouvernement a
supprimé les quelques modifications au budget 2011 décidées par les
députés en première lecture.
Ce budget 2011 fait, consciencieusement,
les poches des foyers modestes et des couches moyennes. L’économie
française ne souffre pas de trop de dépenses publiques mais de la
multiplication de cadeaux fiscaux aux plus riches abusivement appelés
« niches fiscales ». Ce n’est pas la France qui est en faillite, c’est
la politique du gouvernement qui conduit tout droit à l’aggravation de
la crise.
Le pire est encore devant nous au vu des récentes déclarations du
Président de la République qui annonce, sans honte, la fin de l’impôt
sur les grandes fortunes (ISF). Les plus riches peuvent être rassurés,
le gouvernement continue d’être aux petits soins pour eux.
Parti communiste français
Jeudi 18 novembre 2010
L'ARNAQUE  Encore une fois, Nicolas Sarkozy s'est invité dans nos téléviseurs pour une opération de pure communication. Près de deux heures d'antenne pour un tour de passe-passe
: tenter de nous convaincre que ses vieilles recettes ont le goût du
neuf. Son tour a raté encore une fois. Le Président a creusé un peu plus
le fossé entre ses paroles d'une part, les attentes populaires et les
exigences du mouvement social d'autre part. Il y a urgence que la gauche
soit à la hauteur, et qu'elle avance de véritables propositions de
justice, d'égalité et de liberté pour répondre à la crise du
capitalisme. SARKOZY, BONIMENTEUR Certains
notent son changement de style – encore une fois. Mais, derrière
l'opération de com, se révèle un homme qui confond pédagogie et
auto-satisfaction, un homme qui méprise et ignore ses concitoyennes et ses concitoyens, leurs souffrances comme leurs luttes. Pas
un mot des difficultés dans lesquelles se débattent les personnes, les
immigrés sont encore les boucs-émissaires et les millions de
manifestants contre sa réforme des retraites n'ont pas existé. Mieux, il se vante d'avoir supprimé 135 000 emplois publics, d'avoir eu le courage de mettre fin à la retraite à 60 ans. Et quand il parle d'avenir on frémit.
Il aborde le grave problème de la dépendance et, tout de suite ,on voit
accourir les assurances privées. Il propose de protéger les licenciés
économiques mais pour les contraindre à accepter le premier emploi ou
stage proposé. Il propose d'abandonner, enfin, le bouclier fiscal qui coûte 600 millions mais aussi l'Impôt sur la fortune (ISF) qui rapporte prés de 4 milliards, encore un nouveau cadeau à ses amis de la bande du Fouquet's. Nicolas Sarkozy méprise le peuple. Il n'a qu'un seul objectif, servir les puissances de l'argent. CE QUE DEVRAIT FAIRE LA GAUCHE Toute
la gauche critique l'intervention du chef de l'Etat. Mais la critique
ne suffit pas. Ségolène Royal tend la main à Borloo et aux centristes !
Daniel Cohn-Bendit parle de « rassembler au-delà de la gauche ».
Comment penser des propositions vraiment à gauche avec ceux-là même qui,
dans le gouvernement de Sarkozy, ont inventé, mis en oeuvre et
cautionné toutes les pires mesures, des lois sécuritaires à la fin de la
retraite à 60 ans ? La
politique, ce ne devrait pas être des pions qu'on déplace pour prendre
ou garder le pouvoir. C'est le courage de s'affronter à tous ceux qui
font obstacle au progrès social et au partage des richesses. C'est
proposer et mettre au débat public les solutions pour résoudre les
problèmes. SANS VOUS, RIEN NE SE FERA Il
faut résister, dès maintenant mettre ce pouvoir en échec et préparer la
défaite de Sarkozy en 2012. Mais pas pour recommencer avec les logiques
libérales, qu'elles viennent du FMI, de la commission européenne ou du
MEDEF. Elles ont conduit chaque fois la gauche dans le mur. Comment faire ? Si vous ne voulez pas une nouvelle fois être déçus, à chacun de faire entendre son idée de ce que la gauche devra faire.
C'est le sens de l'initiative prise par le Parti communiste avec le
Front de Gauche : lancer un grand débat dans tout le pays pour énoncer
ensemble les grandes réformes dont la France a besoin, construire un
programme populaire et partagé que les candidats porteront dans les
élections de 2012. ____________________________________________________ Une nouvelle fin de non recevoir aux attentes populaires  Avec
l’annonce du gouvernement Fillon, la surprise est qu’il n’y en a pas,
sauf quelques mauvaises, comme l’arrivée des « aboyeurs » de l’UMP et de
l’Elysée, Frédéric Lefebvre,
Pierre Lellouche ou Thierry Mariani , probablement récompensés pour les
outrances répétées. Pour le reste, rien, à part le revenant Alain
Juppé. On prend les mêmes et on recommence. Il s’agit d’un gouvernement
UMP de combat, resserré autour de son chef en vue des échéances de 2012. L’ouverture,
autrefois portée aux nues par le Chef de l’État, a définitivement vécu.
Quant aux centristes, on va sans nul doute assister, avec les départs
de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, à la tentative de les recycler en
opposants de pacotille, histoire de faire oublier leurs soutiens zélés à
toutes les réformes sarkozystes. Le
pays est prévenu. C’est une nouvelle fin de non recevoir aux attentes
populaires. La mise en scène de ce faux remaniement signe une nouvelle
fois le mépris dans lequel Nicolas Sarkozy tient nos concitoyens. Il n’y
a aucune illusion à se faire. C’est un gouvernement affaibli et
agressif. A ce pouvoir décidément sourd, qui n’a que faire du quotidien
des Français, la mobilisation sociale du 23 novembre qui se prépare
devra servir très vite de rappel utile. Blog PCF Issy les Moulineaux
Comment un président de la République parlant de « l’intérêt
général » peut-il, dans un pays
où huit millions de salariés gagnent
moins de 950 euros par mois, ne pas en dire un mot en 90 minutes de
télé ? Comment est-il possible qu’aucun des trois journalistes présents
ne l’ait interrogé à ce propos alors que les chiffres de l’Insee sur
l’emploi et les salaires venaient d’être publiés. Et, tandis qu’hier
matin, les commentaires tournaient rond
et en rond sur le changement de
style du président,
on retenait l’annonce de la suppression de l’impôt
sur
la fortune. Voilà le grand chantier de Nicolas Sarkozy,
si l’on
met de côté le numéro de démagogie sur
la dépendance quand la santé va
de plus en plus mal :
la réforme de la fiscalité. Pour une fiscalité
plus juste ? Non point, mais pour les plus riches, encore les plus
riches. Car l’éventuelle suppression du bouclier fiscal
ne peut faire
illusion. C’est un tour de passe-passe, un jeu de Bonneteau où gagnent
toujours les mêmes.
950 euros par mois. Les femmes, les femmes seules, les jeunes sont
les premières victimes
de ces bas salaires. Ils sont le plus frappés
par les hausses de prix dont celles des loyers. Le logement représente
27 % du budget de l’ensemble des ménages, 39 %
du budget des plus
modestes. Mais c’est pour la masse des salariés que la question des
salaires est posée avec toujours plus d’acuité. Au point que dans nombre
d’entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en
garde. Il y a péril en la demeure. Et certains de penser que la bataille
sur les retraites pourrait trouver des prolongements dans les
revendications salariales. Ce ne serait
pas un transfert
des
mécontentements. Patronat et gouvernement se sont entendus pour geler
pratiquement
les rémunérations.
Les augmentations ont été en moyenne
de 3,5 % par an pendant trente ans, mais les deux dernières années ont
marqué un sérieux coup d’arrêt. Même chose l’an prochain au train où
vont les choses. Sauf que ce train peut changer de rythme. Dans nombre
d’entreprises,
des mouvements sont en cours. D’autres ont déjà obtenu
des succès significatifs et l’on peut citer, avec l’ironie qui convient,
ce commentaire dans la Tribune du vice-président de l’association
nationale des DRH : « Je suis frappé par le retour des augmentations
collectives dans les entreprises, qui touchent également les cadres.
Dans le même temps, les DRH favorisent l’individualisation, y compris
chez les non-cadres. Il faut des rémunérations individuelles car elles
sont un élément de motivation
et de reconnaissance. » Bien sûr…
Une autre politique des salaires est possible. Les administrateurs
des grands groupes
n’en doutent pas d’ailleurs, qui se sont versé 16 %
de plus en 2009. Faites comme je dis… la suite est connue.
Plus
profondément la bonne santé des entreprises
est avérée, saluée par la
presse économique. Plus 12 % de croissance pour celles du CAC 40. Dans
l’automobile, aidée il y a dix-huit mois comme on le sait, Michelin
affiche une hausse de son chiffre d’affaires de 23,9 %, PSA de 10,28 %,
Renault de 5,7 %, mais au-dessus
du marché mondial qui grimpe de 4,6 %.
Une autre politique des salaires est aussi nécessaire. C’est un levier
pour une croissance saine, décourageant la spéculation financière,
favorisant une vraie reprise. C’est le contraire que veut Nicolas
Sarkozy avec son gouvernement
de « professionnels aguerris », comme
l’écrivait
étienne Mougeotte hier dans le Figaro. Professionnels,
ça
oui, de la droite.
Dans nombre d’entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en garde. Il y a péril en la demeure.
Maurice Ulrich
Histoire du mouvement social et communiste Marion Guenot Secrétaire Nationale de l’Union des Étudiants Communistes
 Dans
son discours lors de la commémoration du 11 novembre, Nicolas Sarkozy
s’emploie à enrôler à sa cause réactionnaire les jeunes héros de la
résistances, étudiants et lycéens communistes, qui étaient des milliers à
oser défier les nazis sur les champs élysées. On frise la crise
cardiaque en apprenant que Sarkozy veut se les approprier ! Nicolas
Sarkozy connaît-il seulement les valeurs des jeunes entrés en résistance
? Suzanne Djian, François Lescure, Francis Cohen et Léon
Lavallée et tant d’autres ont combattu contre l’autoritarisme brutal et
pour la liberté, Nicolas Sarkozy multiplie les coups de force au
parlement et attaque toutes nos libertés, individuelles et collectives
(droit de grève combattu dans plusieurs professions avec la mise en
place de réquisitions). Ces étudiants communistes ont refusé le racisme
et promu la solidarité ; le gouvernement stigmatise les immigrés (jusque
dans l’abjecte loi Besson) et attise les divisions des travailleurs
qu’il crée artificiellement (public contre privé, Français contre
étrangers, jeunes contre vieux…). Les étudiants communistes ont voulu un
monde de progrès et de justice sociale ; l’UMP casse tous ses rêves et
ses conquêtes avec acharnement et méthode. Et
ce serait l’UMP la gardienne des valeurs de la résistance ! Comment
Nicolas Sarkozy ose-t-il s’en emparer quand tant des nôtres sont morts
pour que vive cette France du programme du CNR, cette France qui a créé
notre système de retraites que hait tellement ce sinistre gouvernement ?
De plus, la filiation revendiquée envers De Gaulle est absurde et
incohérente avec la politique extérieure de ce gouvernement, notamment
au sujet de l’OTAN. Après Guy Môquet, il semblerait que le
président et son gouvernement aient à cœur de récupérer des martyrs et
les faire marcher à contre-sens de toute leur vie ! En tant que
secrétaire nationale de l’UEC, je leur interdis de brandir la noble
figure de ces étudiants pour servir les intérêts de la bande du
Fouquet’s qu’ils ont tant combattu. Ces étudiants voulaient poursuivre
le combat de ceux qui les ont précédés, pour le pain, la paix, la
liberté, lorsqu’ils ont lancé un paquet de tracts du haut d’un amphi, à
la Sorbonne, invitant les étudiants à les rejoindre. Ils
étaient des milliers à faire valoir leurs idées, lorsqu’ils décident
d’aller manifester devant la tombe du Soldat inconnu, conscients du
dangers lorsque les nazis ont arrêté 150 d’entre eux ; ou quand François
Lescure, secrétaire parisien de l’UEC et organisateur de la
manifestation du 11 novembre est arrêté et torturé, au moment où il
s’apprêtait à quitter la France pour rejoindre le gouvernement
provisoire de De Gaulle, à Alger, où il devait représenter les étudiants
communistes. Les Allemands le laisseront pour mort, les reins brisés,
mais il réussira quand même à s’échapper. C’est ce symbole,
c’est cette mémoire, ce sont ces vies que Nicolas Sarkozy a
instrumentalisés le 11 novembre. Il tente d’enrôler ces hommes, dans
leur conception d’une nation de dominations, d’une nation du repli sur
soi. En 2007, Sarkozy décide de faire lire la lettre de Guy aux lycéens ;
en 2008 il tente d’imposer le fichier Edvige pour consigner et dresser
des listes des « personnes susceptibles de porter atteinte à l’ordre
public » par leur engagement ou leur appartenance politique, syndicale
ou associative. Il tentait de faire oublier qu’il avait été arrêté par
la police française parce qu’il diffusait un tract comme des centaines,
des milliers d’autres jeunes en France. Il a été désigné par le ministre
de l’Intérieur français de l’époque pour être livré aux nazis, parce
qu’il était jeune communiste. La droite vide tout le contenu du message
de la Résistance en instrumentalisant la mémoire de ces étudiants !
N’en déplaise à certains, résister, ce n’est pas seulement s’arc-bouter
sur l’existant. Résister aujourd’hui, ce n’est pas avoir un boulot à
n’importe quel prix. C’est avoir un travail qui permette de se
construire, de voir l’avenir, de faire des projets. C’est aussi faire
avancer un monde de co-développement où les peuples se croisent et
avancent ensemble, où les droits politiques, économiques et sociaux des
individus progressent de Vancouver à Calcutta, d’Oslo à Johannesbourg.
Résister, c’est refuser l’avenir qu’on nous prépare fait d’injustices,
d’inégalités et de précarité généralisée. Faire vivre la Résistance
aujourd’hui, ce n’est pas courber l’échine face au recul de civilisation
que vous orchestrez. Ce n’est pas s’emparer de la mémoire des
résistants pour bafouer les valeurs qui étaient les leurs. On a sans
doute raison de penser qu’en 2010 les étudiants de France s’appellent
toujours résistants ; c’est bien pour ça qu’ils sont toujours plus dans
la rue, chaque jour davantage mobilisés pour défendre leur avenir ! Blog Nicolas Maury
Réaction à l’intervention du Président de la République Tract : L’ARNAQUE 
Encore
une fois, Nicolas Sarkozy s’est invité dans nos téléviseurs pour une
opération de pure communication. Près de deux heures d’antenne pour un
tour de passe-passe : tenter de nous convaincre que ses vieilles
recettes ont le goût du neuf. Son tour a raté encore une fois. Le
Président a creusé un peu plus le fossé entre ses paroles d’une part,
les attentes populaires et les exigences du mouvement social d’autre
part. Il y a urgence que la gauche soit à la hauteur, et qu’elle avance
de véritables propositions de justice, d’égalité et de liberté pour
répondre à la crise du capitalisme.
Poéme de Paul Eluard au groupe Manouchian .
Si j’ai le droit de dire, en français aujourd’hui, Ma peine et mon espoir, ma colère et ma joie Si rien ne s’est voilé, définitivement, De notre rêve immense et de notre sagesse C’est que ces étrangers, comme on les nomme encore, Croyaient à la justice, ici-bas, et concrète, Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables ces étrangers savaient quelle était leur patrie. La liberté d’un peuple Oriente tous les peuples Un innocent aux fers enchaîne tous les hommes et, qui ne se refuse à son cœur, sait sa loi. Il faut vaincre le gouffre Et vaincre la vermine. Ces étrangers d’ici Qui choisirent le feu Leurs portraits sur les murs Sont vivants pour toujours. Un soleil de mémoire Eclaire leur beauté. Ils ont tué pour vivre, Ils ont crié vengeance. Leur vie tuait la mort Au cœur d’un miroir fixe Le seul vœu de justice A pour écho la vie Et, lorsqu’on n’entendra Que cette voix sur terre Lorsqu’on ne tuera plus Ils seront bien vengés ; Et ce sera justice. Paul ELUARD Cinq ans après 67
ans après le Parti communiste Français avait tenu a rendre hommage
aussi en organisant une cérémonie à Evry devant la plaque commémorative
rappelant l'arrestation du groupe Manouchian en 1943. Photos Jackie Corbel Blog PCF Evry
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 9 novembre 2010, 22:37 - Pierre Laurent
- Lien permanent
A l’appel du PCF, mille personnes
s’étaient donné rendez-vous lundi 8 novembre au Gymnase Japy, dans le
11ème arrondissement de Paris.
Une soirée de lutte et d’échanges
autour des propositions alternatives portées par le PCF qui témoignait
de la combattivité intacte des militants présents. Deux jours après la
huitième mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le
moment était d’importance. Il s’agissait aussi de faire le point sur le
débat à gauche, les prochaines échéances politiques et sociales, pointer
l’importance du développement du Front de Gauche et du PCF et de tracer
des perspectives politiques face à une droite toujours aussi déterminée
à multiplier les mauvais coups.
Nous reproduisons le discours de Pierre Laurent, secrétaire national
du PCF, qui a conclu la parole où successivement, Pierrick Annoot,
secrétaire générale de la JC, Elianne Assassi, sénatrice, Marie-George
Buffet et André Chassaigne, députés, sont intervenus.
======
Mesdames et Messieurs, Cher-e-s ami-e-s et cher-e-s camarades,
Nous tenons ce meeting dans un moment exceptionnel. Samedi, c’est
encore plus d’1,2 million de personnes qui manifestaient dans le pays
contre la réforme des retraites, sans compter les milliers de femmes
venues défiler à Paris pour les droits des femmes et singulièrement le
droit à l’avortement aujourd’hui gravement remis en cause. Oui, la
mobilisation n’est pas terminée ! Oui la colère est plus grande que
jamais contre un pouvoir qui méprise à ce point les salariés de notre
pays !
Le gouvernement peut bien pérorer. C’est un très haut niveau de
mobilisation et de combativité qui persiste, après des semaines d’une
exceptionnelle intensité. Nous vivons un de ces mouvements sociaux, une
de ces mobilisations citoyennes, dont notre peuple a le secret et qui
marqueront, après d’autres - 1995 ou 2005 et le TCE pour ne citer que
les plus récentes - l’histoire de notre pays.
Le gouvernement continue sa chanson sur l’essoufflement, l’échec, la
fin du mouvement. Il a fait voter sa loi, non sans mal, et après avoir
été obligé de mettre au pas les deux Assemblées, pourtant dominées par
des majorités honteusement serviles, et le voilà qui veut nous faire
croire qu’il a gagné la bataille.
Eh bien, nous affirmons ici le contraire : Nicolas Sarkozy et son
gouvernement ont fait voter la loi, mais le président de la République
vient de perdre sa première grande bataille politique depuis 2007. Et
quoi que nous chantent les bla-bla gouvernementaux, cela change tout
pour la suite !
C’est clair et net, la bataille des retraites n’est pas terminée.
L’intersyndicale vient de décider une nouvelle journée d’action entre le
22 et le 26 novembre. De multiples actions sont prises dans de
nombreuses corporations. Des grèves continuent et il faut saluer le
courage de ceux qui les conduisent. Quelle que soit l’issue de la
bataille engagée, le peuple français restera durablement marqué par les
évènements que nous vivons en ce moment.
Trois convictions majeures nous ont rassemblé et rassemblent une
majorité de nos concitoyennes et de nos concitoyens au cours de cette
bataille.
La première est très claire : nous, salariés de toutes conditions et
jeunes en formation de ce pays, nous ne voulons pas vivre les décennies à
venir sous le régime injuste que nous impose cette loi. Nous nous
battrons jusqu’à sa remise en cause, parce que ce n’est pas la vie que
nous voulons. Le vote de la loi ne tourne pas la page. Ce combat est
plus que jamais devant nous. Et, que les choses soient claires, ce
message s’adresse à tous les gouvernements à venir, quels qu’ils soient.
Qu’aucun d’entre eux ne mise sur la résignation en la matière. Tout
simplement parce qu’il en va d’une question essentielle pour la vie de
notre peuple, pour l’avenir de la jeunesse du pays.
Nous ne voulons pas être contraint d’attendre de toucher une
retraite, souvent de misère, jusqu’à 62, 65 ou 67 ans quand 40% des
salariés qui partent aujourd’hui à 60 ans ne sont déjà plus en situation
d’emploi mais exclus du travail. Nous ne voulons pas laisser voler les
plus belles années de retraite à des ouvriers épuisés, victimes de
maladies professionnelles mal reconnues, à des employés ou des cadres
minés par le stress. Nous ne voulons pas laisser les femmes subir tout
au long de leur vie professionnelle la précarité, le temps partiel, les
bas salaires, pour s’entendre dire à 60 ans, il faut continuer à ce
régime là deux, cinq ou sept ans de plus, et tout ça pour une pension
indigne d’une vie au XXIème siècle. Nous ne voulons pas priver les
jeunes d’un million d’emplois quand leur accès au marché du travail
serait au contraire une des clés d’une réforme juste et solidaire des
retraites.
Oui, nous ne voulons pas de tout cela, et nous nous battrons jusqu’au
bout ! Cette réforme ne doit pas s’appliquer. C’est maintenant notre
combat.
Une seconde conviction s’est imposée avec clarté. Ce pouvoir est
indigne, il a décidément tourné le dos à toute légitimité populaire, et
n’a qu’une boussole, les intérêts de l’oligarchie financière. Pour faire
adopter cette loi, il a tout bafoué : bafouée la négociation avec les
syndicats qui n’a jamais existé ; bafouée la voix du peuple qu’il n’a
jamais voulu écouter, niant l’évidente opposition majoritaire du pays,
méprisant les manifestants, stigmatisant et réprimant les grévistes,
manipulant jusqu’au ridicule les chiffres pour nier l’importance des
mobilisations ; bafouée la jeunesse, qu’il a cherché à infantiliser,
niant son droit au débat et à la libre expression, puis a provoqué,
infiltrant la police dans ses rangs, en utilisant des méthodes de
voyous ; bafoué le Parlement, dont la conduite des débats a été régenté
par l’Elysée au mépris de la Constitution, réduisant les parlementaires
de sa majorité à des applicateurs zélés et serviles de la moindre de ses
directives ; au fond bafoués tous les principes démocratiques et les
valeurs républicaines de notre pays, valeurs désormais régulièrement
mises à mal depuis que le gouvernement s’est engagé pour détourner la
colère populaire sur la voie haineuse de la xénophobie d’État.
Eh bien, ce n’est pas comme cela que notre pays entend être gouverné.
Ce n’est pas cette France dénaturée dans laquelle nous nous
reconnaissons. Nous ne sommes pas une république bananière dans laquelle
l’élection du Président de la République peut devenir un blanc-seing
assimilé au vote des pouvoirs spéciaux dont le président pourrait user
sans limite hors de tout contrôle démocratique.
Oui, en adoptant la loi contre la majorité populaire, contre toutes
les organisations syndicales, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont
signé leur illégitimité. Au nom de la souveraineté démocratique, ils
sont condamnables et condamnés.
La troisième conviction s’est lue sur bien des pancartes, a été
entendue dans bien des témoignages, elle résume la portée du mouvement :
« de cette société là, nous ne voulons pas ! ».
La bataille sur les retraites a cristallisé le rejet de choix
politiques qui, en tous domaines, visent à faire payer la crise
financière capitaliste aux salariés. Ces choix nous conduisent tous, et
la société avec, dans de très graves impasses, dans des crises
décuplées, dans une régression générale et continue.
La crise est bel et bien là. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Notre
pays compte désormais très officiellement 4 millions de chômeurs. Parmi
eux, plus de 725.000 séniors et 750.000 jeunes : que dire d’une société
qui réserve pour seul sort aux plus âgés et aux plus jeunes la
souffrance du chômage ? Elle est malade et cette maladie a un nom : le
cancer généralisée de la finance. La sueur des uns fait le profit des
autres. Les entreprises du CAC 40 affichent 47 milliards de profit pour
la seule année 2009. C’est plus que le besoin de financement de la
sécurité sociale. Et si l’on en croit les Échos du 21 octobre, les dix
premiers groupes du CAC 40 sont assis sur un matelas de trésorerie de
145 milliards d’euros ! Quant aux banques, elles annoncent à nouveau des
profits faramineux. Où est la morale d’un tel système qui fait sa
fortune en rackettant le travail et la création de richesses ?
Les luttes actuelles montrent que des millions de salariés ont pris
conscience de cette crise et de la nécessité d’en sortir autrement
qu’avec les recettes capitalistes. Au delà de l’enjeu du droit à la
retraite, ce mouvement porte de très grandes exigences populaires en
matière d’emploi, de salaire et de pouvoir d’achat et, plus profondément
encore, il porte la question essentielle du travail et de sa finalité.
Je pense aux sous-traitants et intérimaires de l’aéroport de Roissy, à
nouveau mobilisés jeudi dernier, à ces bagagistes qui souffrent au
travail et vivent comme une insupportable provocation le recul de l’âge
légal de départ en retraite ; ou encore aux agents de Pôle Emploi qui
seront demain mobilisés pour exiger le retrait du plan de suppression de
1800 postes, dénoncer leurs conditions de travail et donc les
conditions d’accueil de millions de chômeurs dans ces structures.
Sauf à vouloir remplacer la société par le chaos, il est temps
d’administrer à ce système capitaliste un traitement de choc. Il est de
notre responsabilité pour cela d’inventer ensemble un nouvelle
civilisation, une civilisation de toute l’humanité, fondée sur la
maîtrise et le dépassement des marchés, sur des nouveaux pouvoirs pour
les citoyens, les travailleurs et indissociablement sur une autre
culture, une nouvelle éthique, de nouvelles valeurs de partage, de
respect de la créativité de chacun.
Soyons confiants dans notre capacité à atteindre cette ambition. Le
désarroi de la droite se fait chaque jour un peu plus sentir. Il
s’entend et se lit. Il y a ces derniers temps, à droite, une petite
musique savoureuse que j’aimerais partager avec vous. Claude Bébéar s’en
est récemment fait l’interprète dans une interview au Monde. A la
question « Comprenez-vous la résistance des Français à la réforme des
retraites ? », le président d’honneur d’AXA a répondu ces quatre mots
lourds de sens : « A vrai dire non. » Cette musique, loin des discours
officiels, nombreux sont ceux à l’UMP qui ose l’avouer : « ils ne
comprennent pas ! ». Ils ne comprennent pas comment, alors que la
propagande étatique fonctionnait à plein régime, alors que le calendrier
avait été soigneusement déterminé, comment une telle mobilisation a été
possible.
Et pour cause ! Depuis 2007, ils pensaient que tout était réglé :
leur politique était, disaient-ils, ultra-populaire ; les syndicats
étaient devenus « responsables » ; et vous vous souvenez toutes et tous
de cette phrase de Nicolas Sarkozy lui-même : « Désormais, quand il y a
une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». C’est d’ailleurs
probablement cette même arrogance qui a fait confondre à Jean-Louis
Borloo, 300 et 3000 stations-services à sec en pleine grève des
raffineries.
Mais la crise financière et la réponse des gouvernants à cette crise
ont mis fin à cet enfumage. Et le mouvement actuel a bel et bien été à
la hauteur de l’attaque sans précédent lancé à la faveur de cette crise
contre le monde du travail.
Voilà, mes amis, ce qui vient de changer. Et vous le mesurez, ce
n’est pas rien. Nous venons d’entrer dans une nouvelle phase de
l’affrontement contre ce pouvoir, avec des atouts nouveaux. Nicolas
Sarkozy voulait faire de la retraite sa bataille essentielle. Nous
avions décidé de relever le défi en décidant lors de notre congrès de
faire de cette bataille un axe majeur de notre action. Nous pouvons être
fiers de la bataille menée. Oui, nous sortons plus forts des semaines
écoulées, Nicolas Sarkozy et les siens plus affaiblis.
Avant de vous dire encore un mot sur l’avenir et les tâches
politiques essentielles qui nous attendent, permettez-moi de saluer
notre peuple qui une fois encore a montré son extraordinaire capacité de
résistance. Aux heures les plus fortes de la mobilisation, nous avons
tous ressenti ce que nous ressentions en militant pour le non au TCE en
2005 : la formidable intelligence d’un peuple face à un pouvoir se
servant de tous les artifices pour le diviser et le faire plier ; la
combattivité de millions de femmes et d’hommes qui n’est conquise que
dans la conviction de se battre pour la justice sociale ; et, aussi,
cette envie de liberté, d’égalité et de fraternité, cette envie de faire
vivre et de reconquérir les valeurs de notre République, de les faire
entrer dans le XXIème siècle quand tant de bons apôtres du capitalisme
mondialisé nous expliquent que la modernité serait d’y renoncer.
Je veux aussi ce soir saluer le travail exceptionnel des
organisations syndicales. Jour après jour, elles ont multiplié les
initiatives pour informer les travailleurs de la nature régressive du
projet gouvernemental. Depuis des mois, elles sont restées unies sans ne
jamais rien céder au gouvernement qui fasse reculer les droits des
salarié-es. Et, aujourd’hui, des millions de salariés affirment ensemble
leur volonté de maintenir le droit à la retraite à 60 ans et se
mobilisent pour le garantir. Bravo à elles pour leur lucidité et leur
détermination. Je peux vous dire, moi qui vient de me rendre, pour
préparer le prochain congrès du PGE les 4 et 5 décembre à Paris, à
Madrid, Rome, Athènes et Hanovre, que l’Europe entière admire et regarde
ce qui se passe dans notre pays.
Je veux enfin redire ici l’importance du travail des parlementaires
communistes, de l’ensemble des deux groupes dans leur diversité. Le
projet de loi qu’ils ont élaboré et porté a donné une perspective
politique crédible à la mobilisation en montrant, proposition contre
proposition, qu’une autre réforme était et demeure possible. Leur grande
ténacité dans le débat parlementaire a donné un formidable écho aux
revendications des salariés. Nous pouvons être fiers d’eux. Le peuple a
besoin de tels élus et ils ont montré ce que le peuple est en droit
d’attendre de la gauche.
Car, c’est l’autre question dont je veux vous parler ce soir. La
gauche doit maintenant prendre la mesure de la puissance de l’exigence
populaire qui vient de gagner le pays. Et elle doit se mettre à la
hauteur. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : le risque est grand
qu’elle ne le fasse pas. Et c’est exactement ce que pensent les gens
qui expriment dans plusieurs sondages parus ces jours ci tout à la fois
leur envie de gauche et leur scepticisme sur la gauche.
Les Français ont raison. Aujourd’hui, le fossé existe. Le décalage
est réel. Mais, nous, mes camarades, nous ne sommes pas là pour
constater cette situation, pour pleurnicher, même avec les larmes de la
colère, sur l’état du problème. Nous sommes pour là pour changer cette
situation, pour construire avec notre peuple le projet collectif de
changement auquel il aspire, pour ouvrir avec lui le chemin d’espoir qui
lui ouvrira la porte. Et je l’ai dit, ce qui vient de se passer nous
donne de nouveaux atouts pour y parvenir.
Que propose-t-on pour le moment à notre peuple pour résoudre ce problème et répondre à ces attentes ?
A droite, on nous propose un remaniement ! La belle affaire ! Le
petit jeu de Nicolas Sarkozy, qui dure maintenant depuis des mois, à
jouer, comme le disait Marie-George, avec les prétendants de son camp à
tel ou tel poste, est, dans la période, tout simplement indécent. Je le
dis clairement ce soir : il n’y a rien à attendre du remaniement, rien,
absolument rien. Ils vont changer l’ordre de la photo gouvernementale.
Et, de toute façon, dans la monarchie UMP, Nicolas Sarkozy décide tout
et tout seul. Alors que l’on ne compte pas sur nous pour commenter ce
nouveau casting. Le remaniement, on s’en fout et ça n’intéresse pas les
Français.
Au Parti socialiste, on nous parle élection présidentielle, et c’est
effectivement une échéance importante. Au lendemain de la journée de
mobilisation du 26 octobre, Ségolène Royal - qui parlait un peu vite de
« défaite », merci pour ceux qui luttent - déclarait que la réforme des
retraites ne constituait pas « une défaite définitive » et était
réversible en cas de victoire de la gauche à la présidentielle de 2012.
Certes, aucune loi n’est éternelle. Celle-ci pourra donc être changée.
Mais le problème, c’est sur quelle base ?
François Hollande, déclarait cette semaine dans une interview : « Il
est évident que l’allongement de l’espérance de vie conduira à un
allongement progressif de la durée de cotisation. …
Au nom de quoi empêcher un salarié qui n’a pas forcément tous ses
trimestres de liquider sa pension plus tôt, quitte à subir une décote ?
C’est quand même un choix de vie ! » Fin de citation.
Eva Joly n’est pas en reste quand elle déclare : « L’attention a été
trop centrée sur l’aspect faussement bon sens et comptable de la
réforme. L’argument qui consiste à dire nous vivons plus longtemps donc
il faut travailler plus est superficiel. Il faut poser la question : qui
travaillera plus longtemps ? ». Permettez-moi, là encore, de ne pas
être très rassuré quant aux résultats produits par une réforme des
retraites qui partirait de la question « qui travaillera plus
longtemps ? ».
Eh bien, nous, nous ne prenons pas le débat de cette manière. Nous en
avons assez de cette gauche de la défaite qui n’a que « le réalisme de
la contrainte financière » à la bouche comme si les dogmes de la gestion
capitaliste et du FMI étaient devenus incontournables. Ce sont ces
dogmes qui nous ont conduit à la crise. Je le dis aux responsables du
Parti socialiste et d’Europe Ecologie : si la gauche revient au pouvoir,
elle aura la responsabilité principale de répondre à une question,
« qui doit payer : le capital ou les salariés ? ». Eh bien, si la
réponse de cette gauche, c’est encore les salariés, ce sera sans nous !
Mais j’en suis sûr, ce n’est pas ce que veulent les femmes et les
hommes de gauche de ce pays. Et, je préfère parler de potentiel et pas
de contrainte. Comme du potentiel fiscal des hauts revenus ou des
revenus du capital par exemple. Je suis d’ailleurs tombé sur une
nouvelle niche fiscale la semaine dernière. Elle s’appelle la niche
Copé. C’est une niche qui permet aux sociétés d’être exonérées d’impôt
sur les plus-values liées à la cession d’une filiale possédée depuis au
moins 2 ans. Ça paraît technique comme ça mais je vous garantis que
c’est très efficace pour les grands groupes. Ça l’est nettement moins
pour les finances de l’État qui a perdu avec ce dispositif, pour la
seule année 2008, plus de 12 milliards de recettes. C’est 20 fois le
coût du bouclier fiscal la même année ! C’est formidable, non, la niche
Copé ?
Portable en fin de vie pas les moyens pour l'instant tant que sa
tient
à plus tard .
Publié le 8 juin 2010 par Patrick Le
Hyaric

Il nous est parvenu la semaine dernière
plusieurs éléments qui démontrent encore plus les choix antisociaux du
pouvoir de droite au seul service de la finance.
L’association de consommateurs UFC/Que
choisir, révélait que les banques ajoutent des frais bancaires aux frais
bancaires. Ceux-ci frappent en général les foyers les plus modestes.
Ainsi, les frais liés aux découverts bancaires ont augmenté de 26%. Au
total, le système des tarifs pour utiliser la banque, c’est-à-dire pour
réutiliser votre argent, celui que vous avez gagné, représente une
ponction de 15 milliards d’euros sur les comptes des « clients ».
Presque au même moment on apprenait que
le Parlement débat d’une proposition de loi gouvernementale prétendument
pour « la régularisation financière ». Dans ce texte, un petit alinéa
discret tente de légaliser le mécanisme qui a provoqué le 7 août 2008 la
crise bancaire mondiale actuelle, ce que l’on appelle la
« tritisation », c’est-à-dire la possibilité pour les banques de sortir
les prêts immobiliers de leur bilan, pour les loger dans des
portefeuilles spéciaux pour les vendre à des investisseurs. Les créances
sont ainsi transformées en titre financier. Ce qui a aussi été appelé
« crédits toxiques ».
Ceci revient à réactiver un projet de M.
Sarkozy, ce qu’il appelait : la « recharge hypothécaire », c’est-à-dire
la possibilité donnée à un individu ou un foyer d’emprunter, non pas
sur sa capacité à rembourser mais sur la valeur supposée de son bien.
C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis. Enivrés par la bulle
immobilière des foyers nord-américains ont cru pouvoir toujours
emprunter plus, s’endetter jusqu’au jour où les banques les ont mis à la
rue et ont volé leur maison.
Autre nouvelle, le 3 juin dernier, le
journal économique « Les Echos » qui défend la cause patronale, révélait
que le cadeau fait aux entreprises, lié à la suppression de la taxe
professionnelle était de près de deux milliards supérieur à ce qui était
prévu.
Pendant ce temps, les collectivités
locales ont moins d’argent et sont donc contraintes, soit de réduire
leurs services ou d’augmenter les impôts locaux. Le pouvoir et ses
affidés, continuent de verser de grosses larmes de crocodiles sur les
déficits et la dette de l’Etat, pour serrer la vis aux familles
modestes. Surtout, cela sert à préparer des augmentations d’impôts ou de
la contribution sociale généralisée.
Doux avec les puissants. Dur avec les
faibles. Telle st l’orientation du gouvernement de l’ultra-droite
actuelle. Le Premier ministre a laissé entendre qu’il y aurait des
augmentations d’impôts ou de cotisations sociales. Il se cache
maintenant derrière l’idée de supprimer des niches fiscales. Il y aura
un coup de rabot de 10%, proclame le Premier ministre, mais… avec des
exceptions, car il ne faut pas alourdir le coût du travail. Autrement
dit, on ponctionne les plus modestes, mais pas les exonérations de 21,4
milliards d’euros correspondant à l’exonération des cotisations sociales
des grandes entreprises, ni cet incroyable cadeaux de plus de 22
milliards d’euros fait aux multinationales exonérées de taxe sur la
plus-value de la vente de leurs actions ou de leurs filiales.
Ceci n’était l’énoncé que de quelques
exemples qui montrent à quel point ce pouvoir est au seul service de
l’argent roi et non du peuple qui souffre de plus en plus.
N’ayons pas peur de réclamer justice et
notre dû, à commencer par le refus du recul de l’âge ouvrant droit à une
bonne retraite.
Archivé sous: La Terre,
Nicolas Sarkozy,
Parlement
européen, Patrick
Le Hyaric, USA, patricklehyaric.fr,
patricklehyaric.net

Le projet de loi Nome, dont l’examen a débuté hier
soir à l’Assemblée, va provoquer une hausse de 11 % des tarifs dès
cette année. L’opposition socialiste et communiste votera contre ce
texte, qui prévoit la mise à disposition d’un quart de la production
nucléaire aux concurrents d’EDF.
Les députés UMP et Nouveau Centre vont-ils donner le
feu vert à une flambée des tarifs réglementés de l’électricité ?
L’examen du projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de
l’électricité, auquel s’opposent parlementaires communistes et
socialistes, a débuté hier soir à l’Assemblée nationale. Or, son
adoption définitive, prévue avant la fin de l’année, devrait conduire à
une hausse sans précédent et complètement artificielle de la facture.
Selon les prévisions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE),
les tarifs réglementés devraient bondir de 7,1 % à 11,4 % dès cette
année et continuer d’augmenter de 3,1 % à 3, 5 % par an entre 2011
et 2015.
une augmentation artificielle des tarifs
Cette flambée sera la conséquence mécanique de l’obligation faite par
la loi à EDF de mettre à la disposition de ses concurrents 25 % de sa
production nucléaire. Cette disposition vise à permettre à GDF Suez,
Poweo ou encore Direct Énergie de gagner des parts de marché dans la
fourniture d’électricité aux particuliers et aux entreprises. En effet,
malgré le fait que la France a, comme l’exigeait Bruxelles, totalement
ouvert son marché intérieur en 2006, la concurrence reste très
marginale puisque 97 % des Français sont restés fidèles aux tarifs
réglementés. Et pour cause : peu ou pas producteurs d’électricité, les
nouveaux opérateurs ne sont pas en mesure de
faire des offres
commerciales compétitives. Pour qu’ils y parviennent, le premier
ministre, François Fillon, a donc décidé de leur donner accès à un
quart de la production nucléaire. Mais « cette spoliation d’un bien de
la nation », comme le dénonce la CGT énergie qui rappelle que les 54
réacteurs nucléaires actuellement en service ont été financés par les
usagers, par le biais de leurs factures, a un prix. Elle va provoquer
un surenchérissement du coût du mégawatt. Alors qu’il est aujourd’hui
de 34 euros, il devrait atteindre 42 euros. Un bond de 25 % que
supporteront les usagers, entreprises comme particuliers. La loi Nome
comporte d’autres dispositions qui suscitent l’opposition du PCF, du PS
et de la CGT. Les tarifs réglementés pour les entreprises seront
purement et simplement supprimés. Ce qui ne sera pas sans conséquences,
dans cette période de crise, pour les entreprises dites
électro-intensives. Pour les particuliers, l’existence des tarifs
réglementés est officiellement garantie, mais la loi va conduire à,
progressivement, réduire leur intérêt pour le consommateur. Désormais,
c’est la CRE qui les fixera, tandis que leur calcul devra intégrer
« une référence
au marché » dont les prix sont supérieurs en moyenne
de 40 %.
LA CNR BIENtôt privatisée au profit de GDF SUEZ ?
La loi Nome pourrait être aussi l’occasion pour le gouvernement de
privatiser la Compagnie nationale du Rhône. Cette entreprise qui gère
les aménagements du fleuve et en particulier les barrages
hydroélectriques pourrait passer sous le contrôle total de GDF Suez, qui
en possède déjà 49 %. Un amendement déposé en ce sens a été rejeté en
commission par les parlementaires, mais la CGT comme le PCF craignent
qu’il ne refasse surface au cours de l’examen du texte
site de l'Huma
Thèmes :
L’Union européenne vient de décider de suspendre
son aide au développement à Madagascar en raison de « l’absence de
progrès démocratiques depuis l’arrivée au pouvoir controversé d’Andry
Rajoelina en mars 2009 ». L’aide humanitaire serait maintenue, mais
l’Union européenne va stopper tout appui budgétaire et toute aide au
titre du Fonds Européen de Développement. Le PCF condamne cette décision
consternante et inacceptable.
Le contexte politique, il est
vrai problématique, ne peut justifier cette mesure inique et
irresponsable vis-à-vis d’un pays qui est un des plus pauvres du monde.
C’est la population malgache qui va en payer le prix et la situation à
Madagascar en sera encore plus insoutenable, dans le contexte de crise
aigue qui dure depuis 2008.
On peut d’ailleurs s’interroger sur la cohérence et la
légitimité de la politique de l’Union européenne et de ses Etats
membres, quand on sait que Nicolas Sarkozy a, de son côté, sans
sourciller, accueilli et mis à l’honneur au sommet Afrique-France de
Nice, un certain nombre de Chefs d’Etats africains issus de coup d’Etat
ou d’élections frauduleuses… Cet état de fait illustre une fois encore
les principes à « géométrie variable » d’une politique qui varie en
fonction des intérêts en jeu.
Le PCF exprime sa solidarité avec le peuple malgache
dans cette situation difficile. L’Union européenne et la France doivent
contribuer au développement pour faciliter l’issue aux crises politiques
et les progrès démocratiques.
Parti communiste français
Mardi 8 juin 2010
Le 47e congrès
de la CFDT s’ouvre
à Tours
(Indre-et-Loire). Entre le premier projet de résolution et celui
présenté au congrès, les militants ont fait réintégrer la revendication
du maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans.
La crise a bouleversé la donne économique et
sociale. Elle a aussi fait évoluer les positionnements syndicaux. La
CFDT ouvre aujourd’hui son 47e congrès à Tours, en inscrivant sa
réflexion dans la « continuité ». Le syndicat reste toujours à la
recherche de compromis, mais la priorité donnée à « la réduction des
inégalités » fait bouger le curseur sur ce qui est ou non à ses yeux
« acceptable ». En 2003, la CFDT avait jugé la réforme Fillon des
retraites, basée sur un allongement de la durée de cotisation,
« acceptable ». Elle s’affiche aujourd’hui en « opposition frontale »
avec la réforme en cours. « En décalant l’âge de départ, le gouvernement
accroît les inégalités vis-à-vis des carrières longues, de la
pénibilité et des carrières précaires », a assuré samedi dans un
entretien à Ouest France François Chérèque, secrétaire général de la
confédération, qui sera réélu vendredi pour un dernier mandat.
La CFDT se sait attendue au tournant sur une question qui lui a fait
perdre, après 2003, entre 80 000 et 100 000 adhérents. Et ce d’autant
plus que, parmi les « contreparties » négociées en échange de sa
signature, certaines n’ont jamais vu le jour. Si le dispositif carrières
longues a favorisé le départ en retraite de salariés ayant commencé à
travailler jeunes, celui sur la prise en compte de la pénibilité du
travail pour obtenir des départs anticipés n’est toujours pas en place.
Dans ce contexte, les militants ont déjà remporté une bataille :
rajouter, dans le projet de résolution amendé, une revendication qui
ne figurait pas dans le premier texte : le maintien de l’âge légal de
départ à la retraite à 60 ans. Trois autres débats, cette fois sur des
amendements non intégrés, sont attendus. Plusieurs syndicats proposent
de supprimer un paragraphe sur les « conditions » de l’augmentation de
la durée de cotisation. D’autres refusent de discuter des
« contreparties » qui permettraient « d’unifier les régimes » (privé et
public). Enfin, les 1 500 délégués vont se pencher sur le financement
des retraites, certains proposant de taxer plus franchement les revenus
financiers du capital.
Paule Masson site de l'Huma
Par Matéo 34 le lundi 7
juin 2010, 14:59 - International
- Lien
permanent
Traduction de MA pour solidarité
internationale pcf du communiqué de presse du
Parti communiste israélien.
Les manifestations de ce weekend en
Israël appelleront à la paix, à la fin de l'occupation et du siège
de Gaza
Les manifestations de ce weekend en Israël lanceront un appel à
la mise en place d'une enquête internationale, pour que l'on laisse le
« Rachel
Corrie » atteindre Gaza et pour une levée générale du siège – tout
en appelant à mettre un terme à 43 ans d'occupation.
Depuis plusieurs semaines, le mouvement pacifiste en Israël s'organisait
pour marquer, ce 5 juin, le 43ème anniversaire de l'occupation de la Cisjordanie,
de la Bande de Gaza, de Jérusalem-Est
et le Golan. Des manifestations et des rassemblements étaient prévus –
certains en coopération avec des groupes Palestiniens – appelant à
mettre un terme à l'occupation dans le quartier palestinien de Sheikh
Jarrah, à Jérusalem-Ouest – une veille spéciale des Femmes en noir,
et demain samedi, un rassemblement de masse à Tel-Aviv.
Les manifestants appelleront également
le gouvernement à autoriser le navire d'aide humanitaire Irlandais
« Rachel Corrie », actuellement en route dans la mer Méditerranée, à
atteindre le port de Gaza, et plus généralement à lever le siège de
Gaza. Tant que la bande de Gaza sera assiégée, elle restera de facto
sous occupation Israélienne, et l'attaque navale commando sur le navire
d'aide humanitaire Turc a, en réalité, étendu l'occupation de Gaza aux
eaux profondes du large de Gaza.
Un rassemblement à Tel-Aviv demain (Samedi 5 juin), partira à 19h de
la place Rabin (à l'angle de Frischman) et se terminera par un
rassemblement à la Place du Musée à 20h, devant le Ministère de la
Défense. Il est conçu comme une manifestation de masse protestant contre
la dangereuse escalade de la violence régionale provoquée par le
gouvernement Netanyahu-Barak-Liberman, tout en marquant les 43 années
d'occupation. Le mot d'ordre principal devrait être « Le
gouvernement est en train de tous nous noyer – nous devons œuvrer pour
la paix ».
Dans le manifeste du rassemblement, on pouvait lire: « Il est
temps de revenir à la raison et de sauver notre société de la ruine.
Sans une solution de deux États pour deux peuples et de deux capitales à
Jérusalem, l'avenir de l'ensemble de la région est incertain ».
Parmi les organisations soutenant la manifestation, entre autres, le
Parti Communiste d'Israël, le Hadash
(Front Démocratique pour la paix et l'égalité), la Jeunesse
communiste (Banki-Shabiba), Yesh Gvul, les Combattants pour la
paix, Meretz,
les Physiciens pour les Droits de l'Homme, Paix maintenant et Gush
Shalom.
lundi 14 juin - 20:00
Rouen :
Meeting unitaire pour les retraites
MEETING UNITAIRE
Lundi 14 juin
20h - Halle aux Toiles
ROUEN
avec
Christiane Marty (Attac),
Willy Pelletier(Copernic),
Eric Aubin (CGT),
Elizabeth Labaye (FSU),
Pierre Khalfa (Solidaires),
Rachel Lafontaine (Alternatifs),
Pierre Larrouturou (Europe Ecologie),
Pierre Cours-Salies (Fase),
François Calaret (Gauche Unitaire),
Olivier Besancenot (NPA),
Jacky Hénin (PCF),
Jean luc Mélenchon (PG),
Guillaume Bachelay (PS),
Gérard Filoche (Inspecteur du Travail)
|